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Compendium 2000 des programmes correctionnels efficaces

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CHAPITRE 3

Les effets des sanctions communautaires et de l'incarcération sur la récidive

PAUL GENDREAU et CLAIRE GOGGIN1
FRANCIS T. CULLEN2
DONALD A. ANDREWS3


Depuis quelques années, les stratégies favorisant une attitude intransigeante sont devenues la dernière panacée pour le traitement des délinquants (voir Cullen & Gendreau, 2000). Ce chapitre résume, de façon quantitative, un grand nombre d'écrits visant à évaluer l'efficacité de deux stratégies favorisant une attitude intransigeante, soit les sanctions communautaires et l'incarcération. Un bref historique de l'élaboration de ces stratégies ainsi qu'un résumé méta-analytique des données sont également présentés.

SANCTIONS COMMUNAUTAIRES

À un moment donné, certains services offerts aux délinquants en probation et en liberté conditionnelle suivaient un modèle de réadaptation dynamique selon lequel il était gratifiant de trouver des programmes bien conçus et intègres sur le plan thérapeutique (Gendreau, Paparozzi, Little & Goddard, 1993). Certains de ces programmes avaient pour résultat une diminution de 20 à 60 % de la récidive chez les participants. De plus, les activités liées à l'emploi et à l'éducation ont triplé dans plusieurs études (voir Ross & Gendreau, 1980; Gendreau, 1996).

En quoi consistaient ces programmes ? Tout d'abord, le personnel appliquait les principes et les techniques des thérapies suivies. Deuxièmement, le personnel était surveillé de près par les concepteurs des programmes, qui possédaient eux-mêmes d'excellentes connaissances en traitement du comportement, et participait souvent à des séances de formation permanente. Troisièmement, on tenait également compte des différences individuelles entre les délinquants pour déterminer la façon de procéder à la prestation de services. Enfin, les programmes étaient intensifs; les délinquants et leurs thérapeutes avaient des contacts fréquents et axés sur l'acquisition de compétences sociales.

Les trois programmes suivants illustrent bien cette affirmation. Le premier, conçu par Walter et Mills (1980), était un programme de travail, axé sur le comportement, à l'intention des jeunes probationnaires. Il mettait en scène une fausse économie et faisait appel à des promesses de récompense liées à une performance et à la dynamique de la vie. Ce programme était qualifié de remarquable parce que son traitement liait étroitement les tribunaux aux employeurs de la collectivité, qui avaient été formés, à titre d'auxiliaires, en technique de modification de comportement. Le deuxième programme avait été conçu par les Canadian Volunteers in Corrections Programme d'Andrews et de Kiessling (1980) et mettait en présence des spécialistes et des auxiliaires dans un programme de probation pour adultes. Le recours à l'autorité, à des modèles anti-criminels, au renforcement et aux techniques de résolution de problèmes constituait les principaux éléments des pratiques de counseling et de surveillance. La qualité des relations interpersonnelles constituait également un critère important dans l'affectation des agents de probation ou de libération conditionnelle aux délinquants. Il ne faudrait pas sous-estimer l'importance théorique de la présente étude. Les lignes directrices relatives au traitement appliqué ont joué un rôle de premier plan dans l'élaboration permanente des principes du traitement correctionnel efficace (p. ex., Andrews, 1995; Gendreau & Ross, 1983-1984).

Troisièmement, des études par Davidson et ses collègues (Blakely, Davidson, Saylor & Robinson, 1980; Davidson & Robinson, 1975; Seidman, Rappaport & Davidson, 1980) portaient sur les techniques du comportement, la formation en relations interpersonnelles, la défense des droits des enfants ainsi que l'affectation des thérapeutes aux délinquants. À titre de psychologues communautaires, ces spécialistes étaient parmi les premiers à tenir compte de la nécessité de surmonter les difficultés présentées par le système pour réussir à intervenir de façon efficace.

Or, juste au moment où on semblait avoir réalisé des progrès et avoir adopté un traitement efficace confirmé en matière de probation et de libération conditionnelle, une contre-révolution s'est fait jour, amenant avec elle des stratégies axées sur la punition (Martinson, 1976). La popularité de ces nouvelles stratégies est examinée dans un autre ouvrage (Cullen & Gendreau, 2000). À l'exception de quelques rapports faisant mention de la réussite de certains programmes d'intervention destinés aux délinquants en probation ou en liberté conditionnelle (p. ex., Davidson, Redner, Blakely, Mitchell & Emshoff, 1987; Ross, Fabiano & Ewles, 1988), les stratégies favorisant une attitude intransigeante, stratégies distinctes, connues également sous l'appellation de sanctions intermédiaires, ont été mises en application à grande échelle dans le domaine de la probation et de la libération conditionnelle. Ces sanctions intermédiaires ont été appelées ainsi parce qu'elles découlent de la notion selon laquelle les stratégies de dissuasion axées sur le recours excessif à l'incarcération étaient rudimentaires et onéreuses tandis que la probation, avec ou sans traitements, était jugée trop indulgente. Fait intéressant à noter, certains défenseurs des sanctions intermédiaires ont affirmé que la probation pouvait avoir un effet punitif plus important encore que l'incarcération (Petersilia, 1990). La forme la plus répandue de ces sanctions est le Programme de surveillance intensive (PSI). En parlant du PSI appliqué dans l'État de Géorgie, qui est tenu pour un modèle aux États-Unis par certains, Billie J. Erwin soutenait mordicus que :  «[traduction] nous avons pour mandat de faire pression sur les probationnaires […] de répondre aux demandes du public qui exige des punitions justes. […] Les criminels doivent être punis pour leurs actes» (Erwin, 1986, p. 17).

Cette nouvelle génération de PSI s'est rapidement répandue aux États-Unis et, dans une proportion moindre, au Canada. Ces programmes ont notamment augmenté substantiellement les contacts entre les agents et les délinquants, favorisé le recours à la détention à domicile et à la surveillance électronique des délinquants, fait respecter les heures de rentrée et obligé les délinquants à se soumettre à des tests de dépistage, à dédommager les victimes ainsi qu'à payer pour avoir le privilège d'être surveillé. La plupart des PSI ont eu recours à ces sanctions dans diverses proportions et ont mis l'accent sur la fréquence des contacts entre les délinquants et les agents de probation ou de libération conditionnelle. L'admission des délinquants à des camps de type militaire, leur arrestation rapide ou la signification sans délai d'une citation à comparaître après l'accusation de violence conjugale sont autant d'autres exemples de sanctions intermédiaires.

Outre leur but sous-jacent visant la punition et la réduction des coûts de surpopulation des établissements correctionnels, les PSI étaient censés favoriser la conformité sociale par la menace de punition (Gendreau, Cullen & Bonta, 1994). Ce résultat était grandement attendu.

Les sanctions intermédiaires donnent-elles des résultats probants  ? Jusqu'à présent, elles semblent plutôt «agrandir le filet» parce qu'eles ciblent les délinquants à faible risque qui seraient normale-ment mis en probation pendant un certain temps. Les données démontrent que le recours à des sanctions intermédiaires peut faire augmenter l'éventail d'infractions visées et entraîner une hausse des taux d'incarcération (Gendreau, Goggin & Fulton, 2001). Quant à la récidive, l'efficacité des sanctions intermédiaires n'était pas démontrée dans les études sur lesquelles les auteurs se sont penchés. Les résultats se trouvent au Tableau 3.1. Il convient de souligner qu'une corrélation positive montre que la sanction a entraîné une augmentation de la récidive, tandis qu'une corrélation négative fait état d'une sanction ayant supprimé la récidive ou l'ayant fait diminuer. Dans la catégorie 1 des PSI, on procède à 47 comparaisons des taux de récidive de délinquants admis à des PSI à ceux des délinquants en probation. Ces comparaisons étudiaient 19 403 délinquants à l'aide d'un effet de traitement moyen de 0,00, exprimé par le coefficient phi (Φ), et ne démon-traient aucun écart entre les taux de récidive des deux groupes. Ce taux pour les PSI et les groupes de comparaison était de 29 %.

L'intervale de confiance (IC) constitue un moyen efficace de déterminer si un éventail de valeurs donné contient le paramètre de la «vraie» population. Dans le cas des PSI, l'IC de Φ va de -0,05 à 0,05, ce qui indique que les taux de récidive vont d'une diminution de 5 % (Φ = -0,05) à une augmentation de 5 % (Φ = 0,05). Il convient égale-ment de signaler que lorsque l'IC contient 0, on peut en déduire que le traitement ne donne pas de résultats importants (p>0,05).

La valeur z± est une estimation pondérée de Φ. L'ampleur de l'effet est systématiquement pondérée par l'inverse de sa variante (√N – 3½) ce qui accroît l'importance des ampleurs de l'effet générées à l'aide d'échantillons plus importants. La valeur z± des PSI montre qu'ils ont fait diminuer de 6 % la récidive et ont résulté en un IC allant de 0,04 à 0,07.

À l'examen de la moyenne du Φ et des valeurs z± pour chacun des 8 types de sanctions intermédiaires, on peut remarquer que 13 des 16 IC contiennent 0. C'est seulement en cas de dédommage-ment et d'amendes qu'on voit une indication de suppression de la récidive (soit IC ne contient pas 0), mais ces résultats dependent de certains critères. Un résumé des données provenant de toutes les catégories a donné lieu à des ampleurs de l'effet de 0,00 (ICΦ = –0,02 à 0,03) et de 0,02 pour z± (ICz± = 0,01 à 0,03).

TABLEAU 3.1 Effet moyen des sanctions communautaires sur la récidive

.
Type de sanction (k)
N
%E
%C
MΦ
CIΦ
z±
ICz±
.
1. Programmes de surveillance intensive (47)
19 403
29
29
0,00
-0,05 à 0,05
0,06
0,04 à 0,07
2. Arrestation (24)
7 779
38
39
0,01
-0,05 à 0,04
0,00
-0,02 à 0,02
3. Amendes (18)
7 162
41
45
-0,04
-0,08 à 0,00
-0,04
-0,06 à -0,02
4. Restitution (17)
8 715
39
40
-0,02
-0,15 à -0,01
0,03
-0,01 à 0,05
5. Camp de type militaire (13)
6 831
31
30
0,00
-0,05 à 0,08
0,00
-0,02 à 0,02
6. Dissuasion par la peur (12)
1 891
46
37
0,07
-0,05 à 0,18
0,04
-0,01 à 0,09
7. Dépistage de la drogue (3)
419
13
12
0,05
-0,12 à 0,12
0,00
-0,10 à 0,10
8. Surveillance électronique (6)
1 414
6
4
0,05
-0,02 à 0,11
0,03
-0,02 à 0,08
9. Total (140)
53 614
33
33
0,00
-0,02 to 0.03
0,02
-0,01 à 0,03
.

Remarque : k = nombre d'ampleurs de l'effet par type de sanction; N = échantillon total par type de sanction; %E = pourcentage de récidive pour le groupe subissant la sanction; %C = pourcentage de récidive pour le groupe de comparaison (probation régulière); MΦ = moyenne de phi par type de sanction; CIΦ = intervalle de confiance sur la moyenne de phi; z± = estimation pondérée de phi par type de sanction; ICz± = intervalle de confiance sur z±.

En fait, l'examen des tailles d'effet découlant des sanctions intermédiaires qui devaient offrir une certaine dose de traitement -- dans chaque cas, le traitement, ayant été mal défini, était impossible à évaluer sur le plan de la qualité -- a donné des résultats intéressants. L'ajout d'un élément de traitement a donné lieu à une réduction de 10 % de la récidive. Sur ces preuves, il peut être conclu provisoirement à l'efficacité des sanctions intermédiaires si elles sont conjuguées au traitement.

INCARCÉRATION

Dans le milieu de la justice pénale, on souscrit depuis longtemps au principe selon lequel l'expérience de l'incarcération est en soi un facteur dissuasif (Culen & Gendreau, 2000). Ce principe vient d'une théorie précise en matière de dissuasion (Andenaes, 1968) voulant que, plus une personne subit une sanction sévère, plus ele sera susceptible de réduire ses activités criminelles dans l'avenir. À vrai dire, dans l'esprit du public et de nombreux décideurs, l'incarcération exerce un puissant effet de dissuasion (DeJong, 1997; Doob, Sprott, Marinos & Varma, 1998; Spelman, 1995; van Voorhis, Browning, Simon & Gordon, 1997). Chez les universitaires, les économistes se sont déjà prononcés en faveur du modèle précis de dissuasion (voir von Hirsch, Bottoms, Burney & Wikström, 1999). Ils affirment que les coûts directs et indirects que représente l'incarcération pour les détenus (p. ex., perte de revenus, stigmatisation) suffiraient pour convaincre une personne rationnelle, à la seule perspective d'aller en prison ou d'y retourner, de choisir de ne pas se livrer à des activités criminelles (Nagin, 1998; Orsagh & Chen, 1988).

De quel type de données se sert-on pour appuyer l'hypothèse selon laquelle l'incarcération dissuade le comportement criminel  ? Les données les plus convaincantes proviennent d'un certain nombre d'études écologiques dont les résultats sont fondés sur des taux ou des moyennes (données d'ensemble). C'est dans l'étude faite par Fabelo (1995) que l'on trouve les résultats les plus probants. En effet, ce rapport de recherche fait état d'une augmentation de 30 % des taux d'incarcération dans 50 États américains, qui s'est traduite par une diminution de 5 % du taux de criminalité sur une période de cinq ans. Les données fournies dans le rapport de Fabelo sont donc interprétées comme étant des preuves convaincantes que la prison a un effet dissuasif sur le crime (Reynolds, 1996).

Pour être équitables envers les défenseurs de la théorie de la dissuasion, nous devons reconnaître que le potentiel de dissuasion des prisons présente quelques lacunes. À savoir : la dissuasion est plus susceptible de s'exercer chez les délinquants qui présentent un faible risque de récidive, dans un milieu carcéral où les conditions de vie sont difficiles, et les données d'ensemble ont tendance à exagérer considérablement les résultats en faveur de la théorie de la dissuasion (pour un examen détaillé, voir Gendreau, Goggin & Culen, 1999).

Pour revenir à la question initiale, à savoir si de longues périodes d'incarcération sont associées à une réduction de la récidive, nous avons examiné deux séries de données se rapportant aux lacunes susmentionnées.4 Nous avons effectué 222 comparaisons de groupes de délinquants (n = 68 248) qui ont passé beaucoup de temps en prison (en moyenne 30 mois) contre des groupes de délinquants qui en ont passé peu (en moyenne 17 mois). Les groupes avaient des similitudes à l'égard d'environ 1 à 5 facteurs de risque. Comme l'indique le Tableau 3.2, les délinquants qui ont passé plus de temps en prison ont enregistré une légère hausse du taux de récidive (3 %), que les ampleurs de l'effet aient été pondérées (z±) ou non (Φ).

Le deuxième échantillon comportait 103 comparaisons de 267 804 délinquants qui ont été incarcérés pour de courtes périodes (la période d'incarcération étant consignée dans seulement 18 % des ampleurs de l'effet) ou ont subi une peine communautaire. Ici aussi, les résultats illustrés au Tableau 3.2 n'indiquent aucun effet de dissuasion. En utilisant le coefficient Φ comme mesure du résultat, nous constatons qu'il y a eu une augmentation de 7 % du taux de récidive, mais que cela n'a aucun effet (0 %) lorsque l'ampleur de l'effet est pondérée par la taille de l'échantillon.

TABLEAU 3.2 Moyenne de phi (Φ) et moyenne de phi pondérée (z±) : Plus c. Moins et Incarcération c. Collectivité

.
Type de sanction (k)
N
MΦ(ET)
CIΦ
z±
IC z±
.
1. Plus c. Moins (222)a
68 248
0,03(.1 1)
0,02 à 0,05
0,03
0,02 à 0,04
2. Incarcération c. Collectivité (103)b
267 804
0,07(.12)
0,05 à 0,09
0,00
0,00 à 0,00
3. Total (325)
336 052
0,04(.12)
0,03 à 0,06
0,02
0,02 à 0,02
.

Remarque : k = nombre d'ampleurs de l'effet par type de sanction; N = échantillon total par type de sanction; MΦ(ET) = moyenne de phi et ET par type de sanction; ICΦ = intervalle de confiance sur la moyenne de phi; z± = estimation pondérée de Φ par type de sanction; ICz± = intervalle de confiance sur z±.
a Plus c. Moins – temps moyen d'incarcération en mois (k = 190) : Plus = 30,0 mois, Moins = 12,9 mois, Différence = 17,2 mois.
b Incarcération c. Collectivité – temps moyen d'incarcération en mois (k = 19): 10,5 mois.

Visiblement, ces chiffres ne corroborent pas l'hypothèse selon laquelle l'incarcération a un effet dissuasif. La conclusion inverse, celle qui est largement préconisée dans certains milieux correctionnels, est que la prison a plutôt pour effet d'accroître la récidive, qu'elle est en quelque sorte «une école du crime». À notre avis, cette conclusion est pour le moins inquiétante. Les études contenues dans cette base de données manquent grandement d'informations importantes. De plus, la résistance de calcul de bon nombre des groupes de comparaison est plus ou moins fiable, bien que nous n'ayons pu relever de corrélation entre la qualité du modèle et l'ampleur de l'effet (Φ). Même si ces chiffres constituent les «meilleures» données disponibles pour évaluer les théories avancées par les partisans de la dissuasion, le seul moyen fiable, pour les autorités correctionnelles, de vérifier cette assertion est d'évaluer périodiquement les délinquants selon une liste globale de facteurs de risque dynamiques et d'établir une corrélation entre, d'une part, la période d'incarcération et les changements en matière de risque survenus pendant cette période et, d'autre part, la récidive. Cette méthode d'analyse se révélera, et de loin, la plus rigoureuse. Malheureusement, des évaluations de ce type font rarement partie des ouvrages de recherche en matière correctionnelle (p. ex., Gendreau, Grant, Leipciger, 1979; Wormith, 1984; Zamble & Porporino, 1990).

En résumé, si l'on ajoute ces dernières données au débat sur «ce qui fonctionne», on en vient à la conclusion inéluctable que, pour réellement réduire la récidive chez les délinquants, le seul et unique moyen consiste à fournir un traitement cognitivo-comportemental auquel sont intégrés les principes connus d'une intervention efficace (Andrews, Dowden & Gendreau, 1999; pour les examens, voir Culen & Gendreau, 2000; Gendreau, Smith & Goggin, 2001).


1 Université du Nouveau-Brunswick, Centre for Criminal Justice Studies

2 University of Cincinnati, Division of Criminal Justice

3 Carleton University, Department of Psychology

4 Pour les lecteurs intéressés, veuillez consulter Gendreau et al., 1999, ainsi que les prochains travaux qui font état de ces données de façon beaucoup plus détaillée.


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