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Comité consultatif de citoyens sur la réinsertion sociale des délinquants
En collaboration avec le CND des Comités consultatifs de citoyens (CCC), le commissaire adjoint, Opérations et programmes correctionnels, a créé un Comité consultatif formé de membres des CCC de toutes les régions pour fournir avis et conseils sur des questions stratégiques relatives à la réinsertion sociale des délinquants au Canada.
Un des objectifs du Comité consultatif sur la réinsertion sociale des délinquants était de créer un document sur les Initiatives fructueuses de réinsertion sociale. Ainsi, les CCC de partout au pays, rattachés tant à des établissements qu'à des unités en place dans la collectivité, ont répondu à un questionnaire élaboré par le Comité consultatif pour cerner les services et les programmes de partout au Canada qui favorisent la réinsertion sociale des délinquants et la sécurité publique. Les CCC devaient aussi fournir des renseignements sur les « lacunes » des services ou des programmes offerts. Le présent rapport résume l'ensemble des renseignements recueillis par les CCC de partout au pays.
Le Comité consultatif espère que la diffusion du rapport aux employés du SCC et aux CCC de l'ensemble du système correctionnel fédéral leur permettra de mettre en œuvre des programmes et des services qui se sont déjà révélés efficaces ailleurs et de créer de nouvelles initiatives.
Le Comité tient à remercier tous ceux et celles qui ont contribué à cet important projet.
COMITÉ CONSULTATIF DES CCC SUR LA RÉINSERTION SOCIALE DES DÉLINQUANTS
Le 31 décembre 2008
MEMBRES DU COMITÉ CONSULTATIF DES CCC
REPRÉSENTANTS DU CND :
Dorthe Flauer, représentante du CND, région des Prairies, jusqu'à septembre 2007
Gary McDonald, représentant du CND par intérim, région des Prairies, depuis octobre 2007
Jim Bradfield, ancien membre du Comité consultatif représentant le CND, CCC de la région de l'Ontario
MEMBRES DU COMITÉ CONSULTATIF :
REPRÉSENTANTES DE L'ADMINISTRATION CENTRALE :
Bev Arseneault, directrice, Opérations de réinsertion sociale dans la collectivité, au nom du commissaire adjoint, Opérations et programmes correctionnels
Angela Knoll, gestionnaire de projets, Opérations de réinsertion sociale dans la collectivité
ABRÉGÉ SUR LES SERVICES ET LES PROGRAMMES FAVORISANT LA RÉINSERTION SOCIALE DES DÉLINQUANTS
PROJET MENÉ PAR LE COMITÉ CONSULTATIF DES COMITÉS CONSULTATIFS DE CITOYENS SUR LA RÉINSERTION SOCIALE DES DÉLINQUANTS
Si vous désirez obtenir de plus amples renseignements sur l'une ou l'autre de ces initiatives, veuillez communiquer avec le directeur de l'établissement ou le directeur de secteur du bureau de libération conditionnelle, dont les coordonnées sont affichées sur le site Web du SCC , et indiquez que vous aimeriez communiquer avec un membre d'un CCC.
Les délinquants peuvent demander un temps de décompression dans une unité réservée aux visites familiales privées trois jours avant leur libération. Une permission du service de psychologie est requise.
Le SCC et le Comité consultatif de citoyens (CCC) ont préparé une feuille de calcul et les membres rassemblent actuellement de l'information sur leurs principales préoccupations. Ce document devrait être soumis au directeur de l'établissement d'ici la fin de l'année. L'objectif est de présenter au directeur des conseils ou des changements que les membres du CCC voient comme essentiels à la réinsertion sociale des délinquants en toute sécurité.
Les membres du CCC n'aiment pas voir des délinquants sortir sans préparation d'un établissement à sécurité maximale et, étant donné que le SCC ne fournit pas de fonds pour faire participer ces individus au Programme d'intégration communautaire, nous croyons que le CCC doit absolument se pencher sur cette question.
Programme prélibératoire : le Pénitencier de Kingston offre depuis 2000 un projet prélibératoire aux délinquants à sécurité maximale libérés d'office ou à l'expiration du mandat, environ six mois avant leur mise en liberté. Au fil des ans, les membres du CCC ont contribué au projet de façon plus ou moins marquée. Cette année, un membre passe environ 90 % du temps qu'il offre au CCC à travailler sur le projet, qui est maintenant considéré comme « remis en piste ».
Points traités dans le cadre du projet :
L'information recueillie durant l'entrevue est communiquée à l'agent de libération conditionnelle pour l'aider dans son travail auprès du délinquant.
Le CCC fera le nécessaire pour qu'un programme semblable soit mis en œuvre à l'Établissement de Warkworth. Il examinera des besoins des détenus avant et après leur mise en liberté concernant les soins de santé, la toxicomanie, la gestion de la douleur, l'audiologie, etc.
Nota : À la suite de la parution dans Entre Nous d'un article sur le projet, un détenu de l'Établissement de Joyceville a écrit au commissaire pour lui indiquer qu'il a besoin de l'aide du membre du CCC qui s'occupe du projet au Pénitencier de Kingston. L'administration régionale a organisé la rencontre. Apparemment, il y en a qui ont besoin d'aide, car ils ne veulent pas parler de certaines choses avec le personnel de gestion des cas.
Services et programmes offerts dans divers domaines : formation et emploi, financement d'urgence pour les médicaments sur ordonnance ou le logement, solutions de logement, services de surveillance additionnelle, services de représentation, habillement, accompagnateurs et divers cours d'aptitudes à la vie quotidienne.
Trente-six délinquants et six délinquants dont le mandat venait à expiration ont été aiguillés vers le centre Klay-How-Eya pour leur donner accès à des services. Généralement, on offre à ces personnes des services d'emploi, de formation et de logement. Des renseignements supplémentaires sont présentés dans la section « Initiatives pour les Autochtones », ci-dessous.
La contribution du CCC au projet relatif au marché du travail est l'une des plus importantes initiatives prises en faveur de la réinsertion sociale. Financé par DRHC, ce projet avait plusieurs partenaires de la collectivité de Prince George, dont la Société John Howard, le Bureau de libération conditionnelle de Prince George et les maisons de transition locales.
Un chercheur a été embauché et chargé d'explorer les obstacles à l'emploi pour les personnes ayant des antécédents criminels. Il a créé un site Web (www.employerstoolkit.ca) pour les employeurs ayant des questions sur les délinquants et leur employabilité.
Grâce aux résultats de cette recherche, des fonds ont été affectés à un poste dont le titulaire est chargé de s'attaquer à certains des obstacles relevés. Actuellement, on tente d'obtenir les fonds supplémentaires requis pour trouver des solutions et éliminer ces obstacles, ce qui a mené à la création du Northern Community Justice Employability Project (NCJEP). Le modèle de prestation de services pour la stabilité d'emploi découle du NCJEP :
Exemples d'obstacles à surmonter : logement, services favorisant l'autonomie fonctionnelle, santé mentale, counseling individuel et counseling d'emploi, mode de vie et appartenance, conseil juridique, soins de santé, transport, accès aux soins de jour, billets d'autobus, alphabétisation et recyclage, enseignement et formation et activités culturelles, artistiques, sportives ou récréatives.
Le SCC a un arrangement avec le ministère des Ressources communautaires pour offrir aux délinquants récemment mis en liberté des fonds d'urgence devant permettre de satisfaire à leurs besoins en médicaments d'ordonnance, en logement, etc.
Il y a collaboration avec les services sociaux dans le but de simplifier les mécanismes d'aide sociale pour les délinquants mis en liberté. Cette démarche est effectuée en réaction à des problèmes éprouvés il y a quelques années. Un membre du CCC a communiqué avec le bureau local de services sociaux pour demander comment il serait possible de permettre aux délinquants qui sont réinsérés dans la collectivité de demander de l'aide avant d'être mis en liberté, étant donné que le processus prend au moins deux semaines et que le délinquant se retrouve sans ressources pendant ces deux premières semaines de liberté. Un employé du SCC a pris les choses en main et établi, en collaboration avec les services sociaux, un processus plus efficace.
Le groupe de défense des droits à l'aide sociale aide les gens à trouver un logement à prix abordable et représente ceux qui ont besoin d'assistance ou d'une entente de fiduciaire.
La banque d'alimentation fournit des services alimentaires d'urgence ainsi que des cours sur la gestion et la préparation des aliments, la préparation à la vie active, les relations interpersonnelles, l'estime de soi et la préparation au travail.
Le centre Marion fournit un service quotidien de repas du midi et de compagnonnage (hommes seulement) ainsi qu'une banque de vêtements pour les personnes dans le besoin.
Placement dans un milieu plus propice à la réinsertion sociale. Ville plus petite offrant des possibilités d'emploi.
Qualilogis : recherche de logement et accompagnement en milieu de vie de personnes judiciarisées ou à risque de l'être.
La Société John Howard a créé deux maisons de transition à surveillance minimale. Ces établissements accueillent non seulement des délinquants sous responsabilité fédérale, mais aussi des personnes adressées par les services provinciaux de santé mentale ainsi que les bureaux de probation et de libération conditionnelle. Le centre Tom Lamothe contient 13 studios, auxquels s'ajoutent 26 unités à l'établissement de Sainte-Anne. Les unités sont autonomes, équipées d'une cuisine tout équipée et d'une salle de bain (avec douche seulement). Les résidents sont tenus de préparer un plan avec l'un des conseillers présents sur place. D'autres services sont aussi offerts, dont la distribution de médicaments, du counseling et des interventions en situation de crise, le contrôle des heures de rentrée et l'aiguillage vers d'autres organismes communautaires. Des employés sont présents de 7 h à 23 h. Le reste du temps, toutes les aires communes (corridors et escaliers) sont sous surveillance vidéo. Les bandes vidéo sont examinées tous les matins et des rapports sont remis au SCC au besoin. Ces établissements sont particulièrement utiles dans la région d'Ottawa pour les libérés conditionnels qui bénéficient d'un soutien supplémentaire dans la collectivité ou qui requièrent une surveillance permanente, comme les délinquants à contrôler. Les résidents paient un loyer mensuel, et le SCC verse une allocation quotidienne de 50 $.
Ces établissements ne sont pas financés par le SCC mais fournissent un logement aux hommes (Harvest House) et aux femmes autochtones (Grandmother House) dans cette province qui manque d'établissements résidentiels communautaires. En l'absence d'autres établissements disponibles pour les situations d'urgence pour les délinquants, ils sont les seuls à pouvoir contribuer à la réinsertion sociale lorsque les besoins en logement ne peuvent être satisfaits.
Le programme ‘Find My Way' est un outil Internet qui a permis de constituer un réseau d'organismes de services à la personne, d'organisations caritatives, de fournisseurs de services et de bénévoles, et de regrouper les programmes et les services offerts, facilitant ainsi le repérage des ressources disponibles par sujet ou par type de situation.
Créé en 2003, le programme ‘Find My Way' a plusieurs objectifs :
Les centres de ressources communautaires offrent un accès à Internet et une assistance personnalisée à ceux qui sont déterminés à s'aider eux-mêmes et à mener une vie productive et équilibrée dans la collectivité.
Pour obtenir plus de renseignements sur les cercles de soutien et de responsabilité (CSR), veuillez consulter le site Web du SCC au www.csc-scc.gc.ca.
Un nouveau comité pour les délinquants autochtones (supervisé par des Autochtones) a été mis sur pied à Surrey, en Colombie-Britannique. Ce comité examine les demandes, recommande des plans communautaires et aide les délinquants dans leur réinsertion sociale.
Le cercle de soutien et de responsabilité est constitué de bénévoles qui fournissent du soutien de groupe à des délinquants sexuels à risque élevé mis en liberté.
La cérémonie du changement de saison est un événement culturel qui est mis en branle par l'Aîné local et qui est célébré quatre fois par année : au printemps, en été, en automne et en hiver. Cette cérémonie est organisée pour célébrer le changement de saison et pour remercier qu'il se produise. Elle peut être accompagnée d'une cérémonie du calumet, d'une cérémonie de la suerie ou d'une cérémonie de l'aube et elle se termine habituellement par un repas ou un festin. Le changement de saison est célébré par les nîcisân(ak), le personnel, les membres du CCC et les membres de la collectivité qui répondent à l'invitation qui leur est lancée.
Rassemblements et repas de Noël : un repas est offert dans le temps de Noël par les nîcisân(ak), auquel contribuent les employés par des dons de nourriture. Participent à cette célébration les nîcisân(ak), les membres invités de la famille de chaque nîcisân(ak) (jusqu'à concurrence de quatre invités), ainsi que le personnel du pavillon, le comité directeur, les membres du Comité consultatif de citoyens et les Aînés de la collectivité qui sont invités.
Depuis 1994, des gens travaillent de concert avec Option-Vie à l'organisation, dans des églises de Lanaudière, de services et d'activités à l'intention des délinquants.
Le groupe propose des services et des activités dans les domaines suivants :
Des visites régulières sont organisées, de même que des appels téléphoniques quotidiens.
Le groupe fournit du soutien financier pendant l'incarcération. Il a gagné une crédibilité considérable auprès de la cour.
Voici les domaines auxquels le comité à contribué :
À Trois-Rivières, deux activités productives entrent dans la catégorie des relations interpersonnelles : la constitution d'un cercle de soutien et de responsabilité et le lancement d'un programme (L'Aide à la rentrée scolaire) qui aide à faire face aux dépenses associées au retour à l'école, élaborés conjointement avec le Club Rotary local (voir la section « Autres initiatives » ci-dessous pour plus de précisions).
Formé en septembre 2005, le cercle de soutien et de responsabilité (CSR) de Trois-Rivières compte cinq membres qui ont d'abord reçu une formation pour leur permettre de s'acquitter de leurs fonctions et de leurs responsabilités. Le groupe s'est mis au travail en janvier 2006 en encadrant un pédophile prédateur violent à contrôler, mis en liberté avec une assignation à résidence. Le dossier du délinquant faisait état de 15 victimes connues et d'un taux de récidive très élevé. Le pronostic initial concernant sa capacité de ne pas récidiver était très pessimiste : quelques semaines au mieux.
Après 16 mois de fonctionnement, contre toutes attentes, le cercle est toujours en activité. Un cas de réussite aussi indéniable qu'inattendu.
L'avantage qu'offre un CSR au stade de la réinsertion sociale réside dans le contact avec des membres de la collectivité qui ne sont pas des employés du SCC. Ce type de contact permet au délinquant de créer des liens dans la collectivité, grâce auxquels il se sent mieux accepté et plus disposé à faire l'effort de mettre toutes les chances de son côté pour réussir sa réinsertion sociale.
Aumônerie communautaire : accompagnement de contrevenants en réinsertion.
'OK Kids/OK Families' : la section des services correctionnels et de la justice de l'Armée du Salut dirige à Moncton un groupe de soutien pour les enfants âgés de 6 à 16 ans qui ont un membre de leur famille incarcéré. Des jeux éducatifs sont organisés à leur intention sur l'incarcération, les facultés d'adaptation, la stigmatisation, l'estime de soi et l'entraide. Il existe un autre groupe de soutien pour les familles.
Cercles de soutien et de responsabilité – aumônerie communautaire de Moncton : les membres du cercle facilitent et favorisent la réinsertion sociale par des rencontres régulières et des interventions répondant à divers besoins.
Programmes ou services offerts dans divers domaines : éducation, apprentissage de compétences, préparation de CV, recherche d'emploi, placements à l'extérieur, etc.
VEUILLEZ CONSULTER AUSSI LA PREMIÈRE SECTION DU PRÉSENT DOCUMENT, INTITULÉE « PROGRAMMES PRÉLIBÉRATOIRES », POUR DES RENSEIGNEMENTS SUR LES PROGRAMMES PRÉLIBÉRATOIRES D'EMPLOI OFFERTS AU PÉNITENCIER DE KINGSTON.
Programmes offerts :
Le programme est conçu pour permettre aux délinquants d'acquérir des compétences et des connaissances qui amélioreront leurs chances de se trouver un emploi une fois mis en liberté; il inclut des contacts avec des employeurs potentiels pour des emplois à temps plein. Les participants sont formés sur les techniques et les produits chimiques les plus récents, ce qui contribue en partie au succès du programme. Le module sur le nettoyage écologique prépare les délinquants aux dispositions législatives fédérales en vertu desquelles tous les employés de l'industrie doivent recevoir une formation sur le nettoyage écologique. L'apprentissage des nouvelles technologies de nettoyage de tapis fait aussi partie de la formation et permet aux diplômés de se retrouver en bonne position s'ils souhaitent se lancer dans ce secteur.
Projet des pêcheries : partenariat entre des industries de la pêche du Cap Pelé et l'Établissement Westmorland en vue de donner aux détenus une formation pratique avant leur mise en liberté. De l'établissement, ils se rendent chaque jour dans diverses usines de transformation du poisson, s'intègrent à l'effectif, se présentent à l'heure devant leur superviseur, ont des pauses précises pour manger et se reposer et sont rémunérés au taux de salaire minimum en vigueur au Nouveau-Brunswick. Leur revenu est placé dans un compte spécial dont le contenu est encaissé au moment de leur mise en liberté. Au travail, comme dans la vie en général, ils sont confrontés à des personnes susceptibles de faire de mauvais choix et les délinquants décident de ce qu'ils veulent faire de leur vie et apprennent à assumer les conséquences de leurs décisions. Ce projet donne aux détenus l'occasion de faire leurs preuves tout en acquérant les compétences requises pour garder un emploi. Lorsqu'ils sont mis en liberté, il est possible qu'on leur demande de continuer à travailler à l'usine.
La Société John Howard du Grand Moncton aide les délinquants à rédiger un CV et à chercher un emploi. Elle a également des contrats de placement à l'extérieur avec des organisations à but non lucratif pour des services de démolition et de construction.
www.johnhoward.ca
L'aumônerie communautaire de Moncton o ffre divers services aux délinquants à leur retour dans la collectivité. Par exemple, elle fournit des bottes de travail à ceux qui ont trouvé un emploi dans le secteur de la construction et qui n'ont pas les moyens d'en acheter. Elle possède également un dépôt de vêtements, e lle oriente les délinquants vers les ressources disponibles pour manger, se loger ou se meubler et elle aide à la rédaction d'un CV. Un service de téléphonie et de télécopie est aussi offert gratuitement, de même que des trousses de soins personnels.
Centre de ressources d'apprentissage Excalibur – compétences en lecture et en écriture : en partenariat avec l'Établissement Westmorland, le centre enseigne aux adultes incarcérés des connaissances académiques et des compétences professionnelles et s'emploie également à influer sur leurs convictions personnelles et leurs comportements. L'objectif n'est pas de se retrouver avec des criminels mieux éduqués, mais plutôt avec des citoyens mieux éduqués, qui retourneront dans la collectivité pour ne plus s'adonner à des activités criminelles.
Comprend des services pour l'obtention de pièces d'identité comme un numéro d'assurance sociale, une carte d'accès aux soins de santé ou un permis de conduire, pour l'ouverture d'un compte bancaire et l'accès au vote en établissement.
Le CCC de l'Établissement de Mission a aidé les détenus à s'inscrire aux élections fédérales et à voter.
Le SCC a conclu un accord avec la coopérative d'épargne et de crédit pour aider les délinquants à ouvrir et à gérer un compte bancaire.
Accès à des vêtements, des meubles, des articles ménagers, etc.
Le pavillon de ressourcement fournit des bottes de travail et des vêtements aux délinquants lorsqu'ils quittent l'établissement pour un placement à l'extérieur.
Le coordonnateur des bénévoles communautaires, le responsable du placement d'étudiants à titre de bénévoles communautaires et le président du CCC ont rencontré les chefs de divers organismes de la collectivité afin de les informer du travail du Bureau de libération conditionnelle et d'utiliser les services offerts dans la collectivité. Les ententes suivantes ont été conclues :
En outre, les membres du personnel du Bureau de libération conditionnelle font régulièrement des dons de vêtements, de couvertures et d'autres articles ménagers qui sont mis à la disposition des libérés conditionnels en cas d'urgence.
Comprend de l'aide pour trouver un médecin ou un dentiste et pour d'autres besoins comme les médicaments, la nutrition, l'optométrie, les besoins spéciaux, etc.
Santé mentale : collaboration et concertation avec les services médicaux (psychiatrie) pour des interventions concertées en situation de crise en vue du maintien dans la collectivité plutôt qu'un retour en incarcération.
Comprend des programmes et des services offerts dans divers domaines : l'estime de soi, le réseautage, l'art de parler en public, les activités sociales, les clubs, les passe-temps, etc. Peut aussi inclure des programmes ou des services dans le domaine spirituel ou religieux.
M. et M me Robertson, qui ont reçu récemment le prix Taylor du SCC pour l'excellence de leurs services comme bénévoles, coordonnent le groupe pastoral bénévole qui prodigue des conseils d'ordre spirituel et des encouragements pour aider les détenus à devenir des citoyens respectueux des lois. En 28 années de bénévolat pour le SCC , M. et M me Robertson ont recruté de nombreux bénévoles et ont contribué, par des partenariats communautaires efficaces, à combler le fossé séparant les délinquants admis dans des établissements correctionnels et la collectivité. Ils ont ainsi fait preuve d'un engagement exceptionnel pour rendre nos collectivités plus saines et plus sûres.
Les groupes Alcooliques anonymes, Narcotiques anonymes et Cocaine Anonymous se réunissent régulièrement à l'établissement.
La Société John Howard du Grand Moncton offre un programme de gestion de la colère, tant en établissement que dans la collectivité.
www.johnhoward.ca
Le CCC de l'Établissement de Mission s'est arrangé avec le club Rotary de Mission pour distribuer des livres pour enfants dans les unités de visite familiale privée. Cette initiative du club Rotary vise à promouvoir l'alphabétisation en donnant aux détenus l'occasion de faire la lecture à leurs enfants.
Conseil des arts de Mission
Projets communautaires : les délinquants ont contribué, entre autres, aux projets suivants :
Les membres du CCC représentent la collectivité au comité de sélection des maisons de transition. Cela leur donne l'occasion d'apporter leur contribution au processus de réinsertion sociale.
Les membres du CCC sont également invités à prendre part aux évaluations préliminaires et aux entrevues post suspension avec des agents de libération conditionnelle et des délinquants.
Des délinquants participent comme conférenciers invités aux réunions mensuelles du CCC. Cela leur permet de se familiariser avec les obstacles et les lacunes dans la réinsertion sociale et leur donne une idée des façons dont les membres du CCC peuvent les aider à surmonter ces obstacles.
Le programme Retour à l'école du club Rotary : le CCC de Trois-Rivières, en collaboration avec le club Rotary du Cap-de-la- Madeleine, fournit aux enfants des libérés conditionnels une aide financière pour l'achat des fournitures scolaires et des vêtements dont ils ont besoin pour faire du retour à l'école une expérience aussi agréable que pour tous les autres enfants. Le but visé est de montrer par un geste concret que ces enfants ne sont pas jugés par la collectivité pour les actes commis par leurs parents et qu'ils peuvent faire leurs propres choix, les études étant la première et la meilleure option s'ils veulent devenir des citoyens respectueux des lois et apporter une contribution constructive à leur collectivité. En second lieu et de façon indirecte, cela favorise la responsabilité parentale chez le libéré conditionnel, qui se sent alors accepté et soutenu par la collectivité. Comme nous l'avons déjà vu, le sens des responsabilités peut être un facteur important dans la réadaptation d'un parent.
Entente tripartite : entente de 2 CRC avec l'Office municipal d'habitation (OMH) et avec le Centre de services de santé et sociaux (CSSS) pour permettre l'accès à un logement à des personnes judiciarisées ou à risque de l'être.
Comité juridico-correctionnel : groupe de travail composé des représentants des divers organismes de la région en vue d'actions concertées.
L'unité de surveillance pour les femmes compte une superviseure et quatre agentes de libération conditionnelle qui travaillent exclusivement avec des délinquantes.
Programmes communautaires : le but visé est de travailler avec les ressources communautaires existantes qui offrent leur assistance aux femmes.
Établissement résidentiel communautaire réservé aux femmes : utilise également un certain nombre de solutions de rechange pour le logement, comme le placement en maison privée et l'hospitalisation.
Établissements de traitement : le Bureau sectoriel de libération conditionnelle de New Westminster a signé un contrat avec un centre de traitement des toxicomanies réservé aux femmes.
Nous nous employons à faciliter la transition en mettant les délinquantes en rapport avec des agents de libération conditionnelle dans la collectivité avant leur mise en liberté. Nous avons eu plusieurs cas de troubles mentaux nécessitant une interaction considérable avant la mise en liberté.
Avant la mise en liberté, des permissions de sortir avec escorte sont régulièrement accordées à des délinquantes pour leur permettre de se rendre à la maison de transition ou à tout autre endroit où elles seront envoyées. Elles ont alors moins peur de l'inconnu, se familiarisent avec les alentours et rencontrent certains membres du personnel et d'autres résidentes. Cela donne de bons résultats dans notre établissement.
Cinq agents de libération conditionnelle ont été désignés pour faire partie de l'équipe de surveillance autochtone à New Westminster. Cette équipe a commencé à travailler en réseau avec les organismes autochtones pour établir de bonnes relations et rendre les ressources existantes plus accessibles aux délinquants.
Le coordonnateur des bénévoles travaille à la préparation d'un guide des ressources autochtones et d'une séance de formation pour les bénévoles autochtones.
Un Aîné a été chargé sous contrat de fournir des services dans les secteurs de New Westminster et de Vancouver.
Capacité améliorée d'intervention efficace auprès des délinquants autochtones :
En 2006-2007, la Five Bands House of Justice a été créée à Klay-How-Eya pour faciliter l'application de l'article 84 et le règlement de toutes les questions liées à la justice communautaire à l'échelle locale et dans les secteurs occupés par les cinq Premières nations salish du littoral.
En 2006-2007, nous avons à notre actif 191 consultations pour la conclusion d'ententes en vertu de l'article 84, et 63 cas sont actuellement à divers stades de réalisation.
La Klay-How-Eya Aboriginal Society est devenue un partenaire communautaire actif. Des consultations sont en cours avec notre bureau au sujet des modifications à apporter à sa base de programmes pour lui permettre d'offrir des services particuliers aux délinquants et au délinquantes sous responsabilité fédérale qui sont en liberté conditionnelle.
Les groupes autochtones du secteur de Surrey : la Klay-How-Eya Society et la Cwenengitel Society travaillent activement avec les groupes de travail locaux et le maire de Surrey, et elles misent sur leur partenariat croissant avec le Service correctionnel du Canada pour régler des questions de justice et encourager la participation communautaire.
Comprend les lacunes détectées par les participants au sondage auprès des membres de CCC au sujet de la réinsertion sociale des délinquants et les mesures proposées pour y remédier.
Établissement de Mission : le CCC a discuté des difficultés auxquelles font face les détenus lorsqu'ils sortent de prison sans avoir en leur possession les papiers d'identité requis et a porté la question à l'attention des autorités compétentes aux paliers local, régional et national. Le CCC déplore vivement que la question de la possession des pièces d'identité requises n'est même pas évoquée à l'audience de libération conditionnelle, alors que les membres du personnel répètent à l'envi que leur seule responsabilité est d'offrir de l'aide aux détenus. Le CCC de l'Établissement de Mission juge ces papiers d'identité indispensables et préconise une démarche beaucoup plus proactive pour accroître les chances de réussite de la réinsertion sociale.
Le CCC de l'Établissement de Mission a appuyé une résolution, qui sera transmise au Comité national de direction des CCC, réclamant du SCC qu'il fasse le nécessaire pour que les détenus aient en leur possession les pièces d'identité requises avant leur mise en liberté, et qu'il appuie cette initiative sur les plans opérationnel et financier.
CCC Trois Rivières: Il semble qu'il n'y ait pas de cohérence entre l'aide offerte en établissement et l'aide fournie dans la collectivité en période de liberté conditionnelle.
D'entrée de jeu, nous croyons que la réinsertion sociale serait grandement facilitée par un processus d'encadrement offert par un groupe de personnes ayant elles-mêmes réussi leur réinsertion sociale, à l'instar du service offert en établissement dans le cadre du programme Option-Vie. Il nous apparaît évident que de l'assistance reçue par un ex-délinquant qui s'est réinséré dans la société compte pour beaucoup dans l'identification aux bons modèles de comportement, dans l'ouverture d'esprit et dans l'acceptation du programme d'aide.
Sur le chapitre des programmes accessibles dans la collectivité, nous ne comprenons pas pourquoi seuls les programmes de maintien des acquis sont offerts. Cela signifie que, dans la collectivité, les délinquants n'ont accès à des programmes que s'ils en ont déjà suivis en établissement. Nous croyons avant tout qu'un délinquant peut considérer inutile de suivre des programmes en cours d'incarcération, pour se rendre compte seulement à sa sortie de prison que c'est tout le contraire. Il n'aura alors droit à aucune assistance en la matière, ce qui semble contraire à la mission du SCC, qui est d'assurer la sécurité du public en favorisant la réinsertion sociale des délinquants.
Pénitencier de Kingston : Les membres du CCC n'aiment pas voir des délinquants sortir sans préparation d'un établissement à sécurité maximale et, étant donné que le SCC ne fournit pas de fonds pour faire participer ces individus au Programme d'intégration communautaire, nous croyons que le CCC doit absolument se pencher sur cette question.
Bureau de libération conditionnelle de Regina : besoins en logements à prix abordable avec des services de surveillance et de soutien pour ceux qui ont du mal à se débrouiller seuls.
Il existe à Regina un comité du logement qui s'emploie à mobiliser divers intervenants de la collectivité en vue d'un plan de lutte contre l'itinérance. Le comité veut élaborer un plan qui permet de combler le fossé entre les services offerts en situation de crise et le logement stable à long terme. Cela pourrait devenir une ressource à l'avenir.
La population n'est guère favorable au retour des délinquants violents dans la collectivité.
Toute formation offerte aux délinquants avant leur mise en liberté est avantageuse. Les arts de la scène peuvent être utiles puisque la plupart des Autochtones possèdent un talent naturel comme conteurs.
Établissement Westmorland : Préparation à l'emploi : le fossé le plus grand à combler est la transition entre la vie carcérale et le retour au travail. Nous n'avons pas assez de services en place (ni en établissement, ni dans la collectivité) pour favoriser l'acquisition de connaissances et de compétences, l'apprentissage d'habiletés comme l'établissement d'un budget, etc.
Logement : comme les logements convenables à prix abordables sont rares et que les délinquants manquent d'argent au moment de leur mise en liberté, ceux-ci se retrouvent dans des maisons de chambres qui sont en fait des repaires de narcotrafiquants, ce qui les amène souvent à récidiver.
Finances : à leur sortie de prison, les détenus se retrouvent souvent avec peu ou pas d'argent en poche. D'un côté, ils n'ont pas accès au bien-être social faute d'avoir un domicile fixe, mais, de l'autre côté, ils n'ont pas suffisamment d'argent pour verser un mois de loyer pour louer un appartement ou une chambre.
Préparation des demandes : les délinquants sont trop laissés à eux-mêmes. L'aumônerie communautaire est là pour leur venir en aide, mais ceux qui ne le savent pas et qui n'ont pas les compétences nécessaires pour remplir les formalités requises tombent entre les mailles du filet.
Justice réparatrice : les occasions de réparer le préjudice causé sont rares. Il faut davantage de services de médiation entre victimes et délinquants, de réparation par les travaux communautaires, etc.
Soins médicaux : ceux qui n'ont pas de médecin de famille n'ont pas accès aux services dont ils ont besoin à leur mise en liberté.
Counseling en matière de drogue ou d'alcool : Moncton a bien un centre de traitement des toxicomanies, mais le délai d'attente est de trois à quatre mois, ce qui est bien souvent trop tard.
Suivi : un grand nombre de projets valables offerts par des organisations de soutien à Moncton sont ponctuels. Une fois le contrat fini, le suivi prend fin.