Façade portuaire du Pénitencier de Kingston

Voici une image d'archives représentant un déchargement de charbon à  un quai adjacent au Pénitencier de Kingston. Cette photographie est reproduite avec l'autorisation du Musée pénitentiaire du Canada.

Le Service correctionnel du Canada (SCC) a effectué une évaluation environnementale de site du Pénitencier de Kingston dans le cadre de sa désaffectation officielle. L’évaluation a révélé à certains endroits des signes de contamination attribuable à l’entreposage du charbon (voir la photo à droite montrant un bateau qui décharge du charbon sur le sol du port), ainsi que des signes de fuites et de déversements causés par les bateaux de la marina de Portsmouth remisés dans la région.

Histoire

Le charbon a été utilisé à divers degrés au cours des premières années du Pénitencier de Kingston. Lorsque le Pénitencier de Kingston a ouvert ses portes en 1835, le charbon était utilisé en petites quantités pour les travaux de forge, la cuisson des aliments et le chauffage. L’utilisation du charbon s’est intensifiée durant les années 1880 après l’électrification de la prison, car les génératrices avaient besoin d’un approvisionnement constant en carburant. Lorsque l’eau courante et les radiateurs ont fait leur apparition dans la prison au début du 20e siècle, il fallait encore plus de charbon pour faire fonctionner les chaudières et les pompes.

Photo aérienne du Pénitencier de Kingston en 1931. On  peut voir des amoncellements de charbon du côté gauche de la photo, au bord de  l’eau.

C’est à partir des années 1950 que le charbon a été remplacé progressivement au Pénitencier de Kingston par des sources de carburant plus fiables, comme l’essence, le mazout et le gaz naturel.

Avant d’être utilisé, le charbon était déchargé d’un bateau, pesé et entreposé le long des murs sud et ouest du pénitencier. Le vent, la pluie et la neige s’attaquaient aux amoncellements de charbon, qui ont fini par laisser des traces encore présentes dans le sol selon des analyses effectuées en 2013‑2014.

Résultats des évaluations environnementales

Les résultats des analyses de sol ont révélé de fortes concentrations de métaux et d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), au-delà du maximum recommandé. On a également découvert plusieurs « points chauds », où les concentrations de métaux et d’HAP étaient plus élevées qu’ailleurs.

Une évaluation des eaux avoisinantes dans le port de Portsmouth et le lac Ontario a démontré qu’il n’y avait aucun risque inacceptable pour les espèces dulcicoles associé au sol contaminé ou aux eaux souterraines.

Voici une photographie aérienne du Pénitencier de Kingston et du port olympique de Portsmouth. Le tracé rouge longeant le périmètre de l'établissement sur la carte indique la zone soupçonnée d'être affectée par les activités antérieures d'entreposage de charbon de l'établissement.
*Le tracé rouge sur la carte montre la zone possiblement touchée par les activités antérieures d'entreposage de charbon de l'établissement.

Mise à jour

Une fois l’évaluation environnementale de site et l’évaluation des risques terminées, des options de nettoyage ont été présentées au SCC. L’option d’excaver le sol et de remplacer la terre affectée a été choisie, afin que le terrain soit revitalisé et transformé en espace vert. La zone assainie ne sera plus louée pour l’accostage ou le remisage à long terme de bateaux, ce qui permettra au public d’avoir accès à cet espace rafraîchi et d’en profiter!

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