Par le secteur des APRP

Les 26 et 27 mars 2009, des représentants de communautés ethnoculturelles, de différents organismes et du SCC se sont rencontrés à Toronto à l'occasion d'un symposium dont le thème était « Créer des établissements inclusifs pour accroître la sécurité publique ».
Le symposium a été organisé par la Section des services ethnoculturels du SCC, qui relève de la Direction des programmes pour délinquants et de la réinsertion sociale, avec l'aide financière du ministère du Patrimoine canadien. Il a permis aux coordonnateurs régionaux des Services ethnoculturels, à d'éminents spécialistes et à des dirigeants de communautés ethnoculturelles du Canada et des États-Unis de discuter de questions ethnoculturelles qui préoccupent le SCC dans le contexte du Programme de transformation du Service. Puisque l'objectif du symposium était de faire du SCC une organisation plus inclusive, les participants ont dressé la liste des obstacles qui empêchent les gens d'avoir accès aux services et aux programmes du SCC; il peut s'agir aussi bien d'obstacles linguistiques, d'une absence de compétences culturelles que d'autres difficultés.
Ross Toller, sous-commissaire régional du SCC, Larry Motiuk, commissaire adjoint par intérim, Opérations et programmes correctionnels, et Emerson Douyon, président, Comité consultatif national sur les minorités ethnoculturelles (CCNME) et professeur à la retraite de l'École de criminologie de l'Université de Montréal ont ouvert le symposium en prenant tour à tour la parole et en répondant par la suite aux questions des participants. Les participants ont également pu engager le dialogue avec d'autres conférenciers du SCC provenant de toutes les régions du pays à l'occasion notamment d'une table ronde qui a donné lieu à de judicieuses recommandations.
La deuxième journée, le commissaire Don Head et Morris Zbar, le chef de l'Équipe de transformation, ont parlé de l'objectif principal de la transformation du système correctionnel fédéral et des défis qu'entraîne tout processus de changements au sein d'une organisation aussi vaste et complexe que le SCC. Pour s'assurer de bien répondre à toutes les questions des participants, le commissaire a prolongé sa participation. L'engagement profond manifesté par les membres de la gestion principale du SCC a eu un effet positif sur les participants; ils ont mentionné avoir eu l'impression que d'importants enjeux avaient été soulevés et discutés en présence des décideurs du Service.
Les sujets qui ont été traités lors du symposium ont suscité de nombreuses réactions émotives chez les participants. Lors d'une discussion passionnée, certains participants sont revenus sur les erreurs du passé, insistant sur les différences et sur les divisions qui existent entre différents groupes ethnoculturels. L'organisateur du symposium, Marcel Kabundi, directeur de la Section des services ethnoculturels du SCC, a cependant ramené la discussion sur la recherche de solutions viables.
« Pour résoudre la dichotomie NOUS vs EUX », a-t-il dit, « permettez-nous d'utiliser le NOUS inclusif et de trouver des solutions où il n'y aura ni gagnant, ni perdant. Ensemble, nous pouvons vaincre toutes les résistances et éliminer les obstacles qui nous divisent. » Ces paroles sont revenues en leitmotiv tout au long du symposium.
La présence de représentants des gouvernements fédéral et provinciaux et de dirigeants communautaires d'origines culturelles diverses a permis de créer un environnement inclusif pendant le symposium. La participation exceptionnelle de groupes et de comités issus d'origines culturelles et de milieux différents nous indique que nous avons réussi, avec le symposium, à faire appuyer le Programme de transformation du SCC par la collectivité.