Pour bien comprendre les antécédents culturels diversifiés des délinquants et des membres de son personnel, le SCC organise des activités de toutes sortes. Des groupes culturels comme l'Association des détenus de race noire, des groupes italiens, chinois, grecs, juifs et autres présentent des spectacles qui contribuent à affirmer et à renforcer leur identité culturelle.
Afin d'accroître la participation des délinquants de diverses origines ethniques à ses programmes de base, le SCC utilise le renforcement positif et motivationnel en expliquant le comportement désiré, en reconnaissant la moindre amélioration, en préservant le comportement désiré et en adaptant le renforcement à chaque délinquant.
Une série de mesures ont été adoptées dans le secteur du multiculturalisme pour sensibiliser davantage le personnel et les délinquants à cette réalité. Au nombre de ces initiatives, on note des séminaires, des conférences, des festivals culturels, la célébration de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale (21 mars), la création de groupes multiculturels (p. ex., Phœnix au pénitencier de la Saskatchewan, Rainbow à l'établissement Leclerc et Racial Harmony (comité de l'harmonie entre les races) à l'établissement de Warkworth, etc.), la création des comités sur la diversité et des visites dans les communautés ethniques. Pour encourager les membres du personnel et reconnaître leurs efforts de sensibilisation aux rapports interculturels et aux différences ethnoculturelles, et leurs efforts pour améliorer les relations interraciales, on a créé un prix du multiculturalisme. Il s'agit d'une citation signée par le Commissaire adjoint ou le sous-commissaire et par le sous-ministre du Patrimoine canadien. Ce prix est écerné annuellement le 21 mars, Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale.
Selon le cadre juridique établi et les dispositions de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et de la Charte des droits et libertés (art. 15), les ressortissants étrangers incarcérés dans des établissements fédéraux bénéficient des mêmes droits et privilèges que les autres délinquants. C'est donc dire que le calcul de la peine, le temps d'incarcération et les critères d'admissibilité à la libération conditionnelle sont appliqués de la même façon à ce groupe de délinquants qu'à tous les autres délinquants.