Historique des services correctionnels pour femmes

De 1934 à 2000, la Prison des femmes de Kingston (Ontario), un établissement à sécurité maximale, était le seul établissement fédéral pour femmes au Canada. Toutes les délinquantes sous responsabilité fédérale, peu importe leur niveau de sécurité, étaient détenues à la Prison des femmes. À partir des années 1950, un éventail de groupes de travail et de commissions royales ont examiné la situation désavantageuse de ces délinquantes.

Pendant cette période, il y a eu de nombreuses demandes de fermeture de la Prison des femmes. Les préoccupations étaient entre autres liées à l'absence d'établissement à niveaux de sécurité multiples et à l'éloignement, pour de nombreuses délinquantes, de leur famille et de leur collectivité d'origine.

En 1989, le gouvernement fédéral a confié à un groupe d'étude le mandat d'examiner la situation globale des délinquantes et de trouver une nouvelle orientation. Le Rapport du groupe d'étude sur les femmes purgeant une peine fédérale, intitulé La création de choix, a été publié en avril 1990. Ce rapport contenait un certain nombre de recommandations, dont les suivantes :

  • la fermeture de la Prison des femmes;
  • l'ouverture d'établissements régionaux et la création d'un pavillon de ressourcement pour délinquantes autochtones où des programmes axés sur les femmes seraient offerts;
  • l'élaboration d'une stratégie communautaire pour les délinquantes.

En 1990, le gouvernement fédéral a accepté les recommandations formulées dans le rapport du groupe d'étude et a entrepris leur mise en œuvre. De 1995 à 2004, six établissements correctionnels pour délinquantes ont ouvert leurs portes dans différentes régions partout au pays. Le transfèrement de la dernière détenue de la Prison des femmes a eu lieu le 8 mai 2000.

Le poste de sous-commissaire pour les femmes (SCF) a été créé en 1996. La SCF fournit du soutien, des conseils et une orientation aux employés au sujet des questions liées aux délinquantes et dirige l'élaboration et la mise en œuvre des programmes et des politiques. Aujourd'hui, le SCC travaille avec divers intervenants dans le but de surveiller les activités opérationnelles en établissement et dans la collectivité, et il fournit des conseils à cet égard.