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Cérémonie du Prix national de la justice réparatrice Ron Wiebe

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Ron WiebeCommentaires de Jordan Wiebe, fils de Ron Wiebe

Jordan Wiebe

Je souhaite remercier tous ceux qui participent à cette cérémonie de remise de prix visant à reconnaître l’importance de la justice réparatrice et des concepts qui peuvent apporter de réels changements ainsi que la guérison dans la vie des gens. C’est un honneur pour moi d’être ici aujourd’hui au nom de mon père, Ron Wiebe, et pour souligner son héritage et sa passion à aider les autres à changer leur vie de façon efficace, et cela comprend toutes les personnes nommées pour le prix Ron Wiebe, présentes et futures. Je m’exprime ici au nom de mes frères aînés, Jeff et Jason, et de ma mère, Shirley.

Mon père vouait une véritable passion à sa vie, sa famille, son travail et sa collectivité. Il avait une capacité innée de faire sentir aux autres qu’ils étaient uniques et de leur donner l’impression de faire partie de quelque chose de spécial. Tout dévoué qu’il était à son travail, je ne l’ai jamais réellement vu en rapporter à la maison. Le travail était vraiment important pour lui, mais dès qu’il était « en congé », le temps qu’il consacrait à ses enfants, sa femme et sa collectivité, prenait tout son sens, y compris celui qu’il accordait à plusieurs organisations caritatives. Je me souviens encore des moments où j’allais au lit et que je l’entendais jouer de la guitare sèche jusqu’à ce que je m’endorme. Mon père adorait sa guitare.

Il avait vraiment un réseau de très bons amis, et il appréciait ceux qui osaient remettre en question sa façon de penser. Mon père savait accepter la critique, sans jamais la prendre de façon personnelle, et il ne s’est jamais senti obligé de faire quelque chose simplement parce qu’on le lui demandait plus haut. Sa devise personnelle, faire ce qui est bien et laisser les choses tomber en place, lui venait de Spike Lee. Dans un climat politique particulièrement lourd, c’est une tâche difficile à accomplir, souvenez-vous du « Club Fed » à Ferndale, avec le terrain de golf. À cette époque, tout comme aujourd’hui, ce qu’il fallait faire était d’offrir un choix positif aux délinquants et à la collectivité. Le décès de mon père en 1999 a été une véritable perte pour sa famille, la collectivité et le SCC.

Le prix Ron Wiebe et tous les intervenants qui y sont liés montrent la valeur et l’importance accordées à mon père et à ce que les gens croient qu’il tentait d’accomplir, et c’est tout un honneur. Mon père n’a pas eu le temps de voir ce processus à terme, et on espère que d’autres reprendront le flambeau et seront capables d’être des penseurs créatifs et d’agir comme des chefs qui se préoccupent véritablement d’autrui. Manifestement, je peux vous dire de ne pas vous cacher derrière les politiques, de vous tenir à l’avant et de faire en sorte que de réels changements se produisent en agissant comme des meneurs et des membres qui contribuent activement à la société. La compassion, l’éthique et la confiance sont des valeurs importantes qui déterminent la réputation d’une personne. Mon père respectait ces valeurs et croyait qu’il fallait faire confiance aux autres dans la vie, au travail et à la maison. La vie peut être courte, et elle peut parfois nous être enlevée de façon soudaine, alors faites du mieux que vous le pouvez, aimez la vie et faites ce qu’il faut faire. Je suis très fier de mon père, Ron Wiebe, et je vous remercie de m’avoir donné cette occasion de dire quelques mots en son nom.