Table ronde sur la prévention du suicide en milieu carcéral, son évaluation et sa gestion : Compte rendu des délibérations les 7 et 8 mars 2017

Table des matières

Sommaire exécutif

En réponse à une recommandation formulée par le Comité d’examen indépendant (CEI) sur les décès en établissement en 2015, le Service correctionnel du Canada (SCC) a organisé une table ronde d’une journée et demie sur les stratégies de gestion et de prévention du suicide en mars 2017. La table ronde s’articulait autour de quatre principaux thèmes au chapitre de la prévention du suicide, plus particulièrement sur le dépistage et l’évaluation, les stratégies en matière de gestion et de traitement, la communication et la formation, afin d’éclairer les futures pratiques du SCC. 

Trente-deux participants ont assisté à l’événement, notamment des représentants du personnel de première ligne en soins cliniques et en santé mentale, de la gestion des établissements et de l’administration centrale, des syndicats, du Bureau de l’enquêteur correctionnel, de la Commission des libérations conditionnelles du Canada, des enquêtes, de la recherche, des Initiatives pour les Autochtones et du Secteur des délinquantes. Les panélistes externes comprenaient les suivants :

  • Lindsay Hayes, conférencier principal, National Center on Institutions and Alternatives, Mansfield, Massachusetts, É.-U.; 
  • Dr Greg Brown, Université Nipissing, Ontario (a récemment terminé une analyse documentaire en réponse à la recommandation du CEI concernant l’approche du SCC envers les outils d’évaluation du risque de suicide);
  • Corey Ferguson, Association canadienne pour la santé mentale;
  • Greg Zed, Réseau de santé Horizon, Nouveau-Brunswick;
  • Debra Cyr Lebel, Services de santé, gouvernement du Nouveau-Brunswick;
  • Chantal Robichaud, ministère de la Justice et de la Sécurité publique, Nouveau-Brunswick.

Le forum a donné l’occasion à des spécialistes externes d’aider le SCC à examiner les pratiques exemplaires en matière de stratégies de prévention et de gestion du suicide. À propos des principes directeurs en matière de prévention du suicide dans les établissements correctionnels indiqués par Lindsay Hayes, les commentaires fournis par les participants indiquent que l’approche actuelle du SCC par rapport à la prévention et à l’intervention en cas de suicide est à la fois exhaustive et bien enracinée dans les politiques. Des spécialistes de l’extérieur et des représentants internes du SCC ont participé à des discussions intéressantes et stimulantes sur les enjeux et ont relevé les pratiques exemplaires liées aux méthodes de dépistage et d’évaluation, aux pratiques de surveillance en matière de santé mentale, aux documents de formation et aux pratiques d’intervention en cas de suicide.

Contexte

En octobre 2015, le CEI a publié son troisième rapport d’une série portant sur les examens externes des décès survenus dans les établissements correctionnels fédéraux. Le CEI s’est ainsi penché sur la moitié des décès de causes non naturelles survenus en établissement au cours des exercices de 2011 à 2014. Son mandat consistait à formuler des conseils au SCC relativement aux tendances observées, aux facteurs ayant contribué aux décès, au bien-fondé des mesures correctives et des plans d’action, à l’échange de renseignements et aux pratiques exemplaires.

Le CEI a formulé neuf recommandations, dont l’une préconisait la mise sur pied d’un groupe chargé d’examiner les méthodes et pratiques actuelles de dépistage, d’évaluation exhaustive, de surveillance de la santé mentale et d’intervention en cas de suicide, ainsi que les documents de formation existants. En réponse à ces recommandations, le SCC s’est engagé à tenir une table ronde, avec des spécialistes de l’extérieur et des représentants internes du SCC, afin d’étudier les initiatives actuelles de prévention du suicide du SCC et de produire un document de synthèse pour aider à éclairer l’orientation du SCC en la matière. Ce programme figure à l’annexe 1; la liste des participants figure à l’annexe 2.

Délibérations de la table ronde – Jour 1

Mot de bienvenue et observations préliminaires

Mot de bienvenue et allocution d’ouverture de Marc Cormier, directeur intérimaire, Établissement de l’Atlantique, N.-B.

Discours liminaire : « Principes directeurs en matière de prévention du suicide »

Le discours liminaire a été prononcé par M. Lindsay Hayes, directeur de projet, National Center on Institutions and Alternatives, Mansfield, Massachusetts, É.-U., expert reconnu à l’échelle internationale en matière de prévention du suicide en milieu carcéral. Les principes directeurs, qui figurent à l’annexe 3, peuvent être considérés comme un outil de référence pour la création et la révision des politiques, des pratiques et du programme de formation en matière de prévention du suicide.

La présentation a fourni l’occasion d’examiner les pratiques exemplaires liées à l’approche du SCC à l’égard du suicide. Les participants ont indiqué que l’approche du SCC est exhaustive, soutenue par la formation du personnel et les examens après suicide, et bien enracinée dans les politiques. Les défis auxquels le SCC fait face sont similaires à ceux que doivent relever les établissements correctionnels aux États-Unis, et d’intenses discussions ont mis l’accent sur les défis liés à la prestation de soins aux détenus qui ont des besoins complexes. Les participants ont souligné l’importance d’avoir une équipe interdisciplinaire efficace, un plan de traitement bien élaboré et un environnement de gestion des risques adéquat.

Sujet 1 : Dépistage et évaluation du risque de suicide

Panélistes :

  • Dr Greg Brown (Université Nipissing, Ontario)
  • Lise Roy (SCC, chef, Santé mentale, complexe de Dorchester, N.-B.)
  • Adele Meagher-MacInnis (SCC, directrice, Établissement de Springhill, N.-É)
  • Corey Ferguson (participant de l’extérieur, Association canadienne pour la santé mentale)

  • Animatrice : Natalie Gabora (SCC, gestionnaire, Soins de santé mentale spécialisés, Direction de la santé mentale, AC)

Un panel a présenté les pratiques actuelles du SCC en matière de dépistage et d’évaluation, les preuves empiriques par rapport aux outils de dépistage et d’évaluation et les pratiques communautaires prometteuses. L’analyse documentaire du Dr Brown (qui sera bientôt publiée) indique que les outils du SCC (échelles de Columbia et de mesure de l’état dépressif, du désespoir et du suicide) sont reconnus comme des outils dont l’utilité a été confirmée relativement à la prévision des comportements suicidaires. Le Dr Brown indique qu’aucun instrument unique ne se démarque comme supérieur aux autres, bien qu’il soit possible d’envisager l’utilisation d’un outil normalisé d’évaluation du risque de suicide ou d’un menu d’outils fondés sur des données probantes.

Les discussions subséquentes en petits groupes ont mis l’accent sur les pratiques exemplaires et les réflexions qui visent à éclairer les pratiques à venir. Voici les principaux points qui ont été soulevés.

    Il faut toujours faire preuve de jugement clinique, peu importe l’outil utilisé.
  • Le dépistage du suicide devrait être effectué dans les points d’admission et de transition qui peuvent présenter un risque plus élevé. Les évaluations devraient être considérées comme dynamiques.
  • L’évaluation exhaustive du risque de suicide devrait comprendre un examen du dossier et des renseignements collatéraux en provenance du personnel (p. ex. aumônier, agent de liaison autochtone, Aîné) et de la famille, le cas échéant. Les participants à la table ronde ont indiqué soutenir l’accroissement de l’insistance accordée aux facteurs de protection. L’évaluateur devrait indiquer clairement de quelle façon il a tenu compte de tous les facteurs dans le cadre de la détermination du risque.
  • Les participants se sont exprimés en faveur de la formation des professionnels de la santé mentale par rapport aux évaluations exhaustives du risque de suicide.
  • L
  • ’auto-évaluation des délinquants, de même que leur désaveu de toute pensée suicidaire ou de toute volonté de mourir, ne devrait en aucun cas constituer la seule source d’information utilisée pour déterminer le risque de suicide.
  • L’établissement de bonnes relations avec le délinquant est essentiel à la compréhension du risque.
  • On a effectué peu de recherches sur l’évaluation du risque de suicide chez les délinquants autochtones. L’importance qu’ont les services de soutien culturels dans le cadre de l’évaluation a été soulignée.

Sujet 2 : Stratégies de gestion et de traitement des détenus suicidaires

Panélistes :

  • Natalie Soroka (SCC, agente principale de projet, Direction de la santé mentale, AC)
  • Dre Linda Healey (SCC, psychiatre principale, AC)
  • Glenn Gray (SCC, psychologue en chef, Établissement Nova, N.-É.)
  • Lindsay Hayes (directeur de projet, National Center on Institutions and Alternatives, Mansfield, Massachusetts, É.-U.)
  • Animatrice : Joëlle Dionne (chef, Services de santé mentale du SCC, Collectivité, N.-B.)

Un panel a présenté les pratiques actuelles du SCC concernant les stratégies de gestion et de traitement des détenus suicidaires, y compris la congruence entre les pratiques de surveillance et les niveaux de risque de suicide; le recours à l’observation dans la gestion des détenus suicidaires et les solutions de rechange à l’observation et à la contrainte. Le recours à l’observation et à la contrainte a fait l’objet de discussions dans d’autres administrations. Les discussions subséquentes en petits groupes ont mis l’accent sur les pratiques exemplaires et les réflexions qui visent à éclairer les pratiques à venir. Voici les principaux points qui ont été soulevés.

  • Les principes des pratiques exemplaires dans les stratégies de gestion et de traitement des détenus suicidaires sont conformes aux politiques et aux lignes directrices du SCC.
  • Le confinement en cellule d’observation devrait être considéré comme une mesure de sécurité, et non pas comme une mesure d’intervention thérapeutique, et devrait être maintenu aussi longtemps que nécessaire.
  • Il est possible de mettre en place des personnes-ressources et des activités thérapeutiques pour les personnes sous surveillance en raison d’un risque élevé de suicide ou d’automutilation. Les participants conviennent qu’il s’agit d’une bonne norme de soins qui devrait être encouragée et soutenue.
  • Le cas échéant, il peut être possible d’avoir recours à la contrainte pour prévenir les blessures imminentes. Dans la mesure du possible, celle-ci ne devrait être utilisée que pendant une période de temps limitée.
  • Les participants ont souligné à quel point l’équipe interdisciplinaire est importante pour soutenir le détenu à risque. L’établissement de bonnes communications entre les opérations et le personnel des services de santé est essentiel. Il est nécessaire de déterminer le responsable de l’équipe interdisciplinaire par rapport aux cas qui présentent des besoins plus élevés.
  • La formulation utilisée dans le cadre de la surveillance des risques élevés, des risques modérés et des risques faibles peut être révélatrice. Pour les cas qui présentent des risques chroniques élevés, il faudra indiquer les facteurs de risque aigus. Le plan de gestion interdisciplinaire du SCC devrait être utilisé pour gérer les détenus qui présentent un risque chronique (élevé) de suicide.
  • Les bonnes évaluations cliniques et le travail d’équipe interdisciplinaire sont essentiels à la gestion efficace des risques.

Délibérations de la table ronde – Jour 2

Sujet 3 : Prévention du suicide et communication entre toutes les parties

Panélistes :

  • Christian Demoré (chef, Santé mentale, Centre de rétablissement Shepody, N.-B.)
  • Chantal Robichaud (ministère de la Justice et de la Sécurité publique, N.‑B.)
  • Greg Zed (Réseau de santé Horizon, N.-B.)
  • Animatrice : Natalie Soroka (SCC, agente principale de projet, Direction de la santé mentale, AC)

Les discussions du panel ont porté principalement sur les stratégies qui visent à assurer l’établissement de communications efficaces et de pratiques communautaires prometteuses par rapport à la communication efficace de l’information relative au suicide. Les discussions subséquentes en petits groupes ont mis l’accent sur les pratiques exemplaires et les réflexions qui visent à éclairer les pratiques à venir. Voici les principaux points qui ont été soulevés :

  • Le SCC devrait continuer à établir des partenariats communautaires.
  • Les organisations communautaires devraient être en mesure d’offrir des services directement à la population du SCC. Ces services devront non seulement être liés à l’accès aux programmes, mais également faciliter les liens entre les délinquants et la collectivité. Les communications avec la famille et la collectivité aident également à recueillir des renseignements qui soutiendront l’évaluation du risque de suicide, la planification des traitements, etc. Des efforts seront nécessaires afin d’aborder les obstacles qui limitent l’accès à l’information dans les administrations.
  • L’échange de renseignements efficace doit continuellement être mis de l’avant, y compris entre les différentes régions, le cas échéant. Tous les membres de l’équipe devront être informés et avoir accès aux renseignements du dossier.
  • Alors que diminue le niveau d’observation, il devient nécessaire d’accroître les communications afin d’assurer la sécurité des délinquants.
  • On a suggéré de prévoir des réunions de l’équipe sur la santé mentale la même journée et à la même heure afin d’encourager la participation des autres membres.
  • Le fait d’utiliser des termes communs (et d’éviter l’utilisation de termes cliniques) peut faciliter les communications entre les membres du personnel.
  • Le modèle actuellement utilisé au N.-B. pour les examens après suicide surpasse les normes de pratique et fait office de pratique exemplaire (Greg Zed).
  • Étant donné que les services de santé sont accrédités, il serait utile d’envisager différentes options en vue de la réalisation des activités d’amélioration de la qualité liées à la prévention du suicide.
  • Il est important d’examiner les recommandations de l’enquête pour s’assurer qu’elles tiennent compte des pratiques exemplaires et qu’elles sont communiquées aux membres du personnel afin de passer en revue les leçons retenues.
  • Certains établissements (p. ex. l’Établissement Nova) sont reconnus pour leur travail afin d’encourager les interactions positives entre les délinquants et les membres du personnel et de favoriser une compréhension humaine des besoins individuels et collectifs. Il est essentiel de faire preuve d’un bon leadership.

Sujet 4 : Formation en prévention du suicide

Panélistes

  • Natalie Gabora (SCC, gestionnaire, Soins de santé mentale spécialisés, Direction de la santé mentale, AC)
  • Adele Meagher-MacInnis (SCC, directrice, Établissement de Springhill, N.-É.)
  • Debra Cyr Lebel (participante de l’extérieur, NB Mental Health)
  • Animatrice : Dre Linda Healey (SCC, psychiatre principale, AC)

Un panel a présenté les principes des pratiques exemplaires du SCC en matière de formation et de soutien clinique pour le personnel clinique et non clinique, de même que les pratiques communautaires prometteuses. Les discussions subséquentes en petits groupes ont mis l’accent sur les pratiques exemplaires et les réflexions qui visent à éclairer les pratiques à venir. Voici les principaux points qui ont été soulevés.

  • La formation en prévention du suicide devrait être donnée sur une base régulière et être considérée comme essentielle dans le cadre des connaissances exigées du personnel qui travaille pour les services correctionnels.
  • La formation en matière de gestion et d’évaluation du suicide devrait être dispensée au personnel des services de santé sur une base régulière et être considérée comme une compétence essentielle nécessaire.
  • Les pratiques exemplaires communautaires comprennent une approche exhaustive à niveaux multiples qui prévoit de la sensibilisation, de la formation et du soutien spécialisés. « En route vers la préparation mentale » est considéré comme une pratique exemplaire.
  • Le cas échéant, les programmes de soutien par les pairs peuvent être avantageux.
  • Mettre l’accent sur la résilience du personnel, à l’échelle des individus et de la direction, constitue un élément important du soutien du personnel.

Mot de la fin

Marc Cormier, directeur intérimaire, Établissement de l’Atlantique, remercie les intervenants externes et les représentants internes du SCC pour la discussion stimulante sur les pratiques exemplaires et les leçons apprises concernant les méthodes de dépistage et d’évaluation, les pratiques de surveillance de la santé mentale, les documents de formation et les pratiques d’intervention en cas de suicide. Les présentations et les discussions de la table ronde ont été instructives et ont aidé à façonner les travaux du SCC dans ce domaine, au moment où nous nous efforçons de réduire le nombre de décès en établissement.

ANNEXE 1

Ordre du jour de la réunion

Table ronde sur la prévention, l’évaluation et la gestion du suicide Le mardi 7 mars et le mercredi 8 mars 2017
Hôtel Delta Beauséjour
Moncton (Nouveau-Brunswick)
Points à l’ordre du jour
  JOUR 1
8 h 30 - 9 h Mot de bienvenue et observations préliminaires
  • Marc Cormier (directeur intérimaire, Établissement de l’Atlantique)
Objectif d’ensemble de la table ronde : étudier les initiatives actuelles de prévention du suicide du SCC et donner une assise d’information à l’orientation du SCC en la matière
9 h - 10 h 30  Discours liminaire
  • Lindsay Hayes (directrice de projet, National Center on Institutions and Alternatives)
Pratiques exemplaires en matière de prévention du suicide en milieu carcéral
10 h 30 - 10 h 45 Pause-santé
Sujet 1 : Dépistage et évaluation du risque de suicide
10 h 45 - 11 h 30 Discussion du panel
  • Dr Greg Brown  (Nippising)
  • Lise Roy (chef, Services de santé mentale, complexe de Dorchester)
  • Adele Meagher-MacInnis (directrice, Établissement de Springhill)
  • Corey Ferguson (participant de l’extérieur – Association canadienne pour la santé mentale)

Animatrice : Natalie Gabora (DSM de l’AC)
Sujets que peuvent aborder les panélistes :
  • efficacité des pratiques de dépistage et d’évaluation au sens du repérage des détenus à risque de suicide;
  • points critiques du dépistage;
  • pratiques communautaires prometteuses dont le SCC devrait avoir connaissance;
  • utilisation d’un outil normalisé ou d’un menu d’outils normalisé pour réaliser une évaluation exhaustive du risque de suicide;
  • considérations particulières à l’égard des délinquants autochtones.
11 h 30 -12 h Discussion en petits groupes Tâche : en petits groupes, discuter des questions soulevées dans le cadre de la discussion du panel en vous efforçant de présenter les principaux facteurs à prendre en compte en vue d’éclairer les pratiques futures.
12 h - 12 h 30 Récapitulation des échanges en petits groupes Animatrice : Natalie Gabora
(DSM de l’AC)
 
12 h 30 -14 h Dîner
Sujet 2 : Stratégies de gestion et de traitement des détenus suicidaires
14 h – 15 h Discussion du panel
  • Natalie Soroka (DSM de l’AC)
  • Dre Linda Healey (psychiatre principale)
  • Glenn Gray (psychologue en chef – Établissement Nova)
  • Lindsay Hayes (directeur de projet, National Center on Institutions and Alternatives)
  • Animatrice : Joelle Dionne (chef, Services de santé mentale –
    Collectivité)
Sujets que peuvent aborder les panélistes :
  • principes des pratiques exemplaires dans les procédures d’intervention d’urgence;
  • principes des pratiques exemplaires dans les stratégies de gestion et de traitement des détenus suicidaires;
  • pratiques communautaires prometteuses dont le SCC devrait avoir connaissance;
  • gestion des détenus qui s’adonnent à l’automutilation accessoire et peuvent aussi présenter un risque de suicide;
  • pratiques exemplaires de gestion des délinquants à risque chronique d’automutilation;
  • congruence entre les pratiques de surveillance et les niveaux de risque de suicide;
  • recours à l’observation dans la gestion des détenus suicidaires;
  • recours à l’observation et à la contrainte dans d’autres compétences;
  • moyens à substituer à l’observation et à la contrainte.
15 h -15 h 15 Pause-santé
15 h 15 -16 h Discussion en petits groupes Tâche : en petits groupes, discuter des questions soulevées dans le cadre de la discussion du panel en vous efforçant de présenter les principaux facteurs à prendre en compte en vue d’éclairer les pratiques futures.
16 h - 16 h 30 Récapitulation des échanges en petits groupes

Animatrice : Joelle Dionne (chef, Services de santé mentale –
Collectivité)
 
JOUR 2
8 h 30 – 9 h Récapitulation du jour  1

Animateur : Marc Cormier (directeur intérimaire, Établissement de l’Atlantique)
 
Sujet 3 : Prévention du suicide et communication entre toutes les parties
8 h 45 - 9 h 30 Discussion du panel
  • Christian Démoré (chef, Santé mentale, Centre de traitement)
  • Chantal Robichaud (Services correctionnels du Nouveau-Brunswick)
  • Greg Zed (participant de l’extérieur – NB Mental Health)
Animatrice : Natalie Soroka (DSM de l’AC)
Sujets que peuvent aborder les panélistes :
  • pratiques communautaires prometteuses en communication efficace de l’information relative au suicide;
  • partage de l’information pour garantir au patient des soins de qualité;
  • communication efficace entre les Opérations et les Services de santé;
  • diffusion des enseignements tirés des suicides (communication de l’information; répercussions sur la pratique clinique);
  • principes des pratiques exemplaires après un suicide (notification de la chaîne de commandement, de la famille, soutien du personnel);
  • stratégies visant à assurer l’efficacité de la communication.
9 h 30 - 10 h Discussion en petits groupes Tâche : en petits groupes, discuter des questions soulevées dans le cadre de la discussion du panel en vous efforçant de présenter les principaux facteurs à prendre en compte en vue d’éclairer les pratiques futures.
10 h - 10 h 30 Récapitulation des échanges en petits groupes

Animatrice : Natalie Soroka (DSM de l’AC)
 
10 h 30 - 10 h 45 Pause-santé
Sujet 4 : Formation en prévention du suicide
10 h 45 - 11 h 15 Discussion du panel
  • Natalie Gabora (DSM de l’AC)
  • Adele Meagher-MacInnis (directrice, Établissement de Springhill)
  • Debra Cyr Lebel (participante de l’extérieur – NB Mental Health)
Animatrice : Dre Linda Healey (psychiatre principale)
Sujets que peuvent aborder les panélistes :
  • formation actuelle et calendriers recommandés à l’intention du personnel clinique et non clinique;
  • pratiques communautaires prometteuses dont le SCC devrait avoir connaissance.
11 h 15 - 11 h 45 Discussion en petits groupes Tâche : en petits groupes, discuter des questions soulevées dans le cadre de la discussion du panel en vous efforçant de présenter les principaux facteurs à prendre en compte en vue d’éclairer les pratiques futures.
11 h 45 - 12 h 15 Récapitulation des échanges en petits groupes

Animatrice : Dre Linda Healey
(psychiatre principale) Conclusion
  • Marc Cormier (directeur intérimaire, Établissement de l’Atlantique)
 

ANNEXE 2

Participants

Lindsay Hayes, présentateur, directeur de projet, National Center on Institutions and Alternatives, Mansfield, Massachusetts, É.-U.)
Dr Gregory Brown, Université Nipissing, Ontario
Dre Linda Healey, SCC, psychiatre principale, AC
Manjeet Sethi, SCC, directeur général, Direction de la santé mentale, AC
Natalie Gabora, SCC, Direction de la santé mentale, AC
Denise LeBlanc, SCC, Secteur des délinquantes, AC
Leslie-Anne Keown, SCC, Direction de la recherche, AC
Natalie Soroka, SCC, Direction de la santé mentale, AC
Dre Kathleen McKay, SCC, gestionnaire régionale de la santé mentale, AC
Julie Bédard, SCC, directrice exécutive, Centre de rétablissement Shepody, N.-B.
Roger Ouellette, SCC, directeur régional intérimaire, Services de santé, N.-B.
Jean-Frédéric Boulais, représentant du Bureau de l’enquêteur correctionnel
Chantal Robichaud, représentante clinique du ministère de la Justice et de la Sécurité publique, N.-B.
Debra Cyr Lebel, Santé mentale Nouveau-Brunswick
Greg Zed, Santé mentale Nouveau-Brunswick
Corey Ferguson, Association canadienne pour la santé mentale
Pam Atkinson, Commission des libérations conditionnelles du Canada, région de l’Atlantique
Tammy Lunney, SCC, gestionnaire régional intérimaire, Services cliniques, N.-B.
Lise Roy, SCC, chef, Santé mentale, complexe de Dorchester, N.-B.
Christian Demoré, SCC, chef intérimaire, Santé mentale, Centre de rétablissement Shepody, N.-B.
Nadine Leger, SCC, chef intérimaire, Santé mentale, Établissement de Springhill, N.-É.
Joëlle Dionne, SCC, chef, Santé mentale, Collectivité, N.-B.
Tessa Collette, SCC, chef intérimaire, Santé mentale, Établissement de l’Atlantique, N.-B.
Glenn Gray, SCC, chef, Santé mentale, Établissement Nova pour femmes, N.-É.
Dwayne Fury, SCC, psychologue, N.-B.
Adele MacInnis, SCC, directrice, Établissement de Springhill, N.-É.
Marc Cormier, SCC, directeur intérimaire, Établissement de l’Atlantique, N.-B.
Brian Chase, SCC, sous-commissaire adjoint, Services intégrés, N.-B.
Lucille Stewart, SCC, administratrice régionale, Initiatives pour les Autochtones, N.-B.
Christine Martin, représentante de l’Institut professionnel de la fonction publique
Jackie Cormier, représentante du Syndicat des employés du Solliciteur général
Hugo Foss, SCC, représentant des enquêtes, C.-B.

ANNEXE 3

Principes directeurs

PRINCIPES DIRECTEURS EN MATIÈRE DE PRÉVENTION DU SUICIDE DANS LES ÉTABLISSEMENTS CORRECTIONNELS

Lindsay M. Hayes
©National Center on Institutions and Alternatives, 2017

La plupart du temps, nous faisons un travail admirable de gestion sécuritaire des détenus identifiés comme étant suicidaires et faisant l’objet de précautions spéciales. Après tout, très peu de détenus se suicident lorsqu’ils sont sous surveillance étroite en raison d’un risque de suicide. Ce qui pose toujours des difficultés, c’est la capacité de prévenir le suicide d’un détenu qui n’est pas facilement identifiable comme étant à risque de s’automutiler. Kay Redfield Jamison, éminente psychologue et auteure de La tentation du néant : comprendre le suicide pour mieux le prévenir (2000), est celle qui a le mieux décrit le problème en affirmant dans son livre :

« Si les patients suicidaires étaient capables ou désireux d’exprimer la gravité de leurs idées et de leurs plans suicidaires, le risque serait très faible. » [traduction]

En gardant cette phrase à l’esprit, voici les PRINCIPES DIRECTEURS EN MATIÈRE DE PRÉVENTION DU SUICIDE proposés.

  1. L’évaluation du risque de suicide ne doit pas être considérée comme un événement unique, mais comme un processus continu. Étant donné qu’un détenu peut devenir suicidaire à tout moment au cours de sa détention, la prévention du suicide devrait commencer au moment de l’arrestation et se poursuivre jusqu’à ce que le détenu quitte l’établissement. De plus, une fois qu’un détenu a été bien géré grâce aux précautions spéciales et qu’il n’y est plus soumis, son dossier en santé mentale doit rester actif, et il doit faire l’objet d’évaluations périodiques jusqu’à ce qu’il quitte l’établissement.

  2. Le dépistage du risque de suicide au cours du processus de mise en détention et d’évaluation initiale doit être vu comme semblable à la prise de la température – elle peut permettre de déceler une fièvre actuelle, mais pas un rhume à venir. Le comportement observé ou signalé volontairement par le détenu au moment du dépistage à l’évaluation initiale est limité dans le temps, mais nous accordons souvent beaucoup trop de poids à cette étape initiale de collecte de données. À la suite du suicide d’un détenu, il n’est pas rare que le processus d’examen du décès soit exclusivement consacré à déterminer si la victime avait menacé de se suicider lors de la mise en détention et de l’évaluation initiale, période possiblement très éloignée de la date du suicide. Les participants à l’examen du décès sont souvent soulagés de constater que la victime avait répondu par la négative au risque de suicide à l’étape de la mise en détention, de même que par la conclusion erronée que le décès était inévitable. Même si le dépistage de l’évaluation initiale est un outil précieux de prévention, la détermination la plus importante du risque de suicide est le comportement actuel exprimé ou affiché par le détenu.

  3. Des antécédents de risque de suicide sont fortement associés à un risque futur. Au minimum, si un détenu a déjà fait l’objet de précautions spéciales lors d’une détention précédente dans l’établissement ou au sein de l’organisme, ce renseignement devrait être accessible au personnel de soins de santé directe et mentale pour qu’il puisse déterminer si le détenu peut être à risque pendant sa détention actuelle.

  4. En plus du risque accru de suicide au cours des premières 24 à 48 heures de la détention, des recherches récentes suggèrent que de nombreux suicides se produisent peu de temps avant une procédure judiciaire, une visite ou un appel téléphonique. Nous devons commencer à trouver des moyens pour que notre personnel soit plus attentif à ces périodes de risque. Dans certains territoires, certains détenus choisis font l’objet d’un bref examen de l’état mental (p. ex. les détenus qui ont un dossier de santé mentale, ceux qui ont des antécédents de comportement suicidaire inscrits) chaque fois qu’ils reviennent d’une procédure judiciaire.

  5. Un nombre disproportionné de détenus se suicident dans les « unités spéciales de logement » (p. ex. isolement préventif ou disciplinaire) de l’établissement. Une stratégie de prévention efficace consiste à accroître les interactions entre les détenus et le personnel correctionnel, médical et de santé mentale dans ces unités de logement : en augmentant le nombre de rondes du personnel médical ou de santé mentale, en exigeant un suivi régulier de tous les détenus retirés des précautions spéciales, en augmentant les rondes du personnel correctionnel, en faisant d’autres dépistages de santé mentale auprès des détenus en isolement préventif ou disciplinaire et en évitant l’isolement cellulaire des détenus en raison des pénuries de personnel (et l’accès limité au personnel médical et de santé mentale qui en résulte dans les unités).

  6. Il faut éviter de se fier uniquement aux paroles d’un détenu qui affirme ne pas être suicidaire ou ne pas avoir d’antécédents de comportements suicidaires, à plus forte raison si ses comportements, ses agissements ou ses antécédents suggèrent le contraire. (Si le fait d’avoir demandé à un détenu s’il est suicidaire en ce moment est le seul indicateur du risque de suicide, il est inutile de poser d’autres questions de dépistage.) Souvent, même s’il nie entretenir des idées suicidaires, son comportement, ses agissements ou ses antécédents sont plus éloquents que ses paroles. Exemple :
  7. Dans un établissement quelconque, un détenu fait l’objet de précautions spéciales le lendemain d’une tentative de suicide. Il est nu dans sa jaquette antisuicide, on lui donne des aliments qui se mangent avec les doigts, et il est confiné à sa cellule. Le clinicien en santé mentale s’approche de la cellule et demande au détenu au travers du passe-repas (alors que tout le bloc cellulaire peut entendre) : « Comment vous sentez-vous aujourd’hui? Toujours envie de vous suicider? Vous sentez-vous prêt à signer un contrat de sécurité? »

    La réponse de ce détenu sera-t-elle influencée par les conditions dans lesquelles il se trouve?

    Que répondriez-vous dans une telle situation?

  8. Nous devons offrir une formation significative en prévention du suicide à notre personnel, à savoir, des informations opportunes et durables qui représentent notre base de connaissances actuelle sur le problème. La formation ne doit pas être programmée uniquement pour se conformer à une norme d’agrément. Un atelier qui se limite à une vidéo ou à un DVD désuet, ou sous forme de questions-réponses sur ordinateur, ou encore qui consiste à réciter les politiques et les procédures actuelles, pourrait respecter (à tort) une norme d’agrément, mais il n’aurait pas de sens ni d’utilité dans l’objectif de réduction du suicide chez les détenus. Sans une formation régulière en prévention du suicide, le personnel prend souvent des décisions erronées ou peu éclairées, fait preuve d’inaction ou réagit contrairement à la norme pratique correctionnelle, encourant ainsi une responsabilité inutile.

  9. De nombreux suicides qui auraient pu être évités résultent d’une mauvaise communication interne entre le personnel de soins directs, médicaux et de santé mentale. Il existe également des problèmes de communication dans les organismes externes d’application de la loi et quant aux préoccupations exprimées par les membres de la famille. Les problèmes de communication sont souvent causés par un manque de respect, des conflits de personnalités et d’autres questions de frontière professionnelle. Simplement dit, les établissements qui maintiennent une approche multidisciplinaire préviennent les suicides évitables. 

  10. Il n’y a pas de modèle universel. Toutes les décisions de base concernant la gestion d’un détenu suicidaire doivent reposer sur les besoins cliniques individuels, et pas seulement sur les ressources qui sont censées être disponibles. Si un détenu gravement suicidaire a besoin d’être observé de façon constante et ininterrompue par le personnel, il ne doit pas être surveillé par télévision en circuit fermé, juste parce que c’est la seule option que le système choisit d’offrir. Un clinicien ne doit jamais subir de pression, même la plus subtile des pressions, pour déclasser ou retirer un détenu des précautions spéciales parce qu’il faudra du personnel supplémentaire (p. ex. des heures supplémentaires) pour maintenir le niveau d’observation requis. Bien qu’ils l’admettent rarement, des cliniciens ont prématurément déclassé, retiré ou modifié le plan de gestion d’un détenu suicidaire en raison de la pression de responsables de l’établissement.

  11. De loin, la décision la plus difficile dans le domaine de la prévention du suicide est la décision de retirer un détenu des précautions spéciales. Cette décision doit toujours être prise par un « professionnel qualifié en santé mentale » (PQSM) à la suite d’une évaluation exhaustive du risque de suicide. L’évaluation doit comprendre une description suffisante du comportement actuel du détenu et la justification de l’instauration ou du retrait des précautions spéciales. Plus précisément :

    • un bref examen de l’état de santé mentale;
    • l’énumération des facteurs de risques chroniques et aigus (y compris les antécédents de comportement suicidaire);
    • l’énumération de tous les facteurs de protection;
    • le degré du risque de suicide (p. ex. faible, moyen ou élevé);
    • la disposition;
    • le plan de traitement.

  12. Les décisions prises par des intervenants qui ne sont pas des PQSM qui se traduisent par de mauvais résultats entraînent une responsabilité inutile.

  13. Nous devons éviter de créer des obstacles qui découragent un détenu de recourir au personnel de santé mentale. Souvent, certaines conditions de gestion de la politique en matière de précautions spéciales d’un établissement pourront sembler punitives pour un détenu (p. ex. le retrait automatique des vêtements et la remise de vêtements de sécurité, l’isolement cellulaire, la limitation des visites, du téléphone et de l’accès à la douche), ainsi qu’excessives et sans rapport à leur niveau de risque de suicide. En conséquence, un détenu suicidaire ou déprimé pendant la détention peut être réticent à recourir aux services de santé mentale, et même nier qu’il a un problème, s’il sait que la perte de ces privilèges et d’autres commodités de base est automatique. En tant que tels, ces obstacles devraient être évités dans la mesure du possible, et les décisions concernant la gestion d’un détenu suicidaire devraient reposer uniquement sur le niveau de risque de cette personne.

  14. Peu d’enjeux nous interpellent plus que les détenus que nous percevons comme des manipulateurs. Il n’est pas rare que des détenus recherchent de l’attention en menaçant de se suicider, voire en feignant une tentative de suicide, afin d’obtenir un changement d’unité de logement, un transfèrement à l’hôpital local, un traitement préférentiel de la part du personnel ou la compassion d’un membre de la famille qui n’en démontrait pas. Pour certains détenus, la manipulation est une simple technique de survie. Même s’il n’y a pas de solution parfaite à la gestion des détenus manipulateurs qui menacent de se suicider ou qui se livrent à des comportements d’automutilation pour obtenir ce qu’ils perçoivent comme un gain secondaire, la question n’est pas la façon de qualifier le comportement, mais la façon d’y réagir. Cette réaction doit prévoir un plan de traitement multidisciplinaire.

  15. L’absence de détenus soumis à des précautions spéciales ne doit pas être interprétée comme une absence de détenus suicidaires dans votre établissement ni comme un baromètre de pratiques saines de prévention du suicide. Nous ne pouvons pas affirmer que nos établissements abritent de plus en plus de personnes atteintes de maladies mentales ou à risque élevé, et dire ensuite qu’il n’y a aucun détenu suicidaire dans notre établissement actuellement. Les établissements correctionnels abritent des détenus suicidaires chaque jour; le défi est de les trouver. L’absence (ou le petit nombre) de détenus soumis aux précautions spéciales peut être le résultat de pratiques d’identification inadéquates.

  16. Nous devons éviter d’utiliser les termes « OBSERVEZ ATTENTIVEMENT » ou « GARDEZ UN ŒIL SUR LUI » pour décrire comment gérer un détenu qui nous préoccupe, mais qui n’est pas soumis à des précautions spéciales. S’il nous préoccupe, il devrait être soumis à des précautions spéciales.

  17. Nous devons éviter les obstacles à la prévention. L’expérience a démontré que les attitudes négatives nuisent souvent aux efforts efficaces de prévention du suicide. Ces obstacles à la prévention incarnent souvent un état d’esprit (avant même toute enquête) voulant qu’il soit impossible d’éviter les suicides de détenus. 

  18. Nous devons créer et maintenir un programme de prévention du suicide exhaustif qui comprend les éléments essentiels suivants : la formation du personnel, l’évaluation initiale et la vérification initiale des antécédents, la communication, le logement, des degrés d’observation ou de gestion, les interventions, les rapports et les examens de suivi de morbidité et de mortalité.

  19. Le succès d’un programme de prévention du suicide ne se mesure pas simplement par l’absence de suicides, mais plutôt par des pratiques saines qui reflètent les politiques établies par un processus complètement transparent d’amélioration continue de la qualité.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Lindsay M. Hayes
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508-337-8806
Courriel : Lhayesta@msn.com
Site web : http://www.ncianet.org/services/suicide-prevention-in-custody