Surveillance des maladies infectieuses 2014 Virus de l’immunodéficience humaine (VIH)

Collecte de données

Les données de surveillance pour le VIH à la fin de l’année civile 2014 ont été analysées. Le nombre d’analyses, les nouvelles études de cas, la prévalence du VIH et la prise de traitement ont été rapportés au moyen du Système de surveillance des maladies infectieuses (SSMI) du Service correctionnel du Canada (SCC) (jusqu’à la fin de l’année 2012) et de l’Application Web du SSMI pour 2013 et 2014.

Analyse et résultats

Test de dépistage du VIH et diagnostic

Le recours au test de dépistage du VIH parmi les nouvelles admissions a augmenté de façon constante, passant de 37 % en 2000 à 78 % en 2014. La participation au test de dépistage du VIH de suivi parmi les détenus durant l’incarcération est demeurée stable depuis 2007 et atteignait 20 % en 2014 (voir la figure 1).

Le diagramme à lignes brisées et à bandes illustre les taux de participation au test de dépistage du VHC de 2000 à 2014. Une ligne bleue permet d’identifier les fluctuations des nouvelles admissions et tandis qu’une ligne rouge permet de situer l’information par rapport à la population générale. Les deux lignes réfèrent à des pourcentages pour chaque année : la tendance démontrant que le recours au test de dépistage a augmenté de manière constante depuis 2000. Les lignes ne permettent pas d’identifier avec précisions les pourcentages associés à chaque année. Les bandes bleues indiquent la prévalence du VIH tandis que des bandes roses permettent de situer ces données par rapport à la population générale. Les bandes démontrent une augmentation constante de la prévalence du VIH par rapport à la population générale.

Cas de VIH nouvellement diagnostiqués

Le nombre de cas nouvellement diagnostiqués (lorsque le statut antérieur était négatif ou inconnu) et le rendement diagnostique (taux par 1000 tests) sont présentés dans le tableau 1. En 2014, il y a eu 5 (1,3/1000 tests) cas de VIH nouvellement diagnostiqués parmi les nouvelles admissions et 5 cas (1,7/1000 tests) de VIH nouvellement diagnostiqués parmi la population de détenus générale.

Tableau 1 : Cas de VIH nouvellement diagnostiqués et taux par 1000 tests
  2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
À l’admission 9
(3,6)
8
(2,8)
4
(1,4)
8
(2,3)
9
(2,3)
11
(2,5)
8
(2,0)
5
(1,3)
Durant l’incarcération 8
(2,3)
6
(1,9)
8
(2,6)
4
(1,3)
13
(3,8)
8
(2,5)
5
(1,5)
5
(1,7)

Prévalence du VIH

Le nombre de cas de VIH et la prévalence ponctuelle du VIH ont augmenté légèrement de 2004 (188 cas et 1,43 %, respectivement) à 2007 (253 cas et 2,02 %, respectivement) avant de diminuer à 170 cas, ou 1,19 % en 2014 (figure 2). La prévalence ponctuelle variait selon le sexe; la prévalence chez les femmes était généralement deux à trois fois plus élevée que chez les hommes, atteignant sa valeur la plus élevée en 2007 avec 6,02 % et diminuant à 2,49 % en 2014 (comparativement à 1,87 % en 2007 et 1,14 % en 2014 parmi les hommes).

Le diagramme à lignes brisées et à bandes illustre la prévalence du VIH et la fréquence en fonction du sexe. Des bandes bleues indiquent le nombre de cas de VIH pour chaque année, de 1999 à 2014. Une ligne verte permet d’identifier la proportion de la prévalence chez les hommes tandis qu’une ligne mauve permet d’identifier la proportion de la prévalence chez les femmes. Une ligne orange permet d’identifier la proportion de la prévalence du VIH de façon globale.

Traitement du VIH

De 2007 à 2014, la majorité des détenus séropositifs étaient traités (voir le tableau 2). La proportion de détenus du SCC ayant une infection au VIH connue qui étaient traités était de 91 % en 2014, ce qui est cohérent avec le changement récent du « traitement comme outil de prévention ».

Tableau 2 : Participation au traitement contre le VIH, 2007-2014
  2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Proportion de détenus atteints du VIH traités par TAHA 55 % 65 % 57 % 63 % 77 % 84 % 90 % 91 %

Résumé

Le test de dépistage du VIH à l’admission et tout au long de l’incarcération demeure une fonction de la santé publique importante. La majorité des cas de VIH (85 %) sont conscients de leur état ou sont diagnostiqués à l’admissionFootnote 1. La tendance globale de la prévalence annuelle du VIH depuis 2007 a révélé un déclin dans la prévalence du VIH de 1,19 % en 2014. Toutefois, les délinquantes ont toujours une prévalence de VIH plus élevée comparativement à celle des hommes. Les estimations de la prévalence du VIH à la fin de l’exercice sont cohérentes avec la prévalence estimée pour la période de 2005 à 2012 (1,76 %)Footnote 2. L’adoption du traitement contre le VIH parmi les détenus a augmenté au SCC à plus de 90 % en 2014, ce qui correspond aux tendances communautaires observées dans le milieu du « traitement comme outil de prévention ».

Footnotes

Footnote 1

Capsule des services de santé : VIH : Âge, sexe et origine autochtone, SCC 2016.

Retour à la référence de la note de bas de page1

Footnote 2

Ibidem

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