Message du solliciteur général du Canada

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Fin d'une ère, la fermeture du la prison des femmes de Kingston

La prison des femmes a été inaugurée en 1934; c'était une façon de régler le problème des femmes purgeant une peine fédérale au Canada. Pour la première fois, les femmes détenues bénéficiaient d'installations distinctes juste pour elles.

Les attentes étaient trop élevées pour la conjoncture du moment. Le mauvais aménagement de la prison continuait à nuire aux efforts de réadaptation. Par ailleurs, plusieurs des femmes incarcérées à la prison des femmes devaient supporter une misère additionnelle, celle d'être séparées de leur milieu et de leur famille et, dans certains cas, de leurs enfants.

Les employés de la prison des femmes, dont certains y ont passé presque toute leur carrière, travaillaient souvent dans des circonstances difficiles et stressantes. Malgré ces défis, non seulement ils se sont efforcés de fournir aux détenues sous leur garde un milieu sûr et sécuritaire, mais, dans bien des cas, ils ont vraiment contribué à améliorer la vie et l'avenir de ces détenues. Il faut les en féliciter.

Avec l'établissement de cinq nouvelles installations pour femmes au pays — quatre centres régionaux et un pavillon de ressourcement pour les détenues autochtones — nous sommes entrés dans une nouvelle ère de services correctionnels pour les femmes qui purgent une peine fédérale au Canada. Nous reconnaissons que les contrevenantes ont des besoins uniques en tant qu'individus et des besoins différents en tant que groupe. Il y va de notre responsabilité, en fait de notre devoir, de combler ces besoins. Et c'est exactement ce que nous faisons.

Aujourd'hui, les nouvelles institutions pour les contrevenantes purgeant une peine fédérale offrent un milieu compréhensif et une vaste gamme de nouveaux programmes dynamiques. Les membres du personnel professionnel sont plus nombreux. Les cours de formation professionnelle et éducative ont été élargis. Les bénévoles et les représentants des organisations non gouvernementales jouent un rôle de plus en plus important à cet égard. Les contrevenantes sont plus près de leur réseau de soutien et de leur famille. Je suis bien confiant que les contrevenantes seront ainsi mieux installées et que nos citoyens seront davantage en sécurité.

J'ajouterai simplement, en terminant, que nous n'aurions pu en arriver là sans la contribution du personnel et de la direction de la prison des femmes, des employés d'aujourd'hui comme ceux qui les ont précédés. J'aimerais leur offrir mes sincères remerciements au nom du gouvernement du Canada et de tous les Canadiens et Canadiennes.

Lawrence MacAulay
Solliciteur général du Canada