C’est la fin d’une ère

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Fin d'une ère, la fermeture du la prison des femmes de Kingston

« Je crois que la prison des femmes n’est plus utile . . . Nous représentons les vestiges d’un passé révolu. »

Thérèse LeBlanc, directrice de la prison des femmes de Kingston
(Kingston Whig Standard, le 4 septembre 1999)

Le 8 mai 2000, on a transféré la dernière détenue de la prison des femmes de Kingston, en Ontario, à l’Institution Grand Valley pour femmes à Kitchener, en Ontario. C’était la fin du processus des transferts, entrepris en 1995, au cours duquel de très nombreuses contrevenantes ont quitté la prison en direction de nouvelles institutions pour y relever de nouveaux défis et saisir de nouvelles occasions.

La date du dernier départ est particulièrement importante : elle marquait l’engagement qu’avait pris le solliciteur général le 3 septembre 1999 de fermer la prison des femmes dans les deux ans qui suivraient.

Personne ne niera que la prison des femmes avait ses lacunes. Son aménagement laissait à désirer et, comme c’était la seule prison fédérale pour femmes au pays, elle tenait bon nombre de détenues loin de leurs proches et de leur réseau de soutien. Quoi qu’il en soit, pour certaines détenues, elle offrait de l’espoir et de l’aide. Et, pour de nombreux membres du personnel qui y ont servi avec diligence au fil des ans, la prison des femmes constituait une partie intégrante de leur vie. Bien des souvenirs resteront gravés dans leur mémoire.

La fermeture d’une prison, comme celle d’un hôpital ou la mise au rancart d’un navire de la marine, peut tendre à l’excès la fibre émotive. Elle peut aussi, par contre, signifier le progrès. La cérémonie d’aujourd’hui marque ce genre d’occasion. Bien que la fermeture officielle de la prison des femmes coïncide avec la fin d’une ère, elle symbolise aussi les progrès qui ont été faits en vue d’améliorer le système correctionnel pour les femmes contrevenantes au Canada.