Stratégie d'intervention intensive

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Fin d'une ère, la fermeture du la prison des femmes de Kingston

Les services correctionnels des femmes délinquantes ont beaucoup évolué depuis la publication de La création de choix. Les nouveaux bâtiments pour les contrevenantes ont été terminés et inaugurés entre 1995 et 1997. Ces installations consistaient en unités régulières de logement où les détenues étaient responsables de tous les aspects de la vie quotidienne, et on leur demandait les mêmes choses que dans la société.

En 1996, après l'ouverture des premiers nouveaux bâtiments, plusieurs incidents survenus à l'institution d'Edmonton pour les femmes ont démontré que, en raison de leur comportement troublant, des fortes chances d'évasion et du risque pour le public, une petite fraction des femmes délinquantes devaient être mieux contrôlées que ne pouvaient le faire les services régionaux existants. Cela a poussé le SCC à faire sortir ces femmes des bâtiments régionaux. La stratégie provisoire adoptée a été d'incarcérer ces femmes avec le maximum de sécurité dans de petites unités dans les institutions pour hommes en Nouvelle-Écosse, au Québec et en Saskatchewan. Ces unités étaient isolées du reste de l'institution. Les détenues qui avaient besoin d'un traitement de santé mentale intense et à long terme ne pouvant être donné dans les bâtiments régionaux se virent offrir la possibilité d'être transférées dans les unités de santé mentale au centre psychiatrique régional de la Saskatchewan, puis à la prison des femmes.

Par la suite, le Service correctionnel du Canada s'est employé à élaborer une stratégie nationale d'intervention intensive pour les femmes à haut risque et avec de grands besoins. Les éléments-clés de cette stratégie ont été annoncés en septembre 1999 :

  • L'unité actuelle de la sécurité améliorée des bâtiments régionaux sera modifiée pour les détenues à sécurité maximale nécessitant plus d'encadrement et un meilleur contrôle. Ces unités seront isolées du reste du service, mais elles seront situées dans les périmètres actuels. Un personnel spécialisé assurera une intervention de haut niveau ainsi que la supervision.
  • Une unité d'habitation à environnement structuré, connue sous le nom de pavillon de ressourcement, sera construite dans chaque bâtiment régional pour recevoir les femmes à sécurité minimale et moyenne aux prises avec de graves problèmes émotifs ou intellectuels. Ces maisons auront du personnel de soutien et de supervision jour et nuit.
  • Un programme spécialisé sera offert aux deux catégories mentionnées plus haut par le biais d'une approche d'équipe interdisciplinaire.

Les bâtiments régionaux destinés aux femmes sont en train d'être réaménagés pour répondre aux besoins de ces femmes en matière de sécurité et de santé mentale. On prévoit que les travaux seront terminés en septembre 2001.