Surveillance des maladies infectieuses dans les pénitenciers fédéraux canadiens 2007-2008

Rapport Provisoire

Direction de la santé publique
Secteur des services de santé
Service correctionnel du Canada

Le rapport Surveillance des maladies infectieuses dans les pénitenciers fédéraux canadiens 2007-2008 – rapport provisoire a été préparé par la Direction de la santé publique, Secteur des services de santé, du Service correctionnel du Canada (SCC), et il est publié en français et en anglais.

Ce rapport peut être cité en totalité ou en partie avec la permission du Service correctionnel du Canada, et il peut être consulté sur le site Web du SCC, à l’adresse suivante : http://www.csc-scc.gc.ca.

Pour obtenir d’autres renseignements ainsi que des exemplaires du présent rapport ou d’autres rapports, veuillez communiquer avec :

Gestionnaire, Surveillance et épidémiologie
Direction de la santé publique
Secteur des services de santé
Service correctionnel du Canada
340, avenue Laurier Ouest
Ottawa (Ontario) K1A 0P9
Canada
Téléphone : 613-943-2318

Partie 1 : Introduction et méthodes

Contexte

Au Canada, les délinquants condamnés à une peine de deux ans ou plus sont détenus dans des établissements correctionnels fédéraux. Ces établissements sont administrés par le Service correctionnel du Canada (SCC), et les détenus qui y purgent leur peine reçoivent des services de santé essentiels qui répondent aux normes professionnelles acceptéesNote de bas de page 1. Ces services incluent le dépistage et le traitement de la tuberculose et des infections transmissibles sexuellement ou par le sang.

Le présent rapport provisoire inclut, par ordre de présentation, des données de surveillance au sein de la population carcérale fédérale pour le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), l’hépatite C (VHC), l’hépatite A (VHA), l’hépatite B (VHB), les infections transmissibles sexuellement (ITS) et la tuberculose. Les données pour la tuberculose englobent le personnel du SCC. Le rapport provisoire résume l’analyse des données de surveillance pour la période du 1er janvier 2007 au 31 décembre 2008 et contient des données nationales cumulatives qui doivent être considérées comme préliminaires jusqu’à la publication du rapport intégral.

Le présent rapport est structuré par maladie (ou pathogène). Les données pour le VIH, le VHC, le VHB, le VHA et les ITS proviennent du Système de surveillance des maladies infectieuses (SSMI) du SCC, qui est un registre général des tests de dépistage sérologiques et des rapports de cas pour chaque mois. Les données sur la tuberculose chez les détenus qui sont présentées ici proviennent de l’application Web du Système de surveillance des maladies infectieuses (Web-SSMI). Les données sur le traitement de la tuberculose et les cas actifs chez les détenus sont tirées du SSMI. Les données sur la tuberculose chez le personnel proviennent de la version pour le personnel du Web-SSMI, qui est hébergée à l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC). Il n’y a pas dans ce rapport de données sur le traitement de la tuberculose et les cas actifs chez le personnel, le SCC n’ayant pas accès à ces données parce que les membres du personnel sont traités pour la tuberculose par leur propre médecin.

Des données sur le dépistage, la prévalence, le traitement et les mises en liberté dans la collectivité sont présentées (lorsqu’elles sont disponibles – certaines données sont disponibles pour certaines maladies seulement). Dans certains cas, les données ne sont pas groupées par sexe. Comme les données du SSMI sont des données agrégées par établissement, le « sexe » a été déterminé selon le sexe de la majorité de la population de l’établissement. Dans de très rares circonstances, des femmes peuvent être détenues brièvement à des établissements pour hommes. Cela pourrait causer une distorsion dans la classification, mais elle serait négligeable au pire. L’absence d’information au sujet du sexe sur le formulaire de surveillance de la tuberculose rend impossible la classification selon le sexe; cette catégorie a été supprimée du présent rapport pour que la présentation soit plus claire.

Populations

Le nombre total de personnes dans la population carcérale annuelle visée par la surveillance en 2007 et en 2008 est indiqué au tableau 1.i. Le nombre de nouvelles admissions a très légèrement diminué, passant de 5 005 à 4 962 de 2007 à 2008. La diminution globale de la population durant cette période s’est observée tant chez les hommes que chez les femmes. Aux fins du présent rapport, les nouvelles admissions sont définies comme les nouveaux mandats de dépôt délivrés dans l’année civile, selon le Système intégré de rapports du SCC.

Tableau 1.i :
Populations carcérales fédérales visées par la surveillance, SCC 2007-2008
  2007 2008
Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total
Canada 17 929 805 18 734 17 088 803 17 891
Nouvelles admissions 4 700 305 5 005 4 626 336 4 962
Population générale 13 229 500 13 729 12 462 467 12 929

- Source : Système intégré de rapports, SCC, août 2008
- Source : Système intégré de rapports, SCC, mars 2012

Dépistage et tests

Conformément à la politique du SCC (Directive du commissaire 821, paragraphe 23), des tests de dépistage des maladies infectieuses, dont le VIH, le VHC, le VHA, le VHB, les ITS et la tuberculose, doivent être offerts à tous les détenus au moment de leur admission. Le dépistage consiste en une évaluation préliminaire des comportements à risque au moyen d’un questionnaire et d’un examen physique. Bien que le dépistage soit offert à tous les détenus, certains refusent de s’y soumettre. Les détenus sont incités à se soumettre au dépistage (un test sanguin) s’ils sont considérés à risque pour une maladie infectieuse d’après les résultats de leur évaluation initiale. Le SSMI ne fournit pas de données sur le nombre de détenus qui acceptent ou refusent de subir des tests de dépistage des maladies infectieuses; seules sont disponibles des données sur le nombre de prélèvements sanguins pour déterminer le statut sérologique. Tout le dépistage et les tests sont volontaires, sauf quand un détenu est soupçonné d’avoir la tuberculose.

Pour les détenus de la population générale, le dépistage et les tests pour la tuberculose sont offerts une fois par année. Les tests pour le VIH, l’hépatite virale et les ITS sont offerts aux détenus de la population générale sur demande à n’importe quel moment pendant l’incarcération.

Chez le personnel, le dépistage de la tuberculose est effectué par des infirmières du Programme de santé au travail de la fonction publique de Santé Canada, et les formulaires de dépistage sont envoyés à l’ASPC pour la saisie et l’analyse des données. Le dépistage de la tuberculose est volontaire, à moins qu’il y ait lieu de croire que la maladie est active. Tous tests de dépistage de la tuberculose que fait subir leur médecin personnel aux employés du SCC ne seraient pas compris dans les données présentées ici.

Les données présentées pour le VIH et l’hépatite virale sont fondées sur la confirmation en laboratoire du dépistage des anticorps respectifs. À noter qu’au cours de la période couverte par le présent rapport, certains résultats positifs pour le VHC peuvent avoir été confirmés par PCR. Pour le VIH et le VHC, seuls les résultats des tests de dépistage subis par les détenus auparavant non infectés ou dont l’état n’était pas connu sont signalés; les résultats des tests de confirmation pour les détenus qui sont déjà au courant de leur séropositivité ne le sont pas. Pour les ITS, tous les cas diagnostiqués ou traités sont signalés, qu’ils aient été ou non confirmés en laboratoire, diagnostiqués en raison de symptômes cliniques ou traités présomptivement. L’infection tuberculeuse latente (ITL) est signalée quand les résultats d’un test cutané à la tuberculine sont positifs. Les cas de tuberculose active signalés sont ceux qui ont été diagnostiqués par un spécialiste de la tuberculose. 

Traitement

Le nombre de détenus traités pour le VIH, le VHC et l’ITL est fourni par l’entremise du SSMI du SCC. Pour le VIH et le VHC, chaque établissement indique le nombre de détenus chez qui le traitement a été amorcé au cours d’un mois donné. Il est ainsi possible de calculer le nombre moyen de détenus traités pour une maladie particulière par mois et par région, et en faisant le total pour les cinq régions, pour l’ensemble du SCC également. 

Comme les antirétroviraux ne guérissent pas l’infection à VIH, les personnes infectées continuent généralement d’être traitées pour une période indéterminée. Il est donc possible de calculer le nombre de traitements amorcés pour le VIH en divisant le nombre moyen de traitements pour le VIH dans un mois par le nombre moyen de détenus positifs pour le VIH dans un mois. 

Par contre, les détenus traités pour le VHC et l’ITL suivent un traitement d’une durée déterminée qui, s’il est efficace, guérit leur infectionNote de bas de page 2. Il n’est donc pas possible de mesurer de façon significative le nombre de traitements amorcés pour le VHC et l’ITL à partir des données agrégées du SSMI, puisqu’il est impossible de déterminer le nombre total de personnes qui sont traitées avec succèsNote de bas de page 3.  

Les employés du SCC sont traités pour la tuberculose par leur médecin personnel dans la collectivité, si bien que ces données ne sont pas présentées ici.

Partie 2 : Résultats

1. Virus de l’immunodéficience humaine (VIH)

Participation au dépistage

Le tableau 1.1 montre le nombre total de tests pour le VIH chez les détenus signalés entre 2000 et 2008, selon le statut du détenu. En tout, 5 937 et 6 011 tests pour le VIH ont été effectués en 2007 et en 2008 respectivement. 

Tableau 1.1 :
Nombre total de tests pour le VIH, détenus, 2000-2008
  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Nouvelles admissions
Population 4 302 4 288 4 159 4 238 4 413 4 819 5 079 5 005 4 962
Demandes de test pour le VIH 1 596 1 768 2 317 2 059 2 112 2 418 2 645 2 479 2 870
Taux de participation au dépistage du VIH 37,1 % 41,2 % 55,7 % 48,6 % 47,9 % 50,2 % 52,1 % 49,5 % 57,8 %
Population générale
Population 12 363 12 479 12 295 12 179 13 107 12 222 13 280 13 729 12 929
Demandes de test pour le VIH 2 573 2 770 3 505 3 771 3 567 3 688 3 510 3 458 3 141
Taux de participation au dépistage du VIH 20,8 % 22,2 % 28,5 % 31,0 % 27,2 % 30,2 % 26,4 % 25,2 % 24,3 %
Nombre total de tests pour le VIH 4 169 4 538 5 822 5 830 5 679 6 106 6 155 5 937 6 011

† - Comprend les détenus temporaires
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Prévalence du VIH

L’estimation de la prévalence ponctuelle en fin d’année du VIH chez les détenus des pénitenciers fédéraux canadiens pour la période de 1999 à 2008 est présentée à la figure 1.1. La prévalence du VIH en fin d’année était de 1,84 % en 2007 (N=253) et de 1,72 % en 2008 (N=222). 

La prévalence ponctuelle en fin d’année du VIH varie d’un sexe à l’autre (voir figure 1.2). La prévalence estimative du VIH chez les femmes était de 5,20 % en 2007 et de 4,71 % en 2008. Les taux d’infection par le VIH demeurent plus élevés chez les femmes que chez les hommes. La prévalence estimative du VIH chez les hommes était de 1,72 % en 2007 et de 1,60 % en 2008

Figure 1.1 : Prévalence en fin d'année du VIH, détenus, 1999-2008±

description de Figure 1.1 :

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC, 2011

Résumé : La figure 1.1 indique le nombre de cas de VIH et le taux de prévalence du VIH chez les détenus en fin d’année, entre 1999 et 2008. Le taux de prévalence du VIH chez les détenus était relativement stable au cours de cette période; il s’établissait à 1,43 % en 2004 et à 2,04 % en 2002. En 2007, 253 détenus étaient reconnus positifs pour le VIH; l’estimation du taux de prévalence ponctuelle du VIH s’élevait à 1,84 ;%. En 2008, le nombre de cas de VIH (222) et le taux de prévalence ponctuelle du VIH (1,72 %) ont légèrement diminué.

Tableau des données :

  1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
VIH 196 214 223 251 234 188 204 218 253 222
Prévalence du VIH 1,65% 1,70% 1,80% 2,04% 1,92% 1,43% 1,67% 1,64% 1,84% 1,72%

Figure  1.1 : Prévalence en fin d'année du <abbr>VIH</abbr>, détenus, 1999-2008±

± - Pour les données pour la période de 1990 à 1998, voir le rapport de surveillance pour 2002-2004 Note de bas de page 4
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC, 2011

Figure 1.2 : Prévalence en fin d’année du VIH par sexe, détenus, 2000-2008

description de Figure 1.2 :

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Résumé : La figure 1.2 donne les taux de prévalence du VIH par sexe chez les détenus entre 2000 et 2008. On constate que les taux d’infection à VIH étaient toujours plus élevés chez les femmes, et que les estimations de la prévalence du VIH étaient plus variées chez ces dernières, comparativement aux hommes. Le taux de prévalence du VIH chez les femmes, lequel s’établissait à 5,20 % en 2007 et à 4,71 % en 2008, était environ trois fois plus élevé que celui observé chez les hommes (1,72 % en 2007 et 1,60 % en 2008).

Tableau des données

  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
FEMME 5,00% 4,70% 4,25% 4,73% 3,44% 2,84% 4,49% 5,20% 4,71%
HOMME 1,60% 1,70% 1,99% 1,84% 1,37% 1,63% 1,54% 1,72% 1,60%
TOTAL 1,70% 1,80% 2,04% 1,92% 1,43% 1,67% 1,64% 1,84% 1,72%

Figure  1.2 : Prévalence en fin d'année du <abbr>VIH</abbr> par sexe, détenus, 2000-2008

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Traitement du VIH

Pour chaque mois, le SSMI donne le nombre de détenus chez qui le traitement du VIH est amorcé ou déjà en cours. Le tableau 1.2 montre que le traitement a été amorcé chez 68 détenus en 2000, 43, en 2007, et 59, en 2008. Globalement, la proportion de détenus infectés par le VIH qui était traitée s’établissait à 54,6 % en 2007 et à 64,4 % en 2008.

Tableau 1.2
Traitement du VIH amorcé et participation au traitement, détenus, 2000-2008
  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Nombre de détenus chez qui le traitement du VIH a été amorcé 68 41 46 40 55 50 70 43 59
Nombre moyen de détenus positifs pour le VIH par mois [A] 197 215 233 232 198 203 215 249 224
Nombre moyen de détenus traités pour le VIH par mois [B] 119 122 128 121 116 110 114 136 147
Participation au traitement (pourcentage) [B/A*100] 60,3% 56,9% 55,0% 52,1% 58,7% 54,2% 52,9% 54,6% 64,4%
Hommes 61,2% 60,2% 56,0% 52,4% 58,5% 55,3% 53,8% 55,1% 64,3%
Femmes 43,5% 13,2% 35,6% 48,4% 60,5% 40,3% 41,3% 48,9% 64,5%

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Mises en liberté dans la collectivité – VIH

La plupart des détenus sous responsabilité fédérale purgent des peines d’une durée déterminée et sont un jour ou l’autre mis en liberté dans la collectivité. Le tableau 1.3 montre que le nombre total de détenus mis en liberté dans la collectivité et dont on savait qu’ils vivaient avec le VIH a été de 164 en 2007 et de 196 en 2008.

Tableau 1.3
Nombre de détenus dont on savait qu’ils vivaient avec le VIH mis en liberté dans la collectivité, 2000-2008
  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Nombre de détenus dont on sait qu’ils vivaient avec le VIH mis en liberté dans la collectivité 162 173 183 205 214 175 193 164 196

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

2. Hépatite C (VHC)

Participation au dépistage

Le tableau 2.1 montre le nombre total de tests pour le VHC chez les détenus signalés entre 2000 et 2008, selon le statut du détenu. En tout, 5 584 et 5 644 tests pour le VHC ont été effectués en 2007 et en 2008 respectivement.

Tableau 2.1
Nombre total de tests pour le VHC, détenus, 2000-2008
  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Nouvelles admissions
Population 4 302 4 288 4 159 4 238 4 413 4 819 5 079 5 005 4 962
Demandes de test pour le VHC 1 583 1 908 2 307 1 987 2 074 2 367 2 511 2 430 2 843
Taux de participation au dépistage du VHC 36,8% 44,5% 55,5% 46,9% 47,0% 49,1% 49,4% 48,6;% 57,3%
Population générale
Population 12 363 12 479 12 295 12 179 13 107 12 222 13 280 13 729 12 929
Demandes de test pour le VHC 2 151 2 512 3 423 3 887 3 432 3 122 2 998 3 154 2 801
Taux de participation au dépistage du VHC 17,4% 20,1% 27,8% 31,9% 26,2% 25,5% 22,6% 23,0% 21,7%
Nombre total de tests pour le VHC 3 734 4 420 5 730 5 874 5 506 5 489 5 509 5 584 5 644

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011
† - Comprend les détenus temporaires

Prévalence du VHC

L’estimation de la prévalence ponctuelle en fin d’année du VHC est présentée à la figure 2.1. Le nombre de cas de VHC signalés en fin d’année était de 4 101 en 2007 et de 3 907 en 2008, pour une augmentation de la prévalence de 65 % depuis 2000. La prévalence du VHC était de 29,9 % en 2007 et de 30,2 % en 2008.

La prévalence ponctuelle en fin d’année du VHC varie aussi d’un sexe à l’autre (voir figure 2.2). La prévalence estimative du VHC chez les femmes était de 36,4 % en 2007 et de 34,9 % en 2008. La prévalence estimative du VHC chez les hommes était de 29,6 % en 2007 et de 30,0 % en 2008

Figure 2.1 Prévalence en fin d’année du VHC, détenus, 1999-2008±

description de Figure 2.1 :

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Résumé : La figure 2.1 indique le nombre de cas d’hépatite C (VHC) et le taux de prévalence du VHC chez les détenus en fin d’année entre 1999 et 2008. Le taux de prévalence du VHC chez les détenus a augmenté de façon régulière au cours de cette période, passant de 18,1 % en 1999 à 30,2 % en 2008. En 2007, 4 101 détenus étaient reconnus comme positifs pour le VHC; l’estimation du taux de prévalence ponctuelle du VHC s’élevait à 29,9 %. En 2008, le nombre de cas de VHC et le taux de prévalence ponctuelle du VHC s’établissaient à 3 907 et à 30,2 %, respectivement.

Tableau des données

  1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
VHC 2317 2542 2993 3173 3260 3303 3581 3661 4101 3907
Prévalence du VHC 18,1% 20,1% 23,6% 25,8% 26,8% 25,2% 29,3% 27,6% 29,9% 30,2%

Figure 2.1 : Prévalence en fin d'année  du <abbr>VHC</abbr>, détenus, 1999-2008±

± - Pour les données pour la période de 1990 à 1998, voir le rapport de surveillance pour 2002-2004.
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Figure 2.2 Prévalence en fin d’année du VHC par sexe, détenus, 2000-2008

description de Figure 2.2 :

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Résumé : La figure 2.2 donne les taux de prévalence du VHC par sexe chez les détenus entre 2000 et 2008. On constate que les taux d’infection à VHC étaient toujours plus élevés chez les femmes, comparativement aux hommes, mais cet écart diminuait au fil des ans. Chez les détenues, on a observé un pic du taux de prévalence du VHC en 2000, soit à 42,4 %. Ce taux a progressivement diminué à 36,4 % en 2007 et à 34,9 % en 2008. Chez les hommes détenus, le taux de prévalence du VHC était à son plus bas en 2000, soit à 19,7 %, pour ensuite augmenter graduellement à 29,6 % en 2007 et à 30,0 % en 2008.

Tableau des données

  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
FEMME 42,4% 41,2% 38,6% 37,0% 37,6% 39,5% 36,0% 36,4% 34,9%
HOMME 19,7% 23,2% 25,5% 26,5% 24,8% 29,0% 27,3% 29,6% 30,0%
TOTAL 20,1% 23,6% 25,8% 26,8% 25,2% 29,3% 27,6% 29,9% 30,2%

Figure 2.2 : Prévalence en fin  d'année du <abbr>VHC</abbr> par sexe, détenus, 2000-2008

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Traitement du VHC

Pour chaque mois, le SSMI donne le nombre de détenus chez qui le traitement du VHC est amorcé ou déjà en cours. Le nombre de détenus chez qui le traitement du VHC a été amorcé a été de 328 en 2007 et de 319 en 2008 (voir tableau 2.2). Le nombre moyen de détenus traités pour le VHC au cours d’un mois donné était de 40 en 2000, de 165 en 2007 et de 174 en 2008

Tableau 2.2
Traitement du VHC – traitement amorcé et participation au traitement, détenus, 2000-2008
  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Nombre de détenus chez qui le traitement du VHC a été amorcé 91 123 163 271 252 267 370 328 319

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Mises en liberté dans la collectivité – VHC

La plupart des détenus sous responsabilité fédérale purgent des peines d’une durée déterminée et sont un jour ou l’autre mis en liberté dans la collectivité. Le tableau 2.3 montre que le nombre total de détenus mis en liberté dans la collectivité et dont on savait qu’ils étaient infectés par le VHC a été de 2 161 en 2007 et de 2 254 en 2008.

Tableau 2.3
Nombre de détenus dont on savait qu’ils vivaient avec le VHC mis en liberté dans la collectivité, 2000 – 2008
   2000   2001   2002   2003   2004   2005   2006   2007   2008 
Nombre de détenus positifs pour le VHC mis en liberté dans la collectivité 1 156 1 506 1 856 2 354 2 472 2 065 2 183 2 161 2 254

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

3. Hépatite A (VHA) et hépatite B (VHB)

Déclaration des cas de VHA et de VHB

Des données agrégées sur les cas de VHA sont fournies par l’entremise du SSMI depuis 2005. Le tableau 3.1 montre les nombres de cas de VHA et de VHB déclarés pour la période de 2000 à 2008. Trois cas d’hépatite A aiguë ont été déclarés en 2007 et aucun cas de VHA n’a été déclaré en 2008. Les cas de VHB diagnostiqués sont passés d’un sommet de 43 en 2001 à 18 en 2007 et à 9 en 2008. Le taux de prévalence globale de l’hépatite B aiguë a été de 0,13 % en 2007 et de 0,07 % en 2008

Tableau 3.1
Nombre de cas d’hépatite A et d’hépatite B, détenus, 2000-2008
   2000   2001   2002   2003   2004   2005   2006   2007   2008 
Nombre total de cas de VHA -- -- -- -- -- 0 1 3 0
Taux de prévalence de l’hépatite A aiguë -- -- -- -- -- 0% 0,01% 0,02% 0,00%
Nombre total de cas de VHB 13 43 30 17 16 6 9 18 9
Taux de prévalence de l’hépatite B aiguë 0,10% 0,34% 0,24% 0,14% 0,12% 0,05% 0,07% 0,13% 0,07%

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

4. Infections transmissibles sexuellement (ITS)

Déclaration des cas d’ITS

Le SSMI donne le nombre de cas diagnostiqués de chlamydia génitale, de gonorrhée, de syphilis et d’« autres ITS » (soit l’herpès, les verrues génitales et d’autres ITS non précisées, comme l’urétrite). La fréquence globale des cas signalés et les taux de prévalence correspondants pour les ITS par sexe sont indiqués au tableau 4.1. Les tendances des taux de prévalence au fil du temps pour les différentes ITS sont montrées à la figure 4.1.

Tableau 4.1
Cas d’ITS signalés et prévalence (pourcentage), détenus, 2000-2008
ITS (N/%) 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
  # % # % # % # % # % # % # % # % # %
Chlamydia 21 0,17 % 23 0,18 % 53 0,43 % 58 0,48 % 53 0,40 % 92 0,75 % 95 0,72 % 92 0,67 % 130 1,01 %
Hommes 19 0,16 % 21 0,17 % 49 0,41 % 55 0,46 % 48 0,38 % 87 0,74 % 87 0,68 % 88 0,67 % 117 0,94 %
Femmes 2 0,64 % 2 0,60 % 4 1,31 % 3 0,89 % 5 1,23 % 5 1,29 % 8 1,80 % 4 0,80 % 13 2,78 %
Gonorrhée 11 0,09 % 13 0,10 % 20 0,16 % 7 0,06 % 11 0,08 % 11 0,09 % 20 0,15 % 24 0,17 % 9 0,07 %
Hommes 11 0,09 % 11 0,09 % 19 0,16 % 6 0,05 % 7 0,06 % 10 0,08 % 19 0,15 % 21 0,16 % 6 0,05 %
Femmes 0 0,00 % 2 0,60 % 1 0,33 % 1 0,30 % 4 0,98 % 1 0,26 % 1 0,22 % 3 0,60 % 3 0,64 %
Syphilis 0 0,00 % 0 0,00 % 3 0,02 % 4 0,03 % 10 0,08 % 6 0,05 % 16 0,12 % 10 0,07 % 21 0,16 %
Hommes 0 0,00 % 0 0,00 % 3 0,03 % 3 0,03 % 9 0,07 % 6 0,05 % 14 0,11 % 9 0,07 % 17 0,14 %
Femmes 0 0,00 % 0 0,00 % 0 0,00 % 1 0.30 % 1 0.25 % 0 0,0 % 2 0,45 % 1 0,20 % 4 0,86 %
Autres ITS 60 0,49 % 35 0,28 % 53 0,43 % 85 0,70 % 91 0,69 % 66 0,54 % 61 0,46 % 87 0,63 % 95 0,73 %
Hommes 20 0,17 % 10 0,08 % 45 0,38 % 71 0,60 % 69 0,54 % 50 0,42 % 35 0,27 % 64 0,48 % 89 0,71 %
Femmes 40 12,74 % 25 7,53 % 8 2,61 % 14 4,14 % 22 5,41 % 16 4,13 % 26 5,84 % 23 4,60 % 6 1,28 %

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Figure 4.1 Prévalence des ITS dans les pénitenciers fédéraux canadiens, détenus, 2000-2008

description de Figure 4.1 :

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Résumé : La figure 4.1 indique les taux de prévalence de plusieurs infections transmissibles sexuellement (ITS) chez les détenus entre 2000 et 2008. Les taux de prévalence de l’infection à chlamydia, de la gonorrhée, de la syphilis et d’autres ITS non spécifiques étaient relativement bas, soit entre 0 % et 1,01 %. À l’exception de la gonorrhée, la prévalence de toutes les ITS s’est accrue entre 2007 et 2008. En 2008, l’ITS la plus répandue était l’infection à chlamydia (1,01 %), suivie par d’autres ITS non spécifiques (0,73 %), de la syphilis (0,16 %) et de la gonorrhée (0,07 %).

Tableau des données

  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Chlamydia 0,17% 0,18% 0,43% 0,48% 0,40% 0,75% 0,72% 0,67% 1,01%
Gonorrhée 0,09% 0,10% 0,16% 0,06% 0,08% 0,09% 0,15% 0,17% 0,07%
Syphilis 0,00% 0,00% 0,02% 0,03% 0,08% 0,05% 0,12% 0,07% 0,16%
Autre 0,49% 0,28% 0,43% 0,70% 0,69% 0,54% 0,46% 0,63% 0,73%

figure 4.1

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

5. Tuberculose (tuberculose) parmi les détenus

Participation à l’évaluation

La participation des détenus au dépistage de la tuberculose de 2000 à 2008 est indiquée au tableau 5.1. Parmi les détenus, la participation à l’évaluation de la tuberculose a été de 77,8 % en 2007 et de 79,4 % en 2008

Tableau 5.1
Participation1 à l’évaluation de la tuberculose, détenus, 2000-2008
  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Nombre 13 013 13 197 13 223 13 460 13 470 13 938 14 588 14 578 14 212
% 78,1 % 78,7 % 80,4 % 82,0 % 76,9 % 81,8 % 79,5 % 77,8 % 79,4 %

1 – Taux de participation calculé en additionnant les nouvelles admissions annuelles à la population carcérale au 1er janvier de l’année en question.
Source : Données de surveillance de l’application Web du SSMI, SCC 2011

Test cutané à la tuberculine (TCT) – virages tuberculiniques et taux de conversion

L’analyse des antécédents de TCT chez les détenus ayant obtenu un résultat positif à une évaluation négative continue permet d’estimer le taux de conversion. Un sujet pour qui un virage tuberculinique s’est produit est défini comme une personne ayant jusqu’à présent un résultat négatif au TCT, mais qui a maintenant obtenu un résultat positif. La figure 5.1 montre le nombre de détenus chez qui un virage tuberculinique est survenu et le taux de conversion du TCT correspondant pour chaque année au cours de la période de 1999 à 2008. Les données indiquent que le taux de conversion estimatif chez les détenus a été de 1,49 % en 2007 et de 1,15 % en 2008.

Figure 5.1 Nombre de virages tuberculiniques et taux de conversion du TCT, détenus, 1999-2008

description de Figure 5.1 :

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Résumé : La figure 5.1 indique le nombre de virages tuberculiniques (virage au test cutané à la tuberculine – TCT) et le taux de virage de la réaction tuberculinique chez les détenus en fin d’année entre 1999 et 2008. Le nombre de virages tuberculiniques le plus élevé a été observé en 2001 (85) et en 2007 (87), correspondant aux deux taux de virage au TCT les plus élevés au cours de cette période, soit de 1,64 % et de 1,49 % respectivement. En 2008, 70 virages tuberculiniques ont été signalés, et le taux de virage s’élevait à 1,15 %.

Tableau des données

  1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Virages tuberculiniques 51 41 85 73 66 45 51 54 87 70
Taux 1,13% 0,79% 1,64% 1,45% 1,22% 0,83% 0,90% 0,89% 1,49% 1,15%

figure 5.1

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Infection tuberculeuse latente (ITL)

La proportion globale de détenus considérés être infectés par Mycobacterium tuberculosis est obtenue en additionnant tous les sujets ayant un résultat positif au TCT (le nombre de ceux qui étaient positifs à l’évaluation initiale, dont les résultats sont nouvellement positifs, et qui ont déjà eu un résultat positif), et en divisant la somme par le nombre total de personnes testées.

La figure 5.2 montre la proportion d’ITL par sexe pour la période de 1998 à 2008. Chez les hommes, la proportion d’ITL était de 16,9 % en 2007 et de 16,1 % en 2008. Chez les femmes, elle était de 10,6 % en 2007 et de 10,1 % en 2008.

Figure 5.2 width="538" height="324" alt="figure 5.2"

description de Figure 5.2 :

Source : Données de surveillance de l’application Web du SSMI, SCC 2011

Résumé : La figure 5.2 montre la proportion d’infections tuberculeuses latentes (ITL) chez les détenus, hommes et femmes, pour la période de 1998 à 2008. Dans l’ensemble, la proportion de détenus atteints d’une ITL a chuté au fil des années, passant de 22,0 % en 1998 à 15,9 % en 2008. On observe presque tous les ans, au cours de cette période, que la proportion de détenus masculins ayant déclaré être atteints d’une ITL était plus élevée, comparativement aux détenues. Chez les hommes, la proportion d’hommes atteints d’une ITL s’élevait à 16,9 % en 2007 et à 16,1 % en 2008, alors que chez les femmes, elle s’élevait à 10,6 % en 2007 et à 10,1 % en 2008.

Tableau des données

  1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
FEMME 22,0% 21,9% 20,5% 21,0% 19,0% 19,0% 17,1% 16,1% 16,8% 16,9% 16,1%
HOMME 19,5% 22,1% 18,1% 19,8% 15,3% 13,3% 8,4% 8,4% 11,3% 10,6% 10,1%
TOTAL 22,0% 22,0% 20,4% 20,9% 18,9% 18,8% 16,8% 15,8% 16,6% 16,6% 15,9%

figure 5.2

Source : Données de surveillance de l’application Web du SSMI, SCC 2011

Traitement de l’ITL

Le tableau 5.2 montre le nombre de détenus qui ont une ITL et le nombre mensuel moyen de détenus qui suivent un traitement prophylactique pour une ITL, pour la période de 2000 à 2008. Le nombre total de détenus qui ont une ITL est à la baisse, étant passé de 2 654 en 2000 à 2 255 en 2008, pendant que le nombre mensuel de détenus traités pour une ITL a suivi une courbe ascendante, passant de 57 en 2000 à 127 en 2008.

Tableau 5,2
Nombre mensuel moyen de détenus sous prophylaxie pour une ITL, 2000-2008
  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Nombre mensuel de détenus ayant une ITL 2 654 2 760 2 494 2 532 2 259 2 198 2 421 2 380 2 255
Nombre mensuel moyen de détenus sous prophylaxie pour une ITL 57 72 64 49 84 99 103 147 127

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Tuberculose active

Les cas de tuberculose active (tuberculose active) sont déclarés par l’entremise du SSMI du SCC (voir figure 5.3). Le nombre de cas de tuberculose active diagnostiqués et signalés parmi les détenus du SCC a été de 2 en 2007 et de 4 en 2008. Ces cas déclarés correspondent à des taux de cas annuels de 10,7 et de 22,4 pour 100 000 respectivement.

Comme le nombre absolu de cas de tuberculose active est restreint, une moyenne mobile sur trois ans a été calculée (voir figure 5.3). Cette moyenne a pour effet d’aplanir la variabilité du nombre limité de cas d’une année à l’autre. La moyenne mobile centrée sur trois ans s’établissait à 16,5 pour 100 000 en 2007

Figure 5.3 Fréquence et taux des cas de tuberculose active, détenus, 1998-2008

description de Figure 5.3 :

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

Résumé : La figure 5.3 indique le nombre de cas de tuberculose active, le taux annuel d’incidence et le taux moyen d’incidence sur trois ans de la maladie chez les détenus pour la période se situant entre 1998 et 2008. Le nombre de cas actifs se situait entre 0 cas en 2001 et 6 cas en 1998 et en 2005. Deux détenus ont reçu le diagnostic de la maladie en 2007 et en 2008. Ceci a permis de déterminer l’incidence moyenne sur 3 ans pour 100 000, laquelle s’établissait à 27,5 en 1999, pour ensuite chuter à 6,0 en 2001, remonter à 23,5 en 2004 et redescendre à 12,7 en 2007.

Tableau des données

  1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Tuberculose active 6 5 2 0 1 3 3 6 3 2 2
Taux de cas (per 100,000) 41,7 28,9 12,0 0,0 6,1 18,3 17,1 35,2 16,3 10,7 11,2
Taux sur 3 ans
(per 100,000)
27,5 13,6 6,0 8,1 13,8 23,5 22,9 20,7 12,7
% d’ITL 22,0% 22,0% 20,4% 20,9% 18,9% 18,8% 16,8% 15,8% 16,6% 16,6% 15,9%

figure 5.3

* - Taux de cas : taux pour 100 000
** - % ITL : proportion ayant une ITL (pourcentage)
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2011

6. Tuberculose parmi le personnel

Participation à l’évaluation

Le tableau 6.1 montre la participation à l’évaluation de la tuberculose chez le personnel du SCC au cours de la période de 2000 à 2008. Cette participation a été de 11,8 % en 2007 et de 9,0 % en 2008

Tableau 6.1
Participation à l’évaluation de la tuberculose, personnel, 2000-2008
  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Nombre 3 327 3 299 2 969 3 278 2 376 1 995 2 939 1 999 1 627
% 20,6 % 19,8 % 17,2 % 19,6 % 14 % 13,5 % 17,9 % 11,8 % 9,0 %

Source : Données de surveillance de l’application Web du SSMI, SCC 2011

Test cutané à la tuberculine (TCT) – sujets pour qui un virage s’est produit et taux de virage

L’analyse des antécédents de TCT chez le personnel ayant obtenu un résultat positif à une évaluation négative continue permet d’estimer le taux de virage. Un sujet pour qui un virage s’est produit est défini comme une personne ayant en dossier un résultat négatif au TCT, mais qui a maintenant un résultat positif. La figure 6.1 montre le nombre de membres du personnel chez qui un virage du TCT est survenu et le taux de virage correspondant pour chaque année au cours de la période de 1999 à 2008. Les données indiquent que le taux de virage du TCT chez le personnel a été de 0,20 % en 2007 et de 0,17 % en 2008.

Figure 6.1 Nombre de virages tuberculiniques et taux de conversion du TCT, détenus, 1999-2008

description de Figure 6.1 :

Source : Données de surveillance de l’application Web du SSMI, SCC 2011

Résumé : La figure 6.1 indique le nombre de virages tuberculiniques (virage au TCT) et le taux de virage de la réaction tuberculinique chez le personnel du SCC en fin d’année entre 1999 et 2008. Depuis 1999, le taux de virage s’est progressivement accru pour atteindre un maximum de 0,82 % en 2005, le virage au TCT s’étant avéré positif chez huit employés. Depuis 2005, le taux de virage a chuté. On a signalé deux virages au TCT en 2007 et un seul en 2008, produisant ainsi des taux de virage de 0,20 % et de 0,17 % respectivement.

Tableau des données

  1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Virages tuberculiniques 4 3 3 3 7 7 8 10 2 1
Taux 0,29% 0,23% 0,21% 0,28% 0,46% 0,69% 0,82% 0,66% 0,20% 0,17%

figure 6.1

Source : Données de surveillance de l’application Web du SSMI, SCC 2011

Infection tuberculeuse latente (ITL)

La proportion globale du personnel considéré être infecté par Mycobacterium tuberculosis est obtenue en additionnant tous les employés ayant un résultat positif au TCT (le nombre de ceux qui étaient positifs à la première évaluation, ceux dont les résultats sont nouvellement positifs et ceux qui ont déjà eu un résultat positif), et en divisant la somme par le nombre total de personnes testées.

La figure 6.2 montre la proportion d’ITL par sexe parmi le personnel pour la période de 1998 à 2008. Chez les hommes, la proportion d’ITL était de 5,9 % en 2007 et de 7,6 % en 2008. Chez les femmes, elle était de 6,0 % en 2007 comme en 2008

Figure 6.2 Infection tuberculeuse latente par sexe, personnel, 1998-2008

description de Figure 6.2 :

Source : Données de surveillance de l’application Web du SSMI, SCC 2011

Résum : La figure 6.2 montre la proportion d’infections tuberculeuses latentes (ITL) par sexe chez les employés du SCC pour la période se situant entre 1998 et 2008. Dans l’ensemble, la proportion d’employés atteints d’une ITL a chuté au fil des années, passant de 12,9 % en 1998 à 7,0 % en 2008. On observe presque tous les ans, au cours de cette période, des taux d’ITL similaires chez les hommes et les femmes. La proportion d’hommes atteints d’une ITL s’établissait à 5,9 % en 2007 et à 7,6 % en 2008, alors que la proportion de femmes atteintes d’une ITL était de 6,0 % en 2007 et en 2008.

Tableau des données

  1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
FEMME 10,6% 8,4% 8,9% 6,4% 8,5% 7,3% 5,5% 6,9% 6,4% 5,9% 7,6%
HOMME 9,7% 8,7% 12,1% 6,6% 8,1% 5,9% 6,4% 6,3% 6,5% 6,0% 6,0%
TOTAL 12,9% 11,0% 11,6% 7,5% 9,3% 7,1% 5,9% 6,6% 6,6% 6,0% 7,0%

figure 6.2

Source : Données de surveillance de l’application Web du SSMI, SCC 2011

Partie 3 : Discussion

Sommaire des malades/pathogènes

Des données sur le dépistage des maladies infectieuses ont été présentées pour le VIH, le VHC et la tuberculose. De près de 50 % qu’il était en 2007, le taux de participation au dépistage du VIH et du VHC au moment de l’admission a augmenté pour s’établir à environ 58 % en 2008. Entre 20 et 25 % des détenus de la population carcérale générale ont été soumis à des tests de dépistage du VIH et du VHC. Nous nous attendons à ce que les taux de dépistage soient plus élevés à l’admission, car les tests sont offerts à tous les détenus à ce moment, alors qu’ils ne sont pas systématiquement offerts aux détenus de la population générale. Les détenus non testés à l’admission pouvaient ne pas être à risque pour le VIH ou le VHC, ou pouvaient avoir été testés récemment dans un établissement correctionnel provincial ou territorial, conformément aux directives nationalesNote de bas de page 5. Presque 80 % des détenus et environ 10 % du personnel ont subi des tests de dépistage de la tuberculose en 2007‑2008. Le taux de participation du personnel peut être sous‑estimé, car un test que leur aurait fait subir leur médecin personnel ne figurerait pas dans les données. En outre, les membres du personnel travaillant à l’administration centrale ou dans les administrations régionales sont moins susceptibles d’être testés.

Les taux de prévalence pour le VIH, le VHC, le VHA, le VHB, les ITS et la tuberculose dans la population carcérale fédérale présentés ci‑dessus sont globalement plus élevés que dans l’ensemble de la population canadienneNote de bas de page 6. Au SCC, l’hépatite C représente la plus importante pathologie, avec une proportion d’environ 30 % de la population carcérale totale qui est infectée. Dans l’ensemble, la prévalence du VIH est d’environ 1,7 à 1,8 %, et celle du VHA, du VHB et des ITS est inférieure ou égale à 1 % dans chaque cas. Les taux de prévalence pour ces maladies sont généralement beaucoup plus élevés chez les femmes que chez les hommes en détention. 

La prévalence de l’ITL chez les détenus est d’environ 16 %, et chez le personnel, d’environ 7 %. Les taux d’ITL sont plus élevés chez les hommes que chez les femmes. Le nombre de détenus ayant une ITL a régressé de 2000 à 2008; toutefois, le nombre de détenus traités pour une ITL chaque mois a plus que doublé au cours de la même période. Bien que pour chaque année le nombre de cas de tuberculose active chez les détenus du SCC soit peu élevé, le taux est beaucoup plus élevé que dans l’ensemble de la population canadienne. Un virage tuberculinique se produit chez une proportion de 1 à 1,5 % des détenus et chez moins d’un pour cent des membres du personnel du SCC chaque année, ce qui indique que la tuberculose se transmet dans les établissements du SCC.

La proportion globale de détenus positifs pour le VIH qui était traitée se situait autour de 55 à 65 %. Bien qu’un taux de traitement de 100 % puisse sembler optimal, il peut exister un certain nombre de raisons (p. ex. patient non cliniquement admissible, report du traitement, abandon du traitement en raison d’effets secondaires ou de résistance aux médicaments) pour lequel un détenu peut NE PAS être traité au cours d’un mois donnéNote de bas de page 7. En 2007-2008, environ 170 détenus étaient traités pour le VHC et 140 l’étaient pour une ITL au cours de n’importe quel mois; toutefois, les données du SSMI ne peuvent être utilisées pour estimer la proportion des détenus traités pour le VHC ou l’ITL. Le nombre de détenus traités pour le VHC et l’ITL au cours d’un mois donné a augmenté avec le temps, ce qui est une indication du nombre croissant de ressources, comme les heures des infirmières, consacrées au traitement des personnes atteintes de ces maladies.

Limites

Les données dans le présent rapport sont sujettes à plusieurs limites. Les données du SSMI sont agrégées, et elles dépendent des infirmières, qui doivent les fournir à la fin de chaque mois. En l’absence de dossier de santé électronique uniformisé, c’est une tâche paperassière. Suivre les transfèrements de détenus chaque mois exige de revoir les listes de transfèrement et de les vérifier par rapport à d’autres listes, encore une fois manuellement. Et il y a aussi d’autres cas (p. ex. un cas de VHC transféré à un établissement provincial pour comparaître devant un tribunal ou à un hôpital dans la collectivité) qui ne sont pas saisis par le SSMI, et qui peut expliquer pourquoi les données sont saisies différemment entre établissements. Un guide administratif pour le SSMI existe.

La catégorisation des détenus entre les nouvelles admissions et la population générale peut entraîner certaines erreurs de classification. Dans certains cas, les nouvelles admissions peuvent immédiatement être placées en isolement, en raison soit de leur propre cote de sécurité, soit de leur comportement. En pareil cas, le détenu n’a pas nécessairement accès aux services de santé, et des arrangements particuliers doivent être pris pour s’assurer que l’infirmière procède à l’évaluation de santé. 

Il se peut aussi qu’un nouveau détenu soit rencontré en entrevue et que des tests soient demandés alors qu’il se trouve encore à une unité d’admission, mais que les résultats des tests ne soient reçus qu’après qu’il a été transféré à un autre établissement (où il sera considéré faire partie de la population carcérale générale). Si l’établissement qui reçoit les résultats du test déclare les résultats, on considérera que le test sera pour un détenu de la population générale plutôt que pour une nouvelle admission. La situation est encore plus compliquée dans le cas de femmes, car un seul établissement par région s’occupe des admissions et héberge les femmes faisant partie de la population générale à divers niveaux de sécurité. Par conséquent, la distinction entre « nouvelle admission » et « population générale » est plus floue.

Une importante source de variabilité dans les données de dépistage de la tuberculose est le test cutané à la tuberculine lui‑même. La variabilité entre opérateurs dans l’administration du TCT et l’interprétation de l’induration résultante peut entraîner des différences dans les résultats du test. Il peut également y avoir certains écarts dans l’interprétation du test (c.‑à‑d. ce qui constitue un résultat positif). 

Orientations futures

En 2005, le SCC a commencé à utiliser des formulaires de dépistage améliorés pour les infections transmissibles sexuellement ou par le sang. Les résultats sont saisis dans l’application Web-SSMI, qui remplacera à un moment donné les données agrégées saisies dans le SSMI actuel. Dans les rapports renfermant des données tirées de l’application Web du SSMI sont examinés plus en détail les cas déclarés et, avec le temps, ces rapports traiteront d’autres questions pertinentes, comme la participation au dépistage et les facteurs de risque pour les nouvelles admissions, et seront utiles pour estimer les taux de séroconversion relatifs aux infections transmissibles sexuellement ou par le sang chez les détenus dans les établissements du SCC. Les résultats consignés dans l’application Web-SSMI qui concernent les infections transmissibles sexuellement ou par le sang ont été publiés pour la première fois dans le rapport Surveillance des maladies infectieuses dans les pénitenciers fédéraux canadiens 2005‑2006 et font l’objet d’une semblable préparation pour être présentés dans le rapport de surveillance intégral sur les maladies infectieuses dans les pénitenciers fédéraux pour la période de 2007-2008.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Conformément à la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition, L.C. 1992, c.20 : http://laws.justice.gc.ca/PDF/Statute/C/C-44.6.pdf.

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Note de bas de page 2

Le traitement de l’hépatite C consiste généralement en 24 à 48 semaines de polythérapie, et le traitement de l’ITL, en la prise d’isoniazide pendant neuf mois. Toutefois, la durée du traitement pour chaque personne est déterminée par le médecin de l’établissement.

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Note de bas de page 3

Diviser le nombre moyen de détenus traités au cours d’un mois donné par le nombre total de détenus infectés sous‑estime la proportion de détenus traités; de plus, le même nombre divisé par 12 ne convient pas comme dénominateur pour cette estimation.

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Note de bas de page 4

Service correctionnel du Canada (2008); Surveillance des maladies infectieuses dans les pénitenciers fédéraux canadiens, 2002-2004. SCC, Ottawa, 2008

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Note de bas de page 5

Pour connaître les lignes directrices nationales concernant le VIH et le VHC, voir la page pertinente sur le site Web de l’ASPC : http://www.phac-aspc.gc.ca/dpg-fra.php.

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Note de bas de page 6

Les données sur la prévalence des maladies à déclaration obligatoire au Canada sont fournies par l’ASPC : http://www.phac-aspc.gc.ca/.

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Note de bas de page 7

Les raisons de l’interruption ou du report du traitement chez les détenus positifs pour le VIH ont été explorées dans le Sondage national de 2007 auprès des détenu(e)s, qui se trouve sur le site Web du SCC à cette adresse : http://www.csc-scc.gc.ca/recherche/005008-0211-fra.shtml.

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