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La transformation des services correctionnels fédéraux pour les femmes

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Historique

La Prison des femmes : contexte historique

Au cours des dix dernières années, une nouvelle philosophie en matière de services correctionnels pour femmes a vu le jour. Il y a dix ans, le Canada ne comptait qu'un seul établissement pour les délinquantes sous responsabilité fédérale : la Prison des femmes à Kingston, en Ontario. Depuis l'ouverture de cet établissement en 1934, plusieurs groupes d'étude et commissions royales en ont réclamé la fermeture. Cela n'est pas surprenant : la Prison des femmes était isolée sur le plan géographique (bien des femmes étaient incarcérées loin de leurs familles, de leurs amis et de leur collectivité), elle n'offrait pas de programmes conçus spécialement pour répondre aux besoins des femmes; on s'y trouvait à l'étroit, la ventilation y était de piètre qualité et l'intimité était limitée; de plus, on n'y répondait pas de manière satisfaisante aux besoins culturels et spirituels des délinquantes autochtones et on n'y utilisait que la langue de la majorité, soit l'anglais.

Le groupe d'étude sur les femmes purgeant une peine fédérale

Déterminé à régler la situation, le commissaire du Service correctionnel du Canada (SCC), Ole Ingstrup, a mis sur pied un nouveau groupe d'étude en 1989. Composé de divers intervenants du milieu correctionnel et de représentants d'organismes gouvernementaux et non gouvernementaux, le groupe d'étude sur les femmes purgeant une peine fédérale a été chargé d'élaborer une stratégie globale de gestion des délinquantes. Le rapport du groupe d'étude, intitulé La création de choix, a reçu l'aval du gouvernement fédéral en septembre 1990. Ce rapport était fondé sur les principes de l'habilitation, des choix judicieux, du respect et de la dignité, des milieux d'entraide et des responsabilités partagées. Ces principes ont inspiré un certain nombre de recommandations, dont celles-ci :

  • la fermeture de la Prison des femmes
  • la construction d'établissements régionaux pour femmes1 et d'un pavillon de ressourcement pour Autochtones (structurés selon le modèle d'environnement de vie communautaire);
  • l'élaboration de programmes axés sur les femmes, y compris de programmes pour les survivantes d'actes de violence et sur les relations mère-enfant;
  • la mise sur pied d'une stratégie communautaire visant à élargir et à renforcer les programmes et les services résidentiels et non résidentiels offerts aux délinquantes mises en liberté sous condition.

Ces recommandations ont permis d'établir une nouvelle définition du concept de services correctionnels efficaces pour les délinquantes, qui repose sur une approche holistique pour répondre aux besoins particuliers de celles-ci. Le groupe d'étude a fondé sa définition sur les résultats des consultations et de la recherche, dont un sondage auprès du personnel du SCC et des délinquantes, ainsi qu'un examen approfondi de la documentation.