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La transformation des services correctionnels fédéraux pour les femmes

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Depuis 1990

Mise en ouvre des recommandations du groupe d'étude

Depuis l'approbation du rapport du groupe d'étude en 1990, le SCC s'est employé à en mettre en ouvre les recommandations. Le SCC ayant adopté une conception fondamentalement différente des services correctionnels efficaces pour délinquantes, on peut se demander à quel point il a été fidèle à la vision contenue dans La création de choix.

établissements régionaux pour femmes

Entre 1995 et 1997, le SCC a ouvert cinq nouveaux établissements régionaux pour femmes. Les voici :

NomEmplacementOuvertureCapacité
Pavillon de ressourcement Okimaw OhciMaple Creek (Saskatchewan)Août 19928
Établissement NovaTruro (Nouvelle-écosse)Octobre 199524
Établissement Edmonton pour femmesEdmonton (AlbertaNovembre 199553
Établissement Grand ValleyKitchener (Ontario)Janvier 199772
Établissement JolietteJoliette (Québec)Janvier 19981

De façon générale, l'aménagement des établissements régionaux fait écho aux recommandations du groupe d'étude. Le bâtiment principal de chaque établissement regroupe les bureaux du personnel, des salles pour les programmes, une infirmerie, une aire de visite et une unité à sécurité renforcée, où ont été aménagées des cellules d'isolement. Chaque établissement régional est entouré d'une clôture périmétrique dotée d'un système de détection.

Les unités d'habitation des détenues sont regroupées derrière le bâtiment principal. Chaque maison peut accueillir de six à dix femmes; elle comporte une pièce de séjour commune, une cuisine, une salle à manger, des salles de bain, une buanderie/lingerie et elle donne accès au terrain de l'établissement. Les portes et les fenêtres de chaque maison sont reliées à un système d'alarme. Les femmes qui y sont hébergées ont la responsabilité de répondre à leurs propres besoins quotidiens : cuisine, ménage, lessive, etc. Ce type de vie communautaire représente un énorme changement par rapport au milieu dans lequel ces femmes vivaient à la Prison des femmes. Il permet aux femmes de maîtriser de nouveau leur vie quotidienne et les encourage à travailler ensemble.

Le Pavillon de ressourcement Okimaw Ohci diffère à certains égards des établissements régionaux. Il s'agit du premier établissement à avoir été conçu avec et pour des membres des collectivités des Premières nations. La plupart de ces employés, dont la Kikawinaw (la directrice de l'établissement - « notre mère » dans la langue crie), sont d'origine autochtone. Les principes qui gouvernent son fonctionnement sont fondés sur les enseignements, la spiritualité et les traditions autochtones. Des Aînées y travaillent à temps plein, et on fait souvent appel à des membres des collectivités des Premières nations pour les cérémonies.

Processus de dotation

Le modèle utilisé pour doter les postes dans chaque établissement régional est très différent de celui appliqué à la Prison des femmes ou dans les établissements pour hommes. En effet, les employés de première ligne ne sont pas des « gardiens » ou des « agents de correction », mais des « intervenants de première ligne ». Leurs fonctions englobent la gestion des cas, le soutien en matière de programme et l'interaction avec les délinquantes.

Lorsqu'il dote ces postes, le SCC recrute des personnes qui ont une expérience de travail auprès des femmes ou qui sont sensibles aux questions touchant les femmes et bien au courant de la philosophie décrite dans La création de choix. Les personnes recrutées doivent suivre une formation générale sur les services correctionnels et une formation axée sur les femmes, qui traite de questions comme le sexisme, l'orientation sexuelle, le racisme, les traditions et la spiritualité autochtones, la violence physique et sexuelle, les comportements autodestructeurs et suicidaires, la toxicomanie et la santé mentale.

La Stratégie des programmes correctionnels à l'intention des femmes

La Stratégie des programmes correctionnels à l'intention des femmes est un cadre holistique, axé sur les femmes et conçu de manière à assurer l'uniformité des programmes dispensés dans les établissements régionaux pour femmes. Les principes énoncés dans le rapport La création de choix ont servi de fondement à l'élaboration de cette stratégie, qui reconnaît les besoins particuliers des délinquantes et cherche à y répondre. Tous les programmes sont structurés en tenant compte du sexe, de l'ethnie, de la culture, de la spiritualité et de la langue des femmes.

Pour ce qui est de l'élaboration et de la mise à jour de la Stratégie, l'article 77 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition prévoit que le SCC doit consulter régulièrement des organisations féminines et d'autres groupes ayant l'expérience appropriée.

Programmes de base

La Stratégie comprend quatre programmes de base pour les délinquantes. Trois d'entre eux sont semblables à ceux offerts aux hommes : les programmes d'acquisition de compétences psychosociales, les programmes pour toxicomanes et les programmes d'alphabétisation et d'apprentissage continu. Chacun de ces programmes a été modifié de façon à tenir compte des besoins particuliers des délinquantes. Il existe aussi un programme spécialement conçu pour les survivantes de traumatismes et d'actes de violence.

Autres programmes et services

D'autres programmes et services sont offerts dans les différents établissements, notamment les programmes multiculturels, les programmes d'activités récréatives et de loisirs, les programmes de formation professionnelle et générale, les programmes de soutien par les pairs et les programmes et services de santé. Les programmes et les services offerts dans un établissement sont souvent repris par un autre établissement et adaptés aux besoins des délinquantes qui s'y trouvent.

Programme mère-enfant

Conformément aux recommandations du groupe d'étude, le SCC a mis au point le programme mère-enfant visant à favoriser de bonnes relations entre les mères et leurs enfants. Dans le cadre de ce programme, les enfants peuvent vivre avec leurs mères incarcérées, pourvu que cela soit dans le meilleur intérêt de l'enfant - notamment son bien-être physique, affectif et spirituel.

Le programme mère-enfant a été mis à l'essai au pavillon de ressourcement Okimaw Ohci en juillet 1996. Il a été mis en ouvre de façon graduelle dans les autres établissements régionaux en 1998.

Nomination de la première sous-commissaire pour les femmes

Nancy Stableforth a été nommée la première sous-commissaire pour les femmes le 21 juin 1996. Ce poste a été créé en réponse à une recommandation de madame la juge Arbour contenue dans le rapport de la Commission d'enquête sur certains événements survenus à la Prison des femmes, publié en 1996. En tant que sous-commissaire pour les femmes, Mme Stableforth est responsable des questions, de la planification et des initiatives stratégiques touchant les femmes.

Au moment de la création de ce poste, les services correctionnels pour femmes subissaient de grands changements. Même si la complexité de la population des délinquantes et de l'environnement carcéral continue de présenter bien des enjeux, les principes énoncés dans La création de choix - l'habilitation, des choix, du respect et de la dignité, des milieux d'entraide et des responsabilités partagées - servent maintenant de cadre à l'élaboration de politiques et de programmes efficaces.