Service correctionnel du Canada
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La transformation des services correctionnels fédéraux pour les femmes

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Mythes et réalités

La plupart des délinquantes ont déjà purgé une peine fédérale.

Réalité

Faux ! La plupart des délinquantes n'ont pas purgé une peine antérieure dans un établissement fédéral. En septembre 1999, 85,9 % des délinquantes purgeaient leur première peine dans un établissement fédéral. Pour le reste, 9,9 % purgeaient leur deuxième peine dans un établissement fédéral et 4,2 % avaient purgé au moins deux peines antérieures dans un établissement fédéral8 .

Mythe

Le coût d'incarcération des détenues est le même que celui des détenus.

Réalité

Faux ! L'incarcération des femmes est plus coûteuse que celle des hommes, principalement parce que les femmes sont moins nombreuses, mais aussi parce que le SCC doit offrir aux détenues des programmes et des services équitables. En 1998-1999, le coût moyen annuel de l'incarcération d'un détenu dans un établissement fédéral était de 59 661 $. Si l'on analyse le coût en fonction du niveau de sécurité, le coût moyen annuel d'incarcération d'un détenu était de 87 135 $ dans un établissement à sécurité maximale, de 52 688 $ dans un établissement à sécurité moyenne, de 46 988 $ dans un établissement à sécurité minimale et de 29 522 $ dans un centre correctionnel communautaire. En 1998-199, le coût moyen annuel de l'incarcération d'une détenue dans l'un des nouveaux établissements régionaux pour femmes s'élevait à 113 610 $9.

Mythe

Le cadre de vie communautaire dans les établissements régionaux ne favorise pas la réadaptation des délinquantes.

Réalité

Faux ! Le cadre de vie communautaire dans les établissements régionaux a été conçu pour favoriser la guérison et le bien-être. Les femmes doivent répondre à leurs besoins quotidiens en faisant, notamment, la cuisine, le ménage et la lessive. Ce genre d'environnement encourage les femmes à prendre leur vie en main et les habilite à faire des choix constructifs et productifs dans la vie, ce qui leur sera utile au moment de leur mise en liberté dans la collectivité.

Mythe

Il faut voir toutes les femmes qui commettent des crimes comme des victimes et non des délinquantes.

Réalité

Faux ! Il est vrai que bon nombre de délinquantes proviennent de milieux défavorisés et qu'elles ont souvent été, au cours de leur vie, victimes de la pauvreté et d'actes de violence physique ou sexuelle. Toutefois, les délinquantes commettent parfois des crimes graves qui blessent d'autres personnes et qui mettent en péril la sécurité publique.

Mythe

Très peu de femmes sont incarcérées pour avoir commis des crimes avec violence.

Réalité

Faux ! Quarante-quatre pour cent des femmes purgeant une peine fédérale ont commis des infractions avec violence (p. ex. vol à main armée, voies de fait). Par ailleurs, 18 % de la population des délinquantes purgent une peine pour meurtre au premier ou au second degré.10

Mythe

La plupart des délinquantes souffrent de troubles mentaux graves et nécessitent une intervention intensive.

Réalité

Faux ! Environ 35 des 354 délinquantes incarcérées ont des besoins spéciaux ou des problèmes de santé mentale qui nécessitent des traitements psychiatriques intensifs à long terme11 . Ces femmes résident actuellement dans des unités de santé mentale au Centre psychiatrique régional à Saskatoon, en Saskatchewan et à la Prison des femmes à Kingston, en Ontario, où elles participent à des programmes intensifs de traitement donnés par des professionnels compétents.

Mythe

La plupart des délinquantes commettent de nouveaux crimes pendant leur libération conditionnelle totale ou leur libération d'office.

Réalité

Faux ! La plupart des délinquantes ne commettent pas de nouveaux crimes pendant leur libération conditionnelle totale ou leur libération d'office.

Des 125 délinquantes en libération conditionnelle totale en 1998-1999, 79,2 % ont complété leur libération sans incident. Chez 10,4 % d'entre elles, la liberté conditionnelle a été révoquée par suite de la perpétration d'une nouvelle infraction sans violence. Par ailleurs, il n'y a pas de cas où la liberté conditionnelle ait été révoquée en raison de la perpétration d'une nouvelle infraction avec violence.

Des 85 délinquantes en libération d'office en 1998-1999, 64,7 % ont complété leur libération sans incident. Chez 9,4 % d'entre elles, la liberté d'office a été révoquée par suite de la perpétration d'une nouvelle infraction sans violence. Par ailleurs, pour 2,4 % d'entre elles, la liberté d'office a été révoquée en raison de la perpétration d'une nouvelle infraction avec violence.

Le nombre de délinquantes qui respectent les conditions de leur libération conditionnelle totale ou de leur libération d'office constitue une preuve éloquente de l'efficacité du système de libération conditionnelle au Canada.12 13