Service correctionnel du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Programmes pour les délinquantes

Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Délibérations: Rencontre entre le SCC et les organisations féminines nationales - Séance d’information concernant l’initiative sur les femmes purgeant une peine fédérale

Activités en cours

Système de gestion de la sécurité - Marie-Andrée Cyrenne

Haut de la page

  • Les anciens systèmes d’attribution des cotes de sécurité étaient conçus pour les hommes et non pour les femmes. Les autres pays sont aux prises avec le même problème. Le SCC a étudié le système d’attribution des cotes de sécurité de Shakopee (Minnesota) et il s’en est inspiré pour élaborer le système proposé pour les établissements pour FPPF.
  • Le Système de gestion de la sécurité comprend un processus d’évaluation qui s’étend sur une période de six semaines durant laquelle le personnel doit recueillir beaucoup de renseignements sur les FPPF. Il s’agit d’un processus dynamique/holistique, o๠l’intervenant de première ligne obtient les renseignements requis avec la collaboration de la détenue.
  • Une description détaillée du Système de gestion de la sécurité proposé est contenue dans le document qui porte le même titre. à€ la suite d’une discussion avec les participants, on a convenu de leur envoyer le document en question en vue d’obtenir leurs commentaires. Cependant, le commissaire a prévenu les participants que les délais pour la consultation seraient serrés.

 

Programme mère-enfants - Hilda Vanneste, Directrice, Programme FPPF, AC

Haut de la page

  • La préoccupation majeure soulignée dans La création de choix est le fait, pour les femmes, d’être séparées de leurs enfants lorsqu’elles sont condamnées à  une peine d’emprisonnement, particulièrement dans les cas o๠elles habitent loin du seul établissement pour femmes, qui se trouve en Ontario. D’ici l’ouverture des nouveaux établissements, on a prévu, comme mesure provisoire, le financement d’une visite familiale dans ces cas, pour permettre aux femmes de rétablir les contacts avec leurs enfants.
  • Le Groupe d’étude sur les femmes purgeant une peine fédérale a recommandé que les femmes puissent cohabiter avec leurs enfants dans les établissements, dans le but de favoriser le maintien de relations positives entre les détenues et leurs enfants. L’intérêt de l’enfant constitue la préoccupation primordiale.
  • Des chambres sont aménagées dans les établissements régionaux et dans le Pavillon de ressourcement pour les enfants des détenues. Une garderie sera construite au Pavillon de ressourcement, et des garderies seront également aménagées dans les autres établissements au cours des années à  venir, conformément aux plans.
  • Diverses possibilités, notamment des visites régulières, des visites familiales privées, des visites sur place, la cohabitation à  temps plein ou à  temps partiel et des visites après les heures d’école sont prévues dans le cadre du programme. L’âge limite proposé est de six ans.
  • Mandat légal - le mandat du SCC est d’assurer le soin, la garde et la réintégration des femmes adultes condamnées à  une peine d’emprisonnement de deux ans et plus. Notre mandat n’est pas d’assumer le soin et la garde des enfants de ces femmes. Cette initiative constitue pour nous une forme d’obligation légale. Il avait été proposé au départ que les femmes soient responsables des coûts à  assumer pour élever leurs enfants. Cependant, un grand nombre de femmes n’ont pas les ressources financières nécessaires à  cette fin, et les établissements ne leur assurent pas une rémunération suffisante pour assumer ces coûts. Le SCC examine actuellement la possibilité de considérer distinctement, dans le cadre de la législation provinciale relative au bien-être de l’enfance, les besoins de la femme et ceux de ses enfants au titre de l’aide fournie pour les vêtements, la nourriture, etc. De plus, les autres enfants peuvent, eux aussi, si les services sociaux le jugent approprié, participer aux programmes (p. ex. counselling psychologique dans le cas de ceux qui ont subi des séquelles de la violence familiale); nous vérifierons si cette possibilité peut également être offerte aux enfants qui habitent à  l’établissement.
  • Un grand nombre de femmes autochtones ont été victimes de violence alors qu’elles habitaient dans des pensionnats, etc., et comme elles n’ont peut-être pas connu des relations parentales positives, elles pourraient avoir besoin d’aide à  ce chapitre.
  • Il faut veiller à  ce que les enfants continuent à  se développer normalement dans le milieu carcéral. Le SCC a conclu un contrat avec une spécialiste qu’il a chargée d’examiner les stades du développement des enfants jusqu’à  l’âge de six ans. Cette étude servira à  déterminer la structure du programme mère-enfants en conformité des principes opérationnels de l’établissement selon lesquels nous devons agir dans les meilleurs intérêts de l’enfant. Le rapport devrait être terminé à  la fin de février ou au milieu de mars 1995.
  • On a également demandé à  cette spécialiste de nous conseiller sur les diverses questions entourant le programme mère-enfants, notamment d’étudier les programmes mis en oeuvre dans d’autres pays. Tous ces renseignements seront rassemblés dans un seul et même rapport, et un mémoire sera soumis à  l’approbation du Comité de direction du SCC.
  • Le Centre correctionnel pour femmes de Burnaby applique actuellement un programme mère-enfants, mais les femmes doivent être détenues dans l’unité résidentielle ouverte. Le SCC devra étudier la question des unités d’habitation à  encadrement plus élevé dans le contexte de la cohabitation mère-enfants, et un pareil environnement n’est manifestement pas acceptable pour l’application d’un programme mère-enfants.
  • R. Boehm souligne que la Société Elizabeth Fry d’Edmonton a produit une publication intitulée Nobody There: Making Peace with Motherhood, qui donne un aperçu des difficultés que doivent surmonter les femmes qui ont été victimes d’abus sexuels, qui ont été toxicomanes, etc., et qui éprouvent un sentiment de culpabilité face à  leur rà´le de mère du fait qu’elles doivent se séparer de leurs enfants parce qu’elles ne sont pas suffisamment bien préparées à  assumer ce rà´le. L’ACSEF souligne qu’on peut obtenir d’autres documents de référence sur ce sujet auprès de la Société Elizabeth Fry de la localité, étant donné que la semaine de la Société Elizabeth Fry tenue l’année dernière portait sur les mères en prison. H. Vanneste souligne qu’une copie de cette publication a été fournie aux entrepreneurs chargés d’élaborer les lignes directrices relatives au programme sur les compétences parentales.
  • Le Conseil des églises pour la justice et la criminologie souligne que le SCC doit utiliser une approche uniforme dans le cadre de son intervention auprès des femmes et des messages que nous leur communiquons dans les programmes, notamment celui qui porte sur les compétences parentales.

 

Élaboration des programmes - mise à  jour - Lisa Watson, Gestionnaire Principale de Project, Programmes Pour FPPF, AC

Haut de la page

  • Les programmes de base pour les établissements pour FPPF refléteront tous une approche axée sur les femmes. Ces programmes ne s’appliquent pas nécessairement au Pavillon de ressourcement, qui élabore sa propre stratégie.
  • La plupart des programmes seront dispensés par des spécialistes issus de la collectivité.
  • Programme de traitement des toxicomanies axé sur les femmes - Deux contrats ont été octroyés (pour les clientèles francophone et anglophone respectivement); on en est à  l’étape finale de la préparation du programme, qui devrait être prêt à  la fin de février.
  • Compétences parentales - Les lignes directrices relatives à  l’élaboration des programmes ont récemment été mises au point. Les directrices des établissements pour FPPF pourront maintenant déterminer les programmes appropriés offerts dans la collectivité.
  • Maîtrise de la colère - Étape de la revue de la littérature - Le Programme de maîtrise de la colère à  l’intention des hommes ne convient pas aux femmes; nous examinons actuellement deux sous-programmes : la violence chez les femmes et maîtriser sa colère et comprendre ses émotions (p. ex. agressivité); estime de soi; automutilation; séquelles de l’inceste, honte, culpabilité, etc. - la prochaine étape sera déterminée en fonction de l’étude de la littérature.
  • Développement des aptitudes cognitives - Le programme sera offert à  l’établissement.
  • Alphabétisme et éducation/apprentissage permanents - Il faudra offrir ces programmes dans le cadre de contrats conclus entre les différents établissements pour FPPF et les autorités scolaires locales, étant donné que la formation scolaire relève des gouvernements provinciaux.
  • Femmes survivantes de violence et de traumatismes - Le document cadre sera présenté lors de la réunion des directrices des établissements pour FPPF cette semaine.