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La colère et les autres émotions chez les femmes: Analyse de la littérature

Introduction

La colère et les autres émotions chez la femme ont fait l'objet d'une étude approfondie de l'ensemble des écrits, publiés principalement en Amérique du Nord dans les domaines suivants : psychologie, psychiatrie, sociologie, criminologie, travail social et éducation. Il ressort plusieurs thèmes dont notamment la compréhension de la complexité présente dans cette émotion humaine. De nombreux facteurs influencent les causes, la présentation et les effets de la colère chez les femmes. Il existe dans les écrits courants, plusieurs mythes approuvés et perpétués dans la culture, et très peu d'études empiriques ont en fait soutenu ces approches. Les hommes étaient les principaux auteurs de ces recherches sur la colère. Ils avaient alors surtout comme cible la population masculine et n'ont consacré aux femmes qu'une place minime. En général, ces études ont eu lieu soit dans l'enceinte de cliniques où les participants éprouvaient de graves difficultés à exprimer leur colère de façon appropriée, soit dans des milieux universitaires où les étudiants recevaient en échange de leur participation des crédits pour leurs diplômes (Schill et Wang, 1990; O'Laughlin et Schill, 1994). Dans les années 70 et au début des années 80, la psychologue Harriet Goldhor Lerner, la psychiatre Teresa Bernadez-Bonesatti, et la psychologue Carol Tavris faisaient partie de la première équipe à étudier de façon précise la colère chez les femmes. La première étude descriptive de grande envergure au cours de laquelle des femmes ont collaboré était en fait dirigée par Thomas et al. en 1993. La particularité de cette étude repose sur le fait que les femmes tenaient leur propre rôle social au sein de leur milieu naturel.