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Programmes pour les délinquantes

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Étude sur le programme mére-enfant

II Les besoins fondamentaux de l'enfant

2.1 Les Besoins Physiques, Matériels Et Émotionnels
2.2 Besoins de santé, motricité et sociabilité
2.3. Les besoins sociaux
2.4 Les activités et jouets nécessaires au développement

 

2.1 Les Besoins Physiques, Matériels Et Émotionnels

Les besoins physiques, matériels et émotionnels de l'enfant ont été circonscrits ici par deux concepts reliés à une perspective d'intervention clinique. Il s'agit du concept d'autorité parentale et celui de responsabilité parentale.

Le premier, celui "d'autorité parentale", est circonscrit en terme de "ce qui est attendu du parent à l'égard de son enfant afin de favoriser chez lui un développement harmonieux" (Centre Rosalie Jetté, juin 1993). Selon les auteurs, deux éléments apparaissent comme fondamentaux au développement harmonieux de l'enfant: la stabilité des personnes qui gravitent autour de l'enfant et de l'environnement où l'enfant évolue et la continuité de la responsabilité parentale. C'est le lien parent-enfant, selon les auteurs, qui permet à la mère et/ou au père d'accomplir les différentes fonctions parentales: la protection, l'affection, l'éducation et l'autorité (fonctions reliées plus spécifiquement aux besoins physiques, matériels, éducatifs et affectifs) et la fonction «modèle d'identification» plus spécifique au besoin d'interaction sociale chez l'enfant.

Le deuxième, celui de "responsabilité parentale" a été circonscrit en terme "d'évaluation du bien-être de l'enfant avec l'exercice des responsabilités parentales". On doit se référer ici à des documents produits dans le but "d'offrir un support à la formation de divers intervenants oeuvrant auprès d'une clientèle de mères, qui, en raison de leur situation psycho-sociale déficitaire doivent recevoir leurs services (C.L.S.C., etc.)" Foucault, Services conseils (1993). Dans cette perspective, citons le document produit, à l'automne 1993, par P. Foucault, "La formulation des plans d'intervention" (1993).

Ce document présente entre autres, une grille d'évaluation qui permet d'évaluer l'exercice des responsabilités parentales par l'évaluation du bien-être de l'enfant. Cet inventaire peut servir à évaluer la compromission de la sécurité et du développement de l'enfant au sens de la loi de la protection de la jeunesse aussi bien que les capacités parentales. Il peut servir de guide d'établissement d'un plan d'intervention personnalisé auprès du parent responsable de l'enfant (son degré de capacité parentale). Il permet aussi d'identifier les forces et les faiblesses du milieu dans lequel évolue un enfant, et de déterminer les indices de satisfaction des besoins fondamentaux de l'enfant. Cet instrument a été utilisé avec succès dans plusieurs programmes visant à prévenir la négligence, l'abus et les troubles de comportement chez les enfants et les adolescents. Il permet de s'assurer que leurs besoins soient évalués et que les services requis leur soient offerts, qu'ils soient adéquats et, si nécessaire, qu'ils soient "référés" si le milieu de vie n'est pas adéquat.

Présentation de l'instrument

Cet inventaire (dont la version française) a été adapté au contexte québécois particulièrement au contexte de formation des cadres intermédiaires, responsables cliniques, éducateurs et consultants sur «la formulation des plans de services et des plans d'intervention» (CSS, CLSC et autres organismes socio-sanitaires). Foucault (1993). La version originale est de Stephen Magura et Beth S. Moses "The child Well-Being Scales (1986)". Elle a été traduite et adaptée par Richard Laurendeau (1989), puis revue et corrigée par Pierre Foucault (1992).

L'inventaire est composé de 43 échelles couvrant quatre domaines reliés au bien-être de l'enfant:

1. accomplissement du rôle parental;

2. capacité de donner les soins à l'enfant;

3. accomplissement des rôles de l'enfant;

4. capacité de l'enfant à accomplir ces rôles.

Les échelles sont constituées de 4 à 6 catégories (niveaux) allant de tout à fait adéquat à la nullité, chaque catégorie regroupant elle-même quelques uns sur l'ensemble des critères qui ont servi à constituer l'échelle. Foucault (1993).

Nous nous limiterons ici à présenter le niveau 1.1 de chacune des échelles de l'inventaire (niveau "tout à fait adéquat" d'un milieu). Le but de cette présentation est de répondre à la question relative aux besoins physiques, matériels et émotionnels de l'enfant. Les échelles 1,2,3,4,5,7,8,9,10,12 et 14 portent spécifiquement sur les besoins physiques et matériels de l'enfant; les échelles 17,18,19,20,21,24,25,26 et 27 portent sur les besoins émotionnels.

Nous remercions Monsieur Pierre Foucault qui a bien voulu nous donner l'autorisation de reproduire ici l'ensemble des échelles et les niveaux 1.1. de chacune des échelles, tirés du document pré-cité qu'il a revu et corrigé lui-même pour le Centre de réadaptation Marie-Vincent à l'automne 93.

L'ENSEMBLE DES ÉCHELLES ÉVALUÉES [ Les données présentées ici sont tirées du document La formulation des plans d’intervention par P. Foucault, Services conseils (1993).]

1. Soins de santé physique

2. Nutrition et alimentation

3. Habillement

4. Hygiène personnelle

5. Ameublement de la maison

6. Surpeuplement de la maison

7. Propreté, entretien de la maison

8. Assurance et stabilité de la résidence

9. Services disponibles à la maison

10. Sécurité physique à la maison

11. Soins de santé mentale

12. Surveillance des moins de 13 ans

13. Surveillance des adolescents

14. Gardiennage

15. Gestion du budget

16. Limites à la capacité parentale

17. Relations entre les conjoints

18. Continuité des fonctions parentales

19. Reconnaissance des problèmes

20. Motivation à résoudre le problème

21. Coopération avec les services

22. Soutien au parent principal

23. Disponibilité et accessibilité des services

24. Acceptation, manif. d'affection aux enfants

25. Approbation des enfants

26. Attentes des parents re les enfants

27. Cohérence de la discipline au foyer

28. Stimulation et enseign. parent/enfants

29. Discipline physique abusive

30. Privations physiques

31. Restrictions physiques excessives

32. Accès limité au foyer

33. Abus sexuels - par le parent; par un tiers adulte

34. Menaces d'abus

35. Exploitation économique

36. Protection contre l'abus - 1ère entrevue; au suivi

37. Besoins d'éducation

38. Rendement scolaire

39. Fréquentation scolaire

40. Relations dans la famille

41. Problèmes de conduite de l'enfant

42. Comport. d'adaptation chez l'enfant

43. Incapacités chez l'enfant

Échelle No 1 : SOINS DE SANTÉ PHYSIQUE

• Traitement des blessures, maladies et incapacités

• Gravité du danger: vie, complication, douleur, contagion

• Les symptômes sont soumis au médecin

• La prévention

1.1 Adéquat

Il n'y a pas d'enfant qui présente des blessures non traitées, des maladies ou des incapacités et qui pourrait bénéficier d'un traitement médical (dentiste, optométriste, etc.).

Échelle no 2 : NUTRITION, RÉGIME ALIMENTAIRE

• Régularité, préparation des repas

• Suffisance et accessibilité de la nourriture

• Salubrité de la nourriture/Équilibre nutritif des repas

• Gravité des conséquences (attention médicale, diète, hospita-lisation

2.1 Adéquat

L'enfant reçoit des repas réguliers et suffisants qui lui permettent de satisfaire aux pré-requis d'une alimentation équilibrée.

Échelle no. 3 : HABILLEMENT

• Nombre de vêtements de base et de rechange

• Condition des vêtements, propreté (vieillissement) et intégrité

• Variété des vêtements

• Conséquences du manque: activités régulières et protection

3.1 Adéquat

• Les enfants disposent de tous les vêtements essentiels au plan de l'habillement et ils ont des vêtements de rechange suffisants pour être propres et bien mis.

• Les vêtements ne sont pas neufs mais ils sont en bonne condition et ils conviennent.

• Les vêtements sont très appropriés à la saison, au lieu et à la température. Par exemple, les enfants ont des vêtements qui sont appropriés à l'automne (vêtements de pluie, gants, vêtements plus légers).

Échelle no. 4 : HYGIENE PERSONNELLE

• Propreté des vêtements et du corps (lavage, cheveux, dents, sous-vêtements, vêtements souillés, etc.)

• Plainte d'autrui

• Conséquences de cet état de fait (rejet, maladie, etc.)

4.1 Adéquat

• Les enfants se lavent ou prennent un bain quotidiennement.

• Les cheveux sont peignés et propres.

• Les vêtements sont changés régulièrement, même s'ils ne sont pas évidemment sales.

• Des sous-vêtements propres sont portés à tous les jours.

• Les couches ou sous-vêtements souillés sont changés rapidement.

Échelle no. 5 : AMEUBLEMENT DE LA MAISON

• Disponibilité de l'ameublement de base essentiel à la famille

• Disponibilité de l'ameublement spécialisé

• Réparations et remplacement du matériel brisé; gravité des manques

5.1 Adéquat

• Le foyer dispose de l'ameublement de base essentiel, une cuisine avec poêle et réfrigérateur et une salle de bain qui sont en bonne condition et fonctionnelles.

• Les réparations nécessaires et les remplacements sont faits rapidement.

• Le foyer dispose des items spécialisés pour le soin des enfants (par exemple, un berceau, une chaise haute, une marchette, etc.), si nécessaire.

• Il n'y a pas plus qu'un ou deux problèmes mineurs, par exemple, on aurait besoin de plus de verrerie, on aurait besoin d'un réparateur sur appel, on aurait besoin d'ameublement plus joli, etc.

Échelle no. 6 : SURPEUPLEMENT DE LA MAISON

• Grandeur et disponibilité de l'espace (v.g.: coucher individuel)

• Disponibilité d'espaces séparés pour les activités vitales et les fonctions essentielles à la vie familiale

• Disponibilité d'espaces séparés pour les activités privées

6.1 Adéquat

• Il y a des pièces désignées et séparées pour les différentes fonctions à l'intérieur de la maison et aussi pour les activités personnelles, par exemple, manger, dormir, faire la cuisine, se recréer.

• Il y a un espace suffisant pour les activités normalement faites en privé pour chacun des membres de la famille.

Échelle no. 7 : PROPRETÉ ET ENTRETIEN DE LA MAISON

• Ordre et rangement dans la maison

• Propreté de base, poussière, vidanges, débris, cuisine, salle de bain

• Présence d'odeurs

• Lavage régulier de la vaisselle, de la literie

• Rangement de la nourriture, périssable en particulier

• Présence de vermine

• Conséquences de la saleté

7.1 Adéquat

• Généralement le logement est propre et en ordre.

• Les tapis et les prélarts sont balayés souvent et nettoyés au besoin. (On peut quand même y trouver certaines petites choses qui traînent, comme des morceaux de papier, des fils, etc.).

• On époussette régulièrement. (On ne trouve pas plus qu'une petite couche de poussière sur les tables).

• Les odeurs sont neutres ou plaisantes.

• Le foyer est en ordre, mais toutefois, il peut y avoir des articles pertinents à la vie quotidienne qui sont à la traîne, par exemple, des journaux, des livres, etc.

• Les plats sont lavés ou au moins mis dans l'évier après chaque repas.

• L'épicerie est soigneusement rangée.

• Les draps sont propres. Il n'y a pas de vermine.

Échelle no. 8 : PERMANENCE/STABILITÉ DU LIEU DE RÉSIDENCE

• Coût et paiement du loyer

• Menace d'éviction ou de condamnation

• (Déménagement)

8.1 La résidence est permanente et stable

• Les paiements du loyer ou de l'hypothèque sont à date et la famille est capable de rencontrer les paiements futurs.

• Si la famille doit déménager, peut importe la raison, des arrangements spécifiques ont été faits de façon à obtenir un logement permanent à un prix adéquat. Ce n'est pas un abri communautaire ou encore un logement en co-habitation avec une autre famille.

Échelle no. 9 : DISPONIBILITÉ DES SERVICES DANS LA MAISON

• Disponibilité des services de base, (eau, électricité, chaleur, cuisson, plomberie)

• Pertes ou coupure temporaire de services

• Rapidité des réparations

9.1 Services disponibles et fiables

Il n'y a pas de problème régulier ou permanent en ce qui a trait à la fourniture de chaleur, d'eau, d'électricité, de lumière ou de gaz pour la cuisson.

Échelle no. 10 : SÉCURITÉ PHYSIQUE A LA MAISON

• Nombre de situations dangereuses

• Conséquences des situations dangereuses

10.1 Maison sécuritaire

Il n'y a pas de situations dangereuses évidentes à la maison.

Échelle no. 11 : SOINS DE SANTÉ MENTALE

• Dispensation des services

• Impact sur la performance de l'enfant dans ses rôles principaux

• Conséquences (détérioration, réaction des autres autour de lui)

11.1 Entièrement adéquat

• Tous les enfants qui pourraient bénéficier d'un traitement professionnel pour une difficulté de santé mentale ou émotive ou pour un problème psychologique reçoivent les services appropriés.

• Cette catégorie inclut les enfants qui ont des problèmes de comportement, par exemple, de délinquance, et qui sont connus des services, mais pour lesquels on n'a pas encore planifié de services adéquats. (voir échelle 41)

Échelle no. 12 : SURVEILLANCE DES JEUNES ENFANTS

• Pattern de fonctionnement où s'entremêlent la quantité et la qualité de l'attention fournie aux enfants

• Localisation, activités, circonstances dangereuses

• Présence de blessures

Capacité d'intervention du parent, d'étrangers

12.1 Adéquat

• Les enfants sont surveillés de manière appropriée à l'intérieur et à l'extérieur de la maison. Le parent sait où se trouve l'enfant, quelle activité il effectue, avec qui il le fait et à quelle heure il va revenir.

• Il y a des limites claires aux activités des enfants.

Échelle no. 13 : SURVEILLANCE DES ADOLESCENTS

• Pattern de fonctionnement où s'entremêlent la quantité et la qualité de l'attention fournie aux jeunes

• Activités sociales; Intérêt pour les activités du jeune

• Présence de règles, de limites

• Sanctions appropriées du bris des règles

• Maintien du respect du jeune pour le parent

13.1 Adéquat

• Le parent assure une surveillance adéquate et suffisante des activités des adolescents à l'intérieur et à l'extérieur de la maison. Le parent sait où se trouve le jeune et quel type d'activité il est en train de faire, avec qui et quand il va revenir.

• Des limites raisonnables et claires sont fixées aux activités des jeunes.

Échelle no. 14 : SERVICES DE GARDE

• Services appropriés (stables et responsables) jour et nuit

• Service sécuritaire (selon l'âge de l'enfant)

• Capacité de rejoindre le parent ou un adulte si nécessaire

• Importance des problèmes consécutifs

14.1 Adéquat

• Les parents assurent des services de garde appropriés et sécuritaires lorsque nécessaire (cela inclut la garde des jeunes bébés et les arrangements pour garder la nuit lorsqu'ils sont à l'extérieur);

OU

• Les enfants sont assez vieux. Ils ne requièrent habituellement pas de service de garde.

Échelle no. 15 : GESTION DU BUDGET

• Priorisation des besoins de base de l'enfant

• Planification et impulsivité

• Fréquence et importance des emprunts

• Qualité des achats/dépenses

15.1 Adéquat

• Le parent dépense sagement l'argent disponible en donnant priorité aux besoins des enfants. La nourriture, le loyer et l'habillement essentiel ont la priorité.

• Le parent est capable de budgéter sur une longue période. Lorsque c'est nécessaire, le parent est capable d'étirer l'argent dont il dispose, de façon à éviter d'en manquer complètement. Il a rarement besoin d'emprunter.

• A l'occasion, il peut acheter des choses qui ne sont pas nécessaires, mais rarement au détriment de biens nécessaires.

• Le parent essaie de garder une réserve d'argent au cas où se manifesteraient des besoins inattendus mais importants.

• Si la famille est économiquement désavantagée ou s'il n'y a pas de réserve monétaire, c'est en raison d'un revenu insuffisant, non en raison d'une mauvaise administration des fonds.

Échelle no. 16 : CAPACITÉ PARENTALE D'ASSURER LES SOINS A L'ENFANT

• Limite personnelle à la capacité d'assumer le rôle

• Nature de la rupture prévue dans l'assumation du rôle

• Type de présence requise d'un substitut pour assumer le rôle

16.1 Adéquat: pas de limitations

• Il n'y a aucune limite personnelle à la capacité des parents d'assurer les soins à l'enfant.

• Le parent n'a aucune limitation physique, mentale, émotionnelle ou comportementale qui interfère avec son habileté à assurer les soins à l'enfant.

Échelle no. 17 : RELATIONS PARENTALES

Dans cette échelle, le terme «relation parentale» inclut les relations entre des adultes qui cohabitent, qu'ils soient mariés ou non, pourvu que la relation soit stable et continue.

• Nombre et nature des conflits

• Tolérance et support mutuels

• Nature de la communication et de la relation émotive

• Résolution des conflits (implication des enfants, violence physique)

• Perspective de séparation/divorce

17.1 Pas de discorde significative

• Les relations parentales sont bonnes. On observe des disputes normales et peu fréquentes.

• Il y a tolérance mutuelle et les conflits sont rapidement résolus. Les communications demeurent ouvertes entre les adultes.

• Les parents ont une relation émotionnelle positive et ils sont très près l'un de l'autre. Les enfants ne sont jamais impliqués dans les discussions des parents.

• Il n'y a jamais de violence physique entre les parents et il n'y a pas de discussion concernant une séparation éventuelle.

Échelle no. 18 : PERMANENCE (CONTINUITÉ ET STABILITÉ) PARENTALE

• Permanence et rupture régulière de la fonction

• Nombre, nature et durée (permanente ou temporaire) des ruptures

• Préparation aux ruptures; Familiarité des substituts

18.1 Continuité parentale

• Il y a continuité dans le couple parental qui s'occupe des enfants depuis au moins un an ou depuis la référence.

• S'il y a deux parents ou gardiens, ils sont restés ensemble sans séparation. S'il n'y a qu'un seul parent ou gardien, il a toujours maintenu la responsabilité primaire des enfants.

• Si la permanence parentale est partagée avec la parenté, c'est une extension du réseau familial et les enfants sont tout à fait à l'aise avec cette parenté.

• Il n'y a pas de cessation permanente ou pour une longue durée des fonctions parentales.

Échelle no. 19 : RECONNAISSANCE DES PROBLEMES PAR LES PARENTS

• Comprend la nature et la gravité du problème

• Reconnaît son rôle dans le genèse des problèmes

• Agit en conséquence (accepte sa part de responsabilité)

19.1 Adéquat: Bonne compréhension et reconnaissance des responsabilités

• Le parent ou le gardien comprend bien le type de problème que la famille vit et généralement, il s'entend avec les autres à propos de l'importance de ces problèmes.

• Le parent est conscient du degré d'insatisfaction des besoins des enfants, que ce soit au plan physique, social ou émotionnel.

• Le parent comprend bien sa responsabilité ou sa part de responsabilité ou sa contribution au problème (en autant qu'il soit responsable de son existence). Le parent accepte la complète responsabilité, si c'est le cas.

Échelle no. 20 : MOTIVATION DES PARENTS A RÉSOUDRE LES PROBLEMES

• Acceptation/rejet du rôle parental

• Capacité de répondre aux besoins de l'enfant (Peut)

• Confiance qu'il lui est possible de le faire. (Confiance en soi et capacité d'empathie) (Croit)

• Volonté, souci de répondre aux besoins de l'enfant. (Capacité de sacrifices, évitement des erreurs ou des manques de soins, évitement de l'apathie) (Veut)

20.1 Adéquat: Montre certaines préoccupations et une confiance réaliste

• Le parent est concerné par le bien-être des enfants. Il veut satisfaire leurs besoins physiques, sociaux et émotifs dans la mesure où il les comprend.

• Le parent a une confiance réaliste dans le fait qu'il peut surmonter les problèmes et qu'il est capable de demander de l'aide quand le besoin se fait sentir (i.e. qu'il est capable de négocier avec le système et d'acquérir les connaissances requises). [Le parent est disposé à faire des sacrifices pour les enfants].

Échelle no. 21 : COOPÉRATION DES PARENTS AVEC LES SERVICES

• Participation à l'intervention (planification, direction, suivi)

• Réponse aux recommandations (suivi)

• Disponibilité

• Positivité de ses réactions

21.1 Adéquat

• Le parent est activement et complètement impliqué dans la planification et la dispensation des services et de l'intervention. Ceci vaut tant pour les services à l'enfant que pour ceux qui sont prévus pour le parent lui-même.

• Il accepte et il utilise adéquatement les services requis, y inclus les références à d'autres services ou à d'autres dispensateurs de services.

• Le parent se présente à ses rendez-vous; il se rend disponible au besoin et il suit les directives au meilleur de ses capacités.

• Le parent se sent concerné par l'efficacité des services ou des interventions; il se plaint de services inadéquats lorsque c'est le cas.

• Le parent peut ne pas être en accord avec tout ce qui lui est suggéré, mais il essaie d'être constructif par la proposition d'alternatives.

• Lorsque des problèmes de coopération se manifestent, on remarque qu'il y a des circonstances atténuantes.

Échelle no. 22 : SUPPORT AU PARENT PRINCIPAL

La personne assumant le rôle maternel, habituellement la mère des enfants, est définie comme le parent principal.

• Support informel

• Proximité de la relation (amis et parenté)

• Nombre et nature des personnes disponibles

22.1 Parent supporté

• Lorsque nécessaire, elle peut compter sur l'aide d'un ou plusieurs membres de sa famille immédiate et de deux ou plusieurs amis ou autres membres de sa parenté.

• Les membres de la famille immédiate sont définis comme l'autre parent, un grand-parent, un frère, une soeur, ou un de ses enfants, adulte.

Échelle no. 23 : DISPONIBILITÉ ET ACCESSIBILITÉ DES SERVICES

• Disponibilité des services essentiels: nombre et quantité

• Qualité des services essentiels

• Accessibilité des services essentiels

23.1 Adéquat

• Tous les services essentiels requis par la famille sont disponibles en nombre et en qualité satisfaisante. Les services sont convenables et accessibles.

• La famille dispose des ressources nécessaires pour payer les services requis ou pour y accéder, s'il y a des coûts impliqués. (La famille sera subventionnée pour ces coûts, s'il y a lieu).

• Les services sont considérés comme disponibles et accessibles, même s'ils sont rejetés par la famille.

Échelle no. 24 : ACCEPTATION ET MANIFESTATION D'AFFECTION ENVERS LES ENFANTS

• Acceptation inconditionnelle de l'enfant (positivité de la perception)

• Réaction aux demandes de proximité de l'enfant

• Expressions spontanées, verbales et physiques, d'affection

• Affection et acceptation égales de tous les enfants

24.1 Parent très acceptant et affectueux

• Le parent accepte les enfants et il se montre très affectueux envers eux, (par exemple, il utilise fréquemment des expressions ou des gestes spontanés d'affection envers les enfants).

• Le parent encourage et répond chaleureusement aux «ouvertures» des enfants qui ont besoin de contacts physiques ou qui manifestent une réaction émotive.

• Il parle souvent des réalisations des enfants et de leurs bons coups.

Échelle no. 25 : APPROBATION DES ENFANTS

• Type de conditionnement utilisé par le parent

• Lien entre sanction et comportement

• Proportionnalité des sanctions

• Expression des inconsistances du parent

25.1 L'approbation est la principale manière de guider les enfants

• Le parent préfère guider l'enfant en récompensant un comportement adéquat plutôt qu'en punissant les mauvais comportements.

• L'encouragement peut souvent être spontané.

• La critique est limitée et constructive.

• Le parent ne manifeste pas d'attitude de favoritisme.

Échelle no. 26 : ATTENTE DES PARENTS A L'ÉGARD DES ENFANTS

• Réalisme des demandes des parents eu égard à l'âge de l'enfant

• Connaissance des comportements appropriés

• Aide et accompagnement de l'enfant

• Encouragement sans frustration

• Soutien sans abandon

• Flexibilité dans les demandes

• Reconnaissance et correction de ses erreurs (ouverture à l'aide)

• Conséquences pour l'enfant (conflit, punition, retards, hostilité)

26.1 Parent très réaliste

• Le parent a une bonne connaissance ou encore il est capable de bien estimer quels sont les comportements appropriés en fonction de l'âge.

• Le parent encourage graduellement les comportements plus appropriés, mais il fait attention de ne pas frustrer l'enfant.

• Le parent aide l'enfant à exécuter ses tâches dans la mesure où il en a besoin, mais il ne lui permet pas d'abandonner trop tôt.

• Le parent montre beaucoup de flexibilité dans ses demandes et il offre des options aux enfants.

• Le parent peut faire quelques erreurs, mais celles-ci sont facilement reconnues et corrigées.

Échelle no. 27 : CONSISTANCE DE LA DISCIPLINE PARENTALE AU FOYER

• Pattern de discipline consistant (proportionnalité)

• Pattern de discipline connu (prévisibilité, impulsivité)

27.1 Grande consistance

Le parent passe toujours aux actes lorsqu'il annonce des récompenses ou des punitions aux enfants. Il va rarement se contredire. Les enfants savent à quoi s'attendre. Les punitions sont reliées aux comportements.

Échelle no. 28 : STIMULATION ET ENSEIGNEMENT AUX ENFANTS

• Favorise l'expression des enfants

• Initie ou participe à des activités centrées sur l'enfant

• Enseigne aux enfants

• Manifeste de l'intérêt pour les activités des enfants

28.1 Parent très actif

• Le parent favorise la conversation ou la discussion. Il encourage les enfants à conter leurs histoires, à donner leur opinion ou à démontrer certaines habiletés.

• Le parent passe une bonne partie de la journée dans des activités qui sont centrées sur l'enfant.

• Le parent fait un effort quotidien afin de montrer au jeune enfant des choses comme les couleurs, les mots, les manières, etc.

• Il s'informe souvent des progrès de l'enfant à l'école et l'aide dans ses devoirs si nécessaire.

Échelle no. 29 : DISCIPLINE PHYSIQUE ABUSIVE

• Importance de la force physique utilisée avec l'enfant

• Usage d'instruments, de coups violents

• Intentionnalité du parent de faire mal

• Proportionnalité des corrections

• Degré de souffrance ou de blessure infligée à l'enfant, soins médicaux ou hospitalisation requis

29.1 Aucune discipline physique n'est utilisée avec l'enfant

• L'enfant n'est jamais puni physiquement. [v.g.: il n'est ni tapé, ni frappé, comme moyen de le sanctionner, de le contrôler ou comme moyen de changer ou d'arrêter un de ses comportements].

• Seules des méthodes de discipline non physique ou non violente sont utilisées (par exemple, enlever des privilèges, désapprobation verbale, etc.).

• Le parent ne permet à personne de punir l'enfant physiquement.

Échelle no. 30 : PRIVATIONS PHYSIQUES

• Nature de la privation (eau, nourriture)

• Durée de la privation

• Intentionnalité de la privation

• Conséquences (aucune, symptômes cliniques, médecin, hospitalisation)

30.1 Aucune privation

• On ne prive pas l'enfant délibérément ou intentionnellement de nourriture ou d'eau lorsqu'elle est disponible. Ce n'est jamais utilisé comme moyen de punition.

• Toutefois, il peut y avoir des restrictions sur le type de nourriture, (par exemple, privé de dessert ou de gâteries) pour des raisons non disciplinaires, (par exemple, des raisons de santé ou des raisons économiques).

Échelle no. 31 : RESTRICTIONS PHYSIQUES EXCESSIVES

• Nature de la restriction (enfermé, attaché, isolé, restreint)

• Durée de la restriction (heure(s), jour, nuit, semaine, etc.)

• Intentionnalité de la restriction (punition, peur)

• Conséquences physiques ou émotionnelles

31.1 Pas de restriction physique

De façon délibérée, l'enfant n'est jamais enfermé, attaché ou entravé en quelque façon que ce soit, comme moyen de punition.

Échelle no. 32 : ACCES LIMITÉ AU FOYER

• Nature de l'exclusion (privation, exclusion, refus de re-prendre)

• Durée et moment de l'exclusion (jour, nuit, saison)

• Présence et nature d'un substitut (étranger ou non)

• Importance des conséquences (danger, blessures, maladies, violence, crime, soins médicaux, hospitalisation)

32.1 Pas de problème d'accessibilité

L'enfant n'est jamais privé d'accès à son foyer; il n'en est jamais exclu. Cela n'a jamais été utilisé de façon délibérée comme méthode de punition.

Échelle no. 33 : ABUS SEXUELS

• Nature de l'abus

• Nature du lien qui unit l'enfant à l'abuseur

33.1 Aucun abus ni exploitation actuels ou récents

Le parent n'a commis aucun abus sexuel, il n'a provoqué l'enfant d'aucune manière et il n'a permis à personne de le faire.

Échelle no. 34 : MENACE D'ABUS

• Nature de la menace (verbale ou physique, directe ou indirecte, spécifique ou globale)

• Gravité des conséquences prévisibles (peur, danger, blessures, abus)

34.1 Aucune menace verbale ou physique d'abus

• Aucune menace verbale ou physique d'abus ou de violence n'a été proférée contre l'enfant.

• Des menaces de punitions corporelles culturellement acceptables ne constituent pas une menace d'abus.

Échelle no. 35 : EXPLOITATION ÉCONOMIQUE

• Nature de l'activité imposée ou permise (de l'acceptable à l'illégal)

• Lieu de l'activité imposée ou permise (maison ou extérieur)

• Conséquences (menaces à la santé, activités sociales entravées, choc émotif, arrestation...)

35.1 Aucune exploitation économique

Si l'enfant travaille, il est impliqué dans un travail approprié (i.e. travail à la maison, ou travail à temps partiel après l'école, etc.).

Échelle no. 36 : PROTECTION CONTRE LES ABUS

Cette échelle ne s'applique que si une troisième personne, c'est-à-dire quelqu'un d'autre que le parent ou le gardien, a abusé de l'enfant antérieurement ou a menacé d'en abuser.

• Jugement du parent (accès à l'enfant et contrôle des gestes posés)

• Connaissance de la situation (identification et reconnaissance des signes)

• Actions en vue de corriger la situation (élimination des causes)

36.1 Adéquat

• L'enfant a subi des abus d'une troisième personne, malgré le fait que le parent ait fait preuve d'un bon jugement, c'est-à-dire qu'il n'avait pas donné à cette troisième personne un accès illimité ou non contrôlé à l'enfant.

• Il n'y a pas eu d'indications antérieures à l'effet que l'abus pouvait arriver ou que le parent n'aurait pas exercé les précautions raisonnables pour protéger l'enfant de tout abus potentiel.

• Le tiers qui a abusé ou menacé d'abuser de l'enfant précédemment ne réside plus dans la maison.

Ou encore

• Le parent a coupé les liens avec cette personne, ou il maintient encore seulement des relations fonctionnelles avec elle.

• Le potentiel d'abus éventuels est virtuellement nul.

• Il n'a pas immédiatement dénoncé l'abuseur ou il n'a pas cherché d'aide.

Échelle no. 37 : BESOINS D'ÉDUCATION

• Inscription dans des services et programmes appropriés

• Adéquation du support

37.1 Besoins satisfaits adéquatement

• L'enfant est inscrit ou doit être inscrit à une classe ou à un programme approprié, compte tenu de ses habiletés.

• Les besoins d'éducation spécialisée, s'il y en a, sont satisfaits (par exemple, classe spéciale, tutorat, enseignement individualisé, etc.).

• Si l'enfant réussi mal, ce n'est pas en raison d'un support inadéquat.

Échelle no. 38 : PERFORMANCE SCOLAIRE

• Résultats dans la moyenne

• Résultats et classement conformes au potentiel

• Nombre de matières où il y a échec

38.1 Acceptable

A l'école l'enfant reçoit des notes moyennes.

Ou encore

L'enfant reçoit des notes sous la moyenne, mais on croit que cette performance correspond à son potentiel.

Échelle no. 39 : FRÉQUENTATION SCOLAIRE

• Temps de présence moyen

• Nature des interventions officielles

• Conséquences académiques pour l'enfant

39.1 Fréquentation moyenne

• L'enfant peut avoir manqué un certain nombre de jours d'école, mais pas plus que les autres enfants.

• Cela inclut les enfants qui fréquentent l'école un peu moins que la moyenne.

Échelle no. 40 : RELATIONS FAMILLE-ENFANTS

• Nature des conflits (type de relations et tolérance mutuelle)

• Nature des contacts, communications

• Efforts pour solutionner les problèmes

• Menace de séparation (placement, refus de revenir à la maison)

40.1 Relations familiales généralement positives

Il y a tolérance mutuelle et les conflits sont rapidement résolus.

L'enfant participe adéquatement à la vie de la famille. Cela inclut les situations où la relation familiale est bonne, même si l'enfant a dû être placé pour un autre motif.

Échelle no. 41 : PROBLEMES DE CONDUITE DE L'ENFANT

Dans les cas où l'évaluation est réalisée après un certain temps suite à une première rencontre avec la famille ou l'enfant, on devrait considérer seulement les conséquences sérieuses qui ont suivi les problèmes de conduite récents, c'est-à-dire depuis la référence ou depuis le dernier suivi (étude de cas).

• Nature du tort fait à autrui (verbal, bris matériel mineur ou grave, agression physique ou danger pour lui)

• Conséquences pour l'enfant (placement, expulsion/suspension de l'école, arrestation, blessures subies par le jeune)

41.1 Conduite généralement acceptable

La conduite récente de l'enfant est comparable à celle qui caractérise les autres enfants de son âge.

Échelle no. 42 : COMPORTEMENTS D'ADAPTATION DE L'ENFANT

• Capacité de délai et de frustration

• Capacité de s'affirmer

• Contrôle des impulsions

• Type de réaction au support des adultes, des pairs

42.1 Adaptation balancée, adéquate en fonction de l'âge

• Il est capable de faire des compromis avec les autres et de partager, aussi bien qu'il est capable d'affirmer ses propres droits lorsque c'est nécessaire.

• De façon générale, il est capable de fonctionner de façon indépendante en fonction de son âge, mais il est capable aussi de demander de l'aide lorsque c'est nécessaire.

• Il recherche et accepte les récompenses, mais il est capable de retarder les gratifications lorsque c'est nécessaire, à la fois avec les adultes et avec les pairs. Il utilise rarement les comportements où il chiale, cajole ou manipule.

• Dans des situations de frustration, il ne frappe pas les autres ou les objets. Il exprime plutôt ses sentiments et il agit de façon à changer la situation, mais pas en blessant les autres, ou en abandonnant de façon prématurée.

Échelle no. 43 : INCAPACITÉ CHEZ L'ENFANT

PARTIE A : TYPE DE CONDITION INCAPACITANTE

A. Maladie physique chronique, ou handicap physique.

B. Handicap développemental ou retard.

C. Problème émotionnel diagnostiqué comme tel. (On ne parle pas de problème de conduite ou de mésadaptation sociale. A moins que ce ne soit accompagné d'un diagnostic de désordre émotionnel).

D. Problème d'apprentissage spécifique.

E. Handicap de l'ouïe, de la vue ou de la parole.

F. Présence d'un symptôme handicapant mais non diagnostiqué.

PARTIE B : NIVEAU DU HANDICAP

• Nature et importance du symptôme

• Performance de l'enfant dans ses rôles majeurs

• Réaction d'autrui face au dérangement imposé par l'enfant

• Danger pour lui ou pour autrui

• Nécessité d'un placement

43.1 Aucun symptôme observé ou rapporté

 

2.2 Besoins de santé, motricité et sociabilité

[ Les données présentées au point 2.2 sont tirés du document La négligence au CSSMM : fini le soliloque! Acte du colloque sur la négligence 6 octobre 1988. Centres de services sociaux du Montréal Métropolitain pp. 54-55.]

0-6 sem. à 6 mois

• Gain: poids 5 à 8 on./sem. Alimentation: environ 30 on./jour .sein: 2 à 4 hres pendant 6 sem. .maternisé: 2 à 4.5 pendant 6 sem. Selles: 5 à 6/jour à 1 aux 2 à 6 jours. Sommeil: 6 à 8 périodes par jour. 1er vaccin à 2 mois (DTC, polio). Taille: 2 à 3 cm/mois.

• .se contracte quand on le soulève .mouvements égaux bras-jambes .fixe un objet en mouvement (à 8-12 pouces) .sourit à 1 mois.

3-4 mois

• Lait: 35 on./jour. Vaccination: 2 à 4 mois (DCT, polio). Sommeil: nuit - variable.

• .position ventrale et assis: contrôle sa tête (ne se tient pas seul) .essaie d'attraper un objet .rit tout haut.

• .attiré par la présence de son père et des enfants.

6 mois

• Alimentation: céréales, fruits, légumes, viande, lait et collation. 3e vaccin (DCT). Incisives du bas (2 centrales). Sommeil: nuit - variable.

• .se tourne facilement .se tient assis, tête droite.

• .fait une différence entre deux objets.

9 mois

• Alimentation solide 3 repas/jour + lait, collation. Incisives centrales du haut. Sommeil: nuit - variable.

• .rampe .s'assoit seul .se tient debout avec soutien.

• .dit papa - maman, jargonne, reconnaît les visages, fait des bravos, joue à "coucou".

1 an

• Pèse 14-16 livres de plus qu'à la naissance. Alimentation: 3 repas/jr, collation. Vaccins (rougeole, rubéole, oreillon). 1ère molaire, sommeil variable.

• .marche avec support .donne un objet demandé .aime déchirer du papier mange seul.

• .aime la musique, connaît le sens du "non".

1 an ½

• Fontanelle antérieure fermée entre 15 et 18 mois. Dentition: 4 canines. Vaccins: rappel DTC - polio. Sommeil entre 1-2 ans: .10-12 hres/nuit .1 sieste le matin .1 sieste l'après-midi.

• .début d'entraînement à la toilette .monte les escaliers .gribouille .s'alimente seul.

• .reconnaît des images.

2 ans

• Croissance jusqu'à 5 ans: Gain de poids: 4lb/an Gain de taille: 2-3 pouces/an. Autres molaires. Siestes variables.

• .utilise une cuiller .aide au déshabillage .empile 6 cubes .montre la partie du corps demandée.

• .s'intéresse aux histoires imagées.

2 ans ½

• Sommeil: 10-12 hres/nuit, 1 sieste l'après-midi.

• .imite une ligne droite, un cercle .aide à ranger .enlève un vêtement . propreté acquise.

• .dit "je" .connaît son nom au complet.

3 ans

• .monte un escalier en alternant .nomme les parties de son corps .copie cercle .aide à s'habiller .pédale à tricycle.

• .jeux de groupe

3 ans ½

• .tour de 8 cubes.

4ans

• Double sa taille.

• .se lave et s'essuie les mains .découpe avec les ciseaux .dessine un bonhomme .se boutonne .copie la croix.

• .intéressé aux histoires simples .compte jusqu'à 4.

4 ans et demi

• .copie un carré .va seul à la toilette .s'habille sans surveillance.

• .raconte une histoire .emploie le pluriel.

5 ans

• Vaccination: rappel DTC et polio.

• .dessine un triangle .nomme 4 couleurs.

• .pose des questions .compte jusqu'à dix .se sépare facilement de sa mère.

6 ans

• Début des dents permanentes.

 

2.3. Les besoins sociaux

Pendant longtemps, la famille a joué un rôle fondamental en tant qu'agent de socialisation. Traditionnellement, la famille nombreuse offrait à l'enfant un ensemble de contacts réguliers et soutenus avec la grande fratrie, les grands-parents et la famille élargie.

Le rôle déterminant pour le développement social de l'enfant revenait à la mère et par voie de conséquence, on a cru que l'enfant ne pouvait s'attacher qu'à sa mère pendant les premières années de sa vie. L'avènement des pouponnières, à la fin des années 70, a fourni à la recherche des lieux privilégiés d'observation des comportements sociaux chez les très jeunes enfants. Martin et al. (1992). La structure familiale avait beaucoup changé. Les deux parents souvent travaillaient à l'extérieur du foyer et les enfants étaient de plus en plus confiés à des étrangers.

Il y a eu beaucoup de controverses au sujet des effets possibles de la garde des enfants dans des milieux autres que la famille sur son développement et son adaptation. Cette problématique a donné naissance à de vastes travaux de recherche dans le domaine du développement social chez l'enfant. Les travaux de recherche au sujet des effets négatifs de la garde des enfants en orphelinat avaient débuté dès les années 60 parce que ces enfants accusaient des retards intellectuels et comportementaux. On avait associé ces problèmes au fait qu'ils étaient séparés de leur mère. On reconnait aujourd'hui que "le problème résidait plus dans l'absence de soins affectifs que dans la carence maternelle proprement dite". Martin et al. (1992).

On sait aujourd'hui que la famille joue un rôle tout aussi déterminant dans le processus de socialisation mais que les enfants peuvent s'engager dans des relations sociales diverses et ce, dans les tout premiers mois de sa vie. De récents travaux de recherches "mettent de plus en plus en relief le rôle déterminant de bien d'autres personnes que la mère dans le développement social de l'enfant dès la première année de vie" (cité dans Martin et al. (1992)). L'enfant semble en effet pouvoir s'attacher à plusieurs personnes à la fois dès son jeune âge. L'enfant est défini dans la littérature aujourd'hui comme un être foncièrement "social". "Plus l'enfant est en contact avec des adultes sociables plus il est susceptible de le devenir". Martin et al. (1992). On s'entend, néanmoins, pour dire que ce n'est pas tant le nombre de personnes qui gravitent autour de lui qui favorisera le plus son développement social mais que c'est la qualité des contacts.

Malgré les divergences qui peuvent exister dans ce vaste domaine, il existe plusieurs constats qui font l'objet d'un consensus: l'enfant a besoin de contacts sociaux pour développer une bonne image de lui et des autres; ce besoin est essentiel à son développement; c'est la qualité des relations sociales qui va influencer le développement de sa personnalité; un réseau social de qualité, en terme de relations sociales (présence de relations d'attachement, contacts avec des adultes sociables, contacts avec d'autres enfants), est fondamental et c'est ce qui lui permettra de développer des habiletés interpersonnelles efficaces; si ces besoins ne sont pas satisfaits, il peut survenir divers problèmes d'adaptation. Les études montrent par ailleurs que certaines relations semblent avoir une importance particulière pour leur bien-être.

Les relations d'attachement

Il a été démontré qu'avant la fin du troisième mois, l'enfant recherche les contacts sociaux plus particulièrement avec la personne qui en prend soin (habituellement sa mère). De récents travaux montrent que l'enfant peut s'attacher en toute sécurité à plusieurs adultes à la fois mais qu'environ trois personnes semblent être le maximum. Crombrugge et Vandemeulebroecke (1994). Selon ces auteurs, "la condition d'un attachement en toute sécurité n'est pas tellement la présence continue de l'adulte, mais plutôt la mesure de «responsivité» c'est-à-dire la manière et la stabilité avec lesquelles l'adulte répond aux demandes de l'enfant... ce n'est pas un trait de caractère de la mère mais une attitude qui dépend des circonstances". Plusieurs membres du réseau social des mères peuvent jouer ce rôle sans porter atteinte au bien-être de l'enfant: une éducatrice, une bénévole, un membre de la parenté, un(e) ami(e), etc. C'est la qualité du contact, la stabilité et la continuité de ces figures qui sont les éléments majeurs dont il faut tenir compte. Selon Martin et al. (1992), l'enfant préfèrera toujours ses parents à un étranger, aussi bien son père que sa mère. Il aura tendance à accourir plutôt vers sa mère lorsqu'il vivra un stress (maladie, peur d'un objet ou d'une personne). Retenons ici que la qualité de la relation avec la mère est plus importante que la quantité des échanges que l'enfant peut avoir avec elle.

Les relations avec les pairs

Il semble que les relations avec d'autres enfants dès l'âge de six mois représente un atout pour l'enfant. Martin et al. (1992). Ainsi, la pouponnière et la garderie peuvent offrir des occasions de contacts avec d'autres enfants d'une manière régulière. Il semble aussi que l'enfant apprécie les rencontres avec les enfants de sa famille élargie (cousins, cousines, etc.). Selon Martin et al., les dernières recherches portant sur cet aspect de la socialisation des jeunes enfants par les pairs sont concluantes à l'effet que les enfants qui fréquentent régulièrement un milieu de garde devraient être plus compétents avec leurs pairs que les enfants gardés à la maison. Les interactions avec des jeunes de leur âge, ajoutent-ils, qu'elles soient positives ou négatives, facilitent l'acquisition des modèles de comportements sociaux.

Les relations avec l'éducatrice

Lorsque l'enfant fréquente une pouponnière ou une garderie, "celui-ci a la possibilité d'établir un lien d'attachement sécurisant avec un autre adulte que ses parents: son éducatrice". La nature de cette relation diffère de celle qu'il entretient avec sa mère. L'éducatrice doit cependant adopter une attitude plus objective selon Martin et al. (1992), plus détachée que celle des parents afin de pouvoir s'occuper de plusieurs enfants. La proportion idéale serait de un adulte pour 3 à 7 enfants (cité dans Turisse et Boutin (1994)). "Les autres activités auxquelles l'adulte doit se consacrer à côté des soins qu'il donne à l'enfant, sont aussi importantes... une plus grande "responsivité" va de paire avec une proportion plus petite d'adulte... ce qui paraît entraîner des contacts plus fréquents entre l'adulte et l'enfant. Crombrugge et Vandemeulebroecke (1994).

Des relations avec des adultes significatifs

La fonction "modèle d'identification" est un concept important dans le processus de socialisation des enfants. Les enfant modèlent leur comportement sur ceux des adultes avec lesquels ils entrent en contact. L'une des fonctions parentales a été définie en ces termes: "fonction par laquelle le parent met à la disposition de son enfant les modèles à partir desquels ce dernier va construire sa propre façon d'être, c'est-à-dire son identité". CRJ (1993). Selon les auteurs, le choix des modèles proposés est capital car ils ont une influence importante sur l'enfant. Il semble important selon les auteurs de pallier à l'absence de figure masculine ou féminine selon le cas. Le rôle du parent est d'assurer à l'enfant des modèles de même sexe que le parent absent. Ces modèles peuvent être introduits dans la vie de l'enfant par différents biais: la garderie, la parenté, les amis, les groupes d'entraide, etc. Selon les auteurs, l'accumulation des stimulations par les modèles va s'imposer à l'enfant comme modèle significatif.

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Il est beaucoup plus facile cependant de déterminer clairement les besoins matériels et physiques que le "degré" ou la "fréquence" des contacts nécessaires pour socialiser l'enfant. Prétendre détenir une grille définitive dans ce domaine serait affirmer connaître non seulement chacun des facteurs reliés à l'individualisation mais savoir exactement comment ceux-ci interagissent à chacun des stades du développement pour aboutir à des problèmes d'adaptation très graves. (Bouchard, C. et al. (1991))

Pour répondre à cette question, nous nous attarderons sur l'un des facteurs déterminant du processus du développement social chez l'enfant faisant l'objet d'un consensus aujourd'hui : la qualité du réseau social en terme qualité de relations de support. Les études portant sur ce concept constituent actuellement un vaste courant de recherche. Nous n'en ferons pas ici un relevé exhaustif. Mentionnons cependant que les chercheurs s'entendent pour dire que l'environnement social des enfants visés par des programmes devraient figurer parmi les préoccupations des concepteurs de ces programmes. On estime, entre autres Bouchard (1982), Guay et al. (1987), Barrera (1981), Belsky (1981), Garbarino (1981), Durand et al. (1989), que des interventions sur le réseau social constituent un élément de prévention efficace dans le domaine du développement de l'enfant. Celles-ci permettent de briser l'isolement des parents et de prévenir la négligence particulièrement la négligence socio-affective des enfants. La majorité des recherches dans ce domaine ont donné naissance à plusieurs projets-pilote dont les interventions visent à réduire l'incidence et les conséquences de l'isolement social chez les enfants vivant dans des contextes qualifiés "à risque". Leur constat: que la création de réseaux de support, réseaux d'entraide ou autres, soit soutenue.

L'isolement social réfère à une absence ou à la piètre qualité des contacts et des échanges avec les systèmes d'interactions et de support formels et informels (les parents, les membres de la parenté, les amis, les voisins, les professionnels, etc.). Il entraîne une absence de support favorisant le développement d'une meilleure estime de soi et de l'identité (absence d'information sur les conduites sociales à adopter, absence de modèles d'identification, manque affectif, absence de stimulations sociales, etc.) (Guédon et al. (1989)).

Lorsque le réseau social est limité ou risque d'avoir un effet négatif ou encore de contribuer à entretenir des problèmes, il peut être nécessaire d'avoir recours à des ressources extérieures. Les milieux aux prises avec de tels problèmes sembleraient devoir bénéficier de l'aide d'intervenants non-professionnels. Ces intervenants peuvent porter différents noms (aides parentaux, aidants naturels, etc.), être rémunérés ou non, bénéficier ou non d'une formation spécifique. Ils ont en commun le fait de ne pas avoir de statut professionnel et de ne pas exercer de rapport d'autorité sur les familles. Guédon et al. (1989).

Plusieurs expériences, entres autres "De la visite", "La parentèle", "Marrainage", ont mis en évidence l'importance de tenir compte de l'environnement social des personnes visées, de dynamiser le réseau social et la pertinence de l'aide d'intervenants non professionnels. Les principaux constats réalisés par les programmes de prévention peuvent aider le SCC à mettre en place des services qui permettent de minimiser certains effets négatifs qui pourraient découler du contexte de l'aménagement et des services pour FPPF dont l'isolement social des mères (en terme de qualité de support), augmenter la capacité des mères à développer un réseau social de qualité et d'établir l'entraide et le soutien mutuel chez les mères rejointes par le programme.

Pour qu'un réseau social soit considéré comme favorable au bien-être et au développement de l'enfant, on doit y retrouver une variété et une richesse de modèles d'identification significatifs stables pour l'enfant et le choix des modèles a été jugé comme "capital". Ces modèles doivent tenir compte de "comment" on souhaite "modeler" l'enfant. (C.R.J.(1993)).

De la même manière, pour développer ou consolider ses compétences parentales, les mères doivent avoir accès à un système d'interactions sociales (en terme de support) permettant de lui offrir des types de support approprié à sa situation. Six types de support ont été ciblés dans la littérature: l'aide matérielle et l'assistance physique, le support émotionnel, l'information, la rétroaction positive et la socialisation.

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Un des objectifs du programme devrait être de briser l'isolement social des mères PPF. Nous croyons que des interventions sur le réseau devraient entre autres être privilégiées par une approche non professionnelle développée en complémentarité avec celle des professionnels qui seront impliqués dans le programme. Plusieurs des constats réalisés par la recherche peuvent servir de prémisses à des interventions sur le réseau des mères visées par le programme pour FPPF. A cet effet, les personnes qui composeront le réseau social de la mère PPF (membres de la parenté, du personnel, les ami(e)s, les éducatrices de la garderie, les bénévoles, etc.) serviraient de bassin et pourraient jouer ce rôle de modèle complémentaire pour les enfants. Il semble que les enfants apprécient aussi beaucoup d'avoir des contacts avec leurs grands-parents.

On pourrait, s'il y a lieu, pallier l'absence de modèles significatifs dans le réseau social informel des mères par l'intégration de "mères visiteuses" (bénévoles ou non) qui pourraient offrir des occasions de stimulations sociales à l'enfant (avec la mère lorsque cela sera possible): promenades dans l'environnement, magasinage, visites au restaurant; des sorties d'accompagnement chez le médecin, le dentiste, au cinéma, etc. Ce sont des exemples d'opportunités dont pourraient profiter les accompagnatrices (bénévoles ou non) pour faire des interventions sur le réseau de la mère. Durand et al. (1989). Le développement ou la consolidation d'un réseau de support social significatif formel et informel pour les mères PPF tel que défini par Frenette (1983), (voir interventions sur le milieu), nous semblerait l'indice d'un climat positif pour la santé et le bien-être des enfants dans ce milieu très à risque.

2.4 Les activités et jouets nécessaires au développement

[ Les données présentées au point 2.4 sont tirés du document La négligence au CSSMM : fini le soliloque! Acte du colloque sur la négligence 6 octobre 1988. Centres de services sociaux du Montréal Métropolitain pp. 56-57.]

DE LA NAISSANCE A SIX MOIS :

Les jeunes bébés utilisent leurs mains et leurs yeux pour jouer. Les jouets qui conviennent le mieux à cet âge sont brillants, se tiennent bien dans la main en toute sécurité; ils se suspendent au-dessus du berceau sans risque de tomber.

Qualités des jouets: couleurs vives, textures variées, lavables, légers. Les jouets doivent être assez grands pour ne pas être avalés et pas trop grands pour être manipulés aisément, sans coins aigus, ou bords rudes et colorés de produits non toxiques.

Les jouets :

Hochets, jouets de caoutchouc pour l'eau, jouets qui font du bruit, poupées molles, animaux rembourrés (peluche ou autre) mobiles, anneaux/boules tendues en travers du lit ou carrosse, jouet pour dentition, jouet éponge, balle de tissu mou.

DE SIX MOIS A UN AN :

Les bébés commencent à se traîner et beaucoup commencent à marcher. C'est le début de l'exploration de la maison. C'est, semble-t-il, leur activité préférée. Tel que souligné par les auteurs, il importe de mettre hors de leur portée tous les objets dangereux et toxiques. Les parcs, même s'ils limitent l'exploration, sont parfois préférables pour des raisons de sécurité disent-ils. Les enfants de six mois à un an, s'intéressent aux objets qui leur permettent d'exercer leurs habiletés musculaires.

Les jouets:

Jeux pour position assise. Petits blocs de couleur, gobelet gigogne, "Activity Center", perles géantes à assembler. Jouet bruyant: chaudron, cuiller, assiette d'aluminium, pyramide d'anneaux, pots en plastique, couvercles. Trottineuse permettant à l'enfant de se déplacer sans risque de tomber.

DE DOUZE A DIX-HUIT MOIS :

L'enfant à cet âge est capable de saisir des objets entre le pouce et l'index. Il faut donc éviter de mettre à sa disposition des objets qu'il risque d'avaler. Comme il commence à marcher, il aime voir des objets rouler (qu'il tire ou qu'il pousse). A cet effet, il est, semble-t-il, préférable d'acheter des jouets qu'il peut pousser.

Les jouets :

Petit camion, train, animaux sur roues, livres indéchirables (tissu ou gros carton), ballon, cheval à bascule, petit téléphone, radio musical, enfonce-cheville, forme à mettre dans contenant, brosse, boîte pour faire une maison, petit jouet porteur.

On ajoute les commentaires suivants : les enfants aiment détruire les tours de bloc fait par l'adulte ou encore jeu de cachette avec des objets (mettre ou enlever des petits objets d'une boîte). Beaucoup de jeux répétitifs.

DE DIX-HUIT MOIS A TROIS ANS :

A cet âge, l'enfant a plus d'habiletés physiques, une meilleure dextérité manuelle et un grand désir d'imiter les autres. Il aime griffonner.

Les jouets :

Petit tricycle, poupée, carrosse, ensemble de vaisselle, établi, grand bloc de construction, bloc à soie, voiturette, casse-tète simple (3-5 morceaux), encastrement, oeufs gigognes, tasses graduées, crayons de cire (gros ou jumbo), livre à colorier, feuilles, jeu de sable (chaudière, pelles), jeu d'eau, billes à enfiler, play doh, plasticine, punching bag, instrument de musique simple.

Costumes: vieux vêtements, chapeaux, sacoches, cravates.

Livres d'histoires simples, catalogue. Dessins: gribouillage: l'enfant préfère demander à l'adulte de faire un bonhomme.

DE TROIS A QUATRE ANS :

L'intérêt pour les jeux de construction commence à se manifester. L'enfant de cet âge aime beaucoup colorier. Il aime aussi les jouets sur lesquels il peut rouler.

Les jouets :

Tricycles, voitures et les jouets à enfourcher. Petites automobiles et camions (pour garçon et fille), gros blocs de bois, crayons, ciseaux, colle (non-toxique). Peinture avec pinceaux, clarinette, jeu de construction (mini-brique, légo). Laçages, maison de poupées, sac de médecin, garde-malade, caisse enregistreuse. Familles d'animaux ou de poupées. Balançoire, tableau noir et craies. Casse-tête (6 à 10 morceaux). Loto d'observation simple.

Travaux manuels simples: boîtes vides, bâtonnets, cure-dents, macaroni.

Dessin 3 ans: Gribouille quand on demande de faire un bonhomme mais il peut compléter un bonhomme initié par l'adulte.

Dessin de 4 ans: bonhomme têtard (tête, yeux, bras, jambe).

DE QUATRE A SIX ANS :

La coordination fine se développe rapidement chez les enfants de cet âge ainsi que les habiletés motrices. Vers six et sept ans, l'enfant peut aller en bicyclette.

Les jouets :

Jeux d'assemblage de perles; découpage de papier de construction (acheter une bonne paire de ciseaux). Balles, petites ou grosses; bicyclette avec ou sans roues stabilisatrices amovibles.