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Programmes pour les délinquantes

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Femmes purgeant une peine fédérale en liberté sous condition : Sondage auprès des responsables de la surveillance communautaire

Résumé des conclusions

Au moment du sondage, la FPPF type en liberté sous condition dans la collectivité...

• était âgée de 39 ans

• n’avait pas de conjoint

• était de race blanche (70 %) ou Autochtone (13 %)

• avait été libérée de la Prison des femmes

• avait été trouvée coupable d’un crime avec violence

• s’était vue imposer une peine de 3,9 ans (exception faite des condamnées à la détention à perpétuité, qui représentaient 21 % de l’échantillon)

• avait obtenu une libération conditionnelle totale

• n’était pas première responsable de la garde d’enfants - 70 % de celles qui avaient la garde d’enfants habitaient avec tous leurs enfants et, sauf exception, ceux-ci avaient entre 3 et 20 ans.

Bien que la région de l’Atlantique soit celle qui ait eu le plus haut taux de réponse au sondage, la plupart des FPPF en liberté conditionnelle dans la collectivité résidaient en Ontario. La majorité d’entre elles habitaient à la ville, ailleurs que dans un établissement résidentiel (71 %), et bon nombre résidaient dans un logement non subventionné (37 %). Quarante-huit pour cent avaient un emploi, même si 56 % n’avaient pas obtenu leur diplôme d’études secondaires. La quasi-totalité des FPPF dans la collectivité bénéficiaient d’une aide sociale quelconque.

La plupart des FPPF dans la collectivité avaient été classées à risque faible ou moyen par leurs surveillants, qui avaient principalement fondé leur jugement sur l’attitude générale, le potentiel de réintégration sociale et le degré de détermination à participer à des programmes. Quant à leur niveau de besoin, les FPPF se répartissaient en nombre sensiblement égal dans les catégories élevé, moyen et faible respectivement. Les surveillants estimaient exacts les renseignements qu’ils avaient reçus avant que la FPPF obtienne sa mise en liberté conditionnelle.

La plupart des femmes étaient dans la collectivité depuis moins de six mois au moment du sondage. Dans la plupart des cas, leur surveillant avait jugé qu’elles requéraient ni plus ni moins de temps de surveillance que les autres détenues dont ils assumaient la surveillance. En règle générale, les rencontres avec leurs clientes duraient de 15 à 45 minutes, avaient lieu deux fois ou moins par mois, et se tenaient chez la cliente ou au bureau du surveillant. Les sujets abordés variaient énormément. Les surveillants avaient aidé les clientes à faire face aux exigences de la vie quotidienne (60 %) et à trouver un emploi (48 %). Souvent, les surveillants orientaient leurs clientes vers des programmes auxquels elles n’étaient pas tenues de participer en vertu des conditions de leur libération (44 %).

On a également passé en revue les programmes auxquels les femmes avaient participé au cours des trois années précédant le sondage. Voir à la page 35 le résumé. Les programmes les plus souvent suggérés par les surveillants portaient sur les études ou la formation professionnelle (37 %), sur l’acquisition des compétences liées à l’intégration communautaire (35 %), et sur la violence et les abus sexuels (13 %). Si les femmes ne participaient pas aux programmes qui leur étaient proposés, c’était principalement parce que le programme n’était pas offert dans la collectivité (29 %), parce qu’elles n’y étaient pas intéressées (23 %) ou parce que leur emploi du temps ne le leur permettait pas (17 %).

Enfin, on a examiné les programmes offerts dans les collectivités. Les programmes pour toxicomanes, de counseling et d’acquisition de compétences liées à l’intégration communautaire étaient bien utilisés. Les programmes d’études, d’emploi et de soutien aux victimes ou auteurs d’actes de violence l’étaient peu par les FPPF. Cette constatation quant à la participation vaut pour toutes les régions. Le financement des programmes provenait de deux sources : des contrats et des services communautaires. On n’a fait état d’aucune différence appréciable entre les services offerts aux femmes purgeant une peine provinciale (FPPP) et ceux offerts aux FPPF. Les programmes suggérés par les répondants en vue de l’élaboration de la stratégie communautaire variaient selon les régions.