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Femmes purgeant une peine fédérale en liberté sous condition : Sondage auprès des responsables de la surveillance communautaire

Les FPPF autochtones dans la collectivité

Comme il est indiqué dans la section sur les données démographiques du présent rapport, la majorité des FPPF dans la collectivité qui ont fait l’objet du sondage étaient de race blanche. Treize pour cent étaient des Autochtones -- 16 femmes dans le présent échantillon. Une autre tranche de 16 % représentaient des membres d’autres groupes ethniques. La présente section présente une analyse distincte des FPPF autochtones selon l’échantillon.

Âge

L’âge moyen des FPPF autochtones dans la collectivité était de 34 ans au moment où le sondage a été réalisé, et de 29 ans au moment de leur incarcération dans l’établissement d’où elles ont été libérées.

Établissement de libération

La majorité des FPPF dans la collectivité provenaient de la Prison des femmes. Les autres femmes avaient obtenu leur élargissement de divers établissements au Canada.

ÉTABLISSEMENT

DE LIBÉRATION

NOMBRE DE FPPF LIBÉRÉES
Prison des femmes 7
Centre correctionnel de Pinegrove 3
CPR 1
Oskana 1
Gabriel Dumont 1
Centre correctionnel de Lethbridge 1
Portage 2
Nbre total de FPPF autochtones

libérées

16

Infraction répertoriée

L’infraction la plus fréquemment perpétrée par les femmes autochtones était l’homicide involontaire coupable (n=6). Quatre-vingt-quatorze pour cent des infractions étaient de nature violente. On considère comme telles l’homicide involontaire, le vol qualifié, les voies de fait, le meurtre et les infractions sexuelles. Les infractions sans violence (six pour cent) perpétrées par les FPPF comprises dans le présent échantillon étaient des introductions par effraction.

INFRACTION Nbre DE FPPF AUTOCHTONES

QUI

L’ONT PERPÉTRÉE

Homicide involontaire 6
Vol qualifié 4
Voies de fait 2
Meurtre au deuxième degré 1
Meurtre non passible de la peine de mort 1
Infraction sexuelle 1
Introduction par effraction 1

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Type de mise en liberté

La majorité (44 %) des FPPF autochtones dans la collectivité avaient obtenu une libération conditionnelle totale. Vingt-cinq pour cent avaient été libérées d’office. Les autres (31 %) étaient en semi-liberté.

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Durée de l’incarcération

L’échantillon comptait 2 FPPF autochtones qui avaient été condamnées à des peines d’emprisonnement à perpétuité. Elles n’ont pas été incluses dans le calcul de la longueur des peines infligées et de la période de détention.

La durée moyenne des peines imposées était d’environ 4 ans. Elles variaient entre 1 an et 11 ans. En réalité, les détenues ont passé en moyenne 3,5 ans, soit entre sept mois et 9 ans, dans un établissement correctionnel.

État civil

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Au moment du sondage, la majorité des femmes autochtones dans la collectivité (88 %) étaient des célibataires. Seules deux femmes étaient mariées.

Enfants

Il y avait cinq femmes qui, une fois rendues dans la collectivité, étaient les premières responsables de la garde d’enfants. Au moins trois de ces femmes étaient des mères sans conjoint.

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Répartition des FPPF autochtones dans la collectivité - par région

On ne comptait aucune FPPF autochtone dans les régions de l’Atlantique ou du Québec. La majorité vivaient, au moment du sondage, dans la région des Prairies (n=9). Six se trouvaient en Ontario contre une seule dans la région du Pacifique.

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Répartition des FPPF autochtones dans la collectivité - type d’habitat

L’immense majorité (88 %) des FPPF autochtones dans la collectivité habitaient en milieu urbain. Seule une femme habitait dans une réserve, et une autre, dans une petite localité. Undisplayed Graphic

Répartition dans la collectivité - lieu d’habitation

Le plus grand nombre de FPPF autochtones dans la collectivité (38 %) résident dans des logements non subventionnés, soit dans leur propre maison ou logement, soit dans un appartement qu’elles partagent avec d’autres, soit dans un meublé. D’autres demeurent avec des parents ou des amis (6 %). Seulement 13 % habitent dans des logements subventionnés.

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Emploi

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Trente-huit pour cent des FPPF autochtones dans la collectivité étaient sans emploi. Cinq femmes poursuivaient des études et quatre étaient « au foyer ». Une seule des 16 femmes autochtones libérées avait un emploi -- même pas un emploi stable à plein temps, mais un travail instable.

Niveau d’instruction

Les trois quarts des FPPF autochtones dans la collectivité au moment du sondage n’avaient pas terminé leurs études secondaires. Quatre détenaient un diplôme d’études secondaires et deux de celles-ci avaient même fait des études postsecondaires.

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Aide financière

La majorité des FPPF autochtones (81 %) dans la collectivité recevaient une forme quelconque d’aide financière. Dix-neuf pour cent n’en recevaient aucune.

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Niveau de risque

Soixante-quinze pour cent des FPPF autochtones dans la collectivité présentaient, de l’avis de leur surveillant, un risque moyen de récidive. Une seule femme était considérée à risque « élevé », tandis que trois présentaient un faible risque.

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Niveau de besoin

La majorité des femmes autochtones dans la collectivité ont de grands besoins (n=10). Quatre des femmes étaient classées comme de niveau moyen, et deux, de niveau peu élevé.

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Temps de surveillance

D’après les surveillants, 44 % des FPPF autochtones dans la collectivité exigeaient plus de temps de surveillance que n’en exigeaient en moyenne les cas qui leur étaient confiés. Trente-huit pour cent étaient dans la moyenne, tandis que 13 % seulement étaient considérées comme exigeant un temps de surveillance inférieur à la moyenne.

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Le temps de surveillance exigé par la FPPF était en rapport avec les niveaux de besoin (p<,01) et de risque (p<,05). Celles qui avaient à cet égard les niveaux les plus élevés nécessitaient plus de temps de la part de leur surveillant que les autres.

Durée des rencontres

Dans la majorité des cas (64 %), les rencontres entre les surveillants et les FPPF duraient de 30 à 60 minutes.

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La durée des rencontres n’avait aucun lien avec les niveaux de besoin et de risque de la cliente. Les surveillants ne rencontraient pas plus longtemps les femmes présentant un niveau plus élevé.

Nombre de rencontres

La majorité des femmes rencontraient au moins une fois par semaine leur surveillant. Toutefois le nombre de rencontres chaque mois varie.

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Le nombre de fois qu’une femme rencontre son surveillant chaque mois n’est pas lié au niveau de risque ou de besoin.

Sujets de discussion

Les principaux sujets que les femmes voulaient ou aimaient aborder avec leur surveillant étaient l’adaptation sociale (24 %), les questions liées à la garde d’enfants et aux aptitudes parentales (20 %) et les problèmes de toxicomanie (17 %).

Sujets de discussion % de FPPF autochtones qui en parlent
Emploi 11
Programmes 11
Finances 8
Questions juridiques 4
Garde d’enfants/ Aptitudes parentales 20
Adaptation sociale 24
Santé 1
Toxicomanie 17

Participation actuelle à des programmes

La plupart des FPPF autochtones avaient participé ou participaient à des programmes de lutte contre la toxicomanie (n=22), d’acquisition de compétences (intégration communautaire) (n=10) et de counseling (n=9).

Type de programme Nbre de participantes
Toxicomanie 22
Intégration comm. 10
Counseling 9
Études/Formation prof. 5
Victimes de violence 2
Auteurs d’actes de violence 2
Serv. en résidence/organismes 1

Programmes suggérés

On a demandé aux surveillants quel(s) programme(s) ils recommanderaient pour la ou les FPPF dans un proche avenir. Il n’est pas nécessaire que le programme soit offert dans la collectivité. Les programmes les plus souvent recommandés étaient l’emploi (n=4), la maîtrise de la colère (n=3), les études (n=2) et les compétences psychosociales (n=2). On trouvera ci-dessous d’autres programmes suggérés.

Programmes suggérés Nbre de FPPF à qui on recommande de participer à ces programmes
Prépar. à l’emploi 4
Maîtrise de la colère 3
Progr. d’études/recyclage 2
Compétences psychosociales 2
Compétences parentales 1
Groupe de soutien pour lib. cond. 1
Toxicomanie 1
Groupe de soutien des parents de jeunes contrevenants 1
Cercle de ressourcement 1
« Éliminer les barrières » 1