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Programmes pour les délinquantes

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Femmes purgeant une peine fédérale en liberté sous condition : Sondage auprès des responsables de la surveillance communautaire

Recommandations concernant d'éventuelles pistes de recherche

Les pistes de recherche suivantes sont directement inspirées des résultats de ce sondage. Cette liste n’est cependant pas exhaustive.

Il a été plutôt troublant de relever ce qui semble indiquer que les femmes à qui on avait imposé une peine plus longue en purgeaient une plus grande partie que celles dont la peine était de plus courte durée. Peut-être faudrait-il se redemander s’il existe des facteurs atténuants, par exemple, regarder de près si le risque que présentent ces femmes a vraiment été évalué en toute objectivité et quel a été le comportement de ces détenues en établissement pour voir si elles ont subi un traitement injuste. Il faudrait vérifier, à l’aide d’un examen empirique du risque réel et des crimes répertoriés, si la portion de la peine qui a été purgée est justifiable, pour être bien sûr que les femmes ayant commis des crimes avec violence ne sont pas inconsidérément étiquetées comme détenues à risque élevé et, partant, contraintes de purger une plus grande partie de leur peine que celles qui ont commis un crime sans violence.

Soixante et onze pour cent (71 %) des FPPF dans la collectivité ne sont pas premières responsables de la garde de leurs enfants. Il faudrait examiner plus avant comment les femmes perçoivent cette situation, voir si les mères ont davantage la garde de leurs enfants six mois ou un an après leur mise en liberté, et vérifier si les femmes qui choisissent d’être premières responsables de la garde de leurs enfants bénéficient du soutien approprié.

Il faut se pencher sur la question du rapport entre le niveau d’instruction de la FPPF dans la collectivité et sa réintégration au marché du travail. Pourquoi les femmes instruites ont-elles autant besoin d’aide pour trouver un emploi que les femmes peu scolarisées? Pourquoi n’y a-t-il pas de lien plus évident entre le fait qu’une femme soit instruite et le genre d’emploi qu’elle détient? Quand et où les femmes réussissent-elles à trouver un emploi après leur libération? Les programmes de rattrapage scolaire et de formation professionnelle offerts aux détenues pendant et après leur incarcération sont-ils directement reliés à leur situation d’emploi après leur libération? Voilà autant de questions pertinentes auxquelles il faudrait trouver réponse.

Les données recueillies au cours de ce sondage ont révélé que, durant les trois dernières années, sept femmes avaient fait l’objet d’une surveillance indirecte (expression déjà expliquée dans le présent document), par exemple, par un travailleur social de la Société Elizabeth Fry, et que 194 femmes avaient été sous la surveillance directe d’un agent du SCC. Il faudrait vérifier s’il n’y aurait pas lieu de recourir davantage à la surveillance indirecte. Un suivi des femmes ayant fait l’objet d’une surveillance indirecte pour vérifier comment elles se sont réadaptées à la société, si elles ont récidivé, par exemple, nous amènerait peut-être éventuellement à alléger le fardeau de plus en plus lourd des agents de surveillance du SCC si l’on constatait clairement que la surveillance indirecte est fructueuse.

Les résultats de ce sondage nous font prendre conscience du besoin évident de nous interroger sur les méthodes d’évaluation du risque que présente la FPPF pour la société. Il faut comparer la valeur des évaluations fondées sur les « impressions » du surveillant avec la valeur des évaluations fondées sur des critères objectifs. Une évaluation postérieure, en regard des conclusions auxquelles en étaient respectivement arrivés les utilisateurs des deux méthodes d’évaluation du risque, permettrait de voir s’il est aussi efficace de s’en référer à des « impressions » plutôt qu’à des critères objectifs.

Il faut poursuivre l’analyse concernant (1) les attitudes, (2) le potentiel de réintégration et (3) le degré de détermination de la FPPF. Ce sont là les trois « méthodes » qu’utilisent le plus les surveillants pour évaluer le risque de récidive chez leur cliente. Premièrement, il faudrait, au moyen d’un suivi axé sur l’observation des comportements ultérieurs de la cliente, vérifier l’exactitude de ces évaluations. Deuxièmement, il faudrait proposer une définition mieux articulée de ces concepts et mettre au point des instruments d’évaluation qui clarifient ces notions abstraites que constituent les attitudes, le potentiel de réintégration et le degré de détermination d’une personne.

Une enquête auprès des répondants sur les raisons pour lesquelles si peu d’entre eux (7 %) s’étaient servis de critères d’évaluation objectifs (CEO) pour déterminer le potentiel de risque de leurs clientes nous aiderait peut-être à résoudre ce problème.

Il faut se demander en outre s’il y a vraiment lieu de concevoir et d’implanter les programmes demandés par les cinq régions. Combien de FPPF ont besoin de ces services dans la région? Quels programmes sont offerts actuellement? Quels programmes ont été fructueux dans les autres régions? Existe-t-il déjà des programmes à l’intention d’autres catégories de détenues dans la collectivité, par exemple des programmes offerts aux FPPP, qui pourraient être utilisés en commun? Il faudrait envisager tout autant la possibilité d’utiliser les services communautaires déjà en place que l’opportunité de créer de nouveaux program