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Programmes pour les délinquantes

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Les femmes purgeant une peine fédérale et les collectivités : une relation à rétablir

Section D - examen initial du mécanisme d’intervention communautaire

Buts et portée
Style et terminologie
Cercles de justice communautaires
Cercles locaux de soins et de soutien

 

Buts et portée

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Ce modèle concorde parfaitement avec les principes énoncés dans La création de choix. Il s’agit d’un modèle holistique, centré sur la femme, tenant compte des différences culturelles, propre à favoriser l’autonomie et l’estime de soi, tourné vers la collectivité et axé sur la mise en liberté. Il aide toutes les personnes qui sont touchées par l’infraction à découvrir leur pouvoir d’action et à guérir et il suppose la présence de personnes à l’écoute compatissante.

 

Style et terminologie

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Dans l’ensemble, la description du modèle devrait être faite en termes plus simples. En outre, il faudrait éviter des termes qui perpétuent des stéréotypes et des concepts trompeurs.

AU LIEU DE EMPLOYER.. LES EXPRESSIONS SUIVANTES
délinquantes ® femmes qui ont commis des actes illégaux
victimes ® personnes qui ont souffert ou qui soufferent des actes
commis crime ® activité illégale/problèmes
prévention du crime ® qualité de vie santé communautaire
soins ® (trop paternaliste)
responsabilisation (à l’égard du plan de mise en liberté) ® Participation (au plan de mise en liberté)
planifier « pour » ® planifier « avec »

 

Cercles de justice communautaires

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• Le processus judiciaire accusatoire actuel n’est pas propice (sur les plans psychologique, administratif ou logistique) à la création de cercles de justice. Certaines petites collectivités réussissent à obtenir qu’au moment de leur mise en liberté, les femmes soient placées sous la responsabilité du cercle de justice, où la guérison peut commencer immédiatement, mais cela n’est pas la norme.

• L’intervenant en justice communautaire no 1 doit absolument être choisi en raison de ses qualités personnelles ou de sa connaissance du contexte particulier.

• Il faut s’occuper tout spécialement de préparer et d’appuyer la « victime ».

• Sans la participation de la délinquante, il ne peut y avoir de cercle de justice.

• Il faut mettre en place un processus permettant de choisir les participants voulus pour les cercles de justice.

 

Cercles locaux de soins et de soutien

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• Les cercles doivent graviter autour de la femme et de ses besoins, et tous ceux qui jouent un rôle important dans sa vie et sa situation doivent être invités à y participer.

• Dans les cas de femme battue, d’homicide contre un membre de la famille et de sévices contre un enfant, il faudra bien préparer les participants.

• Les cercles locaux pourraient éventuellement s’occuper de plusieurs femmes en même temps afin de ménager les ressources.

• Dans certains cas, il pourrait arriver qu’on n’ait pas besoin du processus complet ou qu’on ne le demande pas.

• Il faut veiller à ce que le cercle ne prolonge pas, ni ne complique, le processus actuel de réinsertion sociale de la femme.

• La confiance et le respect du caractère confidentiel de l’information revêtent une importance fondamentale. Il ne conviendrait par conséquent pas d’enregistrer les séances des cercles. Le SCC ne doit pas non plus intervenir dans le mécanisme communautaire.

• Comme les membres du cercle sont des bénévoles, ils doivent se sentir libres de décider eux-mêmes de participer ou non aux enquêtes communautaires officielles du SCC et faire preuve de discernement s’ils décident d’y participer. Il n’existe pas de mécanismes formels de reddition de comptes.

• Il faudrait déterminer plus rigoureusement les ressources dont ont besoin les bénévoles. Il faudrait rédiger des guides pratiques pour les coordonnateurs et leur assurer une formation sur la « communication en cercle » et sur « les principes des cercles ». En définitive, il sera peut-être nécessaire de créer un poste rémunéré de coordonnateur.

• Chaque cercle de justice détermine la façon dont il sera mené. On pourrait envisager dans l’avenir un cercle coanimé par une FPPF et un membre de la collectivité.

• Il faut se pencher sur les questions de la crédibilité et de la disponibilité des bénévoles.

• Il faudrait examiner la question de la « durabilité du pouvoir » dans le cas des femmes purgeant une peine de longue durée et ce, tant pour les bénévoles que pour les FPPF. Les bénévoles devraient renouveler leur engagement chaque année; il faudrait chercher des remplaçants pour eux avant qu’ils ne quittent leur poste et trouver des personnes possédant des réseaux de relations semblables.