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Programmes pour les délinquantes

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Le rôle parental et les expériences de violence des délinquantes : Examen des évaluations initiales des délinquantes

Dispositions prises pour la garde des enfants pendant l'incarcération de la mère

Le tableau 5 montre, pour l'échantillon des femmes visées par l'Examen des EI, les dispositions prises pour la garde des enfants pendant l'incarcération de la mère. Dans certains cas, les différents enfants d'une même femme ne sont pas gardés au même endroit. Ainsi, l'un des enfants vit avec son père, tandis qu'un autre habite chez ses grands-parents. C'est la raison pour laquelle la même femme peut être représentée plus d'une fois dans ce tableau 5.

Tableau 5

Dispositions prises pour la garde des enfants pendant l'incarcération de la mère

   

Examen des EI

(N=279)a

 

n

%

Grands-parents des enfants

86

(30,8)

Père des enfants

75

(26,9)

Foyer d'accueil ou sous la tutelle de la Société d'aide à l'enfance

46

(16,5)

Personnes apparentées

43

(15,4)

Amie de la mère

14

(5,0)

Beau-père

2

(0,7)

Sont grands et vivent seuls

34

(12,2)

Donnés en adoption en bas âge

14

(5,0)

Autre

12

(4,3)

Remarque. Une femme peut être représentée plus d'une fois si ses enfants ne vivent pas tous au même endroit et c'est pourquoi le total des pourcentages n'est pas égal à 100.

a Pour 46 femmes, aucun renseignement n'avait été consigné concernant les dispositions prises pour la garde des enfants.

Comme les résultats du Sondage ne comprennent pas d'estimations numériques des dispositions que les femmes ont prises pour la garde des enfants pendant leur incarcération, il est impossible de comparer les deux études à ce chapitre. Cependant, le rapport du Sondage précise, "qu'à la suite de l'emprisonnement de leur mère, la plupart des enfants devenus adultes se débrouillent seuls et que, dans la majorité des cas, les enfants plus jeunes sont confiés à des membres de la parenté, habituellement les grands-parents ou les grands-mères. La deuxième mesure la plus fréquente consiste à placer les enfants dans des foyers d'accueil; les autres enfants sont gardés par les ex-maris ou les ex-conjoints de fait et un petit nombre par des amis de la mère" (Shaw et al., 1990, p. 13). L'Examen des EI a permis de constater, comme l'avait fait le Sondage, que ce sont le plus souvent les grands-parents qui s'occupent d'au moins un enfant pendant l'incarcération de la mère; cette solution est celle qu'ont retenue 30,8 % des femmes ayant des enfants. Dans la plupart des cas, les enfants sont gardés par les propres parents des femmes ou, plus fréquemment encore, par les mères de celles-ci. Cette étude établit également que la deuxième mesure la plus fréquente consiste à confier au moins un enfant à son père pendant l'incarcération de la mère. Toujours selon l'Examen des EI, la troisième mesure la plus populaire consiste à placer les enfants dans des foyers d'accueil.

Ces constatations valent non seulement pour les enfants qui vivaient avec leur mère à temps plein avant l'incarcération, mais aussi pour ceux qui vivaient avec une autre personne que la mère avant que celle-ci n'ait des démêlés avec la justice. Dans ce dernier cas, les dispositions prises pour la garde de ces enfants ne sont pas modifiées parce que la mère est incarcérée. En revanche, certains enfants vivent des changements majeurs à cause de l'incarcération de leur mère parce que cette dernière était la seule personne à leur prodiguer des soins. Certains des enfants qui vivaient avec leurs deux parents, restent avec leur père après l'incarcération de leur mère, tandis que d'autres sont confiés à différentes personnes.