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Programmes pour les délinquantes

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Le rôle parental et les expériences de violence des délinquantes : Examen des évaluations initiales des délinquantes

Évocation d'expériences de violence au cours de l'enfance et de l'adolescence

Le tableau 6 montre, qu'au total, 60,5 % des femmes pour lesquelles des renseignements sur les expériences de l'enfance et de l'adolescence étaient disponibles ont indiqué avoir été maltraitées. Une allusion générale à la violence est faite par 22,1 % des femmes, tandis que 38,4 % d'entre elles fournissent des détails sur les mauvais traitements subis pendant l'enfance et l'adolescence.

Tableau 6

Évocation des expériences que les femmes ont vécues pendant l'enfance et l'adolescence

   

Examen des EI

(N=385)a

 

n

%

Allusion générale à la violence

85

(22,1)

Descriptions précises de la violence subie

148

(38,4)

Aucune expérience de violence

73

(19,0)

Milieu positif et favorable

66

(17,1)

Expériences comportant d'autres caractéristiques

13

(3,4)

Remarque. a Les renseignements concernant les expériences de l'enfance et de l'adolescence n'étaient pas disponibles pour 41 femmes.

Même si certaines femmes évoquent des expériences vécues pendant leur enfance et leur adolescence sans qualifier celles-ci de violentes, il est important de ne pas oublier que l'absence du qualificatif " violentes " ne signifie pas nécessairement que ces femmes n'ont pas été maltraitées.

Le tableau 7 indique le genre de violence que 38,4 % des femmes ont reconnu avoir subi. La violence physique et sexuelle est mentionnée dans plus de 60 % des cas et bon nombre de femmes ont manifestement été victimes de différentes formes de mauvais traitements.

Tableau 7

Formes de violence que les femmes affirment avoir subies pendant l'enfance et l'adolescence

   

Examen des EI

(N=148)a

 

n

%

Violence physique

100

(67,6)

Violence sexuelle

94

(63,5)

Violence psychologique

53

(35,8)

Remarque. Une femme peut être représentée plus d'une fois et c'est la raison pour laquelle le total des pourcentages n'est pas égal à 100.

Les renseignements au sujet des expériences de l'enfance et de l'adolescence n'étaient pas disponibles pour 41 femmes. Les 85 femmes qui n'ont fait qu'une allusion générale à la violence subie ne sont pas prises en compte dans ce tableau.

Dans certains cas, des renseignements sur l'agresseur sont également fournis. Selon l'information disponible, quoique celle-ci soit restreinte, il semble que les auteurs de violence physique soient le plus souvent les pères, suivis des mères, puis des deux parents. Dans le cas des agressions sexuelles, les agresseurs les plus fréquemment identifiés sont des proches, plus d'un membre de la famille, et d'autres personnes (gardiens ou gardiennes d'enfants, voisins, etc.). Les auteurs de violence psychologique sont le plus souvent les mères, suivies des pères.

Les expériences codées " descriptions précises de la violence subie " sont manifestement attribuables à un groupe très hétérogène. Dans certains cas, les agresseurs sont des membres de la famille immédiate et le mauvais traitement est infligé à de nombreuses reprises dans un climat familial violent et instable. Dans d'autres cas, les agresseurs ne sont pas connus ou pas très bien connus de la femme et il se peut qu'elle ait vécu par ailleurs dans un environnement familial assez stable. Cette remarque est pertinente compte tenu que les renseignements sur le contexte dans lequel la violence a été exercée peuvent nous aider à comprendre la signification de cette violence et nous éclairer davantage sur les conséquences que celle-ci peut avoir pour les femmes. Toutefois, étant donné l'insuffisance de l'information disponible, il s'est révélé impossible d'explorer plus avant cette question dans le cadre de la présente étude.