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Programmes pour les délinquantes

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Le rôle parental et les expériences de violence des délinquantes : Examen des évaluations initiales des délinquantes

DISCUSSION

L'Examen des EI constitue, dans une large mesure, une étude de type exploratoire dont le principal objectif est d'obtenir des renseignements sur la manière dont les délinquantes s'acquittent de leur rôle parental ainsi que sur les expériences de violence qu'elles ont vécues. Des efforts ont également été faits pour comparer les constatations de la présente étude avec celles du Sondage auprès des femmes purgeant une peine fédérale (Shaw et al., 1990), tout en ne perdant pas de vue les limites d'une telle comparaison, compte tenu du fait que les deux études ont été réalisées à l'aide de méthodes différentes. Ces limites, de même que les aspects qui mériteraient d'être davantage approfondis, sont présentées ci-dessous.

    Les renseignements obtenus grâce au Sondage se fondent sur des entrevues individuelles réalisées avec les femmes incarcérées dans le but de mieux comprendre les problématiques examinées. Pour la présente étude, les commentaires sur le domaine des besoins figurant dans l'espace réservé à cette fin dans le formulaire d'évaluation initiale des délinquantes sont la seule source d'information. Ce formulaire a été conçu à des fins différentes et ne vise pas précisément à évaluer les questions auxquelles s'intéresse la présente étude; nous ne nous attendions pas non plus à ce que l'espace réservé aux commentaires sur le domaine des besoins contienne des renseignements précis et détaillés sur les questions concernant le rôle parental et les expériences de violence antérieures. Ces formulaires d'évaluation initiale sont utilisés lors de l'admission des délinquantes dans un établissement et servent à évaluer le risque qu'elles présentent et leurs besoins afin d'élaborer leur plan correctionnel et leur proposer des programmes répondant à leurs besoins. Par conséquent, le formulaire d'évaluation initiale ne contient aucune question ou section visant plus particulièrement à réunir systématiquement des renseignements sur les expériences de violence que les femmes ont vécues. Lorsque de tels renseignements figurent dans l'espace réservé aux commentaires sur le domaine des besoins, c'est surtout parce que les femmes ont spontanément évoqué ces expériences de violence. Dans la plupart des évaluations initiales examinées, nous avons relevé, dans l'espace réservé aux commentaires sur le domaine des besoins, tout au moins une certaine allusion aux expériences vécues pendant l'enfance et au cours de la vie adulte, ce qui nous donne une idée générale du problème. Si l'on voulait obtenir des renseignements plus précis sur les expériences de violence, il faudrait réaliser une étude portant plus particulièrement sur celles-ci.

Une autre limite de la présente étude tient au fait que, dans les évaluations initiales, il manquait un plus ou moins grand nombre de données. Cette lacune a été prise en compte dans le calcul des estimations (pourcentages), mais il ne faut pas la perdre de vue, car elle peut influencer les tendances dégagées dans le cadre de l'étude. Les données manquantes peuvent aussi avoir conduit à des résultats en apparence incohérents tels qu'une légère différence dans le pourcentage d'enfants adultes qu'ont les femmes, comme c'est le cas dans les tableaux 4 et 5 (11,9 % et 12,2 % respectivement).

En gardant à l'esprit les lacunes susmentionnées, de même que les résultats de l'examen des commentaires sur le domaine des besoins figurant dans les évaluations initiales des délinquantes, les conclusions suivantes peuvent être tirées. En ce qui concerne le rôle parental, les résultats du Sondage et de l'Examen des EI montrent tous les deux que la vaste majorité des détenues sous responsabilité fédérale sont mères d'enfants mineurs. Dans l'échantillon retenu pour l'Examen des EI, une plus forte proportion de femmes ont des enfants. Dans les deux échantillons, la majorité des femmes ont entre un et trois enfants, mais certaines en ont davantage. Dans les deux études, plus de la moitié des femmes (62,4 % de l'échantillon du Sondage et 52,1 % de l'échantillon de l'Examen des EI) étaient les premières responsables d'au moins un de leurs enfants avant de commettre une infraction.

Une différence statistiquement significative est constatée entre les deux échantillons en ce qui a trait aux dispositions qu'ont prises pour faire garder leurs enfants les femmes qui étaient, avant leur incarcération, les premières dispensatrices de soins à un de leurs enfants ou plus. Proportionnellement, les mères chefs de famille sont plus nombreuses dans l'échantillon du Sondage, tandis que, dans l'échantillon de l'Examen des EI, un plus grand nombre de femmes qui étaient les principales pourvoyeuses de soins à leurs enfants vivaient à la fois avec un enfant ou plus et un conjoint.

Il faut signaler qu'il est parfois très difficile de déterminer quelles dispositions ont été prises pour la garde des enfants et la mesure dans laquelle les femmes s'occupaient de ceux-ci. Ces difficultés ne découlent pas de la façon dont l'information a été fournie, mais plutôt du fait que la vie de certaines femmes se caractérise par de nombreux changements soudains et imprévisibles qui ont inévitablement une incidence sur leur rôle de mère pourvoyeuse de soins de même que sur les dispositions prises pour la garde des enfants. Par ailleurs, et c'est souvent le cas lorsque des données doivent être divisées en catégories et constituer une " photo sur le vif ", il devient alors difficile de définir la situation qui décrit le mieux les dispositions prises pour la garde des enfants. Étant donné que les femmes vivent des situations complexes et souvent très pénibles, il ne leur est pas toujours possible de maintenir le contact avec leurs enfants ou de les garder en permanence avec elles. Certaines ont perdu la garde de certains de leurs enfants à cause de problèmes de toxicomanie et (ou) de santé mentale mais aussi à cause d'incarcérations antérieures. Ce ne sont cependant pas toutes les femmes qui mènent une vie agitée et instable. L'examen des évaluations initiales des délinquantes a montré que bon nombre de femmes faisaient preuve de stabilité et de jugement dans les soins prodigués aux enfants et dans les dispositions prises pour les faire garder.

En ce qui concerne les dispositions prises pour la garde des enfants pendant l'incarcération des mères, les deux études montrent que la plupart des femmes font appel aux grands-parents des enfants, habituellement les grands-mères maternelles. La deuxième mesure la plus populaire pour la garde des enfants est la famille d'accueil, dans l'échantillon du Sondage, et le père de l'enfant ou des enfants, dans l'Examen des EI. Il faut rappeler cependant que, compte tenu de la nature des données, il est impossible de vérifier si cette différence est statistiquement significative.

La deuxième disposition la plus fréquente pour la garde des enfants, telle qu'observée au cours de la présente étude, à savoir le recours au père, peut possiblement être associée au fait que, comparativement à celui du Sondage, l'échantillon de l'Examen des EI compte un plus grand nombre de femmes ayant vécu avec leurs enfants et un conjoint (père des enfants) que de mères chefs de famille. Il est par conséquent raisonnable de présumer que les enfants vont continuer de vivre avec leur père après l'incarcération de leur mère. Par contre, dans certains cas, les enfants qui vivaient avec leurs deux parents avant l'incarcération de leur mère, ne restent pas avec leur père après le départ de celle-ci. Des renseignements complets à ce sujet n'étaient pas toujours disponibles, d'où l'impossibilité de déterminer la mesure dans laquelle et les raisons pour lesquelles certains enfants, qui vivaient avec leurs deux parents, ont changé de lieu de résidence après l'incarcération de leur mère.

Les contacts qu'ont les femmes avec leurs enfants pendant leur incarcération ont également été examinés. Les données disponibles à ce sujet sont limitées. Toutefois, selon les renseignements réunis, la majorité des femmes auraient maintenu des relations avec leurs enfants alors qu'elles étaient emprisonnées. Il est cependant difficile de déterminer avec précision la nature de ces relations et si la femme était la principale prestataire de soins à ses enfants avant son incarcération. On peut présumer, en gros, que ces contacts prennent le plus souvent la forme de visites et d'appels téléphoniques dont la fréquence varie entre un téléphone par jour et un appel occasionnel ou une visite à tous les mois ou à tous les deux mois. Il semble également que la plupart des femmes qui maintiennent le contact avec leurs enfants vivaient à plein temps avec eux avant leur incarcération. Il est cependant important de souligner que certaines des femmes qui, selon toute vraisemblance, n'habitaient pas avec leurs enfants avant d'être incarcérées, sont quand même restées en contact avec ceux-ci pendant la période d'incarcération. Il ne fait aucun doute que cette question devrait être examinée de plus près lors de prochaines études car on pourrait ainsi aider les femmes à satisfaire leurs aspirations maternelles pendant leur incarcération.

Avant leur incarcération, les femmes n'étaient pas toutes dans la même situation concernant la garde des enfants; il est donc possible que toutes n'aient pas les mêmes besoins en ce qui a trait à leur rôle de mère pendant l'incarcération. Il a été relevé dans les écrits sur ce sujet (Garcia Coll et al, 1998; Wine, 1992 ) que les femmes qui ont des enfants " à l'extérieur " et qui sont conscientes de leur rôle de mère sont parfois beaucoup plus motivées à effectuer des changements dans leur vie et à " tenir le coup ". Il arrive même qu'une femme qui n'est pas le principal fournisseur de soins à ses enfants avant son incarcération profite de son séjour en prison pour " réexaminer sa façon de vivre ", ce qui peut l'amener à reprendre contact avec ces derniers. Une telle démarche peut soulever des problématiques différentes de celles des femmes qui vivaient à temps plein avec leurs enfants avant leur incarcération. Afin de cerner ces besoins particuliers et d'y répondre le plus efficacement possible, il y aurait lieu d'étudier de manière plus approfondie le lien qui existe entre les soins donnés aux enfants avant l'incarcération et les désirs des femmes en ce qui concerne les enfants pendant leur incarcération.

Il faut aussi mentionner un aspect très important du rôle parental qui n'a pas été abordé au cours de la présente étude (ni d'ailleurs lors du Sondage). Cet aspect est celui des réactions possibles des enfants à l'incarcération de leur mère. Les écrits sur ce sujet permettent de penser, qu'à la suite de l'incarcération de leur mère, les enfants peuvent développer différents problèmes de comportement, éprouver un fort sentiment de honte, ne pas avoir un soutien social suffisant ou réagir de bien d'autres façons problématiques (Shaw, 1992; Stanton, 1980; Wine, 1992). Des allusions occasionnelles aux réactions des enfants dans l'espace réservé aux commentaires sur le domaine des besoins indiquent que ces réactions peuvent aussi être un facteur important qui influence le maintien ou la rupture des contacts entre les enfants et leur mère pendant l'incarcération de cette dernière. Certains commentaires sur le domaine des besoins précisent également que les difficultés qu'éprouvent les enfants sont une source d'inquiétude pour les mères incarcérées. Afin de bien comprendre les problèmes que vivent les femmes incarcérées en ce qui a trait à leur rôle parental, il faudrait aussi examiner les situations que vivent les enfants.

Le deuxième objectif de l'Examen des EI des délinquantes était d'examiner les renseignements disponibles sur les antécédents de violence vécus par les femmes. Sans perdre de vue la possibilité que les hypothèses au sujet de cette question soient inexactes, l'examen des évaluations initiales, tout comme le Sondage, montre clairement qu'une très forte proportion des femmes affirment avoir été maltraitées au cours de l'enfance et de la vie adulte. Lors de l'Examen des EI, les commentaires sur le domaine des besoins indiquent que, dans 78,8 % des cas, les femmes déclarent avoir subi de la violence à un moment ou l'autre de leur vie; lors du Sondage, 82 % des détenues de la Prison des femmes et 72 % de celles qui purgent leur peine dans un établissement provincial affirment avoir déjà été victimes de violence (Shaw et al., 1990). Les commentaires sur le domaine des besoins des EI examinés montrent qu'un certain nombre de femmes décrivent de manière précise les mauvais traitements subis pendant l'enfance et la vie adulte. Leurs révélations indiquent qu'elles ont souvent été exposées à plus d'une forme de violence.

Tant dans l'Examen des EI que dans le Sondage, les expériences de violence sont plus fréquentes chez les femmes autochtones que chez les femmes non autochtones. La nature des renseignements disponibles rend impossible des comparaisons d'ordre statistique entre les deux études concernant cette question. Cependant, pour l'échantillon de la présente étude, une différence statistiquement significative a été trouvée entre les femmes autochtones et non autochtones en ce qui a trait à la divulgation des expériences de violence vécues aussi bien pendant l'enfance et l'adolescence qu'au cours de la vie adulte. Dans les deux cas, l'information consignée fait plus souvent allusion à de telles expériences pour les femmes autochtones.

Les pourcentages extrêmement élevés, dans les deux études, de femmes qui avouent avoir été victimes de violence montrent bien à quel point ce problème est important au sein de cette population, comme l'avaient déjà montré des études antérieures (Chesney-Lind, 1997; Comack, 1996; Société Elisabeth Fry, 1994; Laishes, 1997). Mais les nombres et pourcentages ne dévoilent que certains aspects des problèmes évoqués et sont, par conséquent, inévitablement limités (et limitatifs). Les expériences de violence révélées par les femmes ont beau être catégorisées et comptabilisées de la même façon, elles ont peut-être, dans les faits, une signification fort différente pour celles qui les vivent, et ces expériences peuvent présenter des variantes que les chiffres ne sauraient exprimer. C'est donc dire que, pour avoir une idée tout à fait juste du problème et comprendre comment la violence subie influence les perceptions qu'ont les femmes d'elles-mêmes et de leur vie, de même que le choix des moyens qu'elles prennent pour survivre, il faut absolument situer ces expériences dans le contexte dans lequel elles ont été vécues. Cet aspect dépasse manifestement la portée de la présente étude.

Les données réunies grâce à la présente étude indiquent que certaines femmes affirment avoir grandi dans un milieu familial positif. Cette constatation n'est pas souvent prise en compte dans les écrits sur le sujet. Dans le même ordre d'idées, certaines femmes déclarent avoir eu, au cours de leur vie adulte, des rapports agréables, positifs et convenables avec un conjoint. Souvent, la même femme rapporte avoir vécu à la fois des expériences positives et négatives (c'est-à-dire violentes) à diverses époques de sa vie ou avoir été en relation avec des personnes différentes au cours de la même période de son existence. Cet aspect mériterait d'être examiné de plus près lors de prochaines recherches, car la connaissance que nous avons des " atouts " et des ressources potentiels des femmes peut favoriser l'emploi d'une méthode plus holistique de guérison et de ressourcement.

    L'Examen des EI n'avait pas pour but d'étudier le rapport qui existe entre les deux questions, à savoir le rôle parental des femmes et les expériences de violence qu'elles ont vécues pendant l'enfance et la vie adulte. Toutefois, les données à proprement parler, de même que les thèmes dégagés de l'examen des commentaires sur le domaine des besoins, révèlent, sans aucun doute, l'existence de nombreux points de raccordement entre ces deux aspects des expériences des femmes. Comme l'ont déjà mentionné certains auteurs, il arrive aussi que les modèles auxquels les femmes sont exposés pendant leur enfance réapparaissent dans leur vie d'adulte (Garcia Coll et al., 1998; Chesney-Lind, 1997; Johnston & Rodgers, 1993). Bon nombre de délinquantes ont grandi dans la pauvreté et ont été élevées par des parents ou des parents substituts qui avaient eux-mêmes eu de graves problèmes de violence (Chesney-Lind, 1997; Comack, 1996; Sommers, 1995) ou des démêlés avec le système judiciaire (Sommers, 1995; Stanton, 1980; Wine, 1992 ). Ces tendances refont surface au cours de la vie adulte de certaines de ces femmes. Mais en dépit du fait que les auteurs évoquent la possibilité d'une reprise de tels modèles d'une génération à l'autre, peu de chercheurs se sont intéressés aux facteurs déterminants de ces modes de comportement. Une étude plus approfondie de cette question s'impose, tout particulièrement une étude qui tiendrait compte de la façon dont les femmes se perçoivent elles-mêmes et perçoivent les situations qui sont les leurs.

Étant donné le pourcentage extrêmement élevé de femmes qui ont subi différentes formes de violence ou de perturbations dans leurs foyers d'origine, il est tout à fait approprié de s'intéresser aux modèles de relations parents-enfants que les femmes ont " intériorisés " et adoptés. Ces modèles orientent souvent leur façon de concevoir leur rôle de mère et les rapports qu'elles établissent avec leurs enfants (Jenner & McCarthy, 1995). Ces modèles ne sont pas nécessairement une réplique de ceux auxquels elles ont été exposées. Ils correspondent parfois à ce qu'un parent est déterminé à ne pas répéter. Comme l'indique les écrits sur le " ressort psychologique ", il y a parfois, dans une vie " dysfonctionnelle ", des aspects qui en atténuent les effets néfastes et permettent à une personne de développer une certaine " résistance " (Gilgun, 1991; Valentine & Feinauer, 1993; Werner, 1986). D'où l'importance, comme certains l'ont déjà affirmé, d'étudier non seulement les difficultés des femmes, mais aussi leurs atouts. L'examen des commentaires sur le domaine des besoins, de même que les propres récits des femmes auxquels d'autres chercheurs se sont déjà intéressés (Adelberg & Currie, 1991; Société Elizabeth Fry, 1994; Garcia Coll et al., 1998), indiquent que certaines femmes constatent avec une grande tristesse que, même si elles ont fait tout leur possible pour résister aux modèles parentaux de leur enfance, elles ont répété avec leurs enfants certains des comportements insatisfaisants de leurs propres parents. D'autres, par contre, affirment que le fait d'avoir eu de mauvais parents explique leur détermination à ne pas agir de la même façon avec leurs propres enfants. Il est important de comprendre le lien qui existe entre sa propre façon de concevoir son rôle de parent et la manière dont une personne a été traitée par ses parents pendant son enfance, car la femme qui réussit à traiter son enfant autrement qu'elle a elle-même été traitée par ses parents, puise parfois dans ce comportement nouveau la capacité " d'assumer " les expériences pénibles de sa propre enfance. On peut dès lors entrevoir les avantages éventuels d'études qui chercheraient à mieux comprendre le lien entre la façon dont une femme a grandi, le genre de relations parents-enfants auxquelles elle a été exposée et les rapports qu'elle a établis avec ses propres enfants. Le fait de savoir comment les femmes ont été traitées par leurs parents pendant leur enfance et comment ces expériences ont influencé leur propre conception de leur rôle de mère peut devenir un outil précieux lorsque nous cherchons à les aider pendant leur incarcération et la période ultérieure où elles réintègrent la collectivité, à mieux assumer leur maternité.

Il serait cependant inefficace de voir dans ces problèmes la seule expression de difficultés personnelles. Les expériences que les femmes ont vécues doivent être situées dans leur propre " subjectivité " et expliquées à la fois par le contexte de leur vie quotidienne et leurs antécédents familiaux.