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Programmes pour les délinquantes

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Stratégie en matière de santé mentale pour les délinquants

Jane Laishes
Santé mentale, Services de santé
2002

RTF

PRINCIPES FONDAMENTAUX QUI SOUS-TENDENT LA MISE EN ŒUVRE DE PROGRAMMES ET DE SERVICES DE SANTÉ MENTALE POUR LES DÉLINQUANTES

L'élaboration de tout service de santé mentale pour délinquantes doit se fonder sur de nombreux principes, qui ont été énoncés dans la Stratégie de 1997 et qui sont de nouveau énumérés dans la présente version révisée, car ils sont toujours valables.

  1. Bien-être - notamment :
    • la mise en œuvre de programmes holistiques, à savoir des programmes qui tiennent compte du corps, de l'esprit, de l'âme et des émotions, ainsi que de la corrélation entre ces derniers dans un contexte familial et communautaire;
    • l'élimination des stéréotypes (y compris les diagnostics psychiatriques) dans la mesure où ceux-ci nous poussent à n'envisager les problèmes des femmes que sous l'angle de la santé mentale;
    • le renforcement des aptitudes nécessaires au développement personnel et à la vie autonome dans la collectivité;
    • la nécessité de faire participer des spécialistes de la santé mentale, y compris des fournisseurs de services et des ressources communautaires autochtones, et les membres des familles des délinquantes, etc. à la réalisation des plans de traitement.
  2. Accès (conformément à l'article 86 de la LSCMLC) - donner raisonnablement accès à des services de santé mentale essentiels et non essentiels, y compris :
    • le diagnostic précoce des problèmes de santé mentale et la détermination des besoins en matière de traitement;
    • les mesures d'intervention opportunes visant à atténuer l'intensification des symptômes et à prévenir les situations de crises aiguës;
    • des interventions adaptées en fonction de la complexité des cas des femmes souffrant de plusieurs troubles mentaux et d'autres diagnostics/problèmes qui exigent une intervention simultanée;
    • les services fournis conformément aux normes de la collectivité.

    Toutefois, il convient de noter que, en raison de différentes contraintes d'ordre budgétaire, opérationnel et géographique, il peut être nécessaire de transférer les délinquantes dans d'autres régions, établissements ou centres communautaires pour qu'elles puissent avoir accès aux traitements que requiert leur état.

  3. Adaptation aux besoins des délinquantes - les services de santé mentale doivent être adaptés aux besoins des délinquantes de sorte que :
    • seuls interviennent les employés bien sensibilisés à la situation des femmes et à leurs problèmes de santé mentale;
    • les programmes de traitement et les services tiennent compte des besoins particuliers des délinquantes et favorisent leur autonomie, les relations interpersonnelles et les relations constructives à l'enseigne du respect mutuel.
  4. Participation des clientes (un principe de justice fondamentale) - les délinquantes doivent participer activement à leur évaluation et à leur traitement en matière de santé mentale :
    • de manière que, dans toute la mesure du possible, elles jouent un rôle actif dans la planification de leur traitement et dans les décisions qui les intéressent.
  5. Mesures les moins restrictives (conformément au principe d) énoncé dans la LSCMLC) :
    • le traitement est administré selon la méthode d'intervention la moins restrictive/intensive possible;
    • les femmes sont logées dans le milieu le moins restrictif possible sans que la sécurité du public ne soit pour autant compromise.