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La zoothérapie dans les établissements correctionnels

LES ASPECTS THÉRAPEUTIQUES DE LA ZOOTHÉRAPIE DANS UN ÉTABLISSEMENT

A. Santé

On a fait largement état des avantages physiologiques procurés au propriétaire d'un animal domestique; selon de nombreuses études, le fait de posséder un animal réduit les problèmes de santé comme les maladies cardio-vasculaires (Rowan et Beck, s.d.; Serpell, 1993). Erika Friedmann et ses collègues ont étudié l'incidence que pouvait avoir le fait de posséder un animal sur les patients qui avaient été hospitalisés pour un infarctus du myocarde ou une attaque d'angine grave (douleur causée par un manque d'apport en oxygène au cœur). Une étude a révélé que 50 sur 53 personnes qui possédaient un animal vivaient toujours un an après leur hospitalisation contre seulement 17 personnes sur 39 qui ne possédaient pas d'animal; il n'y avait aucun lien entre ce résultat et l'état de santé des sujets (Cusack, 1988). Il est aussi intéressant de noter que, d'après les recherches, le fait de parler à un animal domestique fait baisser la pression artérielle tandis qu'une discussion avec une personne la fait augmenter (Arkow, 1982). Le Dr James Serpell a mené une étude de 10 mois pour comparer les personnes qui étaient propriétaires d'un animal et celles n'en possédant pas :

[Traduction] Les propriétaires d'animaux ont signalé une baisse des problèmes de santé mineurs et faisaient aussi beaucoup plus d'exercice physique. Par contre, les personnes qui ne possédaient pas d'animal n'ont signalé aucun changement statistiquement significatif dans leur santé ou leur comportement, si ce n'est une augmentation minime de leur activité de marche à des fins récréatives. Les résultats de cette étude semblent démontrer que, pour la plupart des personnes, l'acquisition d'un animal domestique entraîne des changements salutaires de santé et de comportement. Ces constatations ne permettent pas d'expliquer les mécanismes à l'origine des changements observés chez les propriétaires d'animaux. Les résultats de cette étude semblent aussi indiquer que le fait de posséder un animal entraîne des effets salutaires sur la santé, qu'il faudrait étudier de plus près. (Serpell, 1993)

Rowan et Beck (s.d.) appuient également les avantages procurés par le fait de posséder un animal :

[Traduction] La plupart des gens ont dit que les animaux constituaient une compagnie, leur donnaient un sentiment de sécurité et leur offraient l'occasion de s'amuser, de se distraire et de se détendre. Les animaux permettent aux gens de créer des liens. Ils donnent leur affection sans porter de jugement...