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Programmes pour les délinquantes

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La zoothérapie dans les établissements correctionnels

MISE EN OEUVRE D'UN PROGRAMME DE ZOOTHÉRAPIE

L. Éthique

Les personnes qui participent à des programmes d'aide aux animaux sont généralement conscientes des questions entourant les droits des animaux et un grand nombre d'entre elles appuient les activités de protection des animaux ou se considèrent comme sensibilisées à ces questions (Iannuzzi et Rowan, s.d.). Dans certains programmes de zoothérapie, on retire les animaux de leur environnement naturel. Il se peut par exemple que des animaux sauvages n'aient pas les soins requis dans la nature. Les êtres humains les retireront de leur environnement naturel pour les mettre dans des cages, croyant ainsi améliorer leurs conditions d'existence. Mais ils oublient parfois que ceux-ci peuvent en fait ne pas être à l'aise dans leur nouvel environnement. Leurs responsables s'étonneront qu'ils meurent dans ces conditions.

Arkow (1993) fait état des préoccupations éthiques suivantes en ce qui concerne les animaux :

  • Risque de mauvais traitements : Les animaux, surtout dans un établissement à sécurité élevée, risquent d'être maltraités.
  • Risque de fatigue : Cela se produit s'il n'y a pas de normes quant à la durée d'une visite avec un animal ou au nombre des visites par jour ou semaine qui sont recommandées. On sait toutefois que les animaux ont besoin de repos et qu'ils ne peuvent pas toujours être « de service ». Dans les foyers de soins infirmiers, par exemple, la température ambiante est assez élevée, ce qui peut ajouter au stress que connaissent les animaux à fourrure.
  • Adaptation au stress : Chaque espèce, race et animal aura sa façon de s'adapter au stress associé aux interactions. Il faut en tenir compte.
  • Utilisation d'animaux sauvages : On a critiqué plusieurs programmes (p. ex., de baignade avec des dauphins, d'utilisation de simiens pour les paraplégiques) du fait qu'il s'agit d'animaux qui ne sont pas idéalement acclimatés aux interactions avec l'humain.
  • On s'imagine rarement que les animaux peuvent être fatigués ou stressés, sans doute parce que leurs symptômes ne sont pas évidents, surtout pour les personnes qui ne connaissent pas bien les animaux. Il faut apprendre aux détenus à reconnaître les signes de fatigue ou de stress chez un animal et à intervenir dans ce cas. Le bien-être des animaux utilisés pour des programmes de zoothérapie revêt une importance cruciale et il faut y attacher une importance primordiale au moment d'élaborer ou de mettre en oeuvre ces programmes.