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Programmes pour les délinquantes

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LES DÉTENUES AUTOCHTONES À SÉCURITÉ MAXIMALE PURGEANT UNE PEINE FÉDÉRALE - QUE SONT DEVENUES LES PROMESSES DE « LA CRÉATION DE CHOIX »?

4. ANALYSE

À partir des données recueillies, nous avons dégagé certains thèmes communs :

Racisme et discrimination

Les délinquantes autochtones ont dit qu’elles n’étaient pas traitées avec respect et dignité, et qu’on entretenait des préjugés contre elles parce qu’elles étaient des détenues. Certaines employées du SCC avaient des idées préconçues au sujet des détenues autochtones. Une psychologue travaillant dans l’un des établissements a déclaré que les femmes autochtones étaient des « bêtes ». Quelques détenues ont fait remarquer que le fait de se présenter comme autochtones leur faisait plus de mal que de bien.

Atteinte à la confidentialité

Les délinquantes autochtones estimaient qu’il y avait atteinte à la confidentialité parce que les employées parlent aux détenues des autres détenues. Par conséquent, il n’y a aucune confidentialité dans les pénitenciers parce que tout le monde (employées et détenues) connaît les histoires des délinquantes. Le SCC doit être plus rigoureux pour assurer le maintien de la confidentialité.

Obstacles à la participation aux programmes

Pour inciter les femmes autochtones à obéir au personnel, il arrive qu’on les empêche de participer à des programmes. Ce genre de contrôle engendre la non-coopération des détenues, qui estiment que toutes les délinquantes devraient avoir l’autorisation de participer à des programmes et que cette autorisation ne devrait pas dépendre des opinions du personnel. Les détenues sont frustrées parce que le personnel de correction ne remarque que leurs comportements négatifs et ne tient pas compte de leurs comportements positifs. En empêchant les détenues de suivre les programmes ou en retardant leur participation aux programmes, on les empêche de réaliser des progrès vers l’atteinte des objectifs de leur plan correctionnel, et elles restent incarcérées plus longtemps; beaucoup d’entre elles sont incarcérées jusqu’à la date de la libération d’office. Le SCC doit veiller à ce que les détenues suivent les programmes nécessaires. Il est absolument essentiel que les établissements ne mettent aucun obstacle à la participation des détenues aux programmes.

Dossier des antécédents en tant que jeune contrevenante

Conformément à la Directive du Commissaire no 505, lorsqu’on assigne une cote de sécurité à une détenue, on tient compte de ses antécédents en tant que jeune contrevenante. On ne tient pas compte de sa croissance personnelle, de son changement de comportement et de sa maturité affective. Certaines détenues autochtones ont entre 30 et 40 ans, et on utilise encore contre elles les infractions qu’elles ont commises en tant que jeunes contrevenantes. Le SCC doit fixer un âge en-deçà duquel on ne recueillerait plus de données contre les détenues, ce qui permettrait d’exclure les antécédents en tant que jeunes contrevenantes.