Service correctionnel du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Programmes pour les délinquantes

Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

LES DÉTENUES AUTOCHTONES À SÉCURITÉ MAXIMALE PURGEANT UNE PEINE FÉDÉRALE - QUE SONT DEVENUES LES PROMESSES DE « LA CRÉATION DE CHOIX »?

7. CONCLUSIONS DE LA RECHERCHE ET BESOINS DÉFINIS

Facteurs favorisant l’abaissement de la cote de sécurité

Voici des pratiques qui aident (ou aideraient) les détenues autochtones à abaisser leur cote de sécurité :

  • Expliquer aux détenues la relation entre le plan correctionnel et la modification de la cote de sécurité et les raisons pour lesquelles certains programmes sont nécessaires. Rencontrer régulièrement les détenues pour leur parler de leur progrès et discuter de leur plan correctionnel.
  • Offrir des programmes nouveaux et intéressants, fondés sur la guérison et l’apprentissage par l’expérience, qui sont adaptés à la culture autochtone et animés par des Autochtones et des aînés. Actuellement, ce n’est pas le cas la plupart du temps.
  • Embaucher des animateurs qui sont capables de rendre les programmes intéressants, qui font preuve de souplesse, qui ne jugent pas les détenues et ne sont pas autoritaires. Actuellement, les animateurs sont autoritaires et certains portent des jugements sur les détenues.
  • Offrir en tout temps des services de counseling par des aînés et autoriser la tenue de cérémonies autochtones; ces services ne sont pas offerts à temps plein actuellement.
  • Offrir des programmes intensifs de traitement de la toxicomanie; ce genre de traitement n’est pas offert actuellement. Empêcher l’introduction de drogues dans les établissements, ce qui aiderait les femmes à ne plus consommer et permettrait de réduire le nombre d’accusations portées contre elles à la suite d’analyses d’échantillons d’urine.
  • Inciter les membres du personnel et les animateurs à apporter un soutien et de l’encouragement aux détenues; actuellement, ce n’est pas toujours le cas.
  • Offrir des programmes de réinsertion sociale aux détenues avant leur mise en liberté et pendant une longue période. Élaborer des plans prélibératoires contenant une liste d’organismes et de réseaux de soutien dans la collectivité. Ces programmes et plans n’existent pas actuellement.
  • Accorder aux détenues des permissions de sortir avec ou sans escorte afin qu’elles puissent augmenter leur crédibilité; actuellement, ces permissions sont très espacées.
  • Permettre aux détenues d’avoir des contacts avec leur famille et des membres de la collectivité dans le cadre d’activités sociales organisées par des particuliers et des organismes. Actuellement, il y a peu d’activités de ce genre et elles sont espacées.
  • Inciter les détenues à se comporter de façon à ne pas être accusées d’infractions.
  • Instaurer un programme de soutien par les pairs pour que les détenues autochtones s’encouragent mutuellement à changer de comportement de façon à ne pas être réincarcérées.
  • Séparer les détenues qui ne sont pas motivées de celles qui le sont. Cette mesure permettrait aussi d’éliminer les actes d’intimidation et de violence.

Facteurs entravant l’abaissement de la cote de sécurité

Les pratiques qui suivent n’aident pas les détenues autochtones à abaisser leur cote de sécurité :

  • Ne pas bien expliquer aux détenues les plans correctionnels. L’énumération des nombreux programmes que les femmes doivent suivre les accable. Le plan correctionnel est intimidant et les femmes sont insatisfaites.
  • Ne pas préparer le plan correctionnel en fonction de la détenue. Certaines femmes ont des besoins spéciaux dont il faut tenir compte lorsqu’on établit leur plan correctionnel.
  • Ne pas tenir les plans correctionnels à jour.
  • Ne pas expliquer aux détenues leur cote de sécurité et les motifs des changements de cote.
  • Offrir des programmes animés par des AC-2 ou d’anciens AC-2. Cette situation engendre de l’animosité chez les détenues autochtones, qui considèrent alors que les programmes sont axés sur la sécurité plutôt que sur le traitement.
  • Obliger les détenues à suivre plusieurs fois un programme axé sur l’aspect intellectuel (comme le programme sur les aptitudes cognitives).
  • Offrir des programmes qui ne sont pas adaptés à la réalité culturelle des détenues.
  • Retarder la participation des détenues aux programmes ou les empêcher de suivre des programmes pour les punir afin de les inciter à obéir au personnel du SCC.
  • Permettre que les détenues soient victimes de discrimination et de racisme dans les établissements, qui sont censés être des environnements de soutien. Cette situation n’aide pas les détenues autochtones à abaisser leur cote de sécurité.
  • Appliquer des procédures et des règles quotidiennes incohérentes dans l’établissement, ce qui empêche les femmes autochtones de s’adapter au train-train de la vie quotidienne ou d’avoir confiance au système.
  • Transférer les détenues autochtones d’un établissement à l’autre, d’une province à l’autre (Alberta, Manitoba, Saskatchewan) au détriment du soutien et des contacts familiaux.
  • Ne pas veiller au maintien de la confidentialité. Les employés parlent de détenues à d’autres détenues. Il n’y a pas de confidentialité dans les prisons parce que chacun (les employés et les détenues) connaît les histoires des détenues.
  • Loger les détenues dans des établissements pour hommes. Cette situation crée des problèmes; plusieurs femmes font l’objet de nombreuses accusations pour avoir parlé à leur petit ami ou à leur conjoint.
  • Ne pas remédier au manque de communications entre la direction, les intervenants de première ligne et les détenues.
  • Traiter les détenues avec un manque de respect et de dignité. Faire de la discrimination à l’égard des femmes parce qu’elles sont Autochtones.
  • Ne pas mettre un terme à la consommation d’alcool et de drogues, qui se produit encore dans certaines établissements.