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Programmes pour les délinquantes

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l'Établissement Nova pour femmes

Section 9 : Recommandations, points de décision, points de gestion interne et bonne pratique

Voici une liste des recommandations, points de décision, points de gestion interne et exemples de bonne pratique faisant partie du présent rapport. Les numéros à la fin de chaque énoncé renvoient au paragraphe dans le rapport principal.

Recommandations   À l'intention du Service correctionnel du Canada
 
9.1 Il y a lieu de mettre en place un soutien spécifique à l'orientation et à la préparation à la première nuit en détention - dans des locaux distincts dans un premier temps - de sorte que les femmes nouvellement incarcérées aient accès à des renseignements objectifs et complets au sujet des établissements et qu'elles soient prêtes à être transférées aux unités résidentielles. (1)

9.2 Il convient d'examiner et de renforcer le rôle des intervenant(e)s de première ligne en vue de garantir que le personnel ayant suivi une formation adéquate possède les habiletés requises et dispose de suffisamment de temps pour s'acquitter du rôle de modèle de comportement positif envisagé dans le rapport intitulé La Création de choix et de la tâche qui consiste à fournir des rapports opportuns et de qualité en vue d'une libération conditionnelle. (2)

9.3 Chaque établissement doit se doter d'une politique et d'une stratégie locales contre l'intimidation afin de repérer et de prévenir l'intimidation et les voies de fait. Elles doivent comprendre des interventions contre les intimidatrices et le soutien offert aux victimes. Le personnel doit suivre une formation dans le domaine afin qu'il soit attentif à identifier les intimidatrices et à intervenir activement pour s'opposer à elles. Il convient de faire connaître la politique aux détenues et de la promouvoir auprès de celles-ci. (3)

9.4 La mise en oeuvre des recommandations de la CCDP relativement à des instruments de classement et d'évaluation et à des programmes adaptés au sexe et à la culture doit se faire rapidement, étayée par des conseils éclairés. Plus particulièrement, il est urgent de mettre au point des instruments et des interventions qui tiennent compte des besoins spécifiques des délinquantes autochtones et d'élaborer des cheminements menant au pavillon de ressourcement et permettant de quitter les unités de garde en milieu fermé. (4)

9.5 Il faut prévoir l'observation continue fondée sur la race et le groupe ethnique concernant tous les aspects clés de la vie carcérale dans chaque établissement, notamment l'accès aux programmes et aux installations ainsi que toutes les mesures disciplinaires et les décisions relatives au niveau de sécurité. Les résultats seront publiés, et toute tendance excessive fera l'objet d'une enquête. (5)

9.6 Un examen approfondi de la gestion des femmes difficiles ou très perturbées s'impose en vue de garantir

•    la réduction du nombre de femmes dans les unités de garde en milieu fermé et la révision des critères relatifs au placement des femmes dans ces unités afin que ces unités soient destinées uniquement aux femmes dont le comportement pose des risques exceptionnels pour autrui et lorsque d'autres interventions, moins restrictives, ont échoué;

•    la définition d'une stratégie multidisciplinaire, y compris le soutien en santé mentale, en vue d'offrir des services individuels de gestion des cas et de soutien concernant les femmes exigeant une surveillance et des interventions supplémentaires en dehors des conditions de sécurité maximale;

•    l'établissement d'un comité consultatif d'experts chargé de recevoir et de commenter les rapports sur l'utilisation des unités de garde en milieu fermé et des unités d'isolement et des conditions des femmes qui y sont gardées, y compris celles gardées en vertu du Protocole de gestion. (6)

9.7 Les délinquantes classées à sécurité minimale doivent avoir davantage la possibilité de se rendre dans la collectivité. (7)

9.8 On ne doit pas utiliser d'entraves pour les détenues. (8)

9.9 Avec CORCAN, le Service correctionnel du Canada doit formuler une stratégie axée sur l'éducation, l'apprentissage de compétences et l'emploi à l'intention des femmes purgeant une peine de ressort fédéral en vue d'accroître l'employabilité. La formation doit faire partie des plans correctionnels. (9)

9.10 Il convient de déployer davantage d'efforts pour favoriser et appuyer les liens familiaux. Un travailleur social doit être nommé à chaque établissement; il sera chargé d'agir comme agent de liaison auprès de la famille afin d'appuyer et de favoriser le maintien des liens familiaux et d'apporter une aide concernant la garde des enfants. Il faut prévoir une aide financière destinée à aider les familles à faible revenu à rendre visite aux femmes incarcérées dans les établissements du SCC. (10)

9.11 Le SCC consultera les intervenant(e)s afin d'examiner les mécanismes de surveillance actuellement en vigueur pour déterminer s'il y a lieu de les renforcer afin d'offrir un mécanisme de prévention national comme l'indique le protocole facultatif se rapportant à la Convention de l'ONU contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. (11)
 
 
Points de décision À l'intention du Service correctionnel du Canada
 
9.12 Il convient de prévoir une aide financière pour les visiteurs qui ne sont pas en mesure d'effectuer des visites en raison de difficultés financières. (3.69)

9.13 Les présidents des tribunaux disciplinaires pour infractions mineures et infractions graves doivent avoir la conviction, au moyen d'une enquête raisonnable, que les accusations sont fondées avant de rendre un verdict, peu importe si la détenue plaide coupable. (6.57)

9.14 À la lumière d'autres interventions, meilleures, pour la gestion des femmes violentes ou qui s'infligent des blessures, il convient d'abolir les protocoles permettant que l'on maîtrise les femmes en les immobilisant sur un lit ou une chaise. (6.58)

9.15 Il convient de réévaluer au moins tous les 90 jours la cote de sécurité des condamnées à perpétuité placées à l'unité de garde en milieu fermé. (8.50)
 
 
Points de décision À l'intention du directeur d'établissement
 
  Arrivée en détention
 
9.16 On doit offrir aux nouvelles détenues, à leur arrivée, de la nourriture et quelque chose à boire. (1.27)

9.17 Il doit y avoir une cabine appropriée pour les fouilles à nu, et on ne doit pas demander aux femmes d'enlever tous leurs vêtements d'un seul coup durant la fouille. (1.28)

9.18 Il convient de prévoir des fonds suffisants pour les nouvelles détenues afin qu'elles puissent se tirer d'affaire durant leurs premières semaines en détention et jusqu'à ce que leur situation financière se soit stabilisée. (1.29)

9.19 Les femmes présentant un risque d'automutilation à leur arrivée ne doivent pas être placées à l'unité d'isolement. (1.30)

9.20 Les nouvelles détenues doivent disposer de suffisamment de temps pour lire et comprendre tous les documents qu'elles doivent signer. (1.31)

9.21 Il faut faire preuve de discernement au moment de permettre aux nouvelles détenues de placer plus d'un appel téléphonique auprès de leur famille. (1.32)

9.22 Une personne qualifiée doit remplir le formulaire d'évaluation du risque de suicide et de renvoi dans un contexte approprié et à un rythme qui convient à ce travail délicat. (1.33)

9.23 Il faut aborder les préoccupations possibles à l'égard des enfants et des autres membres de la famille. (1.34)

9.24 On doit communiquer immédiatement aux femmes les renseignements essentiels leur permettant de faire face à leur première nuit et à leurs premiers jours en détention. (1.35)

9.25 Il convient de mettre au point un mécanisme d'entraide des détenues. (1.36)

9.26 L'orientation doit débuter le premier jour ouvrable complet suivant la réception. (1.37)
 
  Unités résidentielles
 
9.27 Les téléphones des unités résidentielles à sécurité minimale devraient être installés dans des cabines ou être pourvus d'un dôme. (2.17)

9.28 Les gestionnaires doivent veiller à ce qu'on réponde rapidement aux appels d'urgence. (2.18)

9.29 Les vêtements fournis à l'admission doivent être offerts dans les tailles appropriées. (2.19)

9.30 Les femmes doivent pouvoir échanger leurs vêtements au moins quatre fois par année. (2.20)

9.31 Il convient de vérifier et de nettoyer régulièrement les matelas et de s'en départir le cas échéant. (2.21)
 
  Rapports entre le personnel et les détenues
 
9.32 On doit encourager les intervenant(e)s de première ligne à accorder plus de temps à leur patrouille des unités résidentielles et à leurs interactions avec les détenues. (2.30)

9.33 Il y a lieu d'évaluer l'incidence du port de l'uniforme chez le personnel concernant les rapports entre les détenues et les membres du personnel en tenant compte, à tous égards, de la perspective particulière des femmes et des principes du rapport intitulé La Création de choix . (2.31)
 
  Intervenant(e)s de première ligne
 
9.34 Les intervenant(e)s de première ligne doivent établir des rapports directs avec les familles des détenues dans les cas appropriés afin d'encourager le maintien de liens familiaux destinés à appuyer la réussite de la réinsertion sociale. (2.37)
 
  Comportement d'intimidation (« usage de la force »)
 
9.35 Il convient de consigner tous les incidents reliés à l'usage de la force et d'effectuer un suivi dans le but de dresser le profil de ce comportement à l'établissement. (3.10)

9.36 Les enquêtes sur les incidents reliés à l'usage de la force doivent indiquer clairement les mesures prises; par ailleurs, il faut effectuer un suivi des incidents afin de soutenir les victimes et de confronter les intimidatrices concernant leur comportement. (3.12)

9.37 Les enquêtes sur les incidents reliés à l'usage de la force doivent indiquer clairement les mesures prises; par ailleurs, il faut effectuer un suivi des incidents afin de soutenir les victimes et de confronter les intimidatrices concernant leur comportement. (3.12)
 
  Automutilation et suicide
 
9.38 L'amélioration des dossiers d'incidents d'automutilation s'impose dans le but de recenser toute tendance émergente et de consigner le recours à l'isolement, l'utilisation de vêtements de protection et les autres interventions. (3.32)

9.39 Il convient d'améliorer les renseignements et les conseils publiés sur l'aide offerte aux femmes présentant un risque d'automutilation. (3.33)

9.40 L'approche behaviouriste dirigée par le service de psychologie à l'endroit des femmes présentant un risque d'automutilation doit être mise au point dans le but de faire participer les intervenant(e)s de première ligne à la gestion des cas et à un mécanisme de soutien officiel qui doit comprendre des installations de nuit où les résidentes conseillères peuvent aider les femmes à risque. (3.34)

9.41 Il y a lieu de définir des solutions de rechange à l'isolement et à la surveillance par caméra concernant les femmes désignées à risque d'automutilation, y compris une structure officielle d'entraide des détenues. (3.35)

9.42 Il y a lieu d'organiser un forum sur la détention en toute sécurité dans le cadre duquel on examinera le lien entre les domaines stratégiques qui favorisent les sentiments de sécurité, notamment l'usage de la force, les premiers jours en détention, l'entraide des détenues et les solutions de rechange à l'isolement. (3.36)

9.43 Lorsqu'il est approprié de le faire, et avec l'accord de la femme en question, il est indiqué de communiquer avec la famille et les autres personnes chères et de les faire participer si la femme présente un risque d'automutilation. (3.37)
 
  Relations interraciales et diversité
 
9.44 Il convient de prévoir un mécanisme qui permet au personnel et aux détenues de signaler les incidents racistes perçus et de recenser les plaintes relatives au racisme, qui feront l'objet d'une enquête distincte. (3.45)

9.45 On doit promouvoir, de façon continue, auprès du personnel et des détenues l'égalité des races et la diversité. (3.46)

9.46 On doit remettre au personnel de liaison du groupe de soutien autochtone et à l'Aîné les clés leur donnant accès aux différents secteurs de la prison et à leurs locaux à bureaux. (3.47)
 
  Famille et amis
 
9.47 Il convient de revoir le processus de vérification de sécurité concernant les communications téléphoniques et les visiteurs et d'en accélérer le déroulement, particulièrement pour les personnes qui rendent visite aux femmes classées à sécurité minimale. (3.66)

9.48 Durant le processus de réception, on doit fournir aux femmes l'information de base concernant leur droit aux visites. (3.67)

9.49 Les plans correctionnels doivent préciser l'importance du maintien des liens familiaux. (3.68)

9.50 Il y a lieu de recueillir des données détaillées sur l'imposition des visites avec séparation et de les cumuler couramment afin de garantir le fonctionnement adéquat du système. (3.70)
 
  Demandes et plaintes
 
9.51 Les intervenant(e)s de première ligne doivent accepter les demandes verbales chaque jour afin de réduire le recours excessif au système officiel. (3.85)

9.52 Les demandes à l'intention de tous les services doivent être enregistrées afin qu'il y ait une piste de vérification. (3.86)

9.53 Il convient de prévoir une boîte postale distincte pour les plaintes et d'en restreindre l'accès aux fins de confidentialité. (3.87)

9.54 On doit répondre à toutes les plaintes dans les sept jours, qu'elles soient réglées ou qu'elles fassent l'objet d'une réponse provisoire expliquant ce qui est fait. (3.88)

9.55 Les plaintes doivent être soumises à l'assurance de la qualité afin de garantir des réponses rapides, respectueuses, lisibles et répondant aux questions soulevées. (3.89)

9.56 L'analyse régulière des plaintes s'impose afin de cerner les cycles et les tendances. (3.90)

9.57 Les gestionnaires doivent être convaincus que les femmes ne subissent pas de pressions les incitant à retirer leur plainte, et il faut conserver, avec le formulaire de plainte, un document écrit, signé par la plaignante, qui explique les motifs du retrait. (3.91)

9.58 Les formulaires de demande et de plainte doivent être largement accessibles aux femmes à l'unité d'isolement. (3.92)
 
  Soins de santé
 
9.59 Une évaluation des besoins en matière de santé s'impose en vue de déterminer si les services répondent aux besoins de la population, y compris les besoins en santé mentale. L'évaluation doit comprendre l'examen de l'effectif et de la compétence collective. (4.40)

9.60 Il convient de nommer un chef des soins de santé. (4.41)

9.61 Les Services de santé doivent être suffisamment importants pour répondre aux besoins et doivent comprendre des services de dentisterie. (4.42)

9.62 La trousse médicale d'urgence doit comprendre un défibrillateur automatique externe; par ailleurs, il doit y avoir une trousse d'accouchement d'urgence. (4.43)

9.63 Tous les membres du personnel des soins de santé doivent faire l'objet d'une supervision clinique appropriée. (4.44)

9.64 Le personnel doit suivre une formation annuelle en réanimation, en premiers soins et comme « premier intervenant sur les lieux ». (4.45)

9.65 Il convient d'utiliser des algorithmes de triage visant à garantir l'uniformité de l'évaluation et des conseils. (4.46)

9.66 Les femmes ne doivent pas attendre à l'extérieur pour recevoir leurs médicaments. (4.47)

9.67 Les formalités relatives à l'obtention des médicaments prescrits et à l'administration des médicaments doivent être améliorées en vue de réduire les erreurs possibles de transcription et d'administration (4.48)

9.68 Il faut prendre des dispositions afin que toutes les femmes (y compris celles à l'unité de garde en milieu fermé et à l'unité d'isolement) reçoivent les sédatifs pour la nuit à une heure appropriée. (4.49)

9.69 Les femmes qui participent aux cérémonies autochtones la fin de semaine ne doivent pas être privées de médicaments. (4.50)

9.70 Les membres du personnel médical, des soins infirmiers et de la sécurité doivent mettre au point un formulaire local des médicaments ainsi qu'une évaluation du risque officielle concernant les médicaments à garder en sa possession. (4.51)

9.71 Les ordres permanents relatifs aux soins de santé doivent être revus, datés clairement et s'inspirer de la pratique fondée sur l'expérience clinique. Tous les membres du personnel doivent être familiarisés avec leur contenu. (4.52)

9.72 Les infirmières doivent suivre une formation afin de pouvoir effectuer des examens dentaires. (4.53)

9.73 L'accès des femmes aux Services de santé ne doit pas être restreint par leur cote de sécurité. (4.54)

9.74 On doit prévoir davantage de temps pour l'omnipraticien afin que les femmes n'aient pas à attendre aussi longtemps pour obtenir un rendez-vous. (4.55)

9.75 Les activités de promotion de la santé doivent comprendre des programmes d'amaigrissement, d'alimentation saine et de renoncement au tabac. (4.56)

9.76 Les psychologues doivent mettre en commun leurs notes avec le personnel des soins de santé. (4.57)

9.77 Les notes cliniques doivent fournir un relevé ponctuel, continu des interventions. (4.58)

9.78 La base de données pour les évaluations de santé annuelles des patientes doit être ponctuelle. (4.59)
 
  Éducation, cours et services de bibliothèque
 
9.79 Il y aurait lieu d'établir des liens avec le collège local et d'offrir aux étudiantes des possibilités d'y étudier dans le cadre de permissions de sortir sans escorte. (5.17)

9.80 Il faut offrir l'accès surveillé à Internet. (5.18)

9.81 Il convient de retenir les services d'une bibliothécaire qualifiée à temps partiel chargée de gérer le fonds de livres et de mettre au point les services de bibliothèque. (5.19)

9.82 Il convient d'effectuer une enquête annuelle sur l'utilisation de la bibliothèque par les femmes et leurs points de vue à cet égard. (5.20)
 
  Emploi et compétences professionnelles
 
9.83 Il convient de surveiller les processus de demande d'emploi et de nomination. (5.35)

9.84 On doit offrir plus de possibilités de placements à l'extérieur. (5.36)
 
  Éducation physique et promotion de la santé
 
9.85 Les femmes doivent bénéficier d'une séance d'orientation officielle concernant l'utilisation du gymnase, l'équipement pour l'entraînement cardio-vasculaire et la salle de poids et haltères. (5.44)

9.86 On doit favoriser les activités de promotion de la santé, et il conviendrait de retenir les services d'un professeur d'éducation physique chargé d'animer des groupes sur le leadership et l'exercice. (5.45)
 
  Spiritualité
 
9.87 Il convient d'aménager un centre de spiritualité plus grand et plus accessible pour répondre aux besoins de toutes les confessions à Nova. (5.54)

9.88 Lorsque les responsables de l'établissement sont au courant, ils doivent informer l'aumônier au sujet des femmes qui vivent un deuil. (5.55)

9.89 L'aumônier doit être informé dès le début de tous les cas des femmes qui sont considérées comme présentant un risque de suicide et d'automutilation afin d'offrir un soutien pastoral et de prêter son concours à la gestion des cas lorsque cela est indiqué. (5.56)

9.90 Les cérémonies internes de la sororité et les réunions doivent pouvoir avoir lieu dans la salle de spiritualité. (5.57)

9.91 Il convient de prévoir un financement pour la mise en place d'un coordonnateur chargé d'établir les cercles de soutien. (5.58)
 
  Temps à l'extérieur de la chambre
 
9.92 Il convient d'effectuer une enquête annuelle auprès des détenues visant à obtenir leurs points de vue concernant le temps libre et les activités structurées. On pourrait ainsi augmenter le nombre de participantes aux activités. (5.69)

9.93 Il convient d'améliorer les installations de loisirs pour les femmes logées à l'unité de garde en milieu fermé. (5.71)

9.94 Il convient d'améliorer les installations de loisirs pour les femmes logées à l'unité de garde en milieu fermé. (5.71)
 
  Sécurité et règles
 
9.95 La décision relative à la cote de sécurité initiale de toutes les femmes condamnées à une peine d'emprisonnement à perpétuité sera fondée sur une évaluation du risque individuel. (6.16)

9.96 Il y a lieu de prévoir des patrouilles fréquentes des unités résidentielles, mais pas selon un horaire prévisible. (6.23)

9.97 Il convient de suivre de près, à l'échelle locale, un volume plus important de renseignements et d'en vérifier la concordance afin de cibler plus efficacement les ressources en matière de sécurité et de garantir la sécurité des femmes. (6.24)

9.98 Les femmes classées à sécurité minimale doivent avoir un accès accru aux programmes communautaires, aux activités et aux locaux à l'extérieur de la clôture périmétrique. (6.25)

9.99 Les évaluations du risque doivent déboucher sur des plans de gestion individuels qui procurent une intervention uniforme et proportionnelle à la gestion du risque individuel de chaque femme. (6.26)

9.100 Chacun des autres niveaux de sécurité maximale doit représenter une étape de progrès reconnaissable à titre de mesure incitative. Les femmes ne devraient pas toutes commencer au niveau un, sauf si leur évaluation du risque le justifie. (6.27)

9.101 On doit offrir aux femmes de l'unité de garde en milieu fermé davantage de programmes et d'activités bénéfiques. (6.28)
 
  Discipline
 
9.102 Les procédures disciplinaires, y compris le règlement informel, doivent faire l'objet d'une surveillance continue afin de garantir la conformité ainsi qu'une approche uniforme et juste en matière d'accusations et de sanctions. (6.56)

9.103 On ne doit pas utiliser d'agent chimique pour neutraliser les femmes atteintes de troubles mentaux. (6.59)

9.104 Les femmes placées en isolement ne doivent pas être maintenues à l'unité de garde en milieu fermé, sauf dans des circonstances exceptionnelles. (6.60)

9.105 Les programmes et les conditions visant les femmes placées en isolement doivent être adaptés individuellement de manière à ce que l'on tienne compte des motifs du placement en isolement. (6.61)

9.106 On ne doit pas parler aux femmes placées à l'unité d'isolement par l'ouverture de la porte ni leur servir leurs repas par cette ouverture. (6.62)

9.107 Les modalités du recours au placement en isolement devraient faire l'objet d'une surveillance continue dans le but de cerner les tendances, notamment la durée du placement, les motifs du placement en isolement et le groupe ethnique dans le but de réduire son utilisation. (6.63)
 
  Services d'alimentation
 
9.108 Il convient d'examiner, de manière indépendante, le montant alloué pour la nourriture destinée à chaque femme afin de s'assurer qu'il est adéquat pour offrir un régime sain et nutritif. (7.14)

9.109 Toutes les nouvelles détenues doivent recevoir un repas le jour de leur arrivée, et il faut allouer rapidement les allocations alimentaires aux unités résidentielles. (7.15)

9.110 Toutes les nouvelles détenues devraient bénéficier d'une formation théorique et pratique concernant la préparation des aliments ainsi que l'hygiène personnelle et alimentaire; par ailleurs, le personnel des Services d'alimentation doit veiller à ce que chaque femme puisse préparer divers repas pour elle-même. (7.16)

9.111 Il convient de revoir le système des services alimentaires aux unités résidentielles et d'envisager la mise en place d'une « cuisinière de l'unité résidentielle » ayant suivi une formation officielle. (7.17)

9.112 Les aliments offerts doivent proposer une diversité suffisante sur le plan culturel pour répondre aux besoins de la population. (7.18)
 
  Cantine (magasin de la prison)
 
9.113 Il convient d'augmenter l'avance prévue pour la cantine afin qu'elle couvre une période de quatre semaines et que le remboursement soit échelonné. (7.25)
 
  Stratégie de réinsertion sociale et planification
 
9.114 Il y a lieu de prévoir une politique claire de réinsertion sociale à l'échelle locale qui établit la manière dont on répondra aux besoins de réinsertion sociale des femmes à Nova dans le cadre de la Stratégie communautaire pour les délinquantes et de la Stratégie des programmes pour délinquantes. (8.11)

9.115 Un comité sur la réinsertion sociale ou un groupe stratégique doit superviser la politique de réinsertion sociale à l'échelle locale et suivre de près tous les aspects de la réinsertion sociale ou les coordonner. (8.12)

9.116 Un comité sur la réinsertion sociale ou un groupe stratégique doit superviser la politique de réinsertion sociale à l'échelle locale et suivre de près tous les aspects de la réinsertion sociale ou les coordonner. (8.12)

9.117 Il convient de recueillir et de suivre de près une gamme de données sur la réinsertion sociale, y compris des renseignements sur la libération conditionnelle afin que les gestionnaires puissent être convaincus du rendement à cet égard et de façon à étayer les politiques futures. (8.13)

9.118 On doit recourir davantage aux permissions de sortir avec et sans escorte dans le cadre du processus de réinsertion sociale graduelle. (8.15)
 
  Planification correctionnelle
 
9.119 Toutes les femmes doivent participer pleinement à la préparation des rapports ayant trait à leur plan correctionnel. (8.24)
 
  Programmes correctionnels et programmes de santé mentale
 
9.120 Il convient d'effectuer une évaluation annuelle des besoins visant à garantir que les programmes offerts répondent toujours aux besoins cernés des femmes à Nova. (8.38)

9.121 La liste d'attente pour les programmes doit accorder la priorité aux intéressées en fonction de leur date d'admissibilité à la libération conditionnelle la plus rapprochée. (8.39)

9.122 On doit inclure dans le Suivi du plan correctionnel la rétroaction de l'intervenant(e) du programme Survivantes de traumatismes et d'actes de violence. (8.40)
 
  Condamnées à perpétuité
 
9.123 Il convient de réévaluer au moins tous les 90 jours la cote de sécurité des condamnées à perpétuité placées à l'unité de garde en milieu fermé. (8.50)

9.124 Il convient d'organiser un examen annuel des progrès par rapport au plan correctionnel avec l'ensemble de l'équipe de gestion des cas, y compris la condamnée à perpétuité. (8.51)

9.125 On doit offrir de meilleures possibilités d'emploi destinées à permettre aux condamnées à perpétuité d'acquérir les compétences professionnelles appropriées. (8.52)
 
  Toxicomanie
 
9.126 Il doit y avoir une stratégie locale antidrogue. (8.65)
9.127 Les femmes ayant une dépendance à la drogue ou à l'alcool doivent être soulagées de leurs symptômes dans les 24 heures de l'arrivée à Nova, s'il est indiqué de le faire sur le plan clinique. (8.66)

9.128 Il convient d'effectuer une évaluation détaillée dans les 48 heures de l'arrivée d'une femme ayant des antécédents de toxicomanie pour ensuite lui offrir un programme approprié de désintoxication ou d'ordonnance d'entretien. (8.67)

9.129 Il convient d'offrir aux femmes participant à l'unité de soutien intensif une aide plus thérapeutique et plus structurée, et il faut encourager un plus grand nombre de femmes à participer au programme. (8.68)

9.130 Le dépliant sur le programme de l'unité de soutien intensif doit être axé sur les femmes. (8.69)
 
Points de gestion interne
 
  Arrivée en détention
 
9.131 L'aire de réception doit être propre et bien rangée en tout temps. (1.38)

9.132 Les boîtes de biens doivent être entreposées correctement et acheminées aux femmes dans les délais précisés. (1.39)

9.133 En tout temps, il doit y avoir un stock adéquat d'exemplaires du guide de la détenue. (1.40)

9.134 Les chambres doivent être préparées de sorte qu'elles soient propres et bien rangées pour les nouvelles détenues. (1.41)
 
  Famille et amis
 
9.135 Les modalités de distribution du courrier doivent faire en sorte qu'il n'y ait pas de retards. (3.71)
 
  Soins de santé
 
9.136 La température minimale et maximale de tous les réfrigérateurs servant à l'entreposage des médicaments thermolabiles doit être consignée chaque jour. Ces médicaments doivent être conservés entre 2 et 8 degrés Celsius. (4.60)

9.137 Les aliments ne doivent pas être entreposés dans le même réfrigérateur que les vaccins. (4.61)

9.138 Les tubes de crème, d'onguent, etc. sont destinés uniquement à être utilisés pour une patiente individuelle, et les tubes ouverts sont jetés aux rebuts. (4.62)

9.139 Il doit y avoir un feuillet de renseignements à l'intention des patientes pour tous les médicaments. (4.63)
 
  Discipline
 
9.140 Les bandes sonores des audiences disciplinaires doivent être audibles et enregistrer l'intégralité de l'audience. (6.64)

9.141 Le président des audiences disciplinaires doit s'identifier au début de chaque audience. (6.65)
 
  Cantine (magasin de la prison)
 
9.142 On doit clairement donner suite à tous les points à l'ordre du jour du comité de cantine et effectuer un suivi à la prochaine réunion. (7.26)
 
Bonne pratique
 
  Unités résidentielles
 
9.143 L'hébergement des femmes ayant reçu la cote de sécurité minimale et moyenne, ainsi que la circulation relativement libre dans les limites de l'établissement, offrait un cadre de vie relativement normal et permettait aux femmes d'exercer un certain contrôle sur leur vie quotidienne. (2.22)

9.144 On remettait des vêtements gratuits aux femmes sur le point d'être libérées, ce qui s'est révélé particulièrement avantageux pour celles n'ayant amassé aucune économie ou qui étaient à l'établissement depuis un certain temps. Ainsi, les femmes conservaient une certaine dignité, et leur fardeau financier immédiatement après leur mise en liberté s'en trouvait allégé. (2.23)
 
  Soins de santé
 
9.145 Le dépistage des maladies infectieuses et le Programme des maladies infectieuses étaient exemplaires. (4.64)

9.146 Les efforts déployés par le personnel des soins infirmiers en vue de garantir la continuité des soins pour chaque femme à son départ de Nova, souvent à court préavis de leur libération, étaient dignes de mention. (4.65)
 
  Discipline
 
9.147 L'enregistrement vidéo du recours à la force ainsi que les séances d'information et les évaluations connexes de nature administrative protégeaient les femmes et le personnel contre les voies de fait non observées ou contre les fausses allégations découlant de l'incident. (6.66)
 
  Stratégie de réinsertion sociale et planification
 
9.148 On octroie 250 $ aux femmes pour le magasinage en vue de la mise en liberté, et elles peuvent commander des vêtements à partir de catalogues un mois avant la date de leur départ. (8.16)
 
  Programmes correctionnels et programmes de santé mentale
 
9.149 Le MVS (milieu de vie structuré) procurait un cadre thérapeutique holistique qui appuyait les femmes aux prises avec des problèmes de santé mentale particuliers en plus d'offrir un soutien supplémentaire pour encourager la réussite de leur retour au sein de la population carcérale générale et faire en sorte qu'elles y restent. (8.41)
 
  Toxicomanie
 
9.150 À la réunion multidisciplinaire sur le traitement à la méthadone, on faisait participer les femmes à la gestion de leur prévention des rechutes et de la dépendance. (8.70)