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SURVEILLANCE DES MALADIES INFECTIEUSES DANS LES PÉNITENCIERS FÉDÉRAUX CANADIENS
2005-2006

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Glossaire

Base de données électronique normalisée : Ensemble de tableaux de données liés par des identificateurs uniques couramment utilisés dans les bases de données pour maximiser l’efficacité de l’application et limiter la taille de la base de données requise en limitant le potentiel de cases vides dans les tableaux.

Dépistage volontaire : Lorsqu’un test diagnostique est administré à quelqu’un qui a donné son consentement, on dit que cette personne se soumet à un « dépistage volontaire ». Ce test permet de confirmer ou d’infirmer la présence d’une infection.

Évaluation continue des cas négatifs : Les détenus dont le résultat à l’évaluation initiale est négatif ou dont le résultat négatif à un test antérieur relatif à la tuberculose est reconnu entrent dans la catégorie dite de l’évaluation continue des cas négatifs. Ce type d’évaluation comprend un TCT unique, un dépistage des symptômes et un dépistage des facteurs de risque. Les détenus qui refusent un TCT peuvent se voir offrir de subir une radiographie pulmonaire.

Évaluation continue des cas positifs : Les détenus dont le résultat à l’évaluation initiale est positif ou dont le résultat positif à un test antérieur relatif à la tuberculose est reconnu entrent dans la catégorie dite de l’évaluation continue des cas positifs. Ce type d’évaluation comprend une vérification des symptômes, un dépistage des facteurs de risque et, si nécessaire, une radiographie pulmonaire ou l’aiguillage vers un médecin spécialiste.

Évaluation initiale : Les détenus qui résident dans les établissements correctionnels fédéraux et les employés qui y travaillent se voient offrir un TCT annuel. Afin d’avoir des valeurs de référence précises pour interpréter les tests futurs, les Normes canadiennes de la lutte antituberculeuse recommandent que les personnes qui seront soumises à des tests réguliers subissent un TCT initial en deux étapes. Autrement dit, toutes les personnes dont le TCT initial est négatif doivent se soumettre à un second TCT dans un délai de une à trois semaines (si le TCT initial est positif, la seconde étape n’est pas nécessaire). En ce qui concerne le SCC, il a été décidé d’accepter comme valide un résultat de TCT lorsque le second test est effectué dans un délai de 365 jours à compter du test initial. Le second test sera positif si la personne était déjà infectée par la tuberculose, mais qu’il fallait un peu plus de temps à son système immunitaire pour développer une réponse complète à la provocation par la protéine dérivée du bacille tuberculeux. En cas d’omission de la seconde étape, le TCT est considéré comme incomplet et on ne dispose pas de point de référence convenable en ce qui concerne le statut par rapport à une éventuelle infection tuberculeuse. Si le TCT annuel systématique suivant est positif, il est impossible de déterminer s’il s’agit d’une nouvelle infection tuberculeuse (virage tuberculinique) ou si la personne avait besoin du second TCT pour renforcer la réaction de son système immunitaire (effet de rappel) à l’infection antérieure. Pour disposer de données de référence adéquates en milieu carcéral, un TCT en deux étapes valide et complet est nécessaire.

Facteur de risque : Comportement (p. ex., avoir des relations sexuelles non protégées) ou caractéristique (p. ex., l’âge) exposant une personne au risque de contracter une infection donnée.

Fenêtre sérologique : Période comprise entre l’apparition de l’infection et le moment où celle-ci devient diagnosticable. Au cours de cette période, les résultats des tests de détection des anticorps peuvent être des faux négatifs, car l’organisme n’a pas encore produit d’anticorps, même si la personne est infectée.

Incidence : Nombre de nouveaux cas d’une maladie au cours d’une période donnée.

Infection tuberculeuse latente (ITL) : Une personne peut être infectée par la tuberculose lorsqu’elle inhale le bacille tuberculeux dont est porteuse une personne atteinte de tuberculose infectieuse. La plupart des adultes atteints d’infection tuberculeuse latente ne développent jamais de tuberculose active. Les bacilles tuberculeux deviennent latents. Autrement dit, ils sont vivants dans l’organisme, mais le système immunitaire les empêche de croître ou de se propager. Les changements que l’infection tuberculeuse provoque dans les poumons sont parfois visibles à la radiographie. Sans traitement, environ 10 % des adultes infectés peuvent passer à un moment quelconque au cours de leur vie, le risque étant le plus élevé (5 %) dans les deux années qui suivent l’infection. Une antibiothérapie peut réduire le risque de développer par la suite une tuberculose active. Les personnes atteintes d’une ITL ne présentent aucun symptôme et ne peuvent pas transmettre le bacille tuberculeux.

ITS : Infection transmissible sexuellement. La transmission se fait par contact sexuel avec une personne infectée. À l’heure actuelle, le SCC surveille les trois grandes ITS bactériennes déclarées au Canada, à savoir la chlamydia génitale, la gonorrhée et la syphilis.

Nouvelle admission : À chaque nouveau mandat de dépôt correspond une nouvelle admission. Les détenus qui viennent d’être confiés à la garde du SCC passent six semaines dans un programme d’orientation.

Personne qui a eu un virage tuberculinique : Se dit de quelqu’un qui a eu auparavant un TCT négatif consigné et dont un nouveau TCT est positif. Aux fins du dépistage systématique, si le résultat du TCT se situait entre 5 mm et 9 mm, une augmentation de 10 mm est nécessaire pour que l’on considère qu’il y a eu virage tuberculinique. En ce qui concerne le dépistage chez les contacts, l’augmentation doit être de 6 mm. Cela signifie que l’infection a été contractée entre le TCT précédent et le TCT actuel. Chez les personnes qui ont eu un virage tuberculinique, le risque de développer une tuberculose active dans les deux années qui suivent l’infection est de 5 % si la personne est séronégative pour le VIH et il est plus élevé si elle est séropositive pour le VIH. Une antibiothérapie de l’infection tuberculeuse latente (ITL) peut réduire le risque de progression vers une tuberculose active.

Population carcérale générale : Aux fins du système de surveillance du SCC, un détenu est considéré comme faisant partie de la population carcérale générale s’il se trouve sous la garde du SCC depuis plus de six semaines à compter de la date de détermination de sa peine et s’il est incarcéré dans un établissement du SCC.

Positivité au test : Pourcentage de détenus qui se sont soumis volontairement à un test dont le résultat est positif.

Prévalence : Nombre total de personnes atteintes d’une maladie au cours d’une période donnée. La prévalence instantanée est le nombre de cas à un moment donné divisé par la population à risque. La prévalence au cours d’une période donnée est le nombre de cas au cours d’une période donnée (c.-à-d. une année) divisé par le nombre de personnes à risque au cours de la période précisée.

Rapport sur les tests de dépistage positifs :Ce type de rapport présente le nombre total de tests diagnostiques effectués pour une maladie donnée qui sont positifs (nouveaux diagnostics) au cours d’une période donnée et déclarés aux Services de santé du SCC. Le nombre de résultats positifs correspond au nombre de personnes qui ont subi un test, qui ont reçu un diagnostic de maladie et dont le cas a été déclaré. Il ne représente toutefois pas le nombre total de personnes atteintes d’une maladie (c.-à-d. la prévalence) ni le nombre de nouvelles personnes qui contractent l’infection chaque année (c.-à-d. l’incidence).

Sida : Syndrome d’immunodéficience acquise. L’infection à VIH a évolué et la personne est maintenant dans la phase active de la maladie.

SSMI-SCC : Système de surveillance des maladies infectieuses du Service correctionnel du Canada. Il s’agit du système utilisé pour surveiller les infections par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), les hépatites B et C, les infections transmissibles sexuellement (ITS) et la tuberculose chez les détenus sous responsabilité fédérale dans les établissements du SCC. Les données du SSMI-SCC complètent celles du système qu’utilise le SCC pour surveiller les infections tuberculeuses parmi les détenus sous responsabilité fédérale et les employés du Service correctionnel.

Taux de participation au dépistage : Estimation du pourcentage de détenus qui se soumettent volontairement à un test de dépistage.

Test cutané à la tuberculine (TCT) : On injecte une petite quantité de tuberculine sous la peau de l’avant-bras. Chez les personnes infectées par la tuberculose, l’organisme reconnaît cette protéine et le système immunitaire réagit. La réaction peut se traduire par une induration (enflure ou bosse) à l’endroit de l’injection, que l’on mesure dans un délai de 48 à 72 heures. L’interprétation des résultats dépend non seulement de la taille de l’induration, mais également des causes possibles de faux positifs et de faux négatifs, ainsi que du risque d’évolution vers une tuberculose active en cas d’infection. En règle générale, lorsque le diamètre de l’induration est supérieur ou égal à 5 mm (chez les sujets qui ont été en contact avec des personnes que l’on sait atteintes de tuberculose ou qui sont infectées par le VIH sans présenter d’immunodépression) ou supérieur ou égal à 10 mm chez les autres sujets, le test est considéré comme positif.

Test de détection des anticorps anti-VHC : Test diagnostique effectué en laboratoire afin de déterminer si une personne a été infectée par le VHC.

Test de détection des anticorps anti-VIH : Test diagnostique effectué en laboratoire pour déterminer si une personne a été infectée par le VIH.

Tuberculose active : On dit que la tuberculose est active lorsqu’une ITL a évolué et que la personne est passée à la phase active de la maladie. Les personnes atteintes de tuberculose active se sentent malades et présentent des symptômes qui dépendent de la région de l’organisme où la tuberculose se développe. Lorsque la tuberculose active touche les poumons ou les cordes vocales, les malades présentant généralement une toux pendant une période prolongée (au moins trois semaines), de la fièvre, des sueurs nocturnes, une perte de poids, une perte d’appétit et une grande fatigue. Il arrive aussi qu’ils présentent des douleurs thoraciques, qu’ils crachent du sang et que leur voix soit enrouée. Dans la plupart des cas, la tuberculose reste confinée aux poumons (tuberculose pulmonaire) et chez la moitié environ de ces patients, les expectorations ou les mucosités présentent une concentration relativement élevée de bacilles tuberculeux (autrement dit, le frottis est positif). La tuberculose pulmonaire à frottis positif est considérée comme plus contagieuse que celle où il y a peu ou pas de bactéries dans les mucosités ou les expectorations (autrement dit, le frottis est négatif). Chez certaines personnes, la tuberculose se développe ailleurs que dans les poumons (elle est extra-pulmonaire), par exemple dans les ganglions lymphatiques ou dans les os. On considère que ces personnes ne peuvent pas transmettre à d’autres une infection tuberculeuse. Une antibiothérapie de six mois au moins est nécessaire pour soigner la tuberculose active.

Tuberculose antérieure : S’entend des personnes qui ont des antécédents de tuberculose active traitée ou guérie spontanément. Ces personnes ne présentent pas de symptômes de maladie active et leur TCT est généralement positif pour le reste de leur vie. Elles ne peuvent pas transmettre d’infection tuberculeuse. Leurs radiographies pulmonaires révèlent parfois des anomalies caractéristiques d’une tuberculose antérieure, qui peuvent présenter un faible risque (p. ex., nodules apicaux calcifiés) ou un risque relativement plus élevé (p. ex., lésions fibrotiques) de réactivation et de développement éventuel d’une tuberculose active . Les personnes dont la radiographie pulmonaire révèle des lésions fibrotiques évocatrices d’une tuberculose antérieure et dont le TCT est positif devraient être considérées comme de réels candidats pour une antibiothérapie de l’ITL, indépendamment de leur âge.

Tuberculose pharmacorésistante, tuberculose multirésistante (TB-MR) et tuberculose ultrarésistante (TB-UR) : On dit de la tuberculose qu’elle est pharmacorésistante lorsque les bacilles tuberculeux croissent malgré la présence de certains antibiotiques couramment utilisés dans le traitement de la tuberculose active. Le traitement de la tuberculose active devrait donc toujours être adapté à la sensibilité des bacilles tuberculeux aux antibiotiques. On parle de TB-MR en cas de résistance au moins à l’isoniazide (INH) et à la rifampine (RIF), deux des antibiotiques les plus efficaces utilisés en cas de tuberculose active. La tuberculose ultrarésistante (TB-UR) est la tuberculose résistante au moins aux deux meilleurs médicaments de première ligne, soit à l’isoniazide et à la rifampicine, ainsi qu’aux médicaments de deuxième ligne, y compris à n’importe quelle fluoroquinolone et à au moins un des trois médicaments injectables suivants : l’amikacine, la capréomycine et la kanamycine. Le traitement de la tuberculose pharmacorésistante est plus compliqué et plus long, car les antibiotiques de substitution sont généralement plus coûteux et moins efficaces et ils ont davantage d’effets secondaires. La tuberculose pharmacorésistante n’est pas plus contagieuse que la tuberculose ordinaire, et les adultes dont le système immunitaire est intact présentent le même risque à vie (10 %) de développer une tuberculose active s’ils sont infectés par une souche sensible aux médicaments ou par une souche pharmacorésistante.

VHA (virus de l’hépatite A) : Catégorie d’agents viraux à l’origine de la maladie clinique appelée hépatite B. L’hépatite A et l’hépatite B sont les seuls types d’hépatite virale pour lesquels il existe un vaccin.

VHB (virus de l’hépatite B) : Catégorie d’agents viraux à l’origine de la maladie clinique appelée hépatite B. L’hépatite A et l’hépatite B sont les seuls types d’hépatite virale pour lesquels il existe un vaccin.

VHC (virus de l’hépatite C) : Catégorie d’agents viraux à l’origine de la maladie clinique appelée hépatite C. Il n’existe pas de vaccin homologué contre l’hépatite C.

VIH : Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est le virus à l’origine de la maladie clinique appelée sida. Cependant, une personne infectée par le VIH n’est pas nécessairement atteinte du sida.

 

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