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SURVEILLANCE DES MALADIES INFECTIEUSES DANS LES PÉNITENCIERS FÉDÉRAUX CANADIENS
2005-2006

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Partie II: Résultats

Chapitre 5 : Infections transmissibles sexuellement (ITS)

Données agrégées du SSMI sur les ITS

Le SSMI donne le nombre de cas diagnostiqués de chlamydia génitale, de gonorrhée, de syphilis et d’« autres ITS » (ce qui comprend l’herpès, les verrues génitales et d’autres ITS non précisées, comme l’urétrite). Comme les données agrégées pour les cas de syphilis ne comprenaient pas l’information sur la stadification, il nous est impossible de distinguer les cas infectieux de ceux où la personne se trouve à un stade ultérieur non infectieux.  La fréquence globale des cas signalés et les taux de prévalence correspondants pour les ITS par sexe sont présentés au tableau 5.1. Les cas désagrégés par région et par sexe se trouvent à l’annexe D (tableaux D.1.i (chlamydia), D.2.i (gonorrhée) et D.3.i (syphilis)). Les tendances des taux de prévalence des différentes ITS dans le temps sont présentées à la figure 5.1 et décrites dans les sous-sections suivantes consacrées aux différentes maladies.

 

Tableau 5.1 : Cas d'ITS déclarés et prévalence (%), détenus, SSMI, 2000-2006
ITS (n/%) 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010.
1 - Les autres ITS comprennent l'herpès simplex, les verrues génitales et d'autres ITS non précisées, comme l'urétrite. 

Chlamydia 21 (0,17 %) 23 (0,18 %) 53 (0,43 %) 58 (0,48 %) 53 (0,40 %) 92 (0,75 %) 95 (0,72 %)
Homme 19 (0,16 %) 21 (0,17 %) 49 (0,41 %) 55 (0,46 %) 48 (0,38 %) 87 (0,74 %) 87 (0,68 %)
Femme 2 (0,64 %) 2 (0,60 %) 4 (1,31 %) 3 (0,89 %) 5 (1,23 %) 5 (1,29 %) 8 (1,80 %)
Gonorrhée 11 (0,09 %) 13 (0,10 %) 20 (0,16 %) 7 (0,06 %) 11 (0,08 %) 11 (0,09 %) 20 (0,15 %)
Homme 11 (0,09 %) 11 (0,09 %) 19 (0,16 %) 6 (0,05 %) 7 (0,06 %) 10 (0,08 %) 19 (0,15 %)
Femme 0 (0,00 %) 2 (0,60 %) 1 (0,33 %) 1 (0,30 %) 4 (0,98 %) 1 (0,26 %) 1 (0,22 %)
Syphilis 0 (0,00 %) 0 (0,00 %) 3 (0,02 %) 4 (0,03 %) 10 (0,08 %) 6 (0,05 %) 16 (0,12 %)
Homme 0 (0,00 %) 0 (0,00 %) 3 (0,03 %) 3 (0,03 %) 9 (0,07 %) 6 (0,05 %) 14 (0,11 %)
Femme 0 (0,00 %) 0 (0,00 %) 0 (0,00 %) 1 (0,30 %) 1 (0,25 %) 0 (0,0 %) 2 (0,45 %)
Autres ITS1 60 (0,49 %) 35 (0,28 %) 53 (0,43 %) 85 (0,70 %) 91 (0,69 %) 66 (0,54 %) 61 (0,46 %)
Homme 20 (0,17 %) 10 (0,08 %) 45 (0,38 %) 71 (0,60 %) 69 (0,54 %) 50 (0,42 %) 35 (0,27 %)
Femme 40 (12,74 %) 25 (7,53 %) 8 (2,61 %) 14 (4,14 %) 22 (5,41 %) 16 (4,13 %) 26 (5,84 %)

 

Figure 5.1 : Prévalence des ITS dans les pénitenciers fédéraux canadiens,
détenus, 2000-2006

Figure 5.1 : Prévalence des ITS dans les pénitenciers fédéraux canadiens, détenus, 2000-2006

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010

 

Surveillance accrue : Résultats des données du Web-SSMI sur les ITS

Des questions sur les tests antérieurs pour les ITS, les résultats des tests et les traitements ont été posées aux détenus nouvellement admis et les réponses ont été versées dans le système de surveillance accrue (Web-SSMI). Le nombre de tests et leurs résultats en ce qui concerne les détenus de la population carcérale générale ont également été versés dans le Web-SSMI. Il est à noter que les cas dans la population carcérale générale ne peuvent pas être interprétés comme constituant une séroconversion parce que ces détenus n’ont peut-être pas subi de test au moment de leur  admission.

Les résultats globaux du Web-SSMI pour les nouvelles admissions et les détenus de la population carcérale générale sont présentés au tableau 5.2 et analysés dans les sous-sections consacrées aux différentes maladies ci-dessous. Les résultats désagrégés sont présentés à l’annexe D. Les résultats par région et par sexe sont donnés aux tableaux D.1.ii (chlamydia), D.2.ii (gonorrhée) et D.3.ii (syphilis). Les résultats par origine se trouvent aux tableaux D.1.iii (chlamydia), D.2.iii (gonorrhée) et D.3.iii (syphilis).

 

Tableau 5.2 : Antécédents, dépistage et résultats en matière d'ITS parmi les nouvelles admissions et dans la population carcérale générale, Web-SSMI, 2005-2006
  CHLAMYDIA GONORRHÉE SYPHILIS1

* - Le taux de participation au dépistage corrigé pour tenir compte de la proportion de 59 % des détenus nouvellement admis (en partant de l'hypothèse que le Web-SSMI contient tous les tests) représente une estimation plancher.
1 - Les cas de syphilis correspondent à tous ceux pour lesquels il y a eu un test sérologique positif. Aux fins du présent rapport, un cas de syphilis correspond à tout cas pour lequel il y a eu un résultat positif à un des tests suivants : VDRL, RPR, MHA, FTA
2 – Cas nouvellement diagnostiqués divisés par le nombre ayant un résultat connu.
Source : Données de surveillance accrue du Web-SSMI, SCC 2010.

NOUVELLES ADMISSIONS (n = 5 840)
Dépistage/antécédents cliniques
Tests antérieurs 1 107 1 020 1 248
Participation antérieure à des tests 19,0 % 17,5 % 21,4 %
Tests positifs antérieurs 253 127 36
Taux de positivité à des tests antérieurs 22,9 % 12,5 % 2,9 %
Traitements antérieurs 198 101 17
Proportion de cas déjà traités 78,3 % 79,5 % 47,2 %
Dépistage à l'admission
Participation au dépistage [n (%)]* 2 068 (21 %) 2 003 (20 %) 3 580 (36 %)
Cas positifs à l'admission 72 11 5
Taux de positivité à l'admission2 5,5 % 0,9 % 0,2 %
Prévalence au cours de la vie chez les nouvelles admissions 5,6 % 2,4 % 0,7 %
POPULATION GÉNÉRALE (n = 3 773)
Dépistage tout au long de l'incarcération
Participation au dépistage [n (%)]* 1 159 (31 %) 1 079 (29 %) 1 906
Participation au dépistage dans la population générale 30,7 % 28,6 % 50,5 %
Résultat positif dans la population générale 31 5 6
Taux de positivité dans la population générale 3,8 % 0,7 % 0,4 %
Estimation du taux de prévalence dans la population 0,8 % 0,1 % 0,2 %

 

Chlamydia

Données agrégées du SSMI pour la chlamydia

Le nombre de cas de chlamydia déclarés dans le SSMI était de 92 en 2005 et 95 en 2006. Les taux de prévalence ont généralement augmenté au fil du temps, passant de 0,17 % en 2000 à 0,75 % en 2005, avant de baisser légèrement pour revenir à 0,72 % en 2006 (figure 5.1). Les taux d’infection étaient toujours plus élevés chez les femmes que chez les hommes (tableau 5.1). Le tableau D.1.i de l’annexe D montre que c’est dans la région des Prairies que les taux de prévalence des infections à Chlamydia (chlamydiose) étaient les plus élevés en 2005 et 2006 chez les hommes comme chez les femmes (femmes : 2,38 % et 3,42 % respectivement; hommes : 1,77 % et 2,14 % respectivement). De 2000 à 2006, la région des Prairies a systématiquement représenté le fardeau le plus lourd en nombre de cas de chlamydiose déclarés dans le SCC.

Surveillance accrue : Résultats des données du Web-SSMI sur la chlamydia

Globalement, 19,0 % des détenus nouvellement admis ont déclaré s’être déjà soumis à un test de dépistage de la chlamydia (tableau 5.2). Les femmes étaient plus nombreuses à déclarer à l’admission s’être déjà soumises à un tel test (47,7 %) que les hommes (17,4 %) (voir l’annexe D, tableau D.1.ii). Parmi les personnes déjà testées, les femmes présentaient un taux de positivité aux tests antérieurs plus élevé (29,9 %) que les hommes (21,7 %). Cependant, les taux de participation antérieure à des traitements étaient plus élevés chez les hommes (79,3 %) que chez les femmes (75,0 %).

Globalement, il y a eu 2 068 tests de dépistage de la chlamydia parmi les nouvelles admissions. En corrigeant les données pour tenir compte de la proportion des détenus nouvellement admis dans le Web-SSMI (59 %) et en partant de l’hypothèse que tous les tests de dépistage de la chlamydia sont entrés dans le système, l’estimation plancher du taux de participation au dépistage parmi les nouvelles admissions est de 21 % pour la période 2005-2006 (tableau 5.2). Le taux de participation global non corrigé au dépistage de la chlamydia parmi les nouvelles admissions enregistré dans le Web-SSMI était de 35,4 % (annexe D, tableaux D.1.ii et D.1.iii). Ce taux était plus élevé chez les femmes (64,6 %) que chez les hommes (33,8 %).

Sur les 2 068 tests de dépistage de la chlamydia enregistrés dans le Web-SSMI, on ne disposait de résultats que pour 1 301 (63 %). Au total, 72 cas de chlamydia ont été détectés parmi les nouvelles admissions, ce qui donne un taux de positivité au test de 5,5 %, le taux étant plus élevé chez les hommes (5,7 %) que chez les femmes (3,2 %). En combinant les cas autodéclarés de chlamydia antérieure et ceux d’infection diagnostiquée à l’admission, on peut calculer une « prévalence de l’infection à Chlamydia au cours de la vie ». Globalement, on estime que, à l’admission, 5,0 % des hommes et 15,3 % des femmes ont eu (ou ont) une infection à Chlamydia.

Ces résultats variaient d’une région à l’autre (voir l’annexe D, tableau D.1.ii). Chez les hommes, c’est dans la région des Prairies que le taux de tests antérieurs de dépistage de la chlamydia déclarés à l’admission était le plus élevé (29,5 %) et dans la région de l’Ontario qu’il était le plus faible (5,6 %). C’est dans la région du Pacifique que le taux de positivité aux tests antérieurs était le plus élevé (41,8 %) et dans la région du Québec qu’il était le plus faible (14,7 %). C’est dans la région des Prairies que le taux de dépistage de la chlamydia chez les hommes à l’admission était le plus élevé (61,3 %) et dans la région du Pacifique qu’il était le plus faible (7 %). C’est dans la région des Prairies que le taux de positivité au test à l’admission était le plus élevé (8 %) et dans les régions de l’Ontario et du Pacifique qu’il était le plus faible (0 %). C’est dans la région des Prairies que la prévalence au cours de la vie était la plus élevée (10,7 %) et dans la région de l’Ontario qu’elle était la plus faible (1,2 %).

Chez les femmes, c’est dans la région du Québec que le taux de tests antérieurs de dépistage de la chlamydia déclarés à l’admission était le plus élevé (55,6 %) et dans la région du Pacifique qu’il était le plus faible (32,4 %) (exclusion faite de l’Ontario, qui a trop peu d’enregistrements pour tirer des conclusions)13. C’est dans la région du Pacifique que le taux de positivité aux tests antérieurs était le plus élevé chez les femmes (34,9 %) et dans la région du Québec qu’il était le plus faible (16 %). C’est dans la région du Québec que le taux de dépistage de la chlamydia chez les femmes à l’admission était le plus élevé (77,8 %) et dans la région du Pacifique qu’il était le plus faible (14,7 %). Il est difficile d’interpréter le taux de positivité au test à l’échelle régionale, car il repose sur de petits nombres. Cependant, c’est dans la région des Prairies que la prévalence au cours de la vie était la plus élevée (17,8 %) et dans la région du Pacifique qu’elle était la plus faible (8,8 %).

Les résultats en ce qui concerne la chlamydia parmi les nouvelles admissions différaient aussi par origine (voir l’annexe D, tableau D.1.iii). Si l’on ne tient pas compte de la catégorie de l’origine inconnue, les Autochtones étaient les plus nombreux à déclarer s’être déjà soumis à un test de dépistage de la chlamydia (30,9 %) et les personnes nées à l’étranger qui étaient les moins nombreuses (11,3 %). C’est également dans le groupe des Autochtones que le taux de positivité aux tests antérieurs était le plus élevé (28,0 %). C’est encore dans le groupe des Autochtones que le taux de participation au dépistage (52,2 %), le taux de positivité au test (6,9 %) et la prévalence au cours de la vie (11,2 %) étaient tous les plus élevés.

En ce qui concerne la population carcérale générale, 1 159 détenus (30,7 %) ont subi un test de dépistage de la chlamydia dans la période 2005-2006, d’après les données du Web-SSMI (tableau 5.2), et on dispose de résultats pour 824 d’entre eux (71 %). En tout, le résultat du test a été positif pour 31 de ces personnes et le taux de positivité global au test était de 3,8 %. Le taux était plus élevé chez les hommes (3,8 %) que chez les femmes (3,0 %). Pour les hommes, c’est dans la région des Prairies qu’il était le plus élevé (6,8 %) et dans la région de l’Atlantique qu’il était le plus faible (1,7 %) (annexe D, tableau D.1.ii). Pour les femmes, le taux de positivité était variable, car il reposait sur un petit nombre de tests. Pour ce qui est du taux de positivité au test par origine, c’est pour les détenus autochtones qu’il était le plus élevé (6,0 %) et pour les non-Autochtones nés au Canada qu’il était le plus faible (3,1 %) (en ne tenant pas compte de la catégorie de l’origine inconnue, voir l’annexe D, tableau D.1.iii). C’est également dans le groupe des Autochtones que le taux de participation au dépistage de la chlamydia était le plus élevé (38,5 %) et dans le groupe des détenus nés à l’étranger qu’il était le plus faible (23,5 %).

Globalement, le Web-SSMI faisait état de 103 cas de chlamydia, soit 55 % des 187 déclarés par le SSMI dans la période 2005-2006. Ces cas se répartissaient ainsi : 97 hommes (56 % des 174 du SSMI) et 5 femmes (38 % des 13 du SSMI).

Gonorrhée

Données agrégées du SSMI sur la gonorrhée

D’après le SSMI, la prévalence de la gonorrhée était de 0,08 % en 2005 et de 0,15 % en 2006. Depuis 2000, il y a peu de cas, soit de 7 à 20, ce qui rend le taux instable d’un point de vue statistique. Le tableau 5.1 montre que tous les ans depuis 2001, les taux étaient plus élevés chez les femmes que chez les hommes (0,22 % c. 0,15 % en 2006). La région des Prairies a déclaré presque tous les cas de gonorrhée enregistrés au SCC au cours de la période 2005-2006 (annexe D, tableau D.2.i).

Surveillance accrue : Résultats des données du Web-SSMI sur la gonorrhée

Globalement, 17,5 % des détenus nouvellement admis ont déclaré s’être déjà soumis à un test de dépistage de la gonorrhée (tableau 5.2). Les femmes étaient plus nombreuses à déclarer à l’admission s’être déjà soumises à un tel test (45,5 %) que les hommes (16,0 %) (voir l’annexe D, tableau D.2.ii). Parmi les personnes déjà testées, les femmes présentaient un taux de positivité aux tests antérieurs plus élevé (15,0 %) que les hommes (12,0 %). Cependant, les taux de participation antérieure à des traitements étaient plus élevés chez les hommes (83,0 %) que chez les femmes (61,9 %).

Globalement, il y a eu 2 003 tests de dépistage de la gonorrhée parmi les nouvelles admissions. En corrigeant les données pour tenir compte de la proportion des détenus nouvellement admis dans le Web-SSMI (59 %) et en partant de l’hypothèse que tous les tests de dépistage de la gonorrhée sont entrés dans le système, l’estimation plancher du taux de participation au dépistage parmi les nouvelles admissions est de 20 % pour la période 2005-2006 (tableau 5.2). Le taux de participation global non corrigé au dépistage de la gonorrhée parmi les nouvelles admissions enregistré dans le Web-SSMI était de 34,3 % (annexe D, tableaux D.2.ii et D.2.iii). Ce taux était plus élevé chez les femmes (64,3 %) que chez les hommes (32,6 %).

Sur les 2 003 tests de dépistage de la gonorrhée enregistrés dans le Web-SSMI, on ne disposait de résultats que pour 1 198 (60 %). Au total, 11 cas de gonorrhée ont été détectés parmi les nouvelles admissions, ce qui donne un taux de positivité au test de 0,9 %, le taux étant plus élevé chez les femmes (2,1 %) que chez les hommes (0,8 %). En combinant les cas autodéclarés de gonorrhée antérieure et ceux d’infection diagnostiquée à l’admission, on peut calculer une « prévalence de la gonorrhée au cours de la vie ». Globalement, on estime qu’au moment de l’admission, 2,1 % des hommes et 7,5 % des femmes ont eu (ou ont) une infection gonorrhéique.

Ces résultats variaient d’une région à l’autre (voir l’annexe D, tableau D.2.ii). Chez les hommes, c’est dans la région du Québec que le taux de tests antérieurs de dépistage de la gonorrhée déclarés à l’admission était le plus élevé (27,2 %) et dans la région de l’Ontario qu’il était le plus faible (5,5 %). C’est dans la région du Pacifique que le taux de positivité aux tests antérieurs était le plus élevé (30,9 %) et dans la région de l’Atlantique qu’il était le plus faible (6,1 %). C’est dans la région du Québec que le taux de dépistage de la gonorrhée chez les hommes à l’admission était le plus élevé (61,4 %) et dans la région du Pacifique qu’il était le plus faible (7,2 %). C’est dans la région des Prairies que le taux de positivité au test à l’admission était le plus élevé (1,5 %). C’est dans la région du Pacifique que la prévalence au cours de la vie était la plus élevée (4,1 %) et dans la région de l’Atlantique qu’elle était la plus faible (0,7 %).

Chez les femmes, c’est dans la région du Québec que le taux de tests antérieurs de dépistage de la gonorrhée déclarés à l’admission était le plus élevé (53,3 %) et dans la région du Pacifique qu’il était le plus faible (32,4 %) (exclusion faite de l’Ontario, qui a trop peu de dossiers pour tirer des conclusions). C’est dans la région des Prairies que le taux de positivité aux tests antérieurs était le plus élevé chez les femmes (18,8 %) et dans la région du Pacifique qu’il était le plus faible (0 %). C’est dans la région du Québec que le taux de dépistage de la gonorrhée chez les femmes à l’admission était le plus élevé (77,8 %) et dans la région du Pacifique qu’il était le plus faible (14,7 %). Il est difficile d’interpréter le taux de positivité au test à l’échelle régionale, car il repose sur de petits nombres. Cependant, c’est dans la région du Québec que la prévalence au cours de la vie était la plus élevée (11,1 %) et dans la région du Pacifique qu’elle était la plus faible (0 %).

Les résultats en ce qui concerne la gonorrhée parmi les nouvelles admissions différaient aussi par origine (voir l’annexe D, tableau D.2.iii). Si l’on ne tient pas compte de la catégorie de l’origine inconnue, les Autochtones étaient les plus nombreux à déclarer s’être déjà soumis à un test de dépistage de la gonorrhée (29,1 %) et les personnes nées à l’étranger, les moins nombreuses (10,5 %). C’est dans le groupe des Autochtones et dans celui des personnes nées à l’étranger que le taux de positivité aux tests antérieurs était le plus élevé (14,3 %). C’est dans le groupe des Autochtones que le taux de participation au dépistage (50,2 %) et la prévalence au cours de la vie (4,4 %) étaient les plus élevés, tandis que c’est dans le groupe des non-Autochtones nés au Canada que le taux de positivité au test à l’admission était le plus élevé (1,0 %).

En ce qui concerne la population carcérale générale, 1 079 détenus (28,6 %) ont subi un test de dépistage de la gonorrhée dans la période 2005-2006, d’après les données du Web-SSMI (tableau 5.2), et on dispose de résultats pour 738 d’entre eux (68 %). En tout, le résultat du test a été positif pour cinq de ces personnes et le taux de positivité global au test était de 0,7 %, alors que la prévalence dans la population était estimée à 0,1 %. En fait, 5 cas ont été signalés par la région des Prairies, où le taux de positivité au test était de 2,0 % et la prévalence dans la population, de 0,5 % (annexe D, tableau D.2.ii). C’est parmi les détenus autochtones que le taux de participation au dépistage de la gonorrhée était le plus élevé (35,5 %), tout comme le taux de positivité au test (0,5 %) (annexe D, tableau D.2.iii). C’est parmi les détenus nés à l’étranger que le taux de participation au dépistage et la prévalence dans la population étaient les plus faibles (19,6 % et 0,0 %).

Globalement, le Web-SSMI faisait état de 16 cas de gonorrhée, soit 52 % des 31 déclarés par le SSMI dans la période 2005-2006. Ces cas se répartissaient ainsi : 14 hommes (48 % des 29 du SSMI) et 2 femmes (100 % des 2 du SSMI).

Syphilis

Données agrégées du SSMI sur la syphilis

D’après le SSMI, il y a eu 6 cas de syphilis en 2005 et 16 en 2006 (tableau 5.1). En 2005, il n’y a eu aucun cas de syphilis chez les femmes et en 2006, il y en a eu 2. La majorité des cas signalés en 2005 étaient dans les régions du Québec et de l’Ontario, tandis qu’en 2006, ils étaient dans les régions de l’Ontario et du Pacifique (annexe D, tableau D.3.i). Les taux de cas de syphilis ont augmenté de manière générale, passant de 0,0 % en 2000 et 2001 à 0,12 % en 2006. Les taux sont difficiles à comparer par sexe et par région, car ils reposent sur de petits nombres et ne sont donc pas stables d’un point de vue statistique.

Surveillance accrue : Résultats des données du Web-SSMI sur la syphilis

Globalement, 21,4 % des détenus nouvellement admis ont déclaré s’être déjà soumis à un test de dépistage de la syphilis (tableau 5.2). Les femmes étaient plus nombreuses à déclarer à l’admission s’être déjà soumises à un tel test (39,0 %) que les hommes (20,4 %) (voir l’annexe D, tableau D.3.ii). Parmi les personnes chez qui un test de dépistage de la syphilis avait déjà été effectué, les femmes présentaient un taux de positivité aux tests antérieurs plus élevé (5,0 %) que les hommes (2,6 %). Les taux de participation antérieure à des traitements étaient similaires chez les femmes (50,0 %) et les hommes (48,3 %).

Globalement, il y a eu 3 580 tests de dépistage de la syphilis parmi les nouvelles admissions. En corrigeant les données pour tenir compte de la proportion des détenus nouvellement admis dans le Web-SSMI (59 %) et en partant de l’hypothèse que tous les tests de dépistage de la syphilis sont entrés dans le système, l’estimation plancher du taux de participation au dépistage parmi les nouvelles admissions est de 36 % pour la période 2005-2006 (tableau 5.2). Le taux de participation global non corrigé au dépistage de la syphilis parmi les nouvelles admissions enregistré dans le Web-SSMI était de 61,3 %, et il était plus élevé chez les femmes (78,2 %) que chez les hommes (60,4 %).

Sur les 3 580 tests de dépistage de la syphilis enregistrés dans le Web-SSMI, on ne disposait de résultats que pour 2 286 (59 %). Au total, 5 cas de syphilis ont été détectés parmi les nouvelles admissions, ce qui donne un taux de positivité au test de 0,2 %, le taux étant plus élevé chez les femmes (1,1 %) que chez les hommes (0,4 %). En combinant les cas autodéclarés de syphilis antérieure et ceux d’infection diagnostiquée à l’admission, on peut calculer une « prévalence de la syphilis au cours de la vie ». Globalement, on estime qu’au moment de l’admission, 0,60 % des hommes et 2,3 % des femmes ont eu (ou ont) une infection syphilitique.

Ces résultats variaient d’une région à l’autre (voir l’annexe D, tableau D.3.ii). Chez les hommes, c’est dans la région du Québec que le taux de tests antérieurs de dépistage de la syphilis déclarés à l’admission était le plus élevé (30,1 %) et dans la région de l’Atlantique qu’il était le plus faible (11,5 %). C’est dans la région du Pacifique que le taux de positivité aux tests antérieurs était le plus élevé (9,0 %) et dans la région du Québec qu’il était le plus faible (0,7 %). C’est dans la région du Québec que le taux de dépistage de la syphilis à l’admission chez les hommes était le plus élevé (87,4 %) et dans la région de l’Atlantique qu’il était le plus faible (32,9 %). C’est dans la région du Pacifique que le taux de positivité au test à l’admission était le plus élevé (1,1 %), même si 3 des 4 cas de syphilis détectés à l’admission l’ont été dans la région de l’Ontario. C’est dans la région du Pacifique que la prévalence au cours de la vie était la plus élevée (1,7 %) et dans les régions du Québec et de l’Atlantique qu’elle était la plus faible (0,2 %).

Chez les femmes, c’est dans la région du Québec que le taux de tests antérieurs de dépistage de la syphilis déclarés à l’admission était le plus élevé (46,7 %) et dans la région du Pacifique qu’il était le plus faible (23,5 %) (exclusion faite de l’Ontario, qui a trop peu de dossiers pour tirer des conclusions). C’est dans la région des Prairies que le taux de positivité aux tests antérieurs était le plus élevé chez les femmes (5,4 %) et dans les régions de l’Atlantique et du Pacifique qu’il était le plus faible (0,0 %). C’est dans la région du Québec que le taux de dépistage de la syphilis chez les femmes à l’admission était le plus élevé (91,1 %) et dans la région du Pacifique qu’il était le plus faible (35,3 %) (exclusion faite de l’Ontario). Il est difficile d’interpréter le rendement diagnostique, car il repose sur de petits nombres. C’est dans la région des Prairies que la prévalence au cours de la vie était la plus élevée (2,87 %).

Les résultats en ce qui concerne la syphilis parmi les nouvelles admissions différaient aussi par origine (voir l’annexe D, tableau D.3.iii). Si l’on ignore la catégorie de l’origine inconnue, les Autochtones étaient les plus nombreux à déclarer s’être déjà soumis à un test de dépistage de la syphilis (29,4 %) et les personnes nées à l’étranger, les moins nombreuses (14,5 %). C’est dans le groupe des Autochtones que le taux de positivité aux tests antérieurs était le plus élevé (4,4 %). C’est également dans le groupe des Autochtones que le taux de participation au dépistage (68,1 %) et la prévalence au cours de la vie (1,5 %) étaient les plus élevés, tandis que c’est dans le groupe des détenus nés à l’étranger que le taux de positivité au test était le plus élevé (1,2 %).

En ce qui concerne la population carcérale générale, 1 906 détenus (50,5 %) ont subi un test de dépistage de la syphilis dans la période 2005-2006, d’après les données du Web-SSMI (tableau 5.2), et on dispose de résultats pour 1 423 d’entre eux (75 %). En tout, le résultat du test a été positif pour 6 de ces personnes et le taux de positivité global au test était de 0,4 %. Le taux de positivité au test était plus élevé chez les femmes (1,1 %) que chez les hommes (0,4 %). Chez les hommes, c’est dans la région de l’Atlantique que ce taux était le plus élevé (1,1 %) et dans la région de l’Ontario qu’il était le plus faible (0,0 %) (annexe D, tableau D.3.ii). Chez les femmes, la positivité au test variait d’une région à l’autre, car elle reposait sur un petit nombre de tests. C’est parmi les détenus canadiens que le taux de positivité au test par origine était le plus élevé (0,4 %) et parmi les détenus nés à l’étranger qu’il était le plus faible (0,0 %) (en ne tenant pas compte de la catégorie de l’origine inconnue, voir l’annexe D, tableau D.3.iii). C’est dans le groupe des Autochtones que le taux de participation au dépistage était le plus élevé (53,9 %) et dans celui des détenus nés à l’étranger qu’il était le plus faible (50 %).

Globalement, le Web-SSMI faisait état de 11 cas de syphilis, soit 50 % des 22 déclarés par le SSMI dans la période 2005-2006. Ces cas se répartissaient ainsi : 9 hommes (45 % des 20 du SSMI) et 2 femmes (100 % des deux du SSMI).

Autres ITS

Données agrégées du SSMI sur les « autres ITS »

Pour le SSMI, la catégorie des « autres ITS » est une catégorie fourre-tout qui comprend l’infection par le virus du papillome humain (VPH), le virus de l’herpès simplex (VHS), l’urétrite non spécifique et d’autres ITS qui ne figurent pas dans les catégories précédentes. La prévalence des autres ITS déclarée par l’intermédiaire du SSMI était de 0,54 % en 2005 et de 0,46 % en 2006 (tableau 5.1). En chiffres absolus, le nombre de cas signalés est resté assez stable de 2000 (n = 60) à 2006 (n = 61), même si l’on note une certaine variabilité dans le nombre de cas par an sur cette période. Comme dans les autres ITS, le taux est plus élevé chez les femmes que chez les hommes.

Surveillance accrue : Résultats des données du Web-SSMI sur le VPH et le VHS

Les données sur le virus du papillome humain (VPH) sont très tranchées entre les sexes, 33 % des femmes déclarant s’être déjà soumises à un test de dépistage du VPH/test Pap et seulement 3,0 % des hommes déclarant s’être déjà soumis à un test de dépistage du VPH. Parmi les personnes qui ont subi un test, près de la moitié (42 %) des femmes et un quart (25 %) des hommes déclaraient avoir déjà eu un test positif. Parmi ceux qui ont eu des résultats de test positifs, 77 % des hommes et 59 % des femmes déclaraient avoir déjà suivi des traitements.

Parmi les nouvelles admissions, la moitié des femmes (49 %) déclaraient s’être déjà soumises à un test Pap et deux avaient eu des résultats positifs (positivité des tests de 1,3 %). Très peu d’hommes (moins de 3 %) ont déclaré à l’admission s’être déjà soumis à un test de dépistage du VPH. En combinant les cas d’infection par le VPH autodéclarés et les infections diagnostiquées à l’admission, la prévalence de l’infection par le VPH au cours de la vie était de 15 % chez les femmes et de 0,8 % chez les femmes. Les résultats reposaient sur un petit nombre de tests, mais il y a eu 7 cas de VPH signalés parmi les détenus de la population carcérale générale, tous étant des hommes.

Les données sur le virus de l’herpès simplex (VHS) sont également très tranchées entre les sexes. À l’admission, 19 % des femmes déclarent s’être déjà soumises à un test et, parmi elles, 24 % avaient eu des résultats positifs et la plupart (64 %) déclaraient avoir suivi un traitement. En revanche, seulement 5 % des hommes déclarent s’être déjà soumis à un test de dépistage du VHS et, parmi eux, 15 % se sont révélés positifs; 55 % déclarent avoir suivi un traitement contre le VHS. Tandis que 23 % des femmes déclarent à l’admission s’être déjà soumises à un test de dépistage, contre 3 % seulement des hommes, les 3 cas d’infection à VHS nouvellement diagnostiqués étaient des hommes. En combinant les cas d’infection à VHS autodéclarés et les infections diagnostiquées à l’admission, la prévalence de l’infection à VHS au cours de la vie était de 5 % parmi les femmes et de 0,8 % parmi les hommes. Les résultats reposaient sur un petit nombre de tests, mais il y a eu 11 cas de VHS signalés parmi les détenus de la population carcérale générale, 10 étant des hommes.

 


Footnote

13 En raison de données lacunaires, la région de l’Ontario a été exclue aux fins de comparaison chez les femmes. Voir la section “Limites”.

 

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