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Revue de la littérature sur les techniques de traitement en toxicomanie

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Counselling nutritionnel

Le counselling nutritionnel est un volet courant dans la plupart des centres de traitement en établissement au Canada et aux É.-U. Cette intervention est souvent associée à des méthodes de traitement générales axées sur des domaines qui ne concernent pas directement la toxicomanie, par exemple les relations familiales, l'emploi, l'instruction et les activités sociales et récréatives. Il s'agit essentiellement de stratégies de traitement conçues pour les personnes aux prises avec des problèmes de toxicomanie graves et qui sont mises en oeuvre dans le cadre d'un traitement en établissement.

Dans les établissements correctionnels, le counselling nutritionnel ne fait partie d'aucun des programmes nationaux de traitement des toxicomanies. Le counselling nutritionnel reste une technique d'intervention couramment utilisée en dehors de ces programmes. Ce sont les centres résidentiels communautaires qui ont principalement recours aux techniques de counselling nutritionnel.

L'alimentation revêt beaucoup d'importance dans la plupart des établissements résidentiels pour des raisons évidentes, le style de vie des toxicomanes n'étant généralement pas associé à une alimentation saine. En fait, une étude effectuée aux É.-U. a révélé qu'entre vingt et cinquante pour cent de l'apport énergétique total (calories) chez les alcooliques provient de l'alcool (Hauser et Iber, 1989). Il convient de souligner que le style de vie de la plupart des toxicomanes empêche ces derniers d'avoir un régime équilibré, composé d'aliments de chacun des groupes d'aliments recommandés (Iber, 1988).

La plupart des établissements résidentiels donnent des conseils sur l'alimentation durant le traitement. Dans de nombreux cas, ils invitent des spécialistes (p. ex. des diététistes, des médecins, des professionnels de la santé) à présenter des exposés sur la manière de développer des habitudes alimentaires saines comme moyen d'améliorer ses chances de se rétablir. Les patients subissent également des tests médicaux visant à détecter les taux élevés de glycémie, de substances biochimiques et de cholestérol sanguin (Hurt et coll., 1981). Les établissements résidentiels font de nombreux efforts pour offrir des repas sains à des heures régulières durant la journée, en visant à améliorer les habiletés d'adaptation, comme les communications interpersonnelles avec les autres résidents (Herzog et Copeland, 1985).

Il n'existe aucune preuve scientifique démontrant que le counselling nutritionnel réduit la toxicomanie (Schafer et coll., 1991). Certaines données permettent cependant de conclure que le counselling nutritionnel permet de réaliser des gains plus modestes, par exemple le maintien de la participation à la formation ou la sensibilisation accrue aux effets d'une mauvaise alimentation sur la santé (Hauser et Iber, 1989). Dans l'ensemble, le counselling nutritionnel reste une intervention couramment utilisée dans la plupart des établissements résidentiels réservés aux personnes autres que les délinquants.

Références pour counselling nutritionnel:

Baum, R., & Iber, F. (1988), “Initial treatment of the alcoholic patient”, dans:Gitlow, S., & Peyser, H., éds. Alcoholism:A Practical Treatment Guide. New York:Grune & Stratton. 73-87.

Hauser, M.., & Iber, F. (1989), “Nutritional Advice and Diet Instruction in Alcoholism Treatment”, Alcohol Health & Research World, 13 (3), 261-266.

Herzog, D.B., & Copeland, P.M. (1985), “Eating disorders”, New England Journal of Medicine, 313 (5), 295-303.

Hauser, M., & Iber, F. (1989), “Nutritional Advice and Diet Instruction in Alcoholism Treatment”, Alcohol Health & Research World, 261-266.

Hurt et al. (1981), “Nutritional status of a group of alcoholics before and after admission to an alcoholism treatment unit”, American Journal of Clinical Nutrition, 34:386-392.

Iber, F. (1988), “Alcohol associated diseases”, dans: Kinney. J.; Jeejeebhoy, K.; Hill, G.; & Owen, O. (éds.) Nutrition and metabolism in Patient Care, Philadelphia: W.B Saunders Co. 429-447.

Schafer et al. (1991), “Neuropsychological differences between male familial and non familial alcoholics and non-alcoholics”, Alcohol Clinical Experiment Research, 347-351.