Service correctionnel du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Revue de la littérature sur les techniques de traitement en toxicomanie

Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Surveillance

On entend par techniques de surveillance l'utilisation de méthodes autres que l'autodéclaration pour suivre l'évolution de certains clients ou recueillir de l'information sur leur consommation d'alcool ou de drogue. L'utilisation des techniques de surveillance continue de faire partie du rôle du Service correctionnel du Canada à l'égard du maintien de la sécurité et des programmes. Il devient de plus en plus important pour le personnel du SCC de connaître pleinement les divers types de techniques utilisées afin de pouvoir gérer le mieux possible les programmes de traitement de la toxicomanie.

On donne ci-après un bref compte rendu des six techniques principales utilisées : l'analyse d'urine, l'observation directe, la surveillance téléphonique, la surveillance par vidéo, les trousses de tests et les rapports d'information protégée.

L'analyse d'urine a été introduite dans tous les établissements en novembre 1992. Un échantillon d'urine positif fournit deux types de renseignements : 1. une preuve irréfutable que le délinquant a consommé une substance intoxicante (il faut déterminer si c'était sur ordonnance ou non); 2. la portée de la consommation (c.-à-d. le nombre de substances trouvées dans l'urine). Ces renseignements permettent de déterminer si le délinquant consomme plusieurs substances et quels sont les effets de cette situation sur son comportement. Il est absolument essentiel de se rappeler que l'analyse d'urine ne prouve pas qu'il y a eu consommation excessive, mais simplement qu'il y a eu consommation. Il faut utiliser d'autres méthodes de concert avec un test positif pour déterminer qu'il y a eu consommation excessive.

Un échantillon négatif fournit également des renseignements utiles au personnel. Si le certificat de laboratoire indique que les niveaux de créatine, de PH ou de gravité sont anormaux, c'est peut-être que le délinquant a falsifié ou tenté de falsifier l'échantillon d'urine, généralement en prenant une quantité excessive d'eau, de café ou même un diurétique. La meilleure solution dans ce cas est d'analyser la première urine du matin puisque c'est la plus concentrée. Il faut transmettre cette information à l'agent de sécurité préventive à l'établissement, à l'agent de gestion des cas et au personnel chargé des programmes.

L'observation directe est une autre technique de surveillance. Elle peut prendre trois formes : 1. observer le délinquant dans une situation anormale; 2. observer une transaction impliquant un transfert d'argent ou d'une substance inconnue; 3. observer la consommation d'une substance par un délinquant. Quel que soit l'objet observé, il faut transmettre l'information 0… l'agent de sécurité préventive à l'établissement.

La surveillance téléphonique est autorisée avec certaines restrictions : elle ne peut s'exercer à l'égard de conversations entre le délinquant et son avocat ou son député. C'est habituellement l'agent de sécurité préventive à l'établissement ou un autre membre du personnel correctionnel qui l'exerce. Le personnel chargé de la sécurité préventive utilise surtout cette méthode pour recueillir de l'information sur le trafic et l'application de la loi.

On a recours à la surveillance par vidéo dans certaines cellules d'hôpital ou d'isolement et au moment des visites-contacts. On l'utilise aussi dans les postes de garde principaux. Certaines restrictions s'appliquent : elle ne peut être employée dans le cas ces contacts du délinquant avec son avocat ou son député. La surveillance par vidéo joue un rôle essentiel puisqu'elle permet au personnel chargé de la sécurité de surveiller les transactions de drogue ou les transactions financières entre le délinquant et son visiteur de même que la manipulation ou les pressions exercées par le délinquant pour amener ses visiteurs à faire le trafic de la drogue.

Le personnel chargé de la sécurité dispose de ce que l'on appelle couramment des trousses d'analyse des substances NIC pour examiner les substances ou les objets interdits découverts. Ces trousses permettent d'analyser les substances et d'identifier les catégories de drogues. Le personnel peut alors déposer une accusation adéquate et, au besoin, la transmettre aux policiers pour qu'ils portent une accusation extérieure. Cette information, jointe à d'autres renseignements et aux résultats de contrôles aléatoires, peut également donner une image assez exacte du genre et de la quantité de drogue retrouvée dans l'établissement.

Tous les renseignements que le personnel obtient au sujet de la consommation de drogue, du trafic et de l'application de la loi doivent être consignés dans un rapport d'information protégé. Ce rapport peut être utile pour déterminer si le délinquant a ingéré une substance intoxicante. Le délai dans lequel se fait le rapport est critique, car la plupart des drogues demeurent relativement peu longtemps dans le corps. On peut déterminer ce qu'il y a lieu de faire à l'issue du rapport en collaboration avec le personnel de gestion des cas, le personnel des programmes et le personnel chargé de la sécurité préventive. Tous les membres du personnel doivent communiquer ces renseignements à temps et avec exactitude. Les données qui concernent le trafic et l'application de la loi doivent être communiquées à l'agent de sécurité préventive à l'établissement et celles qui concernent la consommation de drogue, à l'agent de gestion des cas.

Il est essentiel de bien identifier les drogues consommées et les mesures prises à cet égard pour assurer une saine gestion de l'ensemble des programmes de traitement de la toxicomanie au SCC.

Pour plus d'information, communiquez avec votre agent local de sécurité préventive à l'établissement ou votre coordonnateur de district de l'analyse d'urine.