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Revue de la littérature sur les techniques de traitement en toxicomanie

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Bibliothérapie

Essentiellement, la bibliothérapie est en quelque sorte un régime psychologique qui prend la forme de lectures, comparable à l'ordonnance faite par le médecin. Ces lectures visent à favoriser le développement et le maintien d'une bonne santé mentale. En général, les manuels utilisés dans le cadre de la thérapie comprennent une sE9‚rie de mesures qui sont, à proprement parler, des stratégies menant à l'autogestion de la consommation. Ainsi, les programmes de traitement comprennent essentiellement trois volets, soit la préparation, la réalisation des objectifs fixés et le maintien des acquis par l'application d'une série de principes régissant le comportement humain en général. La bibliothérapie peut également être définie comme une thérapie cognitive du comportement qui vise àcerner le problème de toxicomanie, à réduire la consommation et à amener l'individu à se prendre en charge et à prendre conscience des situations qui l'incitent à boire.

Pour résumer, les programmes de bibliothérapie sont principalement axés sur les valeurs et les attitudes plutôt que sur le changement de comportement (à moins d'être utilisés comme complément à un programme de formation plus intensif). Il est extrêmement difficile de déterminer l'efficacité probable des programmes de bibliothérapie à cause de tous les problèmes d'ordre méthodologique que pose l'évaluation de ces programmes.

Dans le secteur correctionnel, les études sur la bibliothérapie sont peu nombreuses. Les résultats d'une évaluation faite en 1991 sur un programme de bibliothérapie offert à des libérés conditionnels d'établissements fédéraux au Canada révèlent que le programme n'a pas eu une influence majeure sur le changement des attitudes ou du comportement. On mentionne, dans le rapport d'évaluation, que le programme convenait davantage aux délinquants incarcérés et à ceux des CCC.

Quelle que soit la confusion quant à l'influence probable des programmes de bibliothérapie, le recours à ce type d'intervention au SCC peut néanmoins se révéler valable. Il faudrait régler un certain nombre de questions relatives à l'élaboration des programmes avant de mettre ces programmes en oeuvre dans les établissements. Lorsqu'un programme de bibliothérapie approprié a été déterminé, on peut avoir de nombreux avantages à proposer cette intervention aux délinquants : 1) la mise en oeuvre de ces programmes est relativement peu coûteuse; 2) ces programmes permettent de traiter une gamme variée de sujets au cours d'une période relativement courte; 3) la prestation du programme nécessite beaucoup moins de temps; 4) les délinquants peuvent participer en grand nombre aux programmes; 5) les programmes peuvent être adaptés aux groupes ayant des besoins particuliers (p. ex. les délinquants analphabètes); et 6) ils sont une solution de rechange aux programmes de groupe.

Références pour bibliothérapie:

Brochu, S., Emond, S. (1991), Rapport sur l'admissibilité d'un programme d'intervention secondaire en toxicomanie pour des libérés fédéraux du SCC, Montréal: Université de Montréal.

Service correctionnel du Canada. (1989), Raaport du groupe d'étude sur la réduction de la toxicomanie, Volume 3, Ottawa: Approvisionnement et Services Canada.