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Délinquants sexuels autochtones : Allier la guérison spirituelle au traitement cognitivo-comportemental

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CONCLUSION

Le présent rapport a donné un aperçu des quelques ouvrages qui existent sur les délinquants sexuels autochtones. Si les études sur ce sujet sont si peu nombreuses, c'est qu'il s'agit d'un domaine de recherche qui n'en est qu'à ses premiers balbutiements. Même s'il y actuellement quelques programmes disponibles, on serait bien inspiré de faire connaître le besoin d'en créer d'autres (Zellerer, 1994). Comme on l'a déjà mentionné, de nouvelles initiatives ont été lancées, qui pourraient servir à l'élaboration de programmes futurs.

Certains thèmes récurrents ressortent de cet examen. Les Autochtones croient en une démarche holistique fondée sur la guérison. Les programmes destinés aux Autochtones doivent donc être de nature holistique, c'est-à-dire qu'ils doivent aborder tous les aspects de l'être : mental, spirituel, physique et émotif. Les programmes de traitement sont également de nature holistiques puisqu'ils ne se concentrent pas seulement sur l'agresseur; ils s'adressent aussi aux femmes et aux enfants, à la famille étendue et, dans certains cas, à toute la collectivité.

Il est essentiel que les personnes chargées de dispenser les services comprennent et respectent la culture et les valeurs de la collectivité. dans laquelle ils oeuvrent. D'une façon générale, la formation et les ressources requises pour traiter les délinquants sexuels autochtones devraient, dans toute la mesure du possible, être confiées à des thérapeutes ou du personnel soignant autochtones.

Cette approche, à laquelle on a toujours fait bon accueil, marie les méthodes contemporaines de la société non autochtone aux méthodes traditionnelles des Autochtones. Les protocoles et les connaissances des traitements non autochtones peuvent être intégrés à des programmes adaptés à la culture de leur clientèle qui comprennent des enseignements et des cérémonies spirituels. On reconnaît toutefois que les délinquants sexuels autochtones ne manifestent pas tous le même intérêt aux rites de guérison traditionnels et il conviendrait donc de leur laisser le choix d'y participer ou non.

Certains affirment que tant qu'on n'aura pas créé un système de justice autochtone, il faudra continuer d'appliquer le système actuel, surtout à titre de `'soutien'' (Zellerer, 1994). Mais nombreuses sont les voix qui réclament d'autres méthodes judiciaires, surtout en ce qui a trait aux programmes communautaires.

Les Autochtones doivent participer au processus de décision, et ce, à tous les échelons de l'élaboration et de la mise en oeuvre des programmes. Pour atteindre ce but, il faudra qu'Autochtones et non-Autochtones fassent mutuellement preuve de respect, de compréhension et de patience. En fin de compte, les deux groupes ont autant intérêt l'un que l'autre à traiter le plus efficacement possible les agresseurs et les victimes afin d'éviter que s'accroisse le nombre de ces dernières.