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Délinquants sexuels autochtones : Allier la guérison spirituelle au traitement cognitivo-comportemental

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AVANT-PROPOS

Sharon Williams, Gestionnaire, Programmes pour les délinquants sexuels
Stéphane Vallée, Adjointe de recherche
Bill Staubi, Gestionnaire principal de projet
août 1997

On m'a demandé de faire un dessin qui représenterait la culture autochtone.

J'ai choisi de dessiner l'Aîné, puisque ce sont eux qui enseignent notre culture.

J'ai choisi le Cercle, puisque c'est dans le Cercle que nous apprenons.

J'ai choisi l'Aigle, puisque c'est par l'Aigle que nos prières sont portées au Créateur.

Tout ce qui vit

Maurice Bugler

Lorsqu'on m'a demandé pour la première fois comment il fallait concevoir le traitement des délinquants sexuels autochtones, j'ai dit à la conseillère nationale, Programmes pour les Autochtones que ces délinquants étaient d'abord et avant tout des hommes qui s'étaient rendus coupables d'agression sexuelle. Depuis, mon point de vue a changé.

En tant qu'habitante du Québec, puis de l'Ontario, j'avais eu peu d'occasions de me familiariser avec l'histoire des Autochtones du Canada, et peu de contacts avec des Autochtones, ceux-ci étant peu nombreux dans les établissements carcéraux de l'Ontario. À partir de 1994, le Comité consultatif autochtone et le Comité national sur la stratégie concernant les délinquants sexuels se sont rencontrés à de nombreuses reprises afin de s'instruire mutuellement des différences socioculturelles existant entre les Autochtones et les non-Autochtones. Ma gratitude est acquise aux Aînés, aux guérisseurs, aux enseignants, aux avocats, aux psychologues et aux membres des deux comités qui ont prodigué leur temps et leurs efforts pour jeter un pont entre les deux cultures. Les récits, les chants, les sueries et la participation à des séances de thérapie classique nous ont tous aidés à comprendre que la guérison peut prendre plus d'une forme. Bien que le terme « autochtone » renvoie à toute une gamme de langues, de cultures et de lieux, il est de plus en plus évident que les Autochtones qui commettent des agressions sexuelles ont des besoins auxquels les méthodes « occidentales » de traitement cognitivo-comportemental ne suffisent pas à répondre.

Au nom du Comité national sur la stratégie concernant les délinquants sexuels, je tiens à remercier Teresa Nahanee, Sharon McIvor, Isabelle Impey, Millard Beane, Dale LeClair

Sara Anala et les nombreux Autochtones qui nous ont fait part de leur expérience et dont l'apport nous a aidés à définir notre politique quant au traitement des délinquants sexuels autochtones.

Tout ce qui vit

Sharon M. Williams

Sharon M. Williams