Vingt ans plus tard : Retour sur le rapport du Groupe d’étude sur les femmes purgeant une peine fédérale

Mots clés

Délinquantes, détenues, Groupe d’étude sur les femmes purgeant une peine fédérale, étude Shaw

Pourquoi nous avons effectué cette étude

En 1989, le Groupe d’étude sur les femmes purgeant une peine fédérale a été créé pour examiner la vie, les expériences et le contexte social général des femmes condamnées à une peine de ressort fédéral au Canada. Le Groupe d’étude a chargé une équipe de chercheurs de mener un sondage auprès de toutes les détenues sous responsabilité fédérale, puis a formulé des recommandations sur l’avenir des services correctionnels pour femmes.

Vingt ans plus tard, les services correctionnels pour femmes au Service correctionnel du Canada (SCC) ont changé du tout au tout. Un nouveau sondage a été mené auprès des détenues sous responsabilité fédérale afin d’évaluer les effets des changements apportés.

Ce que nous avons fait

Le sondage, qui était semblable au sondage original, a été distribué à toutes les détenues des établissements régionaux à l’automne 2007. Comme les données du sondage étaient uniquement qualitatives, les analyses statistiques ont surtout pris la forme de distributions statistiques pour toutes les questions du sondage. Les commentaires ont été analysés pour en extraire les thèmes courants. Les résultats traduisent les perceptions des détenues.

Ce que nous avons constaté

Le sondage original avait fait ressortir la nécessité d’une plus grande variété de programmes. Les détenues de notre sondage se sont dites satisfaites d’un bon nombre de programmes (p. ex., la thérapie comportementale dialectique, les Cercles de changement). Toutefois, beaucoup ont fait état du manque de disponibilité de certains programmes, des longues listes d’attente et de la prestation irrégulière des programmes.

Près des trois quarts des détenues interrogées ont indiqué qu’elles avaient des enfants. La plupart maintiennent le contact avec leur famille par téléphone et par lettres, et sont préoccupées par le coût des appels téléphoniques et des déplacements.

En ce qui concerne la santé physique, beaucoup plus de détenues ont indiqué qu’elles participent à des activités physiques. Elles veulent toutefois avoir plus de choix d’activités physiques et plus d’occasions d’en pratiquer. Elles ont aussi répondu qu’elles souhaitent avoir davantage accès à des dentistes, à des médecins et à des spécialistes (p. ex., gynécologues, nutritionnistes et tests de dépistage des ITS).

En 1989, les détenues demandaient plus de choix dans le domaine de la formation professionnelle et des emplois dans les établissements. Les détenues de notre sondage font état d’une plus grande variété d’emplois, notamment auprès de CORCAN – arts graphiques, dans divers programmes de formation professionnelle et dans d’autres fonctions. Encore une fois, cependant, elles souhaitent avoir plus de possibilités de placements professionnels et de cours ouvrant la voie à des attestations de compétences.

Ce que cela signifie

Selon les résultats du sondage, beaucoup des changements résultant des initiatives prises par suite des recommandations du Groupe d’étude ont donné lieu à des améliorations dont bénéficient actuellement les détenues. Ces dernières ont cependant indiqué que d’autres améliorations sont nécessaires, p. ex. un meilleur accès aux services médicaux, une plus grande diversité de programmes et davantage de possibilités de scolarisation et d’emploi.

Pour de plus amples renseignements

Barrett, M. R., Allenby, K. et Taylor, K. Vingt ans plus tard – Retour sur le rapport du Groupe d’étude sur les femmes purgeant une peine fédérale, Rapport de recherche R-222, Ottawa, Service correctionnel du Canada, 2010.

Pour obtenir une version PDF du rapport intégral, veuillez écrire à l'adresse suivante  : recherche@csc-scc.gc.ca.

Préparé par : Meredith Barrett et Kim Allenby

Pour nous joindre

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recherche@csc-scc.gc.ca