Étude 2 sur 3 : Comparaisons entre les délinquants radicalisés et non radicalisés sous responsabilité fédérale

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Mots clés

radicalisation, extrémistes violents, groupe menaçant la sécurité, terrorisme

Ce que cela signifie

Les différences considérables constatées entre les délinquants radicalisés et les délinquants non radicalisés dans divers domaines, donnent à penser qu’il y aurait peut-être lieu d’utiliser des stratégies différentes en matière de gestion des cas, de surveillance et d’intervention pour chaque groupe.

Par exemple, en ce qui a trait aux interventions, certaines des cibles de traitement les plus fréquentes des programmes correctionnels – telles que la toxicomanie, l’éducation et l’emploi – semblent représenter des domaines de besoins moins importants pour les délinquants radicalisés. D’autres domaines, comme ceux des croyances et de l’attitude générale, pourraient nécessiter une plus grande attention.

Les stratégies de gestion des cas, de surveillance et d’intervention qui visent les délinquants radicalisés devraient faire l’objet d’analyses plus poussées. En effet, un éventail varié de stratégies pourrait se révéler nécessaire compte tenu de l’hétérogénéité des délinquants radicalisés.

Ce que nous avons constaté

Collectivement, les délinquants radicalisés sont différents des délinquants non radicalisés à de nombreux égards. Parmi les différences observées, certaines concordent avec des études antérieures sur le sujet, mais plusieurs autres, non.

Par rapport aux autres délinquants, les délinquants radicalisés sont plus jeunes, moins nombreux à être citoyens canadiens et plus susceptibles d’être membres d’une minorité visible, d’être mieux instruits et d’avoir de meilleurs antécédents sur le plan de l’emploi.

Les délinquants radicalisés semblent faire preuve d’une meilleure adaptation en ce qui concerne la santé mentale, les démêlés antérieurs avec le système de justice pénale et le comportement en établissement. Ils ont également moins de problèmes liés à la toxicomanie et sont moins souvent évalués comme ayant un niveau élevé de besoins liés aux facteurs criminogènes ou comme ayant un faible potentiel de réinsertion sociale.

Pourquoi nous avons effectué cette étude

En tant que partenaire de l’Initiative de recherche et de technologie (IRTC) chimique, biologique, radiologique, nucléaire et sur les explosifs (CBRNE), la Direction de la recherche du Service correctionnel du Canada (SCC) a été chargée d’approfondir les connaissances quantitatives touchant les extrémistes violents au Canada au moyen d’une évaluation des données liées aux extrémistes violents dans les établissements fédéraux.

À ce titre, trois études interreliées portant sur les délinquants radicalisés dans les établissements fédéraux (voir également Recherche en un coup d’œil no R-313-1 et no R-313-3) ont été réalisées pour combler à la fois les lacunes dans les connaissances entourant les délinquants radicalisés et orienter les politiques et les opérations correctionnelles.

Ce que nous avons fait

La présente étude, laquelle s’inscrit dans un ensemble de trois, a consisté à comparer des données administratives sur les délinquants radicalisés et non radicalisés provenant du Système de gestion des délinquant(e)s (SGD)  du SCC. Un large éventail de facteurs estimé être associé à la radicalisation a été cerné grâce à un examen de la documentation et aux résultats issus de groupes de discussion auxquels ont participé des membres du personnel. Les deux groupes de délinquants ont été comparés au moyen de tous les facteurs pouvant être mesurés à l’aide de données administratives.

Pour de plus amples renseignements

Stys, Y., R. Gobeil, A. J. R. Harris et Michel, S. (2014). Les extrémistes violents dans les établissements fédéraux : estimation de la radicalisation et de la vulnérabilité à la radicalisation dans la population carcérale fédérale (rapport de recherche R-313). Ottawa (Ontario), Service correctionnel du Canada.

Pour obtenir le rapport complet en version PDF ou tout autre renseignement, veuillez en faire la demande par courriel à la Direction de la recherche ou par téléphone au 613-995-3975.

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