Les sculpteurs inuits

Le SCC a crée une programme de sculpture pour les détenus Inuits, qui a débuté à l’Établissement de Beaver Creek.

Transcript

Les sculpteurs inuits

Établissement de Beaver Creek
Gravenhurst (Ontario)

Noah Noah : Le programme de sculpture est fantastique et je dis toujours aux gars à leur arrivée que, même s’ils ne connaissent rien à la sculpture, ici, ils peuvent apprendre à sculpter. Ça leur fait quelque chose à faire une fois de retour à la maison.

Lisa Allgaier : Et ils éprouvent un sentiment de rapprochement à la terre et un sentiment d’un soi spirituel lorsqu’ils sculptent.

Nancy Kinsmen : Les hommes se réunissent et ils partagent leur culture, échangent des histoires. Ils créent de véritables œuvres d’art.

Lisa Allgaier : La mise sur pied d’un programme de sculpture, qui a débuté à l’Établissement de Beaver Creek, a été une des premières choses que nous avons faites, en plus de recruter des Aînés qui parlent l’inuktitut.

Noah Noah : Des sculpteurs de renommée mondiale sont passés par ici. Des sculpteurs extrêmement talentueux.

Nancy Kinsmen : Vous pouvez les observer en train de partager leurs techniques et leurs compétences, puis c’est le silence, et ensuite ils racontent une histoire au sujet de leur grand-père, de leur père ou de leur oncle qui les amenaient à la chasse. Leurs sculptures symbolisent leur culture.

Qavava : Je suis en train de sculpter un lapin. Nous avons des lapins au Nunavut, des ours polaires, des morses, des ombles chevaliers, des phoques. J’ai commencé à sculpter vers 12 ou 13 ans. J’ai écopé d’une peine d’emprisonnement de trois ans, alors ils m’ont envoyé ici. Parfois, j’enseigne aux autres gars comment sculpter et ça me permet de gagner de l’argent. Je vais donc avoir de l’argent lorsque je retournerai chez moi.

Lisa Allgaier : D’une certaine façon, ça permet à certains d’entre eux de faire des économies. S’ils vendent certaines de leurs œuvres, ils peuvent apporter une contribution à leur famille et à leur collectivité.

Noah Noah : Les sculptures sont vendues en consignation à une galerie. Les artistes touchent une partie de ce que vaut la sculpture.

Lisa Allgaier : Nous voulions offrir une activité qui était spécialement conçue pour les Inuits et qui leur permettait de maintenir le lien avec leur culture. De plus, ils travaillent ensemble, ce qui est aussi très important. Ils forment une communauté au sein de nos établissements, de sorte qu’ils ressentent un lien même s’ils se trouvent très loin de leur foyer.

Qavava : J’aime bien qu’il y ait un Inuit, que tout soit axé sur la culture inuite dans le programme de sculpture. Nous nous parlons dans notre propre dialecte.

Noah Noah : qu’un des peuples canadiens les plus faciles à identifier – les Inuits – ont leur mot à dire e de guérison qui leur sont offerts dans les établissements.