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Communiqués de presse - National

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Communiqué

CSC-SCC

News Release

DIFFUSION IMMÉDIATE

SEMAINE DE LA JUSTICE RÉPARATRICE -
«  DE L'EXPÉRIENCE NAÎT LA SAGESSE »

Ottawa, le 10 novembre 2005– Des groupes communautaires de tout le Canada tiendront des activités en vue d'encourager les gens à en apprendre davantage sur la justice réparatrice, dans le cadre de la Semaine de la justice réparatrice, qui se tiendra du 13 au 20 novembre 2005.

Tout au long de la semaine, des sujets comme l'aspect humain du crime ainsi que les répercussions sur les citoyens, leurs collectivités et leurs relations seront mis en évidence . Des collectivités de toutes les régions tiendront des forums et présenteront des exposés visant à faciliter les discussions sur la justice réparatrice. Le Service correctionnel du Canada (SCC) soulignera cette semaine en offrant des présentations dans ses établissements et dans la collectivité.

La justice réparatrice, une approche non conflictuelle et non rétributive qui s'intéresse tout particulièrement au rétablissement des victimes, à la responsabilisation des délinquants ainsi qu'à la collaboration des citoyens, de manière à créer des collectivités plus saines et plus sûres, fait de plus en plus partie de notre système de justice sociale et pénale au cours des 20 dernières années.

Cette année, le thème est « De l'expérience naît la sagesse » . Ce thème vise à promouvoir l'échange des résultats de ces efforts et à établir des objectifs qui orienteront l'avenir de la justice réparatrice.

« La Semaine de la justice réparatrice donne aux Canadiens et aux Canadiennes l'occasion de participer davantage au processus correctionnel », affirme l'honorable Anne McLellan, vice-première ministre et ministre de Sécurité publique et de la Protection civile du Canada. « Cette initiative améliore la sécurité publique en faisant appel à la collectivité à contribuer à la réparation du tort causé par la criminalité. »

« Pour le Service correctionnel du Canada, les techniques de justice réparatrice fournissent des outils supplémentaires qui aident les délinquants à accepter la responsabilité du tort qu'ils ont causé », affirme le commissaire du SCC, Keith Coulter. « Ces outils contribuent aussi à la sécurité des prisons et des collectivités. »

Le 19 novembre, le comité de planification d'Ottawa de la Semaine de la justice réparatrice, avec la collaboration du SCC, animera un symposium d'un jour en vue de déclencher une discussion sur la nécessité éventuelle de créer une Association nationale de justice réparatrice. Le symposium sera suivi en soirée d'une cérémonie en reconnaissance du lauréat du prix Ron Wiebe.

Il s'agira de la 7e cérémonie annuelle de remise du Prix de la justice réparatrice Ron Wiebe . Le prix est décerné à des Canadiens et à des Canadiennes qui ont su, dans leur travail ou leur mode de vie, transformer les relations humaines en donnant à des personnes aux prises avec un différend, qu'il s'agisse de victimes et de délinquants ou encore de collègues, de membres d'une même famille ou de voisins, des moyens pour communiquer entre elles et trouver la voie de la guérison.

Pour obtenir des renseignements sur la Semaine de la justice réparatrice, veuillez consulter notre site au www.csc-scc.gc.ca ou communiquer avec :

Terry Richardson
Direction de la justice réparatrice et du règlement des différends
Service correctionnel du Canada
(613) 996-0373

Christa McGregor
Relations avec les médias
Service correctionnel du Canada
(613) 371-6207

Le présent communiqué peut également être consulté sur Internet à l'adresse suivante www.csc-scc.gc.ca et il est automatiquement fourni aux abonnés de la liste des utilisateurs du SCC.

 

 

JUSTICE RÉPARATRICE

DOCUMENT D'INFORMATION

 

  • La justice réparatrice se veut une approche non conflictuelle et non punitive qui s'intéresse tout particulièrement au rétablissement des victimes, à la responsabilisation des délinquants ainsi qu'à la participation active des citoyens, de manière à créer des collectivités plus saines et plus sûres.
  • La justice réparatrice fait, le plus souvent possible, participer la victime, le délinquant et la collectivité à un processus qui vise à réparer les torts causés par le crime et à favoriser l'adoption de moyens plus pacifiques de résoudre les conflits au sein de notre milieu de travail et de la société en général.
  • Le crime est une atteinte aux gens et aux relations. La justice réparatrice tente de réparer les méfaits et de promouvoir la guérison et la croissance. Elle mène dans une large mesure au règlement pacifique des conflits au sein de notre société.
  • Le concept de la justice réparatrice a été proposé par les divisions de l'Aumônerie et des Autochtones du Service correctionnel du Canada (SCC). En 1996, le SCC a créé une section distincte pour explorer les nouvelles tendances et initiatives dans les domaines de la justice réparatrice et du règlement des différends. La première « Semaine de la justice réparatrice » a également eu lieu cette même année en remplacement du « Dimanche des prisonniers et des prisonnières » ainsi que de la « Semaine des prisonniers et des prisonnières ».
  • La Semaine de la justice réparatrice est célébrée dans les collectivités et dans les établissements partout au Canada sans oublier l'administration centrale. Cette année, la Semaine de la justice réparatrice aura lieu du 13 au 20 novembre 2005. Le thème sera « De l'expérience naît la sagesse », qui souligne les connaissances acquises grâce aux efforts collectifs et aux expériences des spécialistes, des victimes, des délinquants et des membres de la collectivité.
  • En 1999, le SCC a créé un prix en l'honneur du regretté Ron Wiebe, directeur des établissements à sécurité minimale Ferndale et Elbow Lake, et pionnier dans le domaine de la justice réparatrice. Ce prix est accordé chaque année durant la Semaine de la justice réparatrice à un Canadien ou une Canadienne qui aura œuvré, dans son travail et dans sa vie, à transformer les relations humaines en facilitant et en encourageant les pratiques de justice réparatrice et de règlement des différends.
  • On peut retrouver les principes de la justice réparatrice dans plusieurs valeurs fondamentales du SCC, qui soulignent la dignité, le respect et le potentiel personnels, ainsi que l'importance des liens et des relations communautaires. Les activités auxquelles se consacre la Direction de la justice réparatrice et du règlement des différends et le travail connexe des autres directions générales, des secteurs et des régions ont fait du SCC un intervenant important dans cette approche dynamique de la justice réparatrice et du règlement des différends. Les efforts concertés du SCC, de la GRC, du ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile, de la Commission nationale des libérations conditionnelles et du ministère de la Justice contribuent au leadership tangible qu'exerce le gouvernement fédéral dans ce domaine.