Participation des bénévoles au Service correctionnel du Canada

Manuel de référence

Le milieu correctionnel en établissement et dans la collectivité

Milieu physique : sécurité

Les établissements sont classés selon leur niveau de sécurité : maximale, moyenne, minimale et à niveaux multiples. Ce classement dicte les normes de comportement, qui définissent les comportements acceptables des détenus à chaque niveau de sécurité, et le niveau de contrôle requis pour maintenir l’ordre à l’établissement et pour protéger le personnel, les détenus et le public. Le Service correctionnel du Canada (SCC) est chargé d’administrer 57 établissements au Canada. Parmi ces 57 établissements, on compte cinq établissements psychiatriques régionaux, cinq établissements régionaux pour femmes et cinq établissements désignés pour les Autochtones.

Établissements à sécurité maximale
Les délinquants qui présentent un risque grave pour la collectivité, le personnel et les autres délinquants sont logés dans des établissements à sécurité maximale. Le périmètre est précisément défini, hautement sécurisé et hautement contrôlé. Les déplacements des détenus sont strictement réglementés et surveillés.

Établissements à sécurité moyenne
Ces établissements accueillent des délinquants qui menacent la sécurité de la collectivité. Le périmètre est précisément défini, sécurisé et contrôlé. Les déplacements et les contacts des détenus sont réglementés et surveillés.

Établissements à sécurité minimale
Les délinquants qui présentent un risque limité pour la sécurité de la collectivité sont logés dans ces établissements. Le périmètre est défini, mais il n’est pas directement contrôlé. La liberté de mouvement et d’association des détenus, ainsi que leurs privilèges, sont soumis à des restrictions minimes. Un établissement à sécurité minimale est souvent la dernière étape d’un délinquant sur le chemin qui le mène à la réinsertion sociale.

Établissements à niveaux de sécurité multiples
Dans ce type d’établissement, il existe différents secteurs où sont logés les délinquants selon le niveau de sécurité auquel ils ont été classés.

Centres régionaux de traitement

Grâce aux centres régionaux de traitement, le SCC répond aux besoins des délinquants de sexe masculin qui doivent être hospitalisés pour suivre un traitement. Pour les délinquantes souffrant de troubles mentaux graves, des unités distinctes ont été créées dans chacun des établissements pour femmes, et ces unités sont dotées d’un personnel plus nombreux et permettent des interventions liées aux programmes.

Bureaux de libération conditionnelle

Le SCC compte 71 bureaux de libération conditionnelle regroupés sous 32 bureaux sectoriels répartis en huit districts. Ces bureaux sont dotés chacun d’agents de libération conditionnelle chargés de surveiller les délinquants mis en liberté sous condition dans la collectivité.

Centres correctionnels communautaires

Le SCC dispose, d’un bout à l’autre du Canada, de 16 centres correctionnels communautaires classés comme des établissements à sécurité minimale. Le Service loge dans ces établissements des délinquants en semi-liberté ou bénéficiant d’autres formes de mise en liberté sous condition. Chaque centre est doté d’un directeur, d’un personnel de soutien, d’agents de libération conditionnelle et d’agents de programmes qui collaborent à la surveillance des délinquants et les font participer à des programmes qui les préparent à la libération conditionnelle totale ou à la libération d’office.

Établissements résidentiels communautaires

Il existe au Canada 175 établissements de ce type où des délinquants sont logés et surveillés 24 heures par jour, et où ils trouvent également des services de counseling et des programmes pour les aider à réussir leur réinsertion dans la collectivité. Ces maisons de transition sont exploitées par des organismes à but non lucratif ou des sociétés privées qui ont conclu une entente contractuelle avec le SCC.

Situations d’urgence dans les établissements

Les établissements correctionnels fédéraux sont parfois le théâtre d’urgences qui peuvent découler d’actes commis par les délinquants ou non. Dans certains cas, cela entraînera l’isolement cellulaire des détenus ou divers types de fouilles des personnes ou des cellules. Voici quelques exemples de ce que l’on pourra considérer comme une situation d’urgence : incidents violents, évasions, voies de fait, prises d’otages et situations de siège. Devant de telles situations d’urgence, le SCC prend des mesures qui ont les objectifs suivants :

  • isoler et contenir la source de l’urgence dès que possible;
  • voir à la sécurité personnelle;
  • empêcher les évasions;
  • réduire au minimum les dommages matériels;
  • résoudre la situation en ayant recours le moins possible à la force;
  • rétablir l’ordre dès que possible.

Dans tous les établissements, il y a une Équipe de gestion des situations d’urgence, entraînée à faire face à ce genre de problème, et il existe également un plan d’urgence où sont formulées des directives pour guider les interventions du personnel dans ces circonstances. Tous les bénévoles du SCC doivent obéir aux directives que leur donnera le personnel et demeurer dans les endroits qui leur sont assignés, à moins d’indication contraire.

Sécurité

Il est important que vous appreniez les règles et les règlements instaurés dans l’établissement que vous fréquentez, ainsi que dans les bureaux situés dans la collectivité. Si vous avez une idée claire des questions concernant la sécurité au travail dans le milieu correctionnel, vous serez mieux à même d’assurer votre propre sécurité, ainsi que celle du personnel et des délinquants. La formation qui vous sera dispensée au départ couvrira des questions touchant la sécurité comme le code de conduite et la confidentialité, les droits des délinquants, la manipulation, le comportement approprié et le comportement inapproprié, la sécurité dans les établissements et dans la collectivité, les objets interdits et le recours à la force.

Organisation du Service correctionnel du Canada

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