Alphabétisation et réinsertion sociale des délinquants
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Les résultats des études réalisées au cours des deux dernières
décennies indiquent clairement que les délinquants qui étaient analphabètes
fonctionnels au moment de leur admission dans le système carcéral peuvent
réintégrer la société à la condition de participer à des
programmes d'alphabétisation au cours de leur incarcération. Quels sont les éléments d'un bon programme d'alphabétisation visant à préparer les délinquants à leur réinsertion sociale? Il n'est pas facile de répondre à cette question, aucun programme ne s'étant avéré plus efficace que les autres. Toutefois, tous les programmes d'alphabétisation des délinquants qui donnent de bons résultats possèdent un dénominateur commun . leur définition de l'alphabétisation est plus large que la simple aptitude à lire, écrire et compter. Il s'agit de programmes ayant une vision globale et qui font un lien entre les capacités de communiquer et de compter et le développement général de la personne. Objectifs de l'alphabétisation Il y a plus de 15 ans, T.A. Ryan et ses collaborateurs(1) ont attribué quatre objectifs aux programmes d'alphabétisation visant à préparer la réinsertion sociale des délinquants. 1. L'auto-réalisation L'auto-réalisation englobe les éléments suivants : l'acquisition des connaissances, des habiletés et des attitudes requises par les délinquants pour leur épanouissement personnel ainsi que pour développer une meilleure conscience de soi, une image réaliste et positive de soi, un système de valeurs en harmonie avec le reste de la société et l'impression d'être capable d'exploiter ses possibilités. Trudnak(2) souligne que les analphabètes fonctionnels sont souvent démotivés et démoralisés, témoignant ainsi d'une faible estime de soi. Le Comité restreint d'experts sur l'éducation en prison du Conseil de l'Europe(3) a récemment mis en relief les principaux avantages des programmes d'alphabétisation à l'intention des délinquants, lesquels donnent aux détenus l'occasion de développer leur sens des responsabilités, leur autonomie et leur capacité de gérer le stress, tout en faisant contrepoids aux aspects difficiles de la vie en milieu carcéral. S'auto-réaliser, c'est être capable de prendre des décisions et de résoudre des problèmes, afin de promouvoir la compréhension et le raisonnement critique. 2. L'efficacité économique Nombreux sont les délinquants qui ne possèdent ni les connaissances, ni les habiletés, ni les attitudes nécessaires pour gérer un budget familial et assurer leur subsistance et celle des personnes à leur charge à un niveau de vie qui soit au-dessus du seuil de pauvreté. Être économiquement efficace, c'est être capable de trouver et de garder un emploi, de subvenir à ses propres besoins et à ceux de sa famille sans aide ou avec très peu d'interventions du secteur privé ou public. Chargés d'élaborer un programme d'alphabétisation pour le système correctionnel du Commonwealth de Virginie, les chercheurs Yurek et Yurek(4) ont admis que l'alphabétisation est un élément essentiel pour trouver et conserver un emploi. L'alphabétisation facilite la recherche d'emploi et la formation en cours d'emploi, et augmente le rendement au travail. Le contenu des cours doit permettre aux détenus de prendre conscience des choix de carrière possibles, d'acquérir une confiance en eux-mêmes et en leur capacité de s'assurer un avenir meilleur grâce à un emploi rémunérateur à leur sortie de prison. 3. Les relations sociales En établissant de bonnes relations sociales, les délinquants acquièrent les connaissances, les habiletés et les attitudes qui leur permettront de s'adapter aux diverses situations sociales et d'interagir avec les autres dans le respect des réalités, des attentes et des normes de la société. L'objectif consiste à inculquer aux détenus des modèles de comportement qui les prépareront à vivre en harmonie avec leur famille et leur collectivité, à travailler en équipe et à collaborer avec les autres. À l'ère de l'information, il faut donner aux relations sociales une large interprétation. L'alphabétisation doit viser la socialisation de la personne et provoquer chez les détenus des changements de comportement qui les rendront capables d'interagir avec les autres tout en évitant l'antagonisme social et la marginalisation. L'objectif consiste donc à resocialiser les délinquants en vue d'une réinsertion harmonieuse dans la société(5). 4. La responsabilité civile L'objectif de responsabilité civile consiste à préparer les délinquants à contribuer au bien-être de la collectivité, dans le respect de la loi. Pour ce faire, les détenus analphabètes fonctionnels doivent prendre conscience des mécanismes d'élaboration des lois et de la gestion des affaires de leur collectivité, et voir comment ils peuvent y participer. Ils doivent être informés des enjeux politiques et des lois qui régissent les comportements individuels. Cet objectif rejoint en droite ligne celui des programmes d'alphabétisation qui visent à préparer les détenus à se comporter en citoyens productifs et respectueux de la loi. après leur mise en liberté. Moyens pour atteindre les objectifs de l'alphabétisation Il est impossible de décrire un seul programme d'alphabétisation qui puisse, de façon infaillible, préparer les délinquants analphabètes fonctionnels à réintégrer la société quel que soit le milieu et quelles que soient les circonstances. Il est cependant possible de concevoir des programmes efficaces sans pour autant passer par la phase essai-erreur. Il incombe au personnel de chaque établissement correctionnel de concevoir des programmes d'alphabétisation adaptés aux besoins des délinquants ainsi qu'aux réalités sociales, économiques et politiques de leur milieu. Ces programmes doivent tenir compte des intérêts, des aptitudes et de la formation préalable des détenus, tout comme ils doivent prendre en considération le niveau de développement social et moral des détenus ainsi que leurs capacités à résoudre des problèmes, prendre des décisions, penser et raisonner. Recherche sur les programmes d'alphabétisation axés sur la réinsertion sociale Au cours des deux dernières décennies, les programme d'alphabétisation ont fait l'objet de nombreuses recherches. Prise dans un sens plus large, l'alphabétisation fonctionnelle vise le développement de toute la personne par le biais du développement cognitif ainsi que la capacité de prendre des décisions, de résoudre des problèmes et d'établir des relations sociales tout en maîtrisant les connaissances fondamentales en communication et en calcul. Ces recherches ont, en général, porté sur trois grands sujets : a) l'incidence des programmes de formation sur la récidive; b) les caractéristiques des programmes qui facilitent la réinsertion sociale des détenus; et c) les composantes des programmes efficaces. Recherche sur la récidive Il faut d'abord souligner qu'il n'est pas facile d'établir avec certitude des liens de cause à effet entre la réduction de la récidive et la participation à des programmes de formation en milieu correctionnel. Wolford(6) doute qu'il soit possible d'évaluer l'incidence sur la récidive des programmes de formation ou de tout autre programme offert en milieu correctionnel. La formation, observe-t-il, n'est qu'un des éléments d'un processus de changement global chez les délinquants. McCollum(7) affirme pour sa part qu'aucun administrateur sensé du milieu correctionnel n'oserait prétendre que la formation est l'unique facteur qui détermine le comportement postcarcéral. Selon Linden et Perry(8) qui se sont intéressés aux études portant sur l'efficacité des programmes de formation en milieu carcéral, peu d'entre elles présentent des données concluantes. Si la plupart des études démontrent que les détenus ont considérablement augmenté leurs connaissances, leur nouveau savoir n'a pas modifié pour autant leur situation d'emploi après leur élargissement ni réduit leur taux de récidive. Deppe(9) affirme qu'il est faux de prétendre, comme le font beaucoup de gens, que la formation en milieu correctionnel constitue la solution aux problèmes des détenus et que le but ultime du secteur correctionnel est de réintégrer les détenus dans le marché du travail. Coffey(10) souligne pour sa part que l'incidence de la formation en milieu correctionnel sur le comportement postcarcéral reste encore à déterminer et que rien ne permet de conclure qu'une bonne formation, alliée aux expériences de travail et à la mise en liberté progressive, résoud tous les problèmes. Recherche sur les caractéristiques et les composantes des programmes d'alphabétisation efficaces Malgré les doutes qui subsistent toujours quant à la possibilité que la formation en milieu correctionnel influe sur les taux de récidive, certaines études laissent entendre que la formation peut faciliter la réintégration des délinquants. Schumacker, Anderson et Anderson" soulignent les résultats d'une étude comparant les comportements, après leur mise en liberté, d'un groupe formé de libérés conditionnels adultes ayant reçu à la fois une formation scolaire et professionnelle et de libérés conditionnels n'ayant reçu qu'une formation professionnelle en cours d'incarcération, avec ceux d'un groupe témoin n'ayant reçu aucune formation. Des 845 participants choisis au hasard, l'échantillon a été réduit après attrition à 760 répondants. Après 12 mois de suivi, ce sont les délinquants ayant reçu ou une formation professionnelle ou une formation scolaire et professionnelle qui affichaient les taux d'emploi les plus élevés parallèlement au plus bas taux d'activités criminelles, tandis que le groupe témoin avait le plus haut taux d'activités criminelles. Selon les données recueillies, ceux qui avaient terminé un cours professionnel affichaient le taux d'emploi le plus élevé et le plus faible pourcentage de nouvelles arrestations. Après 12 mois de liberté, le taux d'emploi le plus élevé et le taux d'activités criminelles le plus faible se retrouvaient chez ceux qui avaient obtenu au moins un diplôme d'études générales. S'appuyant sur une évaluation de la formation dans neuf établissements correctionnels, Rice(12) a identifié divers éléments des programmes qui influenceront le taux d'emploi chez les ex-détenus : le degré de participation à la vie communautaire, le type d'infractions commises, la méthode pédagogique utilisée, les méthodes d'élaboration et de mise en oeuvre des cours, les procédures d'admission et d'élargissement et la nature des services de soutien offerts. Après examen des dossiers de 238 ex-détenus du Vienna Correctional Center en Illinois, Anderson(13) affirme que la formation générale et professionnelle améliore le taux de réussite postcarcérale et la capacité de conserver un emploi. Il a de plus constaté que la durée de conservation d'un emploi chez les ex-détenus était directement proportionnelle au nombre d'années d'études. Lee(14) expose les résultats d'une analyse de données recueillies entre 1930 et 1977 comparant les comportements de délinquants ayant participé à des programmes de formation à ceux de délinquants n'ayant suivi aucun cours. Selon cette étude, la participation à des cours de formation en milieu correctionnel expliquerait une bonne partie de la diminution des taux de récidive au Minnesota. Stevens(15) s'est intéressé aux relations qui existent entre certaines caractéristiques démographiques des détenus, leur participation à des cours de formation générale et les taux de récidive à partir de deux groupes de délinquants de la Georgie. Le premier groupe comprenait tous les détenus qui avaient participé à un programme de formation générale (nombre : 2 000), tandis que le second était constitué de détenus choisis selon un échantillon stratifié prélevé au hasard et n'ayant pas participé à ce genre de programmes. Les résultats ont démontré que la récidive était beaucoup moins importante chez ceux qui avaient réussi les cours de formation générale que chez ceux qui avaient échoué à ces cours ou n'y avaient pas participé. Pour étudier l'incidence de la participation à un programme de formation professionnelle sur la récidive, Shuman(16) a constitué quatre groupes comptant chacun 50 détenus de l'établissement correctionnel du Delaware. Les résultats de cette recherche ont révélé que le taux de récidive chez les groupes qui avaient suivi des cours de formation professionnelle pendant leur incarcération était beaucoup moins élevé que chez les groupes contrôle. Mace(17) fait état d'une étude de suivi de quatre ans auprès de 320 délinquants adultes de sexe masculin ayant reçu leur congé des établissements correctionnels de la Virginie de l'Ouest; selon cette étude, il y aurait une forte corrélation négative entre la récidive et la participation à des programmes de formation en milieu carcéral. Caractéristiques des programmes d'alphabétisation ayant un effet positif sur la réinsertion sociale Une analyse des études portant sur les programmes d'alphabétisation révèle que ceux qui s'avèrent efficaces ont un certain nombre de caractéteristiques en commun :
De l'avis de l'American Correctional Association Committee on Offender Programs(30), les prisons sont plus sécuritaires pour le personnel, les délinquants et les visiteurs lorsque les détenus participent activement à des cours d'alphabétisation qui contribuent à leur équilibre physique et mental. Grâce à ces cours, les détenus peuvent de plus lire et comprendre plus facilement les règlements de la prison. S'appuyant sur de nombreuses études, Enocksson(31) affirme que les détenus qui reçoivent une formation devraient être plus aptes au travail. Puisque le travail joue un rôle important dans la vie adulte, les détenus qui ne développent pas leurs aptitudes à l'emploi sont plus susceptibles de retomber dans la criminalité. Les détenus qui réussissent un cours d'alphabétisation éprouvent au contraire un sentiment d'accomplissement qui rehausse leur estime personnelle et leur donne le goût de réussir dans le monde extérieur. Se réclamant des résultats d'une étude menée auprès de détenus noirs de l'Illinois, Black(32) soutient que la formation en milieu carcéral peut faciliter grandement la réadaptation des détenus peu scolarisés qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Ainsi, note-t-il, les détenus noirs qui font l'expérience de la réussite dans le cadre d'un programme de formation prennent conscience de leur propre valeur et développent un sentiment de fierté qui remplace leurs sentiments d'hostilité et d'inutilité. Selon le Comité restreint d'experts sur l'éducation en prison(33), les détenus analphabètes méritent une attention particulière car leur détresse est grande. Leurs perspectives d'emploi pendant ou après leur incarcération sont extrêmement limitées; leur dignité personnelle et leur confiance en soi sont compromises; leur vie sociale en souffre. Par contre, les détenus qui ont réussi les programmes d'alphabétisation sont mieux préparés à résoudre leurs problèmes personnels. La société a tout intérêt à favoriser la productivité de la population carcérale et, par conséquent, l'alphabétisation des délinquants. À cet effet, l'American Correctional Association Committee on Offender Programs(34) a fait valoir qu'à mesure qu'augmente la population, que des travailleurs prennent leur retraite, que l'économie se développe et que davantage d'emplois sont créés, parallèlement à une baisse du taux de natalité, la société aura de plus en plus besoin de travailleurs, d'où l'importance de la contribution économique des détenus dont la plupart seront réintégrés dans la société. À leur sortie de prison, ceux qui n'ont pas modifié leurs attitudes et qui demeurent analphabètes risquent fort de commettre d'autres crimes. L'alphabétisation et l'acquisition de compétences professionnelles et d'habiletés d'adaptation sont essentielles à l'abaissement du taux de récidive. Conclusion En cette ère où les progrès industriels et technologiques et ceux des communications exigent des compétences de plus en plus spécialisées et des niveaux accrus de rendement, il faut d'abord donner aux délinquants analphabètes fonctionnels les habiletés de base si l'on désire qu'ils occupent une place dans la société libre d'aujourd'hui et de demain. Trujillo(35) affirme que l'objectif le plus souhaitable de la formation de base des adultes consiste à préparer ces derniers à exploiter toutes leurs capacités. L'alphabétisation des détenus vise précisément cet objectif. La formation professionnelle, les études supérieures et les autres voies d'avancement social et économique ont peu de signification pour ceux qui n'ont pas encore maîtrisé les rudiments de base. Le programme d'alphabétisation, qui se fonde sur une approche globale, doit inviter les délinquants à modifier leurs perspectives d'avenir, à prendre conscience de leurs responsabilités familiales, sociales et civiles, à développer leur aptitude à conserver un emploi rémunérateur, et à remplacer leurs attitudes de défaitisme et de rejet par la confiance en soi, la dignité personnelle et la fierté. Mais avant de parler du succès de la réintégration des détenus, des mesures devront être prises pour s'attaquer au taux relativement faible de participation aux cours d'alphabétisation. Certaines recherches confirment que le nombre peu élevé d'inscriptions risque de compromettre les nombreux systèmes de formation en milieu carcéral. Il faut à tout prix éliminer les obstacles qui empêchent bon nombre de détenus de profiter des cours de formation. Étant donné la forte proportion d'analphabètes fonctionnels chez les détenus adultes, il est révoltant, effrayant et inacceptable qu'ils soient si peu nombreux à s'inscrire aux programmes d'alphabétisation au cours de leur incarcération. Dans les prisons de New York, où les programmes de formation sont accessibles à tous les détenus, une étude réalisée par Glover et Lotze(36) (voir la chronique La recherche en deux mots de ce numéro de Forum) a révélé que de nombreux détenus boudaient ces programmes. Une comparaison des détenus inscrits et non inscrits aux cours de formation a démontré que les détenus en formation étaient généralement plus âgés et purgaient des peines plus longues. Cette constatation est préoccupante, sachant que les plus jeunes, dont la majorité ne sont pas des criminels endurcis, retrouveront rapidement leur liberté et auront du mal à réintégrer la société s'ils demeurent analphabètes fonctionnels. Le Comité restreint d'experts sur l'éducation en prison(37) souligne qu'en Europe, il y a proportionnellement plus d'analphabètes dans les prisons que dans la collectivité en général. Une étude réalisée en France conclut qu'il y a trois fois plus d'analphabètes en milieu carcéral que dans la collectivité et cela, en dépit d'une définition très étroite de l'alphabétisation. Au Canada, s'appuyant sur les résultats du School and College Ability Test, Collins(38) estime que 65 % des détenus dans les pénitenciers fédéraux sont analphabètes fonctionnels. Aux États-Unis, le pourcentage d'analphabètes fonctionnels au sein de la population carcérale varie de 40 à 75 % selon la définition que l'on donne de l'analphabétisme. Les statistiques internationales révèlent qu'entre 40 et 75 % des détenus adultes sont analphabètes fonctionnels et que près des trois quarts de la population carcérale ne participent pas aux programmes d'alphabétisation; dans ces circonstances, le faible niveau d'inscription aux cours d'alphabétisation constitue un problème grave. Chaque pays se doit d'oeuvrer à la réinsertion sociale des délinquants qui sont analphabètes fonctionnels, tout en protégeant la société de ces délinquants jusqu'à ce qu'ils puissent se comporter de manière productive dans un monde libre. Ces délinquants seront incapables de réintégrer la société s'ils n'ont pas d'abord surmonté les handicaps que constituent les inaptitudes personnelles, sociales et civiles. Plutôt que de simplement « enfermer» les délinquants, nous pouvons et devons promouvoir leur formation, c'est-à-dire l'alphabétisation des détenus, hommes et femmes. Nous pouvons et devons doter les pénitenciers, les prisons et les maisons de correction de programmes d'alphabétisation qui prépareront les délinquants à retourner dans la société en tant que personne libre, productive, socialement adaptée, responsable, économiquement auto-suffisante et capable de contribuer au bien-être de la collectivité. Face à ce défi de taille, les chercheurs devront réaliser des études d'évaluation mieux conçues et plus concluantes, particulièrement dans le domaine de l'alphabétisation obligatoire et élaborer des programmes de formation globale à l'intention des détenus adultes. Professeure à l'Université de la Caroline du Sud et directrice de la planification, de la mise en oeuvre et de l'évaluation de la justice pénale, T.A. Ryan est détentrice d'une maîtrise en sociologie et d'un doctorat en psychologie de l'Université Stanford, ainsi que d'un diplôme d'études supérieures de l'Université d'Oslo et de l'Université de Genève. Avant de se joindre à l'Université de la Caroline du Sud, elle était professeure-chercheure à l'Université d'Hawaï et directrice de la planification, de la mise en oeuvre et de l'évaluation du secteur correctionnel. T.A. Ryan est une sommité du domaine correctionnel qui a apporté une contribution remarquable à l'évolution des systèmes correctionnels un peu partout dans le monde. Des groupes correctionnels américains et canadiens ont maintes fois reconnu son apport exceptionnel à l'organisation et à l'administration de projets de recherche, de formation et d'aide technique, ainsi qu'à l'évaluation du secteur correctionnel et du système judiciaire pour les jeunes. T.A. Ryan est l'auteure de cinq livres, de deux inventaires de valeurs et de plus de 109 monographies et articles de publications scientifiques; elle est également coauteure de sept livres et a dirigé la rédaction de 12 autres volumes. Elle a de plus travaillé comme consultante aux États-Unis auprès des ministères de la Santé, de l'Éducation et du Bien-être social, du Bureau of Prisons et du National Institute of Corrections, ainsi qu'auprès de divers établissements et organismes correctionnels américains, canadiens et territoriaux. (1)Ryan, T.A. et al. (1975). Model of Adult Basic Education in Corrections. Honolulu:Université d'Hawaï. (2)Trudnak, D.M. (1 990). « The Letter: A Successful Reading-Writing Strategy for Adult Basic Education Instruction in Correctional Institutions », Journal of Correctional Education, 41, n° 3, 116-117. (3)Comité restreint d'experts sur l'éducation en prison du Conseil de l'Europe. (1989). Rapport final des activités de formation en milieu carcéral. Manuscrit inédit. Strasbourg Le conseil. (4)Yurek, E.T. et Yurek, F.G. (1990). « Increased Literacy Through Unison Reading », Journal of Correctional Education, 41, n° 3, 110-114. (5)Hill, L.R. 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