De la recherche à la pratique : le rôle de l'évaluation du risque et des besoins dans le classement des délinquants
par J.S. Wormith1
Solliciteur général et Services correctionnels de l'Ontario
Un classement efficace est essentiel à la bonne marche de tout organisme de correction. Étant donné la période d'austérité budgétaire que traverse le gouvernement, l'examen de plus en plus minutieux des pratiques correctionnelles et la demande grandissante en faveur de mesures de sécurité du public, les décisions relatives au placement, au traitement et à la mise en liberté des délinquants revêtent une importance d'autant plus grande.
L'utilité d'un système de classement des délinquants dépend forcément de la qualité des outils à l'origine des décisions de classement. Or, la validité de ces outils repose sur la pertinence des décisions qu'ils permettent de prendre et non d'autres critères comme le diagnostic ou les constructs sous-jacents de la personnalité qui, bien qu'intéressants, sont peu pertinents2.
On procède au classement postsentenciel dans le but d'aider les praticiens des services correctionnels à prendre des décisions sur les quatre points principaux suivants : le niveau de sécurité du délinquant durant l'incarcération; l'élargissement du délinquant dans la collectivité grâce à des régimes de liberté comme la libération conditionnelle et les permissions de sortir; le degré de surveillance approprié dans la collectivité; et l'orientation des délinquants vers des options de travail, d'études, de programme ou de traitement. L'objectif est de maximiser la sécurité du public et de l'établissement et de réduire les actes illégaux ou, à tout le moins, l'attitude antisociale des délinquants incarcérés ou vivant dans la collectivité. Si l'on veut atteindre ces buts de la façon la plus rentable possible, il importe que le système de classement soit axé sur les risques, les besoins et la réceptivité de la clientèle3.
En Ontario, l'évaluation du risque et des besoins fait depuis longtemps partie intégrante du processus de classement. En effet, cette expérience a commencé dès le début des années 1980, avec la mise sur pied de l'Inventaire du niveau de surveillance (INS)4. Il s'agit d'une liste de contrôle en 53 points, qu'un évaluateur qualifié pondère selon un code binaire (ou 0-1) après avoir réalisé une entrevue approfondie avec le délinquant, examiné tous les documents et dossiers qui le concernent et mené un certain nombre d'enquêtes parallèles pour vérifier les conclusions initiales.
L'INS a fait l'objet de nombreuses études dans les établissements5, les maisons de transition6 et la collectivité7. Il s'est révélé un outil fiable, capable de prédire les probabilités de récidive chez les délinquants8. Il renferme également une importante composante de validité dynamique, qui permet d'anticiper avec précision les changements du risque de récidive, à mesure que les besoins à l'origine du comportement criminel augmentent ou diminuent9. Cette caractéristique fait en sorte que l'INS se distingue de nombreux outils élaborés antérieurement comme l'Échelle d'information statistique sur la récidive (ISR)10, qui étaient axés essentiellement, voire exclusivement, sur des données historiques statiques.
Bien que la notation à l'aide d'outils utilisant des données historiques statiques soit plus simple, nous estimons que les instruments qui s'inspirent uniquement des antécédents du délinquant sont moins utiles pour les administrateurs des services correctionnels, et ce, pour deux raisons principales. Premièrement, ils ne tiennent pas compte d'une bonne partie du contexte dans lequel évolue le délinquant, qui est aussi un facteur clé dans la détermination du risque de récidive11, ce qui limite leur valeur prédictive. Deuxièmement, ils ne fournissent pas d'instructions ou de directives quant à la forme de gestion et de traitement la plus susceptible d'amener des changements positifs chez le délinquant; ils ne peuvent donc aider que partiellement le personnel à réduire le degré de risque que présente un délinquant12.
L'Inventaire du niveau de service - Révision Ontario (INS-RO)
Après s'être servi pendant 15 ans de l'INS dans la collectivité exclusivement pour les probationnaires et les libérés conditionnels, l'Ontario a décidé de mettre cet outil à jour et d'en étendre la portée à tous les délinquants sous sa responsabilité. L'Inventaire du niveau de service - Révision Ontario (INS-RO) comme on l'appelle maintenant est une évaluation à laquelle doivent obligatoirement se soumettre les délinquants d'âge adulte qui font l'objet d'un classement ou d'une décision de mise en liberté, les jeunes délinquants gardés en milieu ouvert ou fermé, ainsi que les probationnaires et les libérés conditionnels. L'INS-RO est réadministré tous les six mois et aux fins de toute décision ultérieure se rapportant à la clientèle.
Entrée en vigueur en janvier 1996, cette nouvelle politique concernant l'INS-RO aide le Ministère à uniformiser ses pratiques correctionnelles. De plus, elle contribue à assurer un meilleur suivi des soins, car tous les membres du personnel se reportent à un seul et même instrument, s'inspirent d'un fondement théorique commun et leurs décisions se rapportant à la gestion, au traitement et à la surveillance des délinquants sont fondées sur les mêmes données empiriques.
Pour en arriver là, toutefois, il a fallu offrir un programme de formation à grande échelle. Ainsi, plus de 800 employés ont participé à des séances de formation intensive sur deux jours, mises au point par Don Andrews, en collaboration avec des personnes-ressources de trois divisions du Ministère : activités sur le terrain, formation du personnel et politiques.
L'INS-RO se distingue de son prédécesseur sur plusieurs plans, même si le format général, les méthodes de collecte des données et le système de notation sont les mêmes. Don Andrews a travaillé de concert avec une équipe du Ministère pour définir les nouveautés et élaborer un nouveau protocole d'essai.
Les modifications n'ont été apportées qu'après un examen de la littérature consacrée à l'évaluation du risque et des études méta-analytiques menées au cours des dix dernières années13, une nouvelle analyse des données portant sur les variables de l'INS et la tenue de vastes consultations avec des représentants des nombreuses parties concernées. Huit changements majeurs ont été apportés à l'Inventaire.
Bien qu'elles ne fassent pas techniquement partie de l'évaluation du risque et des besoins, n'étant pas prises en considération dans la notation du risque ou la détermination du niveau de risque, les deux sections &laqno;autres questions d'ordre clinique» et &laqno;considérations spéciales relatives à la réceptivité» doivent entrer en ligne de compte dans les activités étendues de gestion des délinquants. Elles peuvent également influer indirectement sur la détermination du niveau de risque des délinquants. Tout cela parce que la réceptivité d'un client a souvent un effet modérateur sur des interventions pourtant appropriées et que cette réceptivité peut être modifiée si on réussit à satisfaire un besoin non criminogène. Dans ce cas, l'efficacité d'une intervention s'en trouve accrue. Prenons un exemple poussé à l'extrême. Le fait de doter un délinquant malentendant d'une prothèse auditive peut avoir des répercussions sur la réceptivité de ce dernier, car il peut mieux communiquer et mieux apprécier les services qui lui sont offerts. Ainsi, une plus grande réceptivité peut influer sur le déroulement d'une intervention ultérieure et, en bout de ligne, réduire le risque de récidive chez ce délinquant. Par contre, prise isolément, la prothèse auditive n'aurait aucune incidence. Pire, elle pourrait même contribuer à faire du délinquant un meilleur voleur!
L'INS-RO comprend également des pages supplémentaires réservées aux renseignements sur l'infraction, aux notes relatives au cas et aux sommaires de mise en liberté, ainsi que des sections consacrées aux décisions administratives et aux signatures d'approbation. Là encore, ces sections internes d'intérêt pour le Ministère ont été créées pour mettre en évidence le plus possible le rapport entre l'évaluation du risque et des besoins, les activités de gestion des cas menées par les praticiens et les décisions de l'administrateur.
L'INS-RO : l'expérience de l'Ontario
Le personnel sur le terrain entre régulièrement des données sommaires concernant l'INS-RO sur le Système de gestion des détenus (SGD) du Ministère. L'ajout d'une composante &laqno;risque et besoins» dans la base de données sur les délinquants sert trois fins principales. Elle permet au Ministère de suivre de près d'importantes caractéristiques de la clientèle, pour que les programmes et les installations puissent répondre aux besoins de celle-ci et, donc, s'adapter aux particularités de la population carcérale en se fondant sur des critères autres que la sécurité. Elle permet aussi d'offrir à l'utilisateur un outil de recherche continue relativement simple. Enfin, elle contribue à la mise sur pied d'un système d'assurance de la qualité à l'échelle de l'établissement.
D'après des recherches empiriques effectuées précédemment17 et des consultations tenues récemment sur le terrain, la qualité et l'exactitude des évaluations peuvent se détériorer avec le temps et faute d'une formation et d'une surveillance continues. S'inspirant de l'exemple du Colorado18, où des examens détaillés de bases exhaustives de données ont révélé la présence d'anomalies dans les scores, le Ministère a établi une politique qui consiste à signaler tout score ou toute combinaison de scores impossible ou très peu probable. Ces anomalies seront ensuite analysées, corrigées ou clarifiées. De même, lorsque les données cumulatives concernant un groupe de délinquants d'un endroit en particulier ne correspondent pas à la norme qui caractérise généralement ce groupe, l'anomalie est portée à l'attention du gestionnaire local. Le graphique 1 fait ressortir au moyen d'un schéma la corrélation entre l'évaluation du risque et des besoins, la gestion des cas, une base de données empiriques et la conception, l'évaluation et la modification des programmes.
Graphique 1
Au cours des neuf premiers mois, l'INS-RO a permis de recueillir des données sur plus de 26 000 délinquants. Les détenus purgeant une peine d'emprisonnement ont obtenu des cotes considérablement plus élevées que les probationnaires ou les libérés conditionnels (voir le graphique 2). On constate également que le score des jeunes délinquants est immanquablement supérieur à celui des adultes, peu importe le sexe ou le type de peine, et que la cote attribuée aux hommes a tendance à être supérieure à celle des femmes (voir le tableau 1). Il est particulièrement intéressant de noter que, même si la répartition des scores varie chez différents groupes de délinquants (notamment chez les détenus et les probationnaires), les taux de récidive, eux, demeurent très semblables. Ces données portent à conclure que, peu importe le nombre de facteurs de risque et de besoins que présente un détenu ou un probationnaire, le risque de récidive est sensiblement le même (voir le graphique 3).
Graphique 2
Graphique 3
Le fait d'entrer de l'information plus détaillée dans le SGD du Ministère permet également d'examiner le recours à l'argument de primauté des rapports de spécialistes. Au départ, on craignait que la peur de sous-estimer le risque présenté par un client (en commettant un &laqno;faux négatif») ne l'emporte facilement sur la crainte de surestimer ce risque (en commettant un &laqno;faux positif»), en raison des répercussions considérablement variées de chaque erreur et de la prudence que ces différences suscitent chez les praticiens des services correctionnels. Jusqu'à présent, l'argument de primauté n'a pas été invoqué de façon excessive, pas plus qu'il n'a servi plus souvent à accroître la catégorie de risque d'un délinquant.
Tableau 1
Cotes moyennes selon l'INS-RO* |
||||||
| Échantillon | Détenus |
Probationnaires |
Libérés conditionnels |
|||
(n) |
Cotes moyenne |
(n) |
Cotes moyenne |
(n) |
Cotes moyenne |
|
| Tous les jeunes contrevenants |
172 |
23,48 |
356 |
13,32 |
0 |
|
| hommes | 171 |
23,46 |
304 |
13,54 |
0 |
|
| femmes | 1 |
26,00 |
52 |
12,02 |
0 |
|
| Tous les adultes | 1 172 |
18,07 |
1 639 |
10,95 |
58 |
11,36 |
| hommes | 1 111 |
18,07 |
1 380 |
11,13 |
56 |
11,30 |
| femmes | 61 |
18,00 |
259 |
10,00 |
2 |
13,00 |
| Tous les délinquants |
1,344 |
18,76 |
1 995 |
11,37 |
58 |
11,36 |
| hommes | 1 282 |
18,79 |
1 684 |
11,56 |
56 |
11,30 |
| femmes | 62 |
18,13 |
311 |
10,33 |
2 |
13,00 |
| * Tous les dossiers de l'étape de mise en application de l'INS-RO (janvier 1996) | ||||||
L'argument de primauté a été invoqué presque aussi souvent pour les décisions de reclassement à la hausse, en augmentant le niveau de risque (6,2 %), que pour les décisions de reclassement à la baisse, en diminuant le niveau de risque (5,1 %). Dans la plupart des cas, le reclassement correspondait au niveau adjacent de risque, bien qu'on compte quelques reclassements du niveau deux au niveau quatre, habituellement parce que certaines politiques ministérielles exigent la primauté automatique ou administrative. Certaines analyses essaient actuellement de déterminer si les forces et les préoccupations additionnelles sont en corrélation avec la primauté et, le cas échéant, lesquelles le sont.
Les utilisateurs ont plutôt bien accepté ces changements apportés à l'INS initial. Les agents de probation et les surveillants de liberté conditionnelle se sont montrés particulièrement satisfaits de ces changements. Des centaines de recom- mandations ont été formulées lors des consultations. Même si on n'a pas pu donner suite à toutes ces recommandations, l'INS-RO tient compte malgré tout de nombreux thèmes qui revenaient le plus souvent, comme les facteurs de risque et de besoin. Toutefois, bon nombre des suggestions se contredisaient. Par exemple, certains membres du personnel demandaient que l'instrument soit simplifié, alors que d'autres souhaitaient qu'il soit plus détaillé et plus complet ou complexe.
Au sein des établissements, les réactions sont plus diverses, d'une part, parce que l'instrument a des applications plus variées en milieu carcéral, et, d'autre part, parce que l'évaluation du risque et des besoins n'a jamais fait partie du processus de classement des délinquants.
Par contre, étant donné que l'INS-RO peut servir à prédire la récidive, la possibilité de l'utiliser en conjonction avec des programmes de libération conditionnelle, de permission de sortir et de surveillance électronique a été plutôt bien accueillie par les praticiens des services correctionnels et par la Commission ontarienne des libérations conditionnelles. Bien que l'administration de l'INS n'était pas une exigence courante liée à ces programmes, les praticiens s'y sont souvent conformés de leur propre gré.
L'administration de l'INS-RO dans le cadre du processus de classement des détenus a été accueillie avec scepticisme pour différentes raisons. Certains membres du personnel confondent le risque de récidive avec le niveau de sécurité d'un établissement, probablement parce que, dans les deux cas, on fait appel au concept de &laqno;maximal», &laqno;moyen» et &laqno;minimal». De plus, les détenus obtiennent, au moyen de l'INS, un score plus élevé que les probationnaires (tableau 1), ce qui fait qu'une bonne partie d'entre eux sont cotés comme présentant un risque élevé. Ces résultats se traduisent parfois automatiquement par une cote de sécurité maximale.
Lorsque les membres du personnel arrivent à ce résultat au sujet d'un délinquant, ils sont portés à croire que l'instrument d'évaluation fait erreur. En tirant cette conclusion, ils oublient le double avantage que présente l'utilisation de l'INS-RO dans le cadre du processus de classement des détenus. Premièrement, l'Inventaire sert à indiquer le risque de récidive, facteur important en soi pour toute décision ou activité communautaire. Le deuxième avantage, tout aussi important, réside dans le fait que l'INS-RO permet de dresser un profil des risques et besoins à l'origine du comportement criminel du délinquant, élément qui devrait ensuite entrer en ligne de compte non seulement pour le placement en établissement, mais aussi pour la sélection des programmes et des services appropriés, une fois le délinquant placé en établissement.
1. Ministère du Solliciteur général et Service correctionnel du Canada, 200 First Avenue West, C.P. 4100, North Bay (Ontario) P1B 9M3.
2. ANDREWS, D.A., BONTA, J. et HOGE, R.D., &laqno;Classification for Effective Rehabilitation: Rediscovering Psychology», Criminal Justice and Behaviour, 17, 1990, p. 19-52. Voir aussi MOTIUK, M.S., MOTIUK, L.L., &laqno;Offender Classification: The Predictive Accuracy of the Megargee MMPI-Based, LSI and SIR Systems», rapport présenté à l'occasion du congrès annuel de la Société canadienne de psychologie, Québec (Québec), 1992.
3. ANDREWS, D.A., &laqno;Il est possible de prévoir et d'influencer la récidive : utiliser les outils de prédiction du risque afin de réduire la récidive» Forum - Recherche sur l'actualité correctionnelle, vol. 1, n° 2, 1989, p. 11-18. Voir aussi ANDREWS, BONTA et HOGE, &laqno;Classification for Effective Rehabilitation» et BROWN, M., &laqno;Refining the Risk Concept: Decision Context as a Factor Mediating the Relation between Risk and Program Effectiveness», Crime & Delinquency, 42, 1996, p. 435-bb.
4. ANDREWS, D.A., The Level of Supervision Inventory (LSI). Report on the Assessment and Evaluation Project, Toronto, ministère des Services correctionnels de l'Ontario, 1982. Voir aussi ANDREWS, D.A., The Level of Supervision Inventory: The First Follow-up, Toronto, ministère des Services correctionnels de l'Ontario, 1983.
5. BONTA, J. et MOTIUK, L.L., &laqno;Inmate Classification»,Journal of Criminal Justice, 20, 1992, p. 341-351.
6. BONTA, J. et MOTIUK, L.L., &laqno;The Diversion of Incarcerated Offenders to Correctional Halfway Houses», Journal of Research in Crime and Delinquency, 24, 1987, p. 302-323.
7. ANDREWS, The Level of Supervision Inventory (LSI). Report on the Assessment and Evaluation Project.
8. ANDREWS, The Level of Supervision Inventory: The First Follow-up.
9. ANDREWS, D.A. et ROBINSON, D., The Level of Supervision Inventory: The Second Report, Toronto, ministère des Services correctionnels de l'Ontario, 1984.
10. NUFFIELD, J., La libération conditionnelle au Canada : recherches en vue d'une normalisation des décisions, Ottawa, Solliciteur général du Canada, 1982.
11. GENDREAU, P., LITTLE, T. et GOGGIN, C., &laqno;A Meta-analysis of Predictors of Adult Offender Recidivism» Criminology, 34, 1996, p. 401-433.
12. ANDREWS, BONTA et HOGE, &laqno;Classification for Effective Rehabilitation».
13. GENDREAU, LITTLE et GOGGIN, &laqno;A Meta-analysis of Predictors of Adult Offender Recidivism».
14. HOGE, R.D., ANDREWS, D.A. et LESCHIED, A.W., &laqno;An Investigation of Risk and Protective Factors in a Sample of Youthful Offenders», Journal of Child Psychology and Psychiatry and Allied Disciplines, 37, 1996, p. 419-424.
15. ANDREWS, BONTA et HOGE, &laqno;Classification for Effective Rehabilitation».
16. Voir le numéro de septembre 1995 de Forum - Recherche sur l'actualité correctionnelle. Voir aussi KENNEDY, S. et SERIN, R., Treatment Readiness and Responsivity: Contributing to Effective Correctional Intervention, atelier présenté dans le cadre de la 4e conférence annuelle de l'International Community Corrections Association, Austin, Texas, 1996.
17. MOTIUK, L.L., &laqno;Antecedents and Consequences of Prison Adjustment: A Systematic Assessment and Reassessment Approach», thèse de doctorat inédite, Ottawa, Carleton University, 1991.
18. BOGUE, B., The ABC's of Implementing a New Risk/Need Assessment System on a State Wide Basis, rapport présenté à l'occasion de la troisième conférence annuelle de l'International Association of Residential and Community Alternatives, Ottawa (Ontario), octobre 1996.