Définir les programmes correctionnels
par James McGuire1
Université de Liverpool, Royaume-Uni
Les formes dintervention que lon peut qualifier de programmes nont rien de nouveau. En fait, on en trouve des exemples qui remontent aux années 1940. Cependant, leffort concerté délaboration de programmes na vraiment commencé que vers 1975. Cet article vise à déterminer ce que le personnel correctionnel et les chercheurs entendent par programme. La réponse nest pas aussi simple quon pourrait le penser. Il est difficile détablir une définition unique, précise et inattaquable des programmes correctionnels qui les distingue des autres activités menées auprès de délinquants condamnés par les tribunaux criminels.
Commençons dabord par situer la question dans un contexte global. Les programmes correctionnels, tels quils sont mis en uvre de nos jours dans les établissements et la collectivité, ont un objectif principal commun. On veut provoquer des changements, quil sagisse de communiquer des connaissances, de faire acquérir des compétences ou daméliorer la santé. Or, dans le domaine de la justice pénale, tout tourne autour du concept de service correctionnel : on veut transformer un comportement à tendance criminelle ou antisociale en un comportement respectueux des lois ou prosocial.
Les programmes correctionnels ont bon nombre de points communs avec dautres genres dinterventions, et les recoupent à différents degrés. Parmi ces interventions, dont le but essentiel est damener les personnes qui ont choisi de le faire à changer, citons léducation, qui a pour objectif de faire acquérir des connaissances et de linformation; la formation, qui vise à faire acquérir les compétences manuelles ou cognitives nécessaires au milieu de travail; et la thérapie, qui a pour objet datténuer les troubles émotifs et les symptômes associés à un déséquilibre mental. Ces différentes interventions permettent aussi dinculquer de nouveaux modes de penser et de résoudre des problèmes qui sappliquent à toutes les situations, ainsi que de nouvelles façons de se percevoir et de se comporter. Si lon élargit le contexte et que lon envisage la question dun point de vue non occidental, on découvre des points communs avec la guérison. Il est presque impossible de définir ces différentes interventions de façon simple, satisfaisante et distincte.
Récemment, à la suite détudes très étendues sur lefficacité des thérapies psychologiques, on sest tourné vers la normalisation de la démarche et la conception de manuels.2 Le but visé est notamment de faciliter la mise à lépreuve systématique des interventions dans le cadre dessais soigneusement contrôlés. Il est aussi de permettre aux autres spécialistes du domaine dadopter les meilleures pratiques mentionnées dans les ouvrages. Par ailleurs, dans le cas de problèmes communs à un grand nombre de sujets, il sest avéré possible de mettre au point des traitements appuyés sur des données empiriques, dont les différents éléments sont décrits en détail dans les manuels à lintention des thérapeutes. Au cours des 25 dernières années, ce concept a pris racine dans le domaine des services correctionnels; il y occupe aujourdhui une place importante.
Types et niveaux dintervention
On discute beaucoup du concept de programme en milieu correctionnel. Or, de toute évidence, sa signification varie selon les personnes. Pour mieux isoler ce concept, il est utile de commencer par examiner les différentes approches en matière de prévention du crime et les interventions que lon peut planifier et appliquer dans chaque cas. Pour ce faire, on peut utiliser la distinction entre les stratégies de prévention primaire, secondaire et tertiaire établie par Tolan, Guerra et Hammond.3
Il existe deux types de stratégies de prévention primaire. La prévention des situations vise à limiter les occasions de commettre un crime, en ayant par exemple recours à des mesures de sécurité accrues, à des patrouilles de police, à la surveillance par caméra, au renforcement dela cible et au réaménagement des zones résidentielles et commerciales. On appelle parfois ce genre dinterventions des programmes, par exemple les programmes de surveillance de quartier.
La prévention par le développement comporte la prestation de services à des familles et à des enfants vivant, par exemple, dans des quartiers défavorisés, dans le but de réduire les problèmes à long terme, comme la délinquance, le décrochage, les troubles de santé mentale et la toxicomanie. Les programmes de prévention par le développement ont beaucoup de potentiel; certains, comme le Perry Preschool Project, se sont avérés très rentables à long terme, au fil des périodes de suivi.
La prévention secondaire vise les groupes à risque, dont les prédélinquants, qui font lécole buissonnière et ont des troubles de comportement, ou qui résident dans des établissements pour enfants. Dans certains cas, on essaie daider les jeunes qui commencent à avoir des tendances antisociales ou vers la délinquance en sefforçant de les empêcher de commettre des infractions.Dans dautres, on cherche à prévenir ladhésion à des gangs ou la consommation de drogues dans une école.
La prévention tertiaire a pour cible les délinquants qui ont déjà été condamnés pour une infraction, et dont il sagit de réduire le risque de récidive. Ces stratégies sont du domaine des services correctionnels et forment lobjet du présent article. Il faut toutefois noter que les services correctionnels ne doivent pas se préoccuper uniquement de prévention tertiaire; ainsi, des équipes de jeunes axées sur la justice peuvent être appelées à participer à des programmes interorganisationnels à des fins de prévention secondaire.
Concept de base et définitions
Dans une certaine mesure, la définition dun programme correctionnel dépend de notre vision de la fonction des services correctionnels dans la société. Cela soulève des questions philosophiques épineuses sur la nature de la justice et de lordre social, qui se situent hors du contexte de cet article. Il faut toutefois ne jamais oublier la corrélation entre ces questions.
Un examen de la documentation révèle que le terme « programme » est utilisé dans trois sens distincts, bien quinterreliés.
Première définition
Les interventions qualifiées de programmes peuvent être utilisées à des fins de prévention primaire, secondaire et tertiaire. On se limitera ici à la prévention tertiaire, à laquelle ont recours la plupart des organismes de services correctionnels. Dans ce contexte, un programme type est un ensemble circonscrit dactivités ayant un objectif précis et comportant un nombre déléments interreliés. Au sens strict, un programme correctionnel peut être défini comme une série planifiée doccasions dapprendre à lintention des délinquants reconnus coupables et ayant pour objectif général de réduire le risque de récidive. Pour arriver à opérer un changement de comportement, il est nécessaire dadopter une approche constructive, cest-à-dire de modérer le comportement indésirable en appliquant une méthode axée sur le renforcement positif et des techniques daccroissement du répertoire.
Cette définition suppose quun programme vise un but précis, lequel peut être énoncé clairement par les concepteurs, les utilisateurs et les évaluateurs du programme et, dans la mesure du possible, par les participants. Un programme peut aussi avoir des buts intermédiaires qui, en pratique, sont éloignés de lobjectif principal, qui est de réduire le risque de récidive. Toutefois, il est nécessaire dexpliquer la nature des liens entre les buts dans les documents relatifs au programme. Le programme doit comporter une série précise dactivités; on peut parler de plan (série de séances et calendrier), cest-à-dire dune représentation concrète des activités nécessaires pour atteindre les objectifs du programme. Le programme doit être cohérent, cest-à-dire quil doit être démontré que les activités prévues contribuent à latteinte des objectifs, tant sur le plan théorique(le programme est fondé sur un modèle éprouvé) quempirique (le programme ou ses composantes se sont déjà avérés efficaces).
Deuxième définition
Dans le domaine correctionnel, on se sert aussi du terme programme dans un sens plus large et plus souple. Par exemple, on qualifie aussi de programmes les activités de mentorat auprès des jeunes délinquants ou les communautés thérapeutiques pour les délinquants toxicomanes. Si lon sen tient à la première définition, le mot programme est inapproprié. Pourtant, dans ces deux cas, il est possible de préciser les objectifs et de définir le déroulement sur le plan opérationnel. Or, si lon peut décrire les activités organisées pour les participants de façon à ce que dautres spécialistes du domaine puissent les reprendre, il est acceptable dappliquer le terme programme à ces interventions.
Les activités comme le mentorat, la surveillance intensive ou les épreuves physiques ne font pas lobjet dune planification minutieuse et lon ne sattend pas à pouvoir mesurer les progrès des participants, ce qui constitue une caractéristique centrale des programmes répondant à la première définition.
La flexibilité du terme peut prêter à confusion. On peut aussi retrouver des activités de mentorat dans un établissement correctionnel pour jeunes, dans le cadre de programmes dactivités structurés qui répondent aux critères de la première définition. Le même scénario peut sappliquer aux communautés thérapeutiques. Il est donc très difficile de définir les limites de ce qui peut constituer un programme correctionnel.
Troisième définition
En partant dun point de vue encore plus vaste, MacKenzie4 a divisé les interventions dans le domaine de la justice pénale en six groupes, qui se chevauchent.
Toutefois, il est important de distinguer entre les aspects susmentionnés, qui sont des structures du système de justice pénale et qui découlent directement de la détermination de la peine, et les efforts des autres organismes de services correctionnels en vue dintroduire des facteurs actifs de changement dans le contexte établi. Le public a tendance à croire que les peines imposées par les tribunaux ont une incidence sur le comportement des délinquants. Or, il y a peu de preuves en ce sens. Lexamen des données concernant les répercussions de la détermination de la peine sur la récidive, fondé sur les statistiques criminelles et la comparaison entre les taux projetés et réels de récidive pour de grands échantillons, démontre que la peine en soi ninflue pas sur le résultat.5 Andrews a donc pu soutenir que la peine nest que la condition de départ dune intervention fondée sur les programmes.6
Par ailleurs, on peut se demander si les mesures punitives et la dissuasion peuvent être considérées comme des programmes. Aux yeux du profane, la justice pénale a pour raison dêtre de punir les délinquants. De même que les rayons cosmiques sillonnent lespace dans tous les sens, la notion de châtiment est omniprésente dans le domaine correctionnel.
Ainsi, lélément central de la définition dun programme nest peut-être pas lié aux composantes externes et directement observables déjà décrites. Il pourrait sagir plutôt du mécanisme de changement proposé, soit lélément du programme qui est présumé permettre de réduire le risque de récidive (mais de préférence qui a fait ses preuves à cet égard), donc datteindre le but ultime de la personne qui a conçu le programme et de lorganisme.
Diversité des programmes pour délinquants
Une des difficultés les plus courantes lorsquon essaie de définir les programmes en se fondant sur la littérature sur le sujet est le fait que les programmes sont souvent décrits de façon vague et imbriquée, et parfois de manière incompatible. Le même programme peut être défini en des termes différents selon laspect que lon veut faire ressortir. Par ailleurs, les analystes, y compris les méta-analystes, élaborent immanquablement leurs propres systèmes de classification ou de codage lorsquils regroupent les programmes afin de comparer lampleur de leffet. On pourrait tout simplement définir un programme dapprentissage des relations interpersonnelles dans ces termes. On pourrait tout autant faire appel aux termes acquisition de compétences, comportement ou cognitif, selon laspect qui ressort le plus aux yeux de lanalyste. On pourrait enfin recourir à un autre titre, selon la fonction du programme au sein des services correctionnels.
Dimensions liées à la variation des programmes
Modèle théorique. Les programmes diffèrent selon quils reposent sur un modèle fondé sur les causes de la criminalité ou sur le changement personnel. Bien que les programmes remportant le plus de succès sappuient sur des modèles cognitifs ou dapprentissage social, il existe beaucoup dautres modèles dont lampleur de leffet va de modeste à important.
Cibles de traitement (besoins criminogènes). Pour réduire le risque de récidive, il est essentiel que les programmes mettent laccent sur les aspects du fonctionnement de la personne qui sont liés aux actes criminels. Les programmes varient selon le nombre et limportance des cibles et lintensité des liens entre elles.
Dosage. Les programmes varient aussi selon le nombre et la durée des rencontres entre le personnel et le participant, lintensité des rencontres au fil du programme et le calendrier dexécution de celui-ci.
Compte tenu du principe du risque, on pourrait sattendre à ce quil y ait un lien entre le niveau de risque que présente une personne et lintensité du programme auquel elle est affectée. Or, ce lien nest pas toujours linéaire.
Milieu de justice pénale. De toute évidence, les programmes diffèrent selon quils sont offerts en établissement ou dans la collectivité. Ils varient aussi selon le genre dorganismes qui les administrent, le moment de la peine où ils sont donnés et laccès aux autres services pendant son déroulement. La peine. La nature de la peine peut avoir une incidence directe sur la prestation du contrôle, étant donné quelle influe sur le degré de contrôle que peut exercer le personnel correctionnel et quelle a des conséquences potentielles sur le niveau de participation des délinquants.
Précision. Les programmes varient aussi selon quils visent un objectif précis ou non. Si certains programmes ciblent un problème bien particulier (par ex., la gestion de la colère), dautres, à linverse, ont des objectifs très larges et des cibles de traitement très variables. Visant plusieurs cibles et fondés sur différentes méthodes, les programmes multimodaux, dont lefficacité a été démontrée lors des examens de grande envergure, sont habituellement considérés comme de puissants catalyseurs.
Gamme de programmes. Un même établissement peut offrir toute une gamme de programmes. Les principes de planification correctionnelle peuvent guider le choix des programmes les mieux indiqués pour un détenu, en commençant par des programmes génériques, vastes et multimodaux pour passer ensuite à des programmes ayant une cible de traitement précise.
Population ciblée
Il est également important de se demander qui doit participer au programme. Cela peut sembler évident: le délinquant à qui lon a prescrit le programme. Toutefois, on pourrait avancer que plus une personne reçoit dappui en provenance du milieu extérieur, plus elle est en mesure de changer. Par conséquent, certains programmes englobent les conjoints.
Protection de lintégrité des programmes
Peu importe à quel point les programmes sont bien définis et avec quel soin leurs composantes sont assemblées, on considère maintenant certains éléments comme essentiels à leur bonne prestation. Ainsi, Lipsey a remarqué une différence en ce qui concerne lefficacité des programmes surveillés de près et ceux qui ne le sont pas.7 Moncher et Prinz ont découvert que lintégrité en matière de prestation de
programme revêtait une importance fondamentale dans le domaine des soins de santé mentale.8 Ainsi, tous les spécialistes reconnaissent maintenant quil est essentiel que les programmes soient offerts tels quils sont planifiés. Il faut avoir en place un processus pour surveiller lexécution des programmes et pour donner une rétroaction aux gestionnaires de programmes et aux consultants externes. On sait que le maintien de lintégrité des programmes dépend de la qualité de la formation donnée au personnel, de laffectation de ressources suffisantes, de la communication entre les concepteurs, les gestionnaires et les agents de prestation de programmes, des moyens de surveillance et de la possibilité de mesurer le taux de participation et le changement au fil du temps.
Cela sera dautant plus facile à faire si des manuels clairement présentés ou dautre matériel connexe viennent appuyer le programme. On doit clairement indiquer les objectifs du programme et de chaque séance. Cest la base sur laquelle reposent dautres aspects du travail. Les employés qui donnent le programme doivent pouvoir visualiser le contenu obligatoire des séances, sinon leur mode de prestation risque de se détériorer. Pendant sa formation, le personnel doit sexercer à donner le programme et avoir loccasion dêtre observé par les formateurs. Il doit y avoir des critères de compétence clairement établis concernant les agents de prestation de programme. Tous ces éléments sont le produit de la définition de base du programme et de ses objectifs énoncée par les planificateurs. Peu importe la nature du programme, il est primordial de bien définir ces éléments pour que le programme puisse être donné de façon précise et fonctionnelle.
Processus daccréditation
Éclairés par le volume croissant détudes sur le résultat des traitements offerts aux délinquants, les services correctionnels de plusieurs pays cherchent à établir des programmes dintervention solidement validés et des méthodes permettant den surveiller lapplication. Bon nombre de services ont choisi de mettre au point un processus daccréditation des programmes dans le dessein de réduire la récidive.
De plus, les différentes unités des services correctionnels (les établissements, les bureaux de libération conditionnelle et les autres unités) doivent aussi répondre aux critères daccréditation des unités opérationnelles. Ce processus vise à certifier les programmes et lintégrité du traitement dans lunité. Il doit y avoir en place des systèmes de collecte de linformation, et les données recueillies doivent être exposées dans le rapport annuel de vérification de lunité. Ces rapports sont soigneusement examinés par le personnel de lorganisme de services correctionnels et un panel daccréditation indépendant.
Mise en uvre et prestation des programmes
Plusieurs auteurs ont établi des lignes directrices utiles pour orienter la mise en uvre et la prestation des programmes. En examinant le contexte général de la mise en uvre des nouveaux programmes dans des organismes, Bernfeld, Blase et Fixsen préconisent ladoption dune approche fondée sur des systèmes à niveaux multiples,9 qui comporte une analyse à quatre niveaux distincts, bien quinterreliés, soit ceux du participant, du programme, de lorganisme et de la société. Il ne faut pas envisager les programmes de façon isolée, mais plutôt comme faisant partie dun tout interactif, dynamique et en pleine évolution. Employant des termes différents pour traiter des mêmes questions et problèmes, Harris et Smith se sont penchés sur la façon de mettre en uvre les dernières découvertes en matière de programmes au sein des services correctionnels communautaires.10 Plus récemment, Gendreau, Goggin et Smith ont établi une série de principes systématisés pour orienter tout le processus de mise en uvre des programmes.11
2. Dobson, K. S. et Craig, K., éd. Empirically Supported Treatments: Best Practice in Professional Psychology, Thousand Oaks, CA, Sage Publications, 1998. Voir aussi Nathan, P. E. et Gorman, J.M., éd. A Guide to Treatments That Work, New York, NY, Oxford University Press, 1998.
3. Tolan, P. H., Guerra, N.G. et Hammond, W.R. «Prevention and treatment of adolescent violence» dans Eron L. D., Gentry, J. H. et Schlegel, P., éd. Reason to Hope: A Psychosocial Perspective on Violence and Youth, Washington, DC, American Psychological Association, 1994.
4. Mackenzie, D. L. « Criminal justice and crime prevention» dans Sherman L.W., Gottfredson, D., Mackenzie, D. L., Eck, J., Reuter, P. et Bushway, S. Preventing Crime: What Works, What Doesnt, Whats Promising, Washington, DC, Office of Justice Programs, 1997.
5. McGuire, J.«Memorandum of Evidence» dans Third Report of the House of Commons Home Affairs Committee on Alternatives to Custodial Sentences, Londres, The Stationery Office, 1998.
6. Andrews, D. A. «The psychology of criminal conduct and effective treatment » dans McGuire J., éd. What Works: Reducing Re-offending: Guidelines from Research and Practice, Chichester, John Wiley & Sons, 1995.
7. Lipsey, M. W. «Juvenile Delinquency treatment: A meta-analytic inquiry into the variability of effects» dans Cook T., Cooper, D., Corday, H., Hartman,H., Hedges, l., Light, R., Louis, T. et Mosteller, F., éd. Meta-analysis for explanation: A casebook, New York, NY, Russell Sage Foundation, 1992.
8. Moncher, F. J. et Prinz, R.J. «Treatment fidelity in outcome studies », Clinical Psychology Review, 1991, vol. 11, p. 247-266.
9. Bernfeld, G.A., Blase, K.A. et Fixsen, D.L. «Towards a unified perspective on human service delivery systems: application of the teaching-family model» dans McMahon R. J. et De V. Peters, R., éd. Behavioral Disorders of Adolescence, New York, NY, Plenum Press, 1990.
10. Harris, P. et Smith, S. «Developing community corrections: an implementation perspective» dans Harland, A.T., éd. Choosing Correctional Options That Work: Defining the Demand and Evaluating the Supply, Thousand Oaks, CA, Sage Publications, 1996.
11. Gendreau, P., Goggin, C. et Smith, P. «The forgotten issue in effective correctional treatment: Program implementation», International Journal of Offender Therapy and Comparative Criminology, 1996, vol. 43, p. 180-187.