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Ce que sera la politique de demain sur les jeunes contrevenants à la lumière des travaux de recherche actuels

par Alan W. Leschied1
Faculté de l’éducation de l’Université Western Ontario

Avant de pouvoir élaborer des stratégies générales d’évaluation du potentiel criminogène des adolescents, il faut avoir pris connaissance des travaux sur le risque. Suivant le principe du classement des cas selon le risque,2 la connaissance du risque et sa mesure peuvent contribuer à une meilleure planification des cas et au choix d’objectifs plus appropriés. D’après Hoge et Andrews,3 l’évaluateur doit faire des hypothèses constructives concernant le niveau de risque général pour déterminer l’intensité de l’intervention, et bien délimiter les zones de risque afin de garantir la pertinence de la planification de cas et du choix des objectifs pour que le traitement soit approprié.

Des programmes prometteurs

Ces dix dernières années, les méta-analyses des travaux sur le traitement des jeunes contrevenants ont largement contribué à faire comprendre que le débat concernant l’inefficacité des mesures correctionnelles à l’endroit des jeunes contrevenants est maintenant clos. On cherche maintenant à répondre aux questions suivantes : qu’est-ce qui donne des résultats et auprès de qui, et qu’est-ce qu’il faut faire pour que d’autres administrations puissent mettre à profit les connaissances existantes sur les programmes efficaces ?

Les conclusions des méta-analyses

La méta-analyse consiste en une analyse comparative d’ordre statistique des types de traitement offerts, de la clientèle visée et des résultats atteints. La validité de la méta-analyse n’est limitée que par le nombre d’études incluses et par leur qualité. Heureusement, on dispose aujourd’hui d’un assez grand nombre d’études de qualité sur les programmes de traitement des jeunes contrevenants pour qu’il soit possible d’en tirer des conclusions utiles.

Dans deux analyses distinctes, Lipsey arrive à la conclusion que l’ampleur globale des effets, c’est-à-dire du rapport entre le traitement et la réduction de la récidive, se situe entre 20 et 40 % quand la comparaison est faite avec des groupes témoins n’ayant pas suivi de traitement, et est à peine plus faible quand celle-ci est faite avec des groupes bénéficiaires d’une catégorie quelconque de « service normal ».4 Les travaux de Lipsey font état de tailles d’effets plus fortes au regard des variables suivantes : cas présentant un risque plus élevé, traitement de plus longue durée et traitement pluridisciplinaire axé sur le comportement, la prestation des services ayant une orientation davantage «sociologique » que « psychologique ». Le traitement en établissement par opposition au traitement dans la collectivité. Dans leur analyse ultérieure, Lipsey et Wilson tiennent compte de l’endroit où le traitement est suivi en établissement ou dans la collectivité au moment de déterminer les caractéristiques des programmes efficaces. Il s’agit d’une distinction cruciale, le débat sur l’efficacité des politiques relatives à la justice applicable aux jeunes portant essentiellement sur l’importance de l’incarcération pour la sécurité de la collectivité. Les facteurs contribuant à l’efficacité des programmes en établissement et dans la collectivité sont présentés dans le Tableau ci-dessous.

Tableau 1

Facteurs contribuant àl’efficacité du traitement suivi par les jeunes contrevenants en établissement et dans la collectivité
Traitement en établissement
Traitement dans la collectivité
Formation en relations interpersonnelles Formations en relations interpersonnelles
Enseignement du modèle familial Counseling individuel ou collectif
Services pluridisciplinaires Services pluridisciplinaires
Programmes axés sur le comportement Dédommagement/ probation
Counseling individuel ou collectif Programmes d’emploi/ d’études

À partir des tailles d’effets calculées pour l’ensemble des programmes dispensés tant en établissement que dans la collectivité, on peut dire que les trois facteurs les mieux notés sont la formation en relations interpersonnelles, le counseling individuel et les programmes de traitement axés sur le comportement. Les services pluridisciplinaires et le dédommagement que doivent offrir les jeunes en probation font partie d’un deuxième groupe de facteurs dont la contribution, tout en étant moindre, demeure importante.

Andrews et al.5 arrivent sensiblement aux mêmes conclusions que Lipsey. Leur analyse est néanmoins plus spécifique quant au bon ciblage des interventions (selon le risque), et au perfectionnement croissant des modes et des genres d’intervention, soulignant l’importance de privilégier des interventions cognitivo-comportementales. Dans une perspective plus générale, Andrews et al. sont d’avis qu’un programme prometteur doit présenter les caractéristiques suivantes :

  • Recours à une évaluation systématique faisant ressortir les facteurs relatifs à la criminalité;
  • intégrité des thérapies;
  • contribution à la prévention de la rechute;
  • bon ciblage;
  • emploi de modes de traitement appropriés.

Dans leur Correctional Program Assessment Inventory (Inventaire des évaluations des programmes correctionnels), Andrews et Gendreau6 établissent la mesure dans laquelle les principes de l’efficacité s’appliquent pour un programme donné en se fondant sur les résultats empiriques des méta-analyses.

Malgré des résultats encourageants, Lösel7 juge opportun de faire une mise en garde. Tout en reprenant bon nombre des principales constatations de Lipsey et Andrews, ses conclusions, à caractère un peu plus préliminaire, méritent que l’on s’y arrête. D’après Lösel, si les liens établis avec l’efficacité des interventions sont clairement positifs, ceux-ci demeurent faibles par rapport au pourcentage de variation attribuable à des erreurs ou à des facteurs dont les évaluations ne tiennent pas compte. Selon lui, le besoin s’impose de faire des recherches sur:

  • Les effets différentiels des caractéristiques des contrevenants;
  • les variables à deux dimensions telle que la psychopathie, qui semblent influer sur l’importance des conséquences favorables;
  • la non reprise de programmes dont l’efficacité est démontrée.

Interventions particulières et questions relatives à la prestation de services

Interventions dans la collectivité

Dans deux méta-analyses,8 les tailles d’effets liées à des résultats plus efficaces sont caractéristiques des programmes offerts dans la collectivité par opposition aux programmes offerts en établissement. Selon Henggeler,9 cet état de choses s’explique en partie par la nature et la qualité des interactions que vivent les adolescents à cause des influences sociales qui s’exercent sur eux. Un programme est efficace dans la mesure où il influe sur les facteurs sociaux susceptibles d’entrer en interaction avec les aptitudes (aptitude à résoudre des problèmes, croyances et attitudes) d’un adolescent donné. On accorde donc maintenant une attention particulière aux interventions qui influent sur les milieux où se retrouvent les grands prédicteurs de risque de délinquance, c’est-à-dire sur la famille, les pairs et l’école.

La thérapie multi-systémique

La thérapie multi-systémique (TMS) correspond à l’application uniforme de principes correspondant aux connaissances dont font état les études sur les jeunes contrevenants. Si certains chercheurs estiment que la TMS n’offre rien de neuf, c’est dans la façon dont cette thérapie est dispensée que s’est révélée son efficacité auprès des jeunes à risque élevé. Conformément au principe du classement des cas selon le risque, la TMS vise à influer sur les principaux facteurs criminogènes par l’application de stratégies appropriées d’intervention pluridisciplinaire. En plus de se fonder sur les connaissances exposées dans les études sur les jeunes contrevenants, la TMS a fait l’objet d’une série d’essais cliniques aléatoires comportant des périodes de suivi.10 Si la TMS correspond à des interventions dont l’efficacité est démontrée, c’est par la façon dont elle est appliquée dans le cadre d’un ensemble donné de principes que cette thérapie se distingue des autres. Voici les neuf principes servant à mesurer l’adhésion au modèle de la TMS :

  • L’évaluation vise essentiellement à établir la correspondance entre les problèmes et le contexte général dans lequel ceux-ci se manifestent.
  • Les contacts thérapeutiques doivent mettre l’accent sur les éléments positifs et tirer parti des forces systémiques en faveur du changement.
  • Les interventions doivent encourager les comportements responsables et décourager les comportements irresponsables des membres de la famille.
  • Adaptées à la situation du moment, les interventions doivent viser activement la recherche de solutions à des problèmes précis et bien définis.
  • Les interventions doivent s’appliquer à des comportements à l’intérieur des systèmes où les problèmes perdurent ou entre ces systèmes.
  • Les interventions doivent être adaptées au stade de développement de la clientèle et répondre aux besoins des jeunes.
  • Les interventions doivent prévoir un apport quotidien ou hebdomadaire des membres de la famille.
  • L’efficacité des interventions est évaluée de façon continue selon différents points de vue, les dispensateurs de services devant rendre compte des mesures prises pour surmonter les obstacles à l’atteinte des résultats escomptés.
  • Les interventions doivent favoriser la généralisation des traitements et la permanence des changements thérapeutiques en donnant aux dispensateurs de services les moyens de répondre aux besoins des membres de la famille dans des contextes systémiques différents.

Finalement, le modèle de la TMS pourrait être utile aux systèmes de justice et de santé mentale applicables aux jeunes grâce à l’élaboration de manuels et de programmes de formation. Parmi les programmes visant à faire connaître le modèle, signalons un essai clinique aléatoire d’une durée de quatre ans, en cours en Ontario depuis plus d’un an, qui est réalisé en quatre endroits, dans des milieux différents. Les thérapeutes et les surveillants qui y prennent part ont suivi des séances intensives de formation. Cet essai fait l’objet d’une évaluation rigoureuse.11

Les interventions cognitivo-comportementales

Le traitement cognitivo-comportemental (TCC) des jeunes contrevenants a suscité énormément d’intérêt au moins pour trois raisons : les études à caractère général sur les interventions efficaces auprès des enfants et des adolescents sont favorables à ce mode de traitement; il s’avère que les facteurs de risque relatifs aux attitudes, aux croyances et aux valeurs sont fortement liés au comportement antisocial; et des méta-analyses récentes ont prouvé que le TCC s’impose comme le meilleur traitement sur le plan de l’efficacité, par rapport aux influences habituelles des interventions psychodynamiques, médicales et comportementales.

L’intérêt qu’a suscité le TCC s’explique aussi par les hypothèses théoriques générales concernant la compréhension socio-psychologique de la recherche étiologique sur le développement de la délinquance. Selon ces analyses théoriques, l’interaction de la personne avec les systèmes susceptibles d’influer sur les attitudes et, ultérieurement, sur le comportement pourrait accroître la valeur explicative des études sur la prévision et l’évaluation. Le fait de comprendre comment les enfants ou les adolescents assimilent leur expérience peut aider non seulement à expliquer le comportement, mais aussi à savoir comment modifier les conséquences sur le plan du comportement.

Andrews et al. traitent de l’aspect de la pertinence clinique d’importantes décisions touchant la gestion de cas.12 On parle de décisions pertinentes sur le plan clinique quand la décision de bien cibler ou classer par ordre de priorité certains comportements ou systèmes à modifier est liée au profil de risque de l’intéressé. Compte tenu de l’importance accordée aux attitudes dans les analyses sur la prévision appliquée aux jeunes contrevenants, il semble tout à fait logique que les dispensateurs de services s’attachent avant tout à cibler les connaissances. Parallèlement aux progrès du TCC sur le plan des interventions efficaces auprès des enfants et des adolescents en général, il existe maintenant de nombreux programmes de formation des intervenants correctionnels auprès des jeunes, tant en établissement que dans la collectivité.

Interventions dirigées auprès des jeunes violents ou toxicomanes et des jeunes délinquants sexuels

Programmes d’intervention auprès des jeunes violents

La violence ou l’agressivité chez les jeunes est un phénomène jugé plus complexe et variable que ne l’est le comportement antisocial, dont le construct est stable. L’idée fausse selon laquelle l’agressivité chez l’enfant ou l’adolescent serait constituée d’éléments indissociables pourrait bien expliquer en bonne partie pourquoi il est difficile de trouver de bonnes solutions. Si les recherches publiées jusqu’ici traitent souvent des origines génétiques et biologiques de la violence chez les jeunes, la recherche actuelle met l’accent sur l’importance de la violence en tant que comportement acquis ou appris. Cet apprentissage peut se faire quand un enfant ou un adolescent se sent désemparé et en perte de contrôle, l’agressivité pouvant alors lui permettre de reprendre le contrôle. L’apprentissage de la violence se fait aussi indirectement par la perception que l’exercice d’un certain pouvoir sur l’autre procure des récompenses.

Les programmes d’acquisition d’habiletés sociales et de traitement de l’agressivité sont aussi devenus populaires, surtout à la lumière de constatations encourageantes.13 Celles-ci révèlent que les stratégies visant les enfants agressifs peuvent réduire l’agressivité non seulement chez les enfants à qui le programme s’adresse, mais également, de façon générale, dans les écoles qui adoptent les programmes en question.

On a également mis au point des programmes privilégiant le recours à des pratiques sécuritaires au sein du système de justice applicable aux jeunes. Parmi les mesures destinées à accroître la sécurité en milieu de garde, mentionnons les programmes d’acquisition d’habiletés sociales, les interventions « du matin au soir », la formation axée sur le perfectionnement des compétences en matière de résolution de conflits et les méthodes de classement pouvant faciliter l’identification des agresseurs en puissance et des éventuelles victimes de violence.

Programmes d’intervention auprès des jeunes toxicomanes

La consommation de drogue représente à elle seule un important facteur de risque chez les jeunes contrevenants chroniques ou persistants. Elle est étroitement liée à l’association avec des jeunes ayant des valeurs antisociales par opposition aux valeurs prosociales. Pour qu’ils soient efficaces, les programmes doivent donc tenir compte de l’importance du comportement sur le plan du développement personnel. Il faut par ailleurs que les programmes de traitement de la toxicomanie soient intensifs et fassent notamment appel à des stratégies prévoyant un suivi, mises en application dans le milieu de vie (la famille ou le groupe d’amis) et comportant un volet de prévention de la rechute conçu de façon à tirer parti des changements qui se produisent à l’intérieur du cadre de l’intervention.

Programmes d’intervention auprès des jeunes délinquants sexuels

Les chercheurs n’ont guère porté d’intérêt jusqu’ici à la délinquance sexuelle chez les adolescents, qui mériterait pourtant que l’on s’y arrête longuement pour en améliorer l’évaluation et le traitement. L’information sur la nature et la durée de la délinquance facilite la sélection d’un traitement efficace. Les stratégies de comportement comprennent habituellement des interventions cognitives, un programme de gestion de la colère, l’acquisition d’habiletés sociales, des programmes de traitement de l’alcoolisme et de la toxicomanie, l’apprentissage de l’empathie avec la victime et l’acquisition d’un comportement sexuel acceptable selon l’âge du délinquant.

Les programmes de justice réparatrice

Les modifications apportées à la législation canadienne en matière de justice applicable aux jeunes favorisent nettement la recherche de solutions de rechange au recours habituel aux tribunaux. Cette tendance observée au Canada correspond sensiblement à ce qui se fait en Europe de l’Ouest, en Australie et en Nouvelle-Zélande.14 En explorant ainsi des voies nouvelles, on reconnaît que, pour les jeunes présentant un faible risque et, dans certains cas, un risque modéré, le choix d’une autre solution que le recours aux tribunaux pour réapprendre aux jeunes les valeurs de leur milieu pourrait se révéler plus profitable à long terme, tout en permettant à la collectivité de faire des économies.

En général, les programmes de justice réparatrice comportent la participation d’un groupe communautaire de justice qui rencontre le jeune délinquant et sa famille. La victime ou son représentant (p. ex., le gérant du magasin où a eu lieu un vol à l’étalage) assiste souvent à cette rencontre, qui symbolise la responsabilité envers la collectivité. Dans certains programmes, une forme « d’humiliation publique » sert à amener le délinquant à s’excuser, alors que dans d’autres, on exige du délinquant non seulement qu’il reconnaisse sa faute ou sa responsabilité, mais aussi qu’il indemnise concrètement la victime ou la collectivité, par exemple en se pliant à une ordonnance de dédommagement financier ou de travaux compensatoires.

Orientations futures

Nous disposons aujourd’hui d’une importante somme de connaissances pouvant faciliter le travail non seulement des intervenants, mais aussi des décideurs et des législateurs. Une bonne partie de la recherche sur les programmes d’intervention auprès des jeunes contrevenants traite du rôle des tribunaux, de certains aspects pertinents des systèmes de santé mentale et de bien-être pour enfants, ainsi que des lois régissant la pratique aux échelons tant fédéral que provincial. Il apparaît maintenant indispensable de tirer profit des connaissances actuelles pour créer un système intégré de prestation de services aux enfants qui tiendra compte des conclusions les plus récentes des recherches et des évaluations de programme. En ce qui concerne l’amélioration des interventions auprès des jeunes contrevenants, certains points revêtent plus d’importance que d’autres. Nous proposons entre autres l’adoption des mesures suivantes :

  • Établir des protocoles destinés à renforcer le recours aux programmes dont l’efficacité est déjà établie. Pour tirer profit des conclusions exposées dans les études sur l’efficacité des interventions, le besoin s’impose clairement de mettre en application avec intégrité des mesures dictées par l’adhésion à des modèles éprouvés, en procédant à ce qu’il est convenu d’appeler dans certains milieux un transfert de technologie.
  • Mettre l’accent sur certains groupes dont on a fort peu parlé dans les études publiées jusqu’ici, notamment sur les jeunes filles et les adolescentes ainsi que sur les très jeunes contrevenants. Il s’agit des enfants qui, dès l’âge de 4 à 6 ans, commencent à avoir des comportements risquant de se transformer plus tard en délinquance. Ce genre d’études s’impose pour les besoins de l’élaboration ou de l’amélioration des programmes de prévention et d’intervention précoce pour éviter à ces enfants et adolescents d’avoir un jour affaire au système de justice applicable aux jeunes.
  • Dans sa méta-analyse, Lösel déplore l’absence de nouvelles études susceptibles de confirmer l’intérêt des interventions qui contribuent effectivement à réduire la délinquance. En répétant ces expériences et en y apportant des améliorations, la généralisation des stratégies efficaces pourrait permettre d’enrichir la base de connaissances à partir desquelles serait élaborée la prochaine génération de programmes efficaces.

1. 1137 Western Road, London (Ontario) N6G 1G7.

2. Pour une analyse plus complète du concept de classement des cas selon le risque, voir ANDREWS, D.A., BONTA, J. et HOGE, R.D. « Classification for effective rehabilitation: Rediscovering psychology »,
Criminal Justice and Behavior, vol. 17, 1990, p. 19-52.

3. HOGE, R.D. et ANDREWS, D.A. Assessing the youthful offender issues and techniques. Plenum Press, New York, NY, 1996.

4. LIPSEY, M.W. « Juvenile delinquency treatment: A meta-analytic inquiry into variability of effects » dans T.D. Cook, H. Coopwer, D.S. Corday, Hartman, L.V. Hedges, R.J. Light, T.A. Louis et F. Mosteller, éd., Meta-analysis: A casebook. Russell Sage Foundation, New York, NY, 1992. Voir aussi LIPSEY, M. et WILSON, D.B. Effective intervention for serious juvenile offenders: A synthesis of research. Russell Sage Foundation, 1997.

5. ANDREWS, D.A., ZINGER, I., HOGE, R.D., BONTA, J., GENDREAU, P. et ALLEN, F.T. « Does correctional treatment work? A clinically relevant and psychologically informed meta-analysis », Criminology, vol. 28, no 3, 1990, p. 369-404. Voir aussi ANDREWS, D.A., LESCHIED, A.W. et HOGE, R.D. Review of the profile, classification and treatment literature with young offenders: A social psychological approach. Ministère des Services sociaux et communautaires. Toronto, ON, 1992.

6. ANDREWS, D.A. et GENDREAU, P. Correctional program assessment inventory. Manuscrit inédit, 1998.

7. LÖSEL, F. « The efficacy of correctional treatment: A review and synthesis of meta-evaluations » dans J. McGuire, éd., What works: Reducing reoffending guidelines from research and practice. John Wiley and Sons. Chichester, UK., 1995.

8. ANDREWS, D.A.L’importance de la gestion pertinente du risque et du potentiel de réinsertion. Exposé présenté au symposium international «Outre l’incarcération», Université Queen’s, Kingston, ON, 1998. Voir aussi LIPSEY et WILSON, 1997.

9. HENGGELER, S.W. Delinquency in adolescence. Sage Press, Newbury Park, CA, 1989.

10.Pour une analyse générale de la TMS, voir Multisystemic Therapy of Antisocial Behavior in Children and Adolescents, de HENGGELER, S.W., SCHOENWALD, S.K., BOURDUIN, C.M., ROWLAND, M.D. et CUNNINGHAM, P.B., The Guildford Press, New York, NY, 1998.

11 .LESCHIED, A.W. et CUNNINGHAM, A. Clinical trials of multisystemic therapy with high risk phase I young offenders, 1997 to 2001, Year end report 1997-1998. The Family Court Clinic, London, ON, 1998a. Voir aussi LESCHIED et CUNNIGHAM « Alternatives to custody for high risk young offenders: The multi-systemic therapy approach », European Journal on Criminal Justice Policy and Research, vol. 6, 1998b, p. 545-560.

12. ANDREWS, ZINGER, HOGE, BONTA, GENDREAU et ALLEN, 1990.

13. OLWEUS, D. « Schoolyard bullying: Grounds for intervention », School Safety, 1987, p. 4-11.

14. Symposium international «Outre l’incarcération». Présentations. Université Queen’s et Service correctionnel Canada, Kingston, ON, 1998.