Prévision de la récidive criminelle au moyen de facteurs dynamiques : Étude prospective en trois phases
Thèse de doctorat, Queens University1
Shelley L. Brown2
Directeur de thèse : Edward Zamble
Membres du jury : Vern Quinsey, Ron Holden, Fiona Kay et Don Andrews3
Cet article porte sur une étude dans laquelle lauteure sest penchée sur lefficacité de lévaluation des facteurs de risque dynamiques pour la prévision de la récidive criminelle chez les adultes. Il sagit dune étude prospective en trois phases qui a été effectuée auprès de 136 délinquants de sexe masculin sur le point dêtre libérés détablissements correc-tionnels fédéraux de la région de lOntario. Les facteurs de risque statiques ont été évalués une seule fois, avant la mise en liberté, mais les facteurs de risque dynamiques ont été évalués à trois occasions : avant la mise en liberté, un mois et trois mois après la mise en liberté. Comme prévu, létude a révélé que le modèle des facteurs dynamiques les plus robustes a surclassé le modèle des facteurs statiques les plus robustes dans la prévision de la révocation générale de la liberté (efficacité prédictive de 85 % contre 81 %). Toutefois, la plus grande efficacité prédictive (89 %) a été réalisée lorsquon a utilisé en combinaison les évaluations de facteurs statiques et de facteurs dynamiques.
Lune des fonctions les plus importantes dun organisme de correction est dévaluer le risque que les délinquants récidivent après leur mise en liberté. Habituellement, les protocoles permettent dévaluer deux genres de facteurs de risque : statiques et dynamiques. Les facteurs de risque statiques sont constants et immuables, et ils ne peuvent donc pas être modifiés à laide dun traitement (p. ex., les antécédents criminels). Au contraire, les facteurs dynamiques peuvent changer, et ils peuvent donc être modifiés au moyen dun traitement (p. ex., les attitudes criminelles, la fréquentation de criminels, lemploi, la toxicomanie).
Un grand nombre détudes ont montré que lon peut prévoir la récidive criminelle chez les adultes en évaluant des facteurs de risque dynamiques. Cependant, dans la grande majorité de ces études, on a évalué les facteurs de risque dynamiques à une seule occasion, par exemple avant la mise en liberté, et on a ensuite utilisé les résultats de cette évaluation pour prévoir la récidive criminelle. Dans les études de prévision fondées sur les facteurs dynamiques, on a rarement examiné si lon pouvait prévoir la récidive avec exactitude en évaluant une première fois, puis en réévaluant systématiquement les facteurs dynamiques. Les études dans lesquelles on a eu recours à cette méthode comportaient tout de même diverses lacunes : restrictions de nature statistique, méthodes rétrospectives, stratégies dévaluation ayant recours à une seule méthode [pex., lInventaire du niveau de supervision (LSI-R)]4, échantillons de petite taille, échantillons composés de délinquants sous responsabilité provinciale5.
Il est intéressant de constater que, malgré le manque de recherche dans ce domaine, on admet de façon incondition-nelle que lévaluation et la réévaluation systématique des facteurs de risque dynamiques constituent le mécanisme privilégié pour améliorer la surveillance des délinquants dans la collectivité. De même, les programmes de traitement destinés aux délinquants sexuels et, plus récemment, aux délinquants violents reposent en grande partie sur le principe que les variables dynamiques (comme lhumeur, les sources de stress, les situations à risque élevé) jouent un rôle important dans le processus de récidive. Toutefois, cette position nest étayée que par un petit nombre détudes empiriques rétrospectives6. En conséquence, le principal objectif de notre étude était de faire progresser le développement théorique et lutilité pratique de lévaluation et de la réévaluation des variables dynamiques. Nous avons examiné plus particulièrement si lévaluation initiale des facteurs de risque dynamiques et la réévaluation prospective de ces facteurs pendant que le délinquant est sous surveillance dans la collectivité pourraient aider les agents de libération conditionnelle à gérer ce délinquant quotidiennement dans la collectivité.
Cadre théorique
Cest le modèle de la récidive criminelle axé sur les méca-nismes dadaptation qui a fourni le cadre théorique de létude. Cette théorie cherche à expliquer la reprise ou le maintien du comportement criminel plutôt que son origine. Selon le modèle, le processus de récidive débute par la présence dun élément déclencheur dans le milieu. Il peut sagir de divers facteurs, depuis les sources de stress continuel comme la mésentente conjugale, la perte dun emploi ou les difficultés financières, jusquaux contrariétés de la vie quotidienne telles que le fait de se retrouver dans un autobus bondé. Lorsque cet élément survient, lindividu fait une évaluation cognitive ou affective de la situation. Lindividu qui la perçoit comme menaçante ou probléma-tique vit habituellement des émotions négatives (hostilité, colère, peur), un niveau élevé de stress («je nai aucun contrôle sur ma vie») et, finalement, une certaine prise de conscience à propos de la gravité de lélément déclencheur. Il tente alors de réagir à la situation, mais comme la plupart des délinquants sont incapables de régler le problème original, la situation demeure inchangée. ll sensuit alors un cycle démotions négatives et dinterprétations inadaptées qui saggravent et qui, au bout du compte, entraînent la reprise du comportement criminel. Daprès le modèle, le fait que lindividu considère lélément déclencheur ou perçoit la situation comme une menace ou un problème dépend de deux sous-ensembles de facteurs : les influences individuelles et les mécanismes de réponse.
Les influences individuelles sont relativement stables et comprennent des facteurs comme les antécédents criminels et les traits psychologiques permanents (par exemple, le tempérament, la réactivité affective). Ces facteurs révèlent la propension dun individu à réagir aux situations et à les interpréter dune façon inadaptée. Un outil prometteur dans ce domaine est lÉchelle de psychopathie de Hare (PCL-R). Par ailleurs, les mécanismes de réponse sont plus dynamiques par nature, bien que pas aussi changeants que les éléments déclencheurs. On peut les considérer comme des schèmes de comportement pouvant être modifiés lentement au moyen de traitements. Le sous-ensemble des mécanismes de réponse comprend des variables comme la capacité dadaptation, la toxicomanie, les attitudes criminelles, la fréquentation de criminels, le soutien social et la motivation. Enfin, selon le modèle théorique, ce processus est continu et interactif; par conséquent, chaque réaction déclenche une nouvelle série dévénements qui entraîne à son tour un autre élément déclencheur, une autre évaluation, et une autre réaction (voir le Graphique 1).
Graphique 1
Modèle de la récidive criminelle axé sur les
mécanismes dadaptation

Méthodologie
Cent trente-six délinquants sur le point dêtre libérés dun établissement fédéral à sécurité minimale, moyenne ou maximale de lOntario ont participé à létude. Seuls les délinquants qui consentaient à participer ont été choisis; ces délinquants devaient être libérés sous le régime de la libération conditionnelle totale ou de la libération doffice dans les 45 jours suivant lévaluation prélibératoire initiale; ils comprenaient langlais; ils nétaient ni en situation de psychose active ni passibles dexpulsion; et enfin, ils nallaient pas atteindre la date dexpiration de leur mandat dans les six mois suivant leur mise en liberté. Ce dernier critère allait nous permettre de communiquer relativement facilement avec les délinquants dans la collectivité, étant donné quils seraient obligés de se présenter à un agent de libération conditionnelle jusquà la fin de leur peine.
Lâge moyen des délinquants de léchantillon était de 33 ans. Ils purgeaient en moyenne une peine de quatre ans pour diverses infractions criminelles homicide, voies de fait, agression sexuelle, vol qualifié, infraction en matière de drogue, infraction contre les biens. Alors que 54 % de léchantillon se sont vu octroyer une libération condition-nelle, 45,6 % ont été libérés sous le régime de la libération doffice. Les deux tiers de léchantillon environ étaient de race blanche et lautre tiers était constitué de Noirs (15,4 %), dAsiatiques (4,4 %), dAutochtones (4,4 %) ou de personnes classées dans la catégorie «Autre» (7,4 %). Les deux tiers des délinquants étaient célibataires au moment de leur mise en liberté.
Chaque délinquant a dabord été évalué dans les 45 jours précédant sa mise en liberté. Cette évaluation a été suivie dune ou de deux autres évaluations, qui ont été effectuées après la mise en liberté. Les évaluations dans la collectivité ont été faites un mois et trois mois après la libération, si la liberté du délinquant navait pas été révoquée évidemment. La participation à létude cessait lorsque la libération était révoquée ou lorsque lévaluation du troisième mois était terminée. Malheureusement, nous navons pu recueillir de renseignements dans la collectivité sur environ 20 % des participants, car ils avaient retiré leur consentement après leur mise en liberté.
Il nexiste actuellement pas de mesure fiable et validée pour le modèle axé sur les mécanismes dadaptation. En conséquence, pour évaluer les diverses composantes du modèle, nous avons utilisé une combinaison de mesures statiques et dynamiques conçues récemment. En outre, nous avons eu recours à plusieurs méthodes pour lévaluation : entrevues, examen des dossiers et auto-évaluations. Par exemple, nous avons utilisé plusieurs mesures fondées sur les entrevues et les dossiers : Problem Survey Checklist7, Perceived Problem Index8, Social Support Scheme9, Coping Situations Questionnaire10, Expected Value of Crime Questionnaire11 pour évaluer des variables comme la fréquentation de criminels, le soutien social (nombre et qualité des réseaux de soutien), capacité dadaptation (capacité de résoudre des problèmes efficacement), lemploi (attitude positive à légard du travail, stabilité de lemploi), la stabilité conjugale, les conditions de logement, la gestion de largent, les activités de loisir, la santé (physique et mentale), le respect des conditions de la liberté, la toxicomanie et la valeur accordée au crime. De même, nous avons eu recours à plusieurs questionnaires auto-évaluation pour évaluer les émotions négatives (colère, dépression), les émotions positives (joie, détente), le niveau de stress ressenti («Combien de fois arrivez-vous à gérer les problèmes de la vie courante ?», «Combien de fois croyez-vous maîtriser la situation ?»), et lauto-efficacité dans la criminalité (p. ex., «Si une de mes connaissances voulait faire un vol, elle me demanderait probablement mon aide.»).
Résultats
Au total, 36,8 % des délinquants de léchantillon (50 sur 136) ont vu leur liberté révoquée durant la période de suivi qui sétendait de 3 à 19,2 mois (M = 10,2; ET = 3,9). Environ la moitié des révocations étaient dues à des motifs purement techniques (p. ex., manquement aux conditions liées à la consommation dalcool ou de drogue, violation de la consigne concernant les heures de rentrée), tandis que les autres étaient dues à une nouvelle accusation ou condamnation pour une infraction criminelle.
La première étape de lanalyse visait à déterminer si les facteurs de risque dynamiques avaient changé chez les individus dont la liberté na pas été révoquée durant la période couverte par létude. Les résultats ont montré quil y a eu chez ces individus une diminution régulière des problèmes demploi, de linstabilité conjugale, des problèmes financiers, du stress ressenti, du niveau de problèmes perçu, des émotions négatives (colère, dépression), de la fréquentation de criminels, et de la toxicomanie durant les trois mois suivant la mise en liberté. En outre, ces individus nont pas seulement montré une amélioration régulière sur les plans de la capacité dadaptation et du soutien social, mais ils ont aussi été capables de trouver un nombre croissant de conséquences négatives liées au crime à mesure quaugmentait le temps passé dans la collectivité.
Contrairement à ce quon prévoyait, les problèmes liés aux loisirs ont augmenté durant les trois mois suivant la mise en liberté. Il est difficile pour linstant dexpliquer ce résultat. Toutefois, il est possible quil sagisse tout simplement dun biais dû à la mesure utilisée. Avant la mise en liberté, les problèmes liés aux loisirs ont été codés en fonction du fait que le délinquant sattendait ou non à avoir des problèmes de ce genre. Dans la collectivité, ils ont été codés selon que le délinquant avait ou navait pas de problèmes dans ce domaine. Il faudra effectuer dautres études pour approfondir les raisons de ce résultat.
On a également constaté que les individus dont la liberté na pas été révoquée ont pris davantage conscience des conséquences positives du crime (p. ex., faire de largent) à mesure que le temps passé dans la collectivité augmentait. Cette constatation étonne quelque peu, car on sattendrait à ce que les délinquants trouvent de moins en moins de conséquences positives au crime à mesure quils passent du temps dans la collectivité sans commettre de crime. Cependant, il est également possible que les individus ayant adopté un style de vie prosocial, occupant un emploi conventionnel et gagnant un salaire conventionnel prennent profondément conscience des avantages que procure le crime, notamment le fait de gagner de largent rapidement et facilement en ayant moins de responsabilités. Mais ceci nest quune hypothèse, qui devra être examinée plus en profondeur. Enfin, il est important de prendre note que les délinquants qui nont pas vu leur liberté révoquée nont pas connu de changement notable dans les problèmes liés aux conditions de logement, les problèmes de santé, les émotions positives, lauto-efficacité dans la criminalité ou le respect des conditions de la libération durant les trois mois suivant la mise en liberté.
La seconde étape de lanalyse consistait à déterminer les facteurs qui différencient les individus dont la liberté na pas été révoquée et les autres. On a dabord examiné la relation entre les facteurs statiques et la révocation (avec ou sans nouvelle infraction). On a aussi examiné la relation entre les changements dans les facteurs dynamiques et la révocation. Deux analyses statistiques primaires ont été utilisées à cet effet : lAnalyse de survie de régression de Cox et lAnalyse de la fonction defficacité du récepteur. LAnalyse de survie est une technique statistique qui permet dévaluer le temps quil faut pour arriver à un événement (comme la révocation) ainsi que la fréquence de cet événement. LAnalyse de survie de régression de Cox est unique, car elle permet de comparer en même temps la capacité dun certain nombre de variables de prévoir combien de temps il faudra pour arriver à un certain événement (le temps de survie). On peut aussi intégrer facilement à lanalyse des renseignements sur la façon dont changent les variables avec le temps.
Une série dAnalyses de survie de régression de Cox ont révélé que les trois mesures des facteurs statiques, soit lÉchelle dinformation statistique sur la récidive (ISR-R1), lÉchelle de psychopathie de Hare révisée (PCL-R) et les écarts récents de conduite dans létablissement, étaient liées de façon significative au temps de survie (p < 0,05). De même, pour la plupart des facteurs dynamiques qui ont changé de façon significative, le changement était associé de façon significative au temps de survie (p < 0,05). Les individus qui ont connu une amélioration de leur capacité dadaptation, du soutien social et de la capacité de reconnaître les conséquences négatives et positives du crime étaient sensiblement moins susceptibles déchouer que ceux qui navaient pas connu de genre damélioration. De même, les individus qui ont vu diminuer leurs problèmes demploi, leur instabilité conjugale, leur niveau global de stress, le niveau perçu de problèmes, leurs émotions négatives et la toxicomanie étaient moins susceptibles déchouer que ceux qui navaient pas vu ce genre de changement. Il est intéressant de noter que les changements dans les questions financières, les activités de loisir et la fréquentation de criminels nétaient pas liés au temps de survie.
Même si la majorité des variables prédictives ont donné des résultats significatifs sur le plan statistique, dautres analyses ont révélé que seules les variables suivantes savéraient des prédicteurs robustes du temps de survie : Échelle dISR-R1, écarts de conduite en établissement, problèmes demploi, instabilité conjugale, émotions négatives, niveau perçu de problèmes, toxicomanie, soutien social et conséquences positives du crime.
Nous avons utilisé lanalyse de la fonction defficacité du récepteur pour évaluer lefficacité prédictive de ces variables pour la prévision de la révocation de la liberté. Nous avons comparé trois modèles :
LAnalyse de la fonction defficacité du récepteur est une technique statistique sans biais qui permet dévaluer la capacité dune méthode de prévision ou dune personne de prévoir de façon exacte un résultat particulier. Le principal indicateur statistique généré par cette analyse est la surface sous la courbe [Aera Under the Curve (AUC)]. Les valeurs de lAUC se situent entre 0,50 et 1,00, les valeurs plus élevées représentant des degrés plus élevés defficacité prédictive. Une valeur de 0,50, par exemple, équivaut à lefficacité prédictive associée au tirage à pile ou face : 50 % du temps, on a raison, et 50 % du temps, on a tort. Une valeur de 1,00 équivaut à une efficacité prédictive de 100 %12. Les valeurs de lAUC peuvent aussi être interprétées comme la probabilité de choisir parmi deux individus, sans se tromper, celui qui est récidiviste.
Comme lillustre le Tableau 1, chaque modèle utilisé dans létude a généré des AUC qui excédaient un taux dexactitude de 80 %. Le modèle des facteurs statiques a généré une AUC de 0,81; le modèle des facteurs dynamiques sest avéré meilleur (AUC = 0,85), bien que la différence nétait pas statistiquement significative. En outre, comme les intervalles de confiance se chevauchaient substantielle-ment, on pourrait prétendre que les deux modèles étaient aussi efficaces lun que lautre13. Toutefois, le rendement de la combinaison des deux modèles était sensiblement meilleur (AUC = 0,89) que le modèle des facteurs statiques (p < 0,05). Même si les intervalles de confiance se chevauchaient ici encore, le chevauchement nétait pas aussi grand que dans le cas précédent.
Tableau 1
Efficacité prédictive obtenue au moyen de lAnalyse de la fonction defficacité du récepteur : Surface sous la courbe (AUC) et intervalles de confiance correspondants |
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| Modèle de prévision | Surface sousla courbe (AUC) |
Intervalle deconfiance à 95 % |
| 1. Modèle des facteurs statiques 2. Modèle des facteurs dynamiques 3. Modèle des facteurs statiques et dynamiques |
0,81 0,85 0,89 |
0,73 - 0,88 0,77 - 0,91 0,81 - 0,93 |
Remarque: Modèle des facteurs statiques = Échelle dinformation statistique sur la récidive (ISR-R1) et écarts de conduite en établissement. Modèle des facteurs dynamiques = problèmes demploi, instabilité conjugale, émotions négatives, niveau perçu de problèmes, toxicomanie, soutien social, con-séquences positives du crime. |
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Conclusion
Jusquà présent, les protocoles dévaluation donnent un taux defficacité prédictive de 70 à 80 %. La présente étude démontre que nous pouvons améliorer ce taux en intégrant à lanalyse des renseignements sur le changement des facteurs dynamiques dans le temps. En outre, létude montre limportance de facteurs dynamiques qui sont généralement ciblés dans les analyses conventionnelles de prévention de la rechute, des variables (p. ex,. émotions négatives et niveau perçu de problèmes) quon ne retrouve habituellement pas dans les protocoles courants dévaluation du risque et des besoins. De plus, létude permet de cerner non seulement les faiblesses dun délinquant, mais aussi ses points forts (p. ex., le soutien social). Enfin, il est important de souligner que bien que lévaluation exacte des facteurs statiques et des facteurs dynamiques soit nécessaire pour faciliter la réinsertion sociale des délinquants, elle ne suffit pas; les programmes de traitement et les stratégies de gestion du risque doivent aussi reposer sur lévaluation du risque.
2. 340, avenue Laurier Ouest, Ottawa, Ontario, K1A 0P9
3. Don Andrews, Carleton University, Ottawa, Ontario.
4. ANDREWS, D. A. et BONTA, J. The Level of Service-Inventory (LSI-R), Toronto, ON, Multi-Health Systems Inc., 1995.
5. Pour un examen détaillé détudes antérieures en plusieurs phases, veuillez consulter The prediction of adult criminal recidivism: A three-wave prospective research design, mémoire de doctorat non publié, Kingston, ON, Queens University.
6. PITHERS, W. D., KASHIMA, K. M., CUMMING, G. F., BEAL, L. S. et BUELL, M. M. «Relapse prevention of sexual aggression» dans Human sexual aggression: Current perspectives, p. 244-260, sous la direction de R. A. Prentky, et V. L. Quinsey, New York, NY, New York Academy of Science, 1988.
7. BROWN, S. L. et ZAMBLE, E. Problem Survey Checklist, Échelle non publiée, Kingston, ON, Queens University, 1998.
8. ZAMBLE, E. Perceived Problem Index, Indicateur non publié, Kingston, ON, Queens University, 1998.
9. BROWN, S. L. et ZAMBLE, E. Social Support Scheme Version 1, schème non publié, Kingston, ON, Queens University, 1998.
10. ZAMBLE, E. Coping Situation Questionnaire, Questionnaire non publié, Kingston, ON, Queens University, 1989.
11. HARRIS, A. R. «Imprisonment and the expected value of criminal choice», American Sociological Review, vol. 40, 1975, p. 71-87.
12. Les valeurs des AUC ont été générées au moyen de lanalyse de survie. Pour plus de renseignements, communiquer avec lauteure.
13. Les intervalles de confiance représentent létendue de valeurs qui est susceptible de contenir la valeur estimée du paramètre étudié à un niveau de probabilité donné. Par exemple, si la valeur de la surface sous la courbe est de 0,81 et lintervalle de confiance à 95 % de 0,73 0,88, cela signifie que chaque fois que nous répétons létude avec un échantillon différent tiré de la même population, nous obtenons dans 95 % des cas une valeur (AUC) qui se situe entre 0,73 et 0,88.