Les tendances démographiques à venir pourraient être favorables aux jeunes Autochtones du Canada
Roger Boe1
Direction de la recherche, Service correctionnel du Canada
L une des principales raisons qui expliquent la baisse générale du taux de criminalité au Canada depuis 1991 est liée à des changements démographi-ques. En effet, on observe chaque année une diminution de la proportion de jeunes (c.-à-d. ceux qui présentent un risque de criminalité nettement plus élevé) dans la population générale. De plus, le taux de croissance annuel de la population canadienne a faibli depuis les années 1996 et 1970. Les taux globaux de criminalité ont donc diminué aussi, ce qui a contribué, depuis 1995, à la réduction assez constante du nombre de personnes incarcérées.
Même si les tendances démographiques actuelles et prévues indiquent un ralentissement de la croissance de la population générale et son vieillissement, ces tendances ne sappliquent pas à la population autochtone du Canada. Le taux de croissance de la population autochtone est nettement plus élevé et cette tendance devrait se maintenir pendant au moins une dizaine dannées encore2. Cependant, le vieillissement de la population canadienne pourrait comporter des avantages à long terme pour la population autochtone, car la diminution de la proportion de jeunes non autochtones au cours des prochaines décennies pourrait permettre aux jeunes Autochtones de sintégrer beaucoup plus facilement à la population active, ce qui contribuerait à faire chuter les taux élevés de criminalité et dincarcéra-tion chez les jeunes Autochtones.
Les données démographiques contribuent à la surreprésentation des Autochtones
Les données démographiques expliquent dans une certaine mesure la surreprésentation des es données démographiques expliquent dans Autochtones dans les prisons. Au cours des dernières décennies, la croissance de la population autochtone canadienne a été beaucoup plus forte que celle de la population non autochtone. La population autochtone a connu récemment une explosion démographique qui ressemble, toutes proportions gardées, au baby-boom de la population non autochtone après la Deuxième Guerre mondiale. Cette augmentation démographique survient à lépoque même où les premières per-sonnes du baby-boom non autochtone atteignent lâge moyen. Par exemple, le taux de natalité est denviron 2,7 enfants par femme3, alors quil est de 1,6 enfant par femme non autochtone.
En raison du taux de natalité élevé de laprès-guerre, un nombre sans précédent de Canadiens sont parvenus à la période de ladolescence et au début de lâge adulte (soit de 18 à 29 ans) au cours de la période allant de 1960 à 1980. Simultané-ment, le taux de criminalité a connu une augmentation rapide. Cette tendance a pris fin il y a longtemps déjà. Aujourdhui, en 2002, les enfants de la période initiale du baby-boom sont âgés de 55 ans et ceux de la période finale sont dans la trentaine. Comme la génération qui a connu une chute de la natalité a eu elle-même le tiers moins denfants que la génération précédente, le vieillis-sement des enfants du baby-boom entraîne une importante diminution du nombre de personnes de moins de 30 ans (au Canada, le taux de crimi-nalité est sensiblement plus élevé dans une catégo-rie dâge particulière; en effet, la population âgée de 14 à 32 ans est responsable de la majorité des crimes avec violence et sans violence signalés par la police chaque année)4.
Comme cétait le cas pour les données démogra-phiques générales des années 1960 et 1970 au Canada, la population autochtone actuelle du Canada est beaucoup plus jeune, et par consé-quent il y a proportionnellement beaucoup plus dAutochtones dans les catégories dâge qui regroupent les jeunes à risque élevé. On peut le constater au Graphique 1, qui montre le nombre disproportionné dIndiens inscrits âgés de moins de 30 ans, comparativement à lensemble des hommes.
Graphique 1
Population par groupe d’âge

Le baby-boom se poursuit encore dans la population autochtone du Canada. Par conséquent, le taux de croissance de cette population continue dêtre plus élevé et lâge moyen continue dêtre nettement inférieur à celui de la population non autochtone. De plus, à cause du nombre de jeunes enfants et du taux de natalité beaucoup plus élevé, on prévoit que la population autoch-tone va augmenter considérablement au cours de la prochaine décennie5. La croissance rapide de la population autochtone et sa jeunesse relative font en sorte que le nombre dAutochto-nes gérés par les services correctionnels cana-diens est disproportionné par rapport au nom-bre de délinquants non autochtones.
La croissance de la population canadienne après la Deuxième Guerre mondiale a aussi entraîné un accroissement de lurbanisation. Plus des trois quarts de la population canadienne vit aujourdhui dans les centres urbains, comparati-vement à moins de 60 % à la fin de la guerre. Il semble que cette tendance se manifeste égale-ment parmi la population autochtone.
On observe aussi une concentration de plus en plus grande de jeunes Autochtones au cur des grandes villes, plus particulièrement dans lOuest du Canada. Actuellement, environ 71 % des Indiens inscrits vivent hors des réserves, comparativement à 58 % en 1978. La population urbaine croît de façon constante depuis 1951, alors que 27 % de tous les Autochtones vivaient dans les grandes villes, comparativement à 64,3 % en 19966.
Selon Carole La Prairie7, les Autochtones qui vivent au centre des grandes villes risquent davantage de commettre des crimes et davoir des démêlés avec la justice. Une de ses recher-ches toute récente8 démontre la forte influence que la vie dans les grandes villes de lOuest exerce sur la surreprésentation des jeunes Autochtones dans les systèmes correctionnels.
La surreprésentation des Autochtones dans les prisons
Un profil instantané dune journée dans les établissements correctionnels pour adultes de lensemble du Canada, réalisé par Statistique Canada en 1996 (voir le Graphique 2), a montré que la proportion de détenus autochtones était nettement supérieure à la proportion des adultes autochtones dans lensemble de la population canadienne (soit 17 % contre 2 %)9.
Lenquête sur la population carcérale de 1996 a aussi montré que la population de détenus adultes était nettement plus jeune que la popu-
Graphique 2
Enquête de 1996 sur la population carcérale ( CCSJ)

lation canadienne en général : en 1996, lâge médian des Canadiens était de 41 ans, tandis que lâge médian des détenus adultes était de 32 ans; lâge médian des détenus des établisse-ments provinciaux était de 31 ans et celui des détenus des établissements fédéraux était de 34 ans10.
Toute tentative visant à abaisser la surreprésentation des Autochtones dans les taux de criminalité et dincarcération devra donc tenir compte des deux principaux facteurs qui contribuent à cette surreprésentation ces délinquants sont surtout des jeunes, ils sont désavantagés à plusieurs points de vue et ils vivent surtout au centre-ville des grandes agglomérations urbaines de lOuest.
Diminution du nombre de jeunes
Le profil de la population canadienne se modifie actuellement sous leffet du vieillissement, qui est attribuable en partie au nombre élevé de personnes nées durant la période du baby-boom, de 1947 à 1966, et en partie aux profondes disparités dans la taille des générations qui ont suivi.
Après la Deuxième Guerre mondiale, le taux de natalité a atteint un sommet en 1958, soit environ quatre enfants par femme en âge de procréer. À partir de cette époque toutefois, le taux de natalité a diminué de façon régulière et assez rapidement, et il est aujourdhui de 1,6 enfant par femme en âge de procréer. En raison du taux de natalité élevé de laprès-guerre, un nombre sans précédent de Canadiens sont parvenus à la période de ladolescence et au début de lâge adulte au cours de la période allant de 1960 à 1980. De nos jours, cette tendance se renverse et les premiers enfants du baby-boom approchent de la soixantaine tandis que les derniers sont maintenant dans la trentaine. Le baby-boom, au Canada et dans quelques autres pays, totalisait quelque 9,8 millions dindividus en 1996, dont près du tiers faisaient partie de la population canadienne.
La chute de la natalité (1967-1979)
La commercialisation de la pilule anticoncep-tionnelle, en 1961, et larrivée progressive des femmes du baby-boom sur le marché du travail seraient les causes, croit-on, de la chute rapide du taux de fertilité au cours des années 1960. Les naissances ont alors décliné et la cohorte de naissances, souvent associée à ce que lon appelle la chute de la natalité, a diminué. Selon le recensement canadien de 1996, cette cohorte comptait 5,4 millions de personnes au Canada.
La génération de laprès baby-boom (1980-1995)
Cette génération est composée des enfants quont eus les gens de la génération du baby-boom. Même si le taux de natalité de ces personnes a été nettement inférieur à celui de leurs parents, une partie dentre elles ont eu suffisamment denfants dans les années 1980 pour provoquer une sorte de mini-boom. À son sommet en 1990, la fertilité de la génération de laprès baby-boom a produit 406 000 naissances pour une population de 28 millions dindividus, contre 479 000 naissances pour une population de seulement 18 millions dindivi-dus en 1959. De plus, cette génération est plus nombreuse en Ontario et dans lOuest; en effet, la génération de laprès baby-boom a été moins nombreuse au Québec et dans les provinces de lAtlantique parce quun nombre important de personnes de la génération du baby-boom sont allées sétablir dans les provinces de lOuest. Selon les données de 1996, la génération de laprès baby-boom comptait 6,9 millions dindividus.
Les calculs statistiques montrent que les nais-sances durant la génération de laprès baby-boom ont été près du tiers moins nombreuses que les naissances durant la période du baby-boom, de 1947 à 1966. La conséquence à long terme de cette différence entre les deux généra-tions fera en sorte quil y aura dans la population active beaucoup moins dindividus nés des gens du baby-boom pour remplacer ces derniers quand ils commenceront à prendre leur retraite au cours de la prochaine décennie. Comme le montre le Graphique 3, vers 2017 le nombre de Canadiens qui atteindront lâge de 65 ans chaque année sera supérieur au nombre de ceux qui atteindront lâge de 18 ans. Comme cest généralement lâge où les premiers se retirent de la population active et les seconds sy joignent de façon permanente, ce croisement statistique laisse présager que le renouvellement de la population active canadienne pourrait être insuffisant après 201712.
Graphique 3
Nombre d’hommes qui atteignent 18 et 65 ans

Le point de croisement où le nombre dhommes qui prendront leur retraite dépassera le nombre de ceux qui atteindront lâge de se joindre à la population active se situera vers 2017 et lécart va ensuite se creuser au cours de la décennie suivante et au-delà. Chaque année au cours des 25 prochaines années, le nombre de personnes qui atteindront lâge normal de la retraite augmentera sensiblement, tandis que le nombre de remplaçants potentiels diminuera légère-ment. Par conséquent, le marché du travail, après 2017, pourrait connaître une période faste pour les jeunes. Or, une période faste dans le domaine de lemploi toutes choses égales par ailleurs aura pour effet de provoquer une diminution radicale du taux de criminalité au Canada. Non seulement il y aura beaucoup moins de jeunes dans les groupes dâge à risque élevé, mais les possibilités qui soffriront à eux sur le plan économique seront aussi extrême-ment favorables.
Le manque de main-duvre pourrait améliorer les perspectives économiques des jeunes Autochtones
La population autochtone du Canada, du moins la population des Indiens inscrits établis dans les réserves, vit elle-même son propre baby-boom actuellement. Cependant, certains signes indiquent que le taux de natalité très élevé de ces Indiens inscrits commence à diminuer. Selon les prévisions les plus récentes du Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC), ce groupe de la population va sac-croître à un rythme denviron 2 % par année de 1998 à 2008. Cet accroissement sera de 3 % chez les Indiens établis dans les réserves et de seule-ment 1 % chez ceux qui vivent hors des réser-ves. On prévoit que le taux de ce dernier groupe va croître plus lentement en raison du nombre net de ceux qui retournent vivre dans les réser-ves, de la fertilité plus faible, de la mortalité et du taux plus élevé dunions libres hors des réserves13.
Le MAINC prévoit aussi une augmentation importante de la population active (de 20 à 64 ans) des Indiens inscrits, qui devrait passer de 53 % en 1998 à 56 % dix ans plus tard. Il semble que les jeunes enfants de lactuelle génération du baby-boom autochtone arriveront sur le marché du travail à lépoque même où la demande de main-duvre nouvelle atteindra un nouveau sommet. Ceux qui sont actuelle-ment à la période de ladolescence et de la pré-adolescence devraient aussi avoir de meilleures perspectives demploi (voir le Graphique 1). Si les Aînés et les dirigeants des Premières Nations et des autres groupes autochtones peuvent convaincre ces jeunes dacquérir une éducation plus poussée et des compétences professionnel-les, ceux-ci auront de fortes chances de profiter largement de la pénurie de main-duvre prévue. Cette situation contribuerait à atténuer la marginalisation économique et sociale qui a caractérisé les générations précédentes.
Comme le souligne La Prairie, les jeunes Autochtones marginalisés daujourdhui qui ont choisi daller vivre dans les grands centres urbains de lOuest sont souvent mal préparés pour mener une vie décente ou sintégrer à la société canadienne. À mesure que croît le nombre dAutochtones qui vont sétablir en milieu urbain, leur manque déducation et de compétences professionnelles, leurs problèmes de toxicomanie et leurs antécédents personnels de violence et de dysfonction familiales les poussent à fréquenter des individus qui ont une influence négative et à adopter un comportement antisocial.
Les facteurs de cette équation devraient subir plusieurs changements au cours des vingt prochaines années. Il est probable que le marché du travail canadien aura grandement besoin de la main-duvre de plus en plus rare des jeunes et que cette demande visera aussi les jeunes Autochtones, plus particulièrement ceux qui posséderont une certaine éducation et des compétences professionnelles. Déjà de nos jours, sous leffet des dispositions législatives sur léquité en matière demploi, les employeurs du secteur privé et du secteur public sont à la recherche de jeunes Autochtones, plus particu-lièrement de ceux qui possèdent des compéten-ces professionnelles ou une éducation supérieure.
Cependant, beaucoup de jeunes Autochtones sont laissés de côté aujourdhui en raison des facteurs que La Prairie a exposés. Les dirigeants canadiens devront trouver des moyens de faire en sorte quun plus grand nombre de jeunes Autochtones puissent acquérir léducation de base et les compétences professionnelles néces-saires pour tirer profit des occasions qui ne manqueront pas de se présenter. Cela contri-buera dans une grande mesure à atténuer la marginalisation des Autochtones et les différen-ces qui existent actuellement entre les jeunes Autochtones et les jeunes non-Autochtones dans le domaine de la criminalité et de lincarcéra-tion. Le moment est venu de planifier les chan-gements nécessaires pour faire en sorte que les tendances démographiques profitent aux jeunes Autochtones.
1. 340, avenue Laurier ouest, Ottawa (Ontario) K1A 0P9.
2. Il faut interpréter avec prudence la croissance de la population autochtone depuis 1985, qui est en partie attribuable aux effets de la loi C-31. Dans Ethnic Mobility and the Demographic Growth of Canadas Aboriginal Populations from 1986 to 1996, par exemple, Eric Guimond fait cette mise en garde : «Lun des principaux facteurs est probablement la loi C-31, promulguée en 1985, qui a changé les règles de transmission du statut juridique des Indiens» (exposé présenté au personnel de la Direction de la recherche du SCC par le Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien).
3. La proportion de jeunes âgés de 15 à 24 ans (18 %) était aussi plus élevée dans la population autochtone que dans la population totale (13 %). De plus, en 1996, on comptait 491 enfants autochtones âgés de moins de 5 ans pour 1 000 femmes autochtones en âge de procréer, ce qui est environ 70 % plus élevé que dans la population générale. Voir BOE, R. «Les détenus autochtones : Tendances et projections démographi-ques», Forum, Recherche sur lactualité correctionnelle, vol. 12, no 1, 2000, p. 7-9.
4. Daprès Statistique Canada, les crimes sans violence sont plus souvent commis par des personnes âgées de 14 à 20 ans. En 1997, le groupe le plus important de personnes contre lesquelles les services de police ont porté des accusations pour des crimes sans violence était celui des jeunes âgés de 16 ans. Lâge des personnes accusées dinfractions avec violence atteint un sommet à 17 ans et un sommet moindre à 33 ans. La fréquence des crimes avec violence commis par des personnes de plus de 32 ans décroît de façon constante avec lâge. Statistique de la criminalité du Canada, Juristat (85-002), vol. 18, no 11, 1997.
5. STATISTIQUE CANADA. Projections de la population dascendance autochtone, Canada, provinces/régions et territoires, 1991-2016, no 91-539 XPF au catalogue, 1995.
6. LAPRAIRIE, C. «Aboriginal over-representation in the criminal justice system: A tale of nine cities», Canadian Journal of Criminology, avril 2002, p. 181-208. Voir aussi DROST, H. Labour Market outcomes and Income Distribution of Aboriginal Residents in Canadas Metropolitan Areas, Préparé pour la Policy Conference on Options for Aboriginal Candidates in Canadas Cities, Regina, Saskatchewan, 2001.
7. LAPRAIRIE, C. (1992), La surreprésentation des Autochtones dans les établissements correctionnels et les répercussions sur la prévention du crime, Ottawa, ON, Solliciteur général du Canada, 1992.
8. Op. cit. LAPRAIRIE (2002)
9. TREVETHAN, S. et MacKILLOP, B. (1998), «Profil instantané dune journée des détenus dans les établissements pour adultes du Canada», Juristat (85-002), vol. 18, no 8, 1998.
10. FINN, A., TREVETHAN, S., CARRIÈRE, G. et KOWALSKI, M. «Femmes détenues, détenus autochtones et détenus condamnés à perpétuité : un profil instantané dune journée», Juristat (85-002), vol. 19, no 5, 1999.
11. Selon David Foot, la génération du baby-boom est le groupe dindividus, au Canada, qui sont nés entre 1947 et 1966 (chapitre 1, p. 13-25). Le baby-boom sest produit dans seulement quatre pays occidentaux; outre le Canada, il y a eu des baby-booms après la guerre aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Celui qui est survenu au Canada a été le plus important dans tout le monde industrialisé. Aux États-Unis, le baby-boom a commencé un an plus tôt, en 1946, et a aussi pris fin un an plus tôt, en 1965. Foot attribue cette différence au fait que les troupes américaines sont rentrées au pays plus tôt, en 1945, et que les naissances ont commencé en 1946. Au Canada, les troupes ont été rapatriées plus tard et les naissances ont commencé à croître en 1947 seulement. Le baby-boom a aussi eu plus dampleur au Canada, où il a atteint un sommet de plus de 4 enfants par famille en 1959, contre un sommet de 3,7 enfants par famille aux États-Unis en 1957 et un sommet de seulement 3 enfants par famille en Australie. En 2012, les premiers individus de la génération du baby-boom atteindront lâge normal de la retraite, soit 65 ans. À partir de ce moment et au cours des deux décennies suivantes, le nombre de retraités canadiens va croître rapidement. Voir FOOT, D. K. et STOFFMAN, D. Entre le Boom et lÉcho : Comment mettre à profit la réalité démographique, Montréal, Québec, Éditions du Boréal, 1996.
13. MINISTÈRE DES AFFAIRES INDIENNES ET DU NORD CANADIEN. Projections de la population indienne inscrite pour le Canada et les régions 1998-2008, Ottawa, ON, auteur, 2000.